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Le problème OVNI

Burgie Beer UFO. See http://www.legendaryauctions.com/lot-22767.aspx

L'exploitation commerciale du phénomène OVNI (III)

A leur tour, la littérature, le cinéma de fiction et le marketing débridé ont exploité le filon extraterrestre, délaissant les fantômes et autres Frankenstein, entités ou êtres que la science refusait d'approcher. Suite à la découverte des "canaux" martiens à la fin du XIXeme siècle par les astronomes Schiaparelli et Lowell [12] et les vagues successives de "soucoupes volantes", des auteurs, des scénaristes et d'habiles commerçants ont profité de l'intérêt du public envers les petits hommes verts pour explorer et tirer profit de ce nouveau monde peuplé de Martiens. Tout commença avec les romans à deux sous et les fanzines.

1. Les romans et les bandes dessinées

La littérature[13] regorge d'aventures passionnantes et divertissantes. A côté des célèbres magazines Amazing stories, Flying Saucers, Pete Mangan, Space Action, Space Worlds, Super Science, Weird Science-Fantasy, de l'Anthologie de la science-fiction ou des "Histoires d'extraterrestres" à quelques centimes la copie, n’oublions pas les superhéros tels Buck Rogers qui se réveilla en l’an 2430, son aïeul Brick Bradford spécialiste des voyages spatio-temporels ou encore Flash Gordon, Captain Marvel, Captain Adam - devenu Captain Atom après l’explosion de la première bombe atomique - ou encore Superman, Batman et autre Spiderman, autant de personnages qui ravivèrent le nationalisme américain à travers des aventures épiques où chacun donnait libre cours à son imagination.

Les romans de science-fiction ont abordé tous les thèmes imaginables, purement spéculatifs et récréatifs pour les uns ou fondés sur l’état de la science ou de la société du moment pour les autres. Quelques chercheurs, astronomes ou physiciens ont également déployé tout leur savoir et leur imagination à notre plus grande joie, mais ont tous refusés, semble-t-il, de parler de soucoupes volantes.

Ainsi Arthur C.Clarke préféra inventer des satellites géostationnaires, des stations orbitales, des voiles solaires, le jeu des pentominos, le GPS et planifia l’exploration spatiale avant de porter à l’écran "2001 l’odyssée de l’espace" et "2010: odyssée II". Avec "Les robots", Isaac Asimov inaugura l’ère de la cybernétique et nous fit découvrir les lois de la robotique et ses limites dans un monde devenu artificiel. Aujourd’hui, après avoir bâti sa "Fondation" et volé dans l’hyperespace Asimov explore les colonies martiennes.

De gauche à droite, le premier article publié par A.C.Clarke sur les satellites géostationnaires dans le magazine "Wireless World" en octobre 1945. Cliquer sur l'image pour télécharger les 4 pages (fichier ZIP autoextractible); la station orbitale SS5 du film "2001: l'odyssée de l'espace"; deux parmi les plus célèbres livres de fiction écrits par le prolifique Isaac Asimov, et "Contact" la dernière oeuvre de Carl Sagan. Tous ces ouvrages sont chacun dans leur genre des oeuvres de prospective quand ils ne remettent pas en question certains principes fondamentaux de notre civilisation.

Fred Hoyle et son fils Goeffrey ont préféré explorer un quasar "Au plus profond de l’espace", jouant avec les effets de la relativité. Dans "Fireball" Paul Davies initie le lecteur à la propulsion à antimatière suivant l’exemple de Lauwrence Manning. Décodant avec génie un message venu de l’espace, dans "Contact" Carl Sagan construisit un vaisseau spatio-temporel qui permit à une exploratrice d’explorer l'espace en utilisant des trous de vers, du moins le croit-elle. Enfin, Léo Szilard s’interrogea sur l’intelligence des dauphins après avoir participé, à regret, à l’élaboration de la bombe atomique.

"Autour de la Lune" de Jules Verne.

La plupart des auteurs cependant ne sont pas astronome, ingénieur ou physicien de profession. Leurs récits d'anticipation n’en contiennent pas moins des idées très intéressantes et des scénarii parfois poétiques mêlant adroitement science, technologie et mythologie.

Tout commença vraisemblablement avec "Le Voyage dans la Lune" de Jules Verne publié en 1875 et qui fut même joué au théâtre et à l'opéra, expédiant Impey Barbicane et ses amis dans un obus surdimensionné explorer la surface lunaire. Ce sujet avait déjà traité deux siècles plus tôt par Cyrano de Bergerac.

"L'oeuf de cristal" de H.G.Wells suggéra que Mars pouvait être habité par des êtres intelligents, idée que Ray Bradbury exploita dans ses "Chroniques martiennes", un sujet qui tint en haleine de nombreux lecteurs et plus tard les téléspectateurs du monde entier. Dans le style space opera, A.Van Vogt partit en quête d’extraterrestres et découvrit "Le monde des Ã" et "Les monstres".

Symbole emblématique du space opera, Edmund Hamilton rencontra "Les rois des étoiles", découvrit l’arme absolue, le disrupteur, des créatures aux formes et aux pouvoirs étranges et tomba amoureux de Lianna, princesse de Fomalhaut.

Le futur garde une place pour la religion et les sectes les plus diverses dans "Projet Vatican XVII" et "La Confrérie du Talisman" de Clifford Simak. La guerre n’est pas exclue non plus, ainsi que Van Vogt, Hamilton ou Robert Howard, auteur de "Conan", peuvent en témoigner.

C’est dans la bande dessinée que les soucoupes volantes cette fois font une intrusion remarquée. Si les extraterrestres ne sont pas verts, Roger Leloup met en scène Yoko Tsuno dans "La lumière d'Ixo", confrontant nos terriens avec de sympathiques Vinéens à la peau bleue. 

Antérieurement, les héros Blake et Mortimer d'Edgar Jacobs découvrirent des soucoupes volantes en essayant de résoudre "L'Enigme de l'Atlantide". Dans "Les soleils de glace", Eddy Paape et Greg mettent en vedette Luc Orient et nous montre les effets les mutations génétiques sur la flore suite à l’atterrissage d’une soucoupe volante. "Voyage intemporel" de Sergio Macédo ou "Les êtres de lumière" de Jean Pleyers reprend aussi des thèmes empruntés à l'ufologie : soucoupe volante, faisceau lumineux, communication avec des extraterrestres. 

Pour accréditer leur collection, certains auteurs ont préféré fonder leurs histoires sur des faits jugés authentiques : citons par exemple Dan Cooper dans "Le mystère des soucoupes volantes" d'Albert Weinberg ou "Le Dossier des soucoupes volantes" aux éditions Dargaud qui raconte en bandes dessinées les grands "classiques" du genre. 

2. Le cinéma

Aidé par l’image et les effets spéciaux, le cinéma de science-fiction est plus évocateur encore et plus spectaculaire : outre un certain nombre de romans précités qui ont été portés à l'écran, les premiers films du genre refléteront notre perception des extraterrestres. Ainsi dès 1951, "L’homme de la planète X" nous met pour la première fois en présence d’extraterrestres anthropomorphes. Il ne s’agit plus d’envahisseurs terrifiants mais de personnages faibles et vulnérables. Citons également les "Tars Tarkas" du romancier Edgar R. Burroughs (également créateur de Tarzan) et les créatures de M.Anderson, scénariste des "Chroniques martiennes".

Mais cet état d’esprit fut passager. En 1953, George Pal porta à l’écran "La guerre des mondes" de H.G.Wells, nous confrontant avec des Martiens hideux et guerriers, prémices de la lutte américaine anti-communiste. La même année Joseph Newman proposa sur le même thème "The island earth". Trois ans plus tard "Planète Interdite" fut une adaptation remarquée d’une pièce de William Shakespeare “The Tempest”, confrontant un savant orgueilleux à la matérialisation de ses craintes et de ses cauchemars. Parmi les nouveaux personnages, Robby le Robot. Dans "Le jour des trifides" les plantes se transmutèrent en tueurs sanguinaires, engageant une bataille avec les Etats-Unis.

Les classiques des années 1950 sont aujourd'hui disponibles en DVD, quelquefois en Blu-Ray. Vous n'aurez pas non plus de difficultés à trouver des informations sur Internet car de nombreux sites leur consacrent souvent quelques pages.

Mais ce sont les films contemporains qui demeurent techniquement les plus avancés, faisant appel à coups de dizaines de millions de dollars aux effets spéciaux les plus complexes pour animer des créatures extraterrestres fantasques ou simuler leur technologie avantgardiste.

Parmi les meilleurs films du genre, citons pour mémoire "Le Blob", remake du film de 1958 avec Steve McQueen, "La chose", la trilogie des "Alien", "Prédateur", "Stargate" et les très sophistiqués "Man in Black".

Pour les amateurs d’humour et les enfants citons encore "E.T. l’extraterrestre", "Mars attack !", "The Hitchhicker Guide to the galaxy" (le guide du routard galactique) et "Paul".

Inspirant la crainte, le besoin d'aventure ou même le rire, les films de science-fiction ne manquent jamais d'idées pour nous divertir.

Les soucoupes volantes sont rarement mises en évidence et les rares films les mettant en vedette méritent à juste titre d’être cités. Afin de nous avertir des dangers d’une guerre atomique à l’époque de la Guerre froide, en 1951, Robert Mise envoie Klaatu et son robot Gort, les messagers d'une autre planète sur Terre dans "Le jour où la Terre" s'arrêta. 

En 1956, "L'invasion des soucoupes volantes" (les soucoupes volantes attaquent) de Ed Hunt incorpore des incidents connus de l'ufologie (enlèvement des Hill et de Villas Boas) