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On les
imagine
à l'image des "Martiens" de Welles, des belles créatures
blondes d'Adamski, ou des "Petits hommes verts" ou
“gris” qui peuplent la littérature de fiction. Ainsi que nous le verrons à la fin de ce dossier, si la vie est l'aboutissement logique du développement d'une structure abiotique élémentaire, la probabilité qu'il existe une autre civilisation extraterrestre au même moment que la nôtre dans l'échelle des temps cosmiques est cette fois très improbable en regard de la complexité de l'intelligence et du développement d'une civilisation technologiquement avancée. Si le Dr Hynek et quelques fervents adeptes de la thèse extraterrestre pensent que la vie peut exister dans d'autres systèmes stellaires, ils ne croient pas que ces créatures se manifestent sur Terre à travers les apparitions d'OVNI. Sur l'ensemble des notifications, seuls quelques pourcents des cas soutiendraient cette hypothèse. L'hypothèse extraterrestre se heurte également à l'apparence humanoïde de nos visiteurs. Les biologistes, généticiens et autres physiologistes nous disent que dame Nature est bien plus imaginative que nos quelques témoins d'abductions. Compte tenu du hasard des combinaisons génétiques et des circonstances de son évolution, il est tout à fait improbable que l'on retrouve la même structure humanoïde ailleurs dans l'espace. Ainsi que je tente de l'explique dans le dossier consacré à la bioastronomie, l'éventuelle créature extraterrestre qui viendrait à notre rencontre se déplacerait peut-être sur des appendices, analyserait vraisemblablement son entourage au moyens de capteurs sonores ou visuels et se nourrirait au moyen d'un système quelconque. Mais considérer qu'il serait à l'image des Martiens d'Anderson, voire d'E.T., certainement pas. Il faudrait dans ce cas qu'il ait vécu dans un environnement équivalent à celui de la Terre, ce qui est très improbable : même quantité de gaz, même constitution atomique et moléculaire dans le sol, dans l'air, dans l'eau et dans les êtres vivants, même force de gravité, même quantité de rayonnements, même chaleur, etc. Même si l'on s'accorde une marge de 10 à 30% sur chacun de ces facteurs, une telle créature a peu de chance d'exister. Alors, un mythe moderne comme le pense le célèbre psychanalyste suisse Carl Jung ? Impossible de le certifier. Si l'on croit à la réalité des enlèvements, ne fut-ce que d'un seul, il faut alors démontrer la présence de ces êtres et expliquer l'origine de ces phénomènes. Une nouvelle fois, actuellement nous en sommes incapables. A vous de juger de la pertinence de ces notifications à travers des événements classiques mais irréductibles à toute explication[6]. L'affaire Nous avons tous en tête le cas du couple Betty et Barney Hill qui auraient vécu le 19 septembre 1961 une aventure extraordinaire du 3eme type, suivie de leur enlèvement à bord d'un vaisseau spatial[7], histoire qui força les ufologues à définir un 4eme type de rencontre : les enlèvements allégués par des extraterrestres, les "abductions". Nous
n'allons pas détailler leur aventure qui fit l'objet de nombreuses
publications mais extraire deux interviews significatives obtenues
lors de régressions sous hypnose. Nous devons en discuter car elle
marqua l'émergence d'une série d'enlèvements similaires inexpliqués
dont les descriptions hors du commun, pour ne pas dire farfelues, ne
renforcent pas la crédibilité des témoins. On peut résumer cet
incident en quelques lignes. Le couple Hill rentrait de vacance et circulait en voiture sur la nationale 3, dans l'Etat du New Hampshire, lorsque vers minuit ils aperçurent un objet lumineux comme une étoile, traverser le ciel au Sud-Ouest. Ils étaient à environ 5 km de North Woodstock lorsqu'ils virent l'OVNI décrire une courbe et venir s'immobiliser non loin de leur voiture, dans un bois à droite de la route, à une trentaine de mètres du sol. Barney pris les jumelles qu'il avait prêtée à sa femme et sortit de la voiture. L'OVNI avait une forme de soucoupe et se déplaça vers la gauche lorsqu'il plongea soudainement vers leur voiture. Observant l'objet aux jumelles Barney Hill distingua clairement la présence de hublots éclairés, derrière lesquels il dénombra 11 silhouettes humaines qui semblaient défiler. Ces formes portaient des sortes d'uniformes noirs et brillants et un casque à visière. Barney n’en croyait
pas ses yeux et se dit à lui-même[8]
: “Non,
Dieu non ! Secoue-toi. Il y en a un. Il y en a un. Ca ne peut-être
vrai. Ce n’est pas ici. C’est ridicule". Voyant l'OVNI se
rapprocher, Barney se rua dans sa voiture en proie à une hystérie
et redémarra. Tout en roulant ils entendirent une série de bip-bip
inexpliqués en provenance du coffre, faisant vibrer leur voiture.
