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Les recontres rapprochées

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Enigme ou canular finalement ? (III)

Pour être concis, disons qu'il s'agit d'une énigme, parfois, mais qu'il y a souvent des explications plus terre à terre comme nous venons de l'expliquer. Les scientifiques reconnaissent qu'il y a effectivement des énigmes - c'est l'un des rôles de la science de les résoudre - mais la relation avec des extraterrestres est généralement exclue du débat scientifique car elle requiert des preuves toutes aussi extraordinaires qui n'ont jamais été réunies à ce jour quoi qu'en disent les enlevés ou les soi-disant experts en ufologie.

Il est un fait que même si on avait la certitude qu'il existait un seul cas d'enlèvement avéré par des extraterrestres (admettons que l'on ait capturé l'un de ces aliens), cela remettrait en question bien des théories scientifiques, philosophiques et doctrinaires; bref cela bouleverserait beaucoup de communautés. Malheureusement nous sommes loin de cette situation idéale (et de crise) car les scientifiques voient les choses autrement et ne sont pas influencés par les récits d'illuminés ou les films de science-fiction.

En quête de crédibilité

Ainsi que nous le verrons en abordons l'aspect sociologique du phénomène OVNI, comme tout le monde les scientifiques sont influencés inconsciemment par la culture dans laquelle ils vivent mais à l'inverse des enquêteurs qui refuseraient de suivre une méthode d'investigation scientifique, les protocoles de recherches d'un scientifique qui se respecte lui garantissent que ses éventuelles idées pseudoscientifiques seront refoulées au portail sans condition. Et s'il ne s'exécute pas, se sont ses confrères qui lui signaleront de manière très claire, quitte au besoin, à l'exclure des centres de recherches.

C'est ainsi que plusieurs scientifiques titulaires de doctorats ont été remerciés par leur autorité et contraints de créer leur propre organisation pour poursuivre des recherches que la communauté scientifique refusait de cautionner (Thomas Van Flandern responsable du Meta Research, David Jacobs de l'ICAR, etc).

La science dite "normale" ne tolère pas l'extravagance et dans un cadre où la compétition est très importante tout comme les crédits de recherches, elle peut occasionnellement mettre tout en oeuvre pour compromettre l'avenir professionnel de chercheurs qualifiés et réputés mais jugés anticonformistes en raison de leurs idées allant à contresens du courant général. On en reparlera dans le dossier consacré à la philosophie des sciences à propos des dérives et des théories alternatives.

Les enlèvements comme les rencontres du 3e type posent plus qu'une simple question scientifique et tendent souvent vers le phénomène de société. Il n'est donc pas étonnant qu'après enquête, tant que faire se peut, les scientifiques délaissent ce genre de recherches aux psychanalystes et aux ufologues, sans pour autant rejeter le problème hors du débat scientifique. Ils attendent simplement une meilleure opportunité, des faits tangibles sur lesquels ils pourraient réellement appliquer une méthode scientifique, mais cette expérience fait généralement cruellement défaut, et depuis que le phénomène OVNI existe.

Une fois encore, il manque à ces témoignages une crédibilité et une objectivité qui ne renforcent jamais les propos évoqués par le témoin ou la victime même lorsqu'on découvre des traces suspectes. Tout au mieux le phénomène viendra s'ajouter au dossier de plus en plus épais des cas inexpliqués et qui le resteront fautes de preuves probantes comme le dirait la partie civile. Affaire classée au plus grand désespoir des fervents défenseur de la thèse extraterrestre ou des scientifiques qui essayent de contribuer à la résolution de l'énigme.

Les rémissions de maladies, des miracles modernes ?

Parmi les abductions, les cas évoquant des rémissions de maladies, une poignée de cas parmi des dizaines de millions, sont les plus étranges et interpellent directement les scientifiques car les preuves ou plutôt la disparition des preuves semble évidente. Que dit la Science à ce sujet ?

Comme les miracles, ces rémissions de maladies suite à une abduction sont reconnues par des "experts", mais cela ne signifie pas qu'il y eut une intervention surnaturelle ou extraterrestre liée à cet évènement ! On constate que l'état de la victime s'est amélioré ou est guérie mais on ne s'explique pas de quelle manière cela s'est produit, point final. Admettons. Mais malgré l'avis des experts, une personne critique et à l'esprit rationnel va tout de même juger que ce miracle est plutôt "bizarre", sous-entendant qu'il est plus douteux qu'extraordinaire. Des journalistes d'investigation se sont penchés ces dernières années sur plusieurs de ces expertises et sur les corps des victimes et en sont effectivement revenus avec un tout autre point de vue que celui avoué publiquement par l'auteur ou l'autorité de tutelle. Que constate-t-on en général ?

Prenons l'exemple des miracles. Les cas les plus célèbres remontent à la nuit des temps. Des paraboles bibliques aux miracles modernes reconnus par l'Eglise, dans la plupart des cas les conditions d'expertise sont plus que douteuses voire inexistantes et beaucoup d'évènements historiques sont en fait des figures de style plus que des comptes-rendus fidèles à la réalité. Il y a 2000 ans, le miracle était une figure de style comme l'expression imagée aujourd'hui. De nos jours il ne viendrait à personne de prendre au mot une expression comme "il tombe des cordes" que les Anglo-saxons traduisent de manière encore plus imagée par "il pleut des chats et des chiens".

Même le célèbre Platon pourtant jugé précis dans ses comptes-rendus utilise ce style pour raconter ses histoires. Cela ne facilite bien sûr pas la recherche archéologique des lieux dont il parle, et notamment de la fameuse Atlantide si convoitée que l'on place un petit peu partout autour du monde, de la Crète à la Floride en passant par l'Afrique du Nord dès que l'on voit des pierres rouges ou des éléphants comme il le précise dans son texte.

Le retrait des eaux de la mer Rouge ou la destruction de Sodome et Gomorrhe évoqués dans le livre de la Genèse sont donc reliés à des évènements géologiques réels mais ils contiennent également une bonne part de contes et d'imagination, rendant la recherche d'indices historiques très difficile. Ne parlons pas des miracles réalisés par Jésus, moins encore de la résurrection et des apparitions, dont la réalité historique est invérifiable mais qui font partie de la doctrine (et donc de l'espérance d'une vie éternelle pour tout Chrétien) et que seuls des exégètes peuvent éventuellement essayer d'appréhender car pour les scientifiques il s'agit vraisemblablement de légendes.

On pourrait également citer les nombreuses saintes vénérées comme telles ou les reliques (Sainte Bernadette de Soubirous, Saint Suaire de Turin, etc). Les soi-disant "miracles" reliés à ces évènements ont démontré après de longues enquêtes scientifiques ne pas en être et, au contraire, présenter tous les indices du canular afin d'entretenir un mythe et une doctrine ! Aujourd'hui l'Eglise a reconnu que ces "miracles" n'en étaient pas mais elle continue à entretenir l'idée car elle considère que si cela peut aider les gens dans leur quête spirituelle, c'est une action positive. Elle oublie seulement de préciser qu'en reconnaissant les miracles ou supportant de pseudo-miracles sa démarche est souvent politisée et même commerciale, loin des principes que lui dicte sa doctrine...

Les rémissions de maladies par miracle ou abduction vont dans le même sens. Rarement les experts étaient des spécialistes et certains se sont même trompés de membre dans leur rapport médical ! Après enquête, d'autres "miraculés" n'ont jamais été connus de leur vivant pour présenter les symptômes évoqués, etc. Comme les "guérisseurs à main nues" des Philippines, il souffle vraiment un vent de supercherie dans toutes ces affaires, aussi célèbres soient-elles. A se demander si finalement les rémissions de maladies ou les améliorations de santé parfois évoquées par les enlevés ne sont pas une version moderne des miracles d'antan.

Il faut être raisonnable et reconnaître que dans le cas des abductions ou des rencontres du 3e type, si quelques cas révèlent des pathologies médicales (irradiation, brûlure, piqûre, implant, etc), dans la majorité des cas il s'agit d'abductions "mystiques" qu'il convient d'étudier sur le plan sociologique, ce que nous ne manquerons de faire. Dans le cas du jeune Brésilien Antonio Villas Boas[11] par exemple, qui fit parfaitement son devoir avec une occupante mais en sortit visiblement empoisonné, le généraliste qui l'examina n'était pas dermatologue ni spécialiste des maladies infectieuses ou des rayonnements ionisants. En outre, son frère et d'autres témoins avaient vu d'étranges lumières peu de temps avant. On considère que le témoin fut la victime d'un rêve éveillé ou d'une hallucination et qu'il crut voir quelque chose, étant prédisposé par l'observation de son frère. Quand on sait que ce coin du Brésil porte un attrait certain pour les soucoupes volantes, ceci pourrait expliquer cela.

Les scientifiques gardent l'esprit ouvert mais ils sont avant tout critiques face à un sujet qui souffre gravement d'un manque de preuves. Les indices, quoiqu'en disent les témoins ou ceux qui les ont examinés, sont généralement muets, inertes ou n'apportent tout simplement pas de preuves, et une fois de plus les évènements ne sont pas reproductibles individuellement.

Et les autres cas énigmatiques ?

Parallèlement aux fantasmes et autres fabulations, ce qu'on peut qualifier comme étant de "véritables" rencontres du 3e type, c'est-à-dire toutes celles qui sont authentifiées par des traces physiques, d'innombrables témoins, des observateurs scientifiques, des instruments d'analyse ou des séquelles physiques (coma, contamination, brûlures) demandent que la science déploie tous ses moyens d'investigation afin que l'on puisse enfin répondre à l'inquiétude et à l'effroi des témoins, qui furent tous, sans exception, choqués ou traumatisés après avoir subi de tels évènements. Certains d'entre eux, timides ou illettrés perdirent même la raison, conséquence dramatique et irréfutable s'il en est de l'invraisemblable réalité de leur observation.

Par ailleurs, il est important que l'on comprenne ce qui se passe car ces OVNI traversent de temps en temps les couloirs aériens des avions de ligne, perturbent les activités de bâtiments militaires, quand ils ne survolent pas des centrales atomiques ou blessent des témoins à mort. Il y a donc un risque certain pour la sécurité civile et militaire. Et c'est bien à ce titre que le phénomène OVNI est avant tout étudié avant même de considérer l'impact psychologique ou même physique qu'ils ont ou auraient eu sur certaines victimes. Ces cas potentiellement dangereux sont heureusement très peu nombreux, quelques centaines de cas, et des millions d'observations n'ont jamais eu d'autre effet dans l'environnement que celui de perturber le psychique de leur(s) témoin(s).

Mais tous les témoins ne sont pas des mythomanes, ils ne sont pas fous non plus ou ne cherchent pas tous une reconnaissance publique. On peut donc objectivement considérer qu'ils n'avaient aucun intérêt personnel à raconter leur histoire ce qui tend à crédibiliser leur récit sans pour autant le valider.

Mais les asiles regorgent également d'êtres persécutés, de César ou de Napoléon prêts à vous raconter leurs batailles. Qui prétendrait ne pouvoir trouver une explication rationnelle à ce qu'ils ont vécu ou inversement tiendrait le pari d'apporter la preuve de l'existence des OVNI en tant que créatures extraterrestres ?

Si les témoins de ce genre d'évènements cherchent une opportunité pour faire parler d'eux, ils ont très bien réussi mais ils intéresseront certainement plus les producteurs de "télé-réalités" que les scientifiques. Car à défaut de preuve, leur vécu restera une anecdote qui viendra alimenter le débat et passionner les spécialistes des sciences sociales.

Tout en espérant trouver l'explication ultime, à l'heure actuelle on peut demeurer sceptique qu'il soit jamais possible de trouver cette "preuve" scientifique objective à propos des OVNI et plus encore des cas d'abductions. Pour y parvenir, ainsi que nous l'avons évoqué, il faudrait soit observer un évènement reproductible (quasi impossible) soit apporter la preuve aux scientifiques que les aliens existent.

Puisque la Zone 51 est bouclée à double tour et que l'USAF nous dit qu'il n'y pas d'aliens à cet endroit, reste à en prendre au piège lors d'une prochaine visite puisque leurs apparitions et les enlèvements semblent si fréquents.

Trêve de plaisanterie, quoique. Car à force de parler d'entités que personnes n'a jamais vu sauf les prétendus témoins, on finit par décrédibiliser le sujet qui n'aura finalement plus aucun intérêt pour la communauté scientifique et deviendra comme l'astrologie, un thème à la mode comme d'autres parlent du temps à défaut d'avoir quelque chose d'intéressant à dire. La critique est sévère, mais je pense qu'elle est réaliste car il ne faut pas se tromper de sujet : on voudrait parler de sciences or le discours des témoins ne présente que très rarement des indices allant dans ce sens.

Les avions fantômes

Enfin, pour mémoire, citons les enlèvements où seuls les bâtiments sont retrouvés, sans leur équipage, comme on en parla longtemps à propos des évènements qui survenaient dans le "Triangle des Bermudes".

Comme tous les pays, l’URSS s’est aussi démarquée en matière d’OVNI. Je citerai simplement l’affaire Antonov de 1961. En janvier 1965 l’ambassade soviétique de Londres transmis à un chercheur anglais dénommé Derek Mansell le compte-rendu suivant. En 1961 un Antonov AN-2P chargé de transmettre du courrier décolla de ou près de l’aéroport de Sverdlovsk, à la limite du Kurdistan avec sept membres d’équipage. Quelque 130 à 160 km plus loin, peu après que le pilote ait discuté avec le contrôle au sol, l’avion disparut des écrans radars. Le contrôle au sol essaya de reprendre le contact mais en vain. Des recherches furent immédiatement entreprises, impliquant plusieurs hélicoptères et un grand détachement de troupes. Etant donné que le pilote avait signalé sa position lors du dernier contact, les équipes de recherches ne mirent pas longtemps pour retrouver l’avion. Il se trouvait dans une petite clairière entouré de forêts denses, tout à fait intact. Il était impossible que l’avion ait pu atterrir à cet endroit. Les autorités notèrent que c’était comme si l’avion avait été déposé doucement d’en haut. Mais le plus étonnant de tout fut qu’il n’y avait aucune trace de l’équipage. Le courrier était là, intact, et le moteur démarra au premier tour.

L’Institut d’Aviation de Moscou déclara qu’un OVNI avait été suivi au radar par la tour de contrôle et que d’autres signaux radios avaient été entendus à l’instant de leur disparition. Aucune marque ou empreinte ne fut trouvée sur le site mais selon l’enquête menée par Alberto Fenoglio[12], un cercle d’herbe aplanie de 30 m de large avait été découvert à 100 m de l’avion. Le cas reste inexpliqué, comme tous ceux de cette catégorie, puisque les témoins... ont disparu.

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[11] Phénomène Spatiaux, 10, déc. 1966.

[12] Oltre in Cielo, “Missile e Razzi”, 105, 1-15 jun 1962.


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