L'incident en resta là, bien qu'il leur semblait s'être écarté
de leur route. Durant
les jours qui suivirent Betty se mit à rêver chaque nuit de cette
rencontre qui la terrorisait. Barney était devenu anxieux,
insomniaque et son ulcère du duodénum s'aggrava. En cherchant la
raison de leur état, ils constatèrent avec effroi avoir perdu le
souvenir d'une tranche de 2 heures dans leur vie, la nuit où l'OVNI
leur apparut. Qu'avaient-ils donc fait durant tout ce temps ? Betty
et Barney Hill furent à ce point choqués par cette amnésie forcée
qu'ils attendirent plusieurs années avant de se faire soigner chez
un psychiatre, le docteur Benjamin Simon de Boston. Le couple Hill
subit des régressions sous hypnose qui débutèrent en décembre
1963. C'est alors qu'ils apprirent la vérité cachée dans leur
subconscient. Ils
racontèrent chacun une histoire assez concordante et très étrange
qui sera enregistrée sur magnétophone. Ils seraient montés séparément
à bord de l'engin qu'ils avaient vu et auraient été traités par
les occupants comme le seraient chez nous des cobayes de
laboratoire. Ils auraient subi des expériences médicales puis libérés
avec injonction hypnotique d'oublier leur aventure. Après
la publication du récit de leur aventure, en 1966 le Dr Hynek
visitera la famille Hill en compagnie du Dr Simon afin d'assister à
une nouvelle régression sous hypnose, ce qui lui permit d'obtenir
quelques précisions qui viennent enrichir leur témoignage. Pendant son récit hypnotique, Betty raconta ceci : "Nous roulons.
Barney freine et les freins crissent, et il braque sec à gauche. Je
ne comprends pas ce qu'il fait. Nous allons nous perdre dans les
bois. Nous obliquons dans un virage [Elle s'arrête.] Barney essaie
de la faire démarrer - elle ne démarre pas. Dans les bois
maintenant ils viennent vers nous. C'est à ce moment là que j'ai
peur et il faut que je sorte de la voiture et que je coure me cacher
dans les bois... Hynek.
- Aviez-vous jamais vu quelque chose qui ressemble à cela ? Betty. - Non. Hynek.- Est-ce que la Lune l'éclairait ? Pouviez-vous voir la Lune en même
temps ? Betty.
- Il y avait un grand clair de Lune. Il ne faisait pas aussi clair
qu'en plein jour, mais je pouvais voir. C'était par terre, et il y
avait une sorte de rebord autour de l'arrête. Hynek.
- Reposait-il sur des béquilles ou à plat sur le sol ? Betty.
- Le bord était un peu surélevé par rapport au sol et il y avait
une rampe qui descendait. Hynek. - Il était grand comment ? Betty.
- [...] Je dirais que s'il était posé là dans la rue - voyons, il
irait depuis le coin de la façade jusqu'au-delà du garage. Hynek.
- A quoi pensiez-vous en vous en rapprochant ? Betty.
- Si possible à sortir de cette nom de D... de situation. Hynek.
- Et pourquoi n'était-ce pas possible ? Betty.
- Je n'y arrivais pas. Je - leur homme était à côté de moi [...]
Et puis quand nous sommes arrivés - j'ai vu cette chose - je savais
qu'ils allaient nous forcer à y monter. Mais je ne voulais pas. Hynek.
- Vous ont-ils dit d'où ils venaient ? Betty.
- Non. Hynek.
- Quelles sorte de son émettaient-ils ? Betty.
- C'était comme [...] quand on apprend le français. Quand on
entend pour la première fois un mot en français, on y pense en
anglais. Hynek.
- Mais vous les compreniez ? Betty.
- Oui. Vient
ensuite le détail des "expériences médicales" que subit
Betty : "On m'a emmené dans cette pièce, et quelques hommes sont entrés,
en compagnie de celui qui parlait anglais. Ils sont restés quelques
instants - je ne savais pas qui ils étaient. J'ai pensé qu'ils
faisaient partie de l'équipage... et un autre homme est arrivé. Je
ne l'avais jamais vu auparavant. Je
pense
que c'était un médecin. Ils ont placé une machine au-dessus de
mon corps [...] Elle ressemblait à un microscope avec une grosse
lentille. Je me suis dit qu'ils prenaient un cliché de ma peau.
Puis, à l'aide d'un objet qui ressemblait à un coupe-papier, ils
m'ont fait une petite coupure au bras, ici [...] ils avaient préparé
une sorte de morceau de Cellophane et après l'incision ils ont mis
un peu de mon sang sur ce morceau de plastique". Betty
demanda à celui qui semblait être le chef d'où venait son
vaisseau et il lui montra une carte du ciel. Puis elle fut escortée
jusqu'à la rampe du vaisseau et reconduite jusqu'à sa voiture.
Le
récit de Barney, ne diffère guère de celui de Betty, si ce n'est
que son agitation grandissait à mesure qu'il décrivait son enlèvement
: "Betty, c'est là - c'est là, Betty ! Mon Dieu, mais c'est dingue.
Je traverse un pont - je ne suis pas sur la nationale 3. Oh, là là
! Oh là là ! Oh, je ne peux pas y croire. Il y a des hommes sur la
route. Je n'y crois pas. Je ne peux pas avancer. Il ne peut rien y
avoir là. C'est la Lune. Je descends de voiture et je quitte la
route pour entrer dans les bois. Il y a une lueur orange; il y a
quelque chose là. Nous montons la rampe. Oh, ce que je voudrais
foncer dedans mais je ne peux pas. Je voudrais les frapper, mais je
ne peux pas... Mes pieds butent et je suis dans un corridor. Je ne
peux pas avancer. Je ne sais pas où est Betty [...] Je suis
engourdi. Je n'ai plus de sensibilité dans les doigts". "Mes
jambes sont engourdies. Je suis sur une table. [...] Je sentais
qu'ils m'auscultaient avec leurs mains [...] ils ont regardé mon
dos et j'ai senti leur contact sur ma peau [...] comme s'ils
comptaient mes vertèbres [...] puis on m'a retourné et l'examen
s'est poursuivi. On m'a ouvert la bouche et j'ai senti deux doigts
qui me forçaient à écarter les mâchoires. Puis j'ai entendu
d'autres hommes entrer et je les ai sentis bouger à gauche de la
table sur laquelle j'étais allongé. Quelque chose, une sorte de bâton,
a effleuré mon bras gauche". Viennent
quelques précisions obtenues en 1966 par le Dr Hynek : Hynek.
- Barney, les avez-vous vu ouvrir la bouche et, dans ce cas,
l'ouvraient-ils beaucoup ? Barney.
- Ils remuaient la bouche, je l'ai vu. Hynek.
- Essayez de me dire ce qu'étaient les sons ou s'ils
correspondaient à quoi que ce soit que vous connaissez. Est-ce que
vous pourriez penser à un animal qui émet des sons semblables ? Barney.
- Non. Hynek.
- A quoi ressemblaient les sons ? Barney. - Oh, Oh, Oh ! (Barney
faisait des Oh chevrotants). Hynek
demanda finalement : C'était pendant que vous étiez sur la table ? Barney.
- Oui. Je voulais me battre. Je ne savais pas où était Betty, et
chaque fois que j'essayais de bouger ou de me débattre cette lumière
forte dans ma tête me calmait. Revenons
au récit de Barney : "Ensuite ils sont repartis. On m'a remis mes chaussures et je suis
descendu de la table. Je me suis senti soulagé parce que je savais
que c'était fini [...] j'ai descendu [la rampe]; j'ai ouvert les
yeux et j'ai continué à marcher. J'ai vu ma voiture [...] et Betty
avançait le long de la route, elle a fait le tour de la voiture et
a ouvert la portière." Le
couple Hill poursuivit sa route, ne se rappelant de rien mais
constata qu'il se trouvait à 55 km de l'endroit estimé. Après
six mois d'examen psychiatrique, le Dr Simon[9]
conclut que
ce cas d'enlèvement était un fantasme élaboré par Barney à
partir des rêves que fit sa femme après avoir vu l'OVNI. Pendant
son examen, Barney avait toutefois apporté quelques explications
sur la façon dont il jugeait cet événement :
Dr Simon. - D'accord, et maintenant revenons à la fin de votre
excursion aux chutes du Niagara, lorsque sur la route du retour vous
avez eu cette expérience avec l'objet volant non identifié. Qu'en
pensez-vous maintenant ? Avez-vous été enlevé ou non ? Barney.
- Je pense que j'ai été enlevé. Dr
Simon.
- Avez-vous été enlevé ? Non pas “comment le ressentez-vous”.
Avez-vous été enlevé ? Barney.
- Oui. Mais je ne veux pas croire que j'ai été enlevé. Dr
Simon.
- Mais vous êtes convaincu de l’avoir été ? Barney.
- Je dis simplement que je le pense, parce que comme cela je suis
plus à l'aide pour accepter quelque chose dont je ne veux pas
accepter qu'elle se soit passée. Dr
Simon.
- Qu'est-ce qui pourrait vous mettre à l'aise ? Barney.
- De dire que je le pense. Dr
Simon.
- Je vois. Pourquoi êtes-vous mal à l'aise en disant “J’ai été
enlevé” ? Barney.
- Parce que c'est une histoire tellement invraisemblable. Si
quelqu'un m'avait raconté que cela lui était arrivé, je ne
l'aurais pas cru, et je déteste être accusé d'avoir fait quelque
chose lorsque je sais parfaitement que je ne l'ai pas fait. Dr
Simon.
- De quoi êtes-vous accusé ? Barney.
- Je ne suis pas cru, alors que j'ai fait quelque chose et que je
sais que je l'ai fait. Dr
Simon.
- Et si vous aviez simplement capté le rêve de Betty ? Barney.
- J'aimerais bien voir ça. Dr
Simon.
- Vous aimeriez bien voir ça; peut-être est-ce vrai ? Barney.
- Non ...[Criant]... je ne voulais pas qu'ils placent ce truc sur
moi ! je ne voulais pas qu'ils me touchent ! Dr
Simon.
- D'accord, d'accord ! Mais ils ne vous touchent pas à présent,
ils ne vous touchent pas. N'en
parlons plus. [...] Malheureusement,
ce témoignage n'apporte aucun crédit à cet incident. Barney est
à la fois juge et partie, faisant une déposition pro domo,
devenant l'avocat de sa propre cause. Après
une longue et minutieuse étude du cas Betty et Barney Hill, le Dr
Simon ne put véritablement trancher la question. Les deux seules
explications qui finalement restaient envisageables furent les
suivantes : 1.
Il s’agit d’une expérience réelle et véritable. 2.
Il s’agit d’une expérience qui a été affectée à ce point
par l’état émotionnel l’accompagnant, qu’elle a produit une
mauvaise interprétation d’une perception et d’une illusion
enfouies dans un hypothétique rêve.” Barney
retrouva la santé mais mourut quelques années plus tard, à 46
ans. Betty Hill resta marquée par cet événement et continua à prétendre
qu'elle voyait des OVNI, jusqu'à cinquante ou cent certaines nuits.
Mais elle ne prétendit jamais plus avoir été kidnappée par des
extraterrestres. A
la fin des années soixante, Marjorie Fish, maîtresse d'école et
passionnée d'astronomie voulut savoir si les étoiles dessinées par
Betty pouvaient se rapporter à quelque constellation ou amas
stellaire connu. Elle construisit un modèle sur base des données
recueillies par le Dr Simon à partir des étoiles recensées dans
le " Catalog of Nearby Stars" édité en 1969. C'est alors qu'elle découvrit
que le schéma stellaire dessiné par Betty correspondait à une vue
de notre banlieue solaire tel qu'on pouvait l'observer à partir de
l'étoile Zêta du Reticulum. Plusieurs astronomes vérifieront
l'exactitude de son modèle et finiront par conclure que certaines
des étoiles mentionnées étaient encore inconnues lors de la
publication du catalogue consulté. Les anti-soucoupistes mirent
cette preuve sur le dos d'une coïncidence, mais les partisans des
époux Hill rétorquèrent qu'une telle coïncidence avait bien peu
de chance de se produire.
Hynek
fut très frappé par la séance d'hypnose à laquelle il assista et
constata que Betty et Barney avaient subit "un choc émotionnel
violant qui témoignait de leur très évidente sincérité". Ce
type de témoignage n'apporte cependant aucun preuve de l'incident,
d'autant plus qu'il fut obtenu sous hypnose, une technique, qui
encore aujourd'hui, reste contestée. Il faut cependant reconnaître
que ce genre d'expérience exige de la part des témoins un
psychique d'acier et des preuves irréfutables. Le cas reste
atypique et on ne peut s'expliquer ce qu'ils ont vécu. Ceci dit
jamais aucune investigation ne parvint à trancher définitivement
la question. Deuxième chapitre Autres traumatismes et pseudo-victimes
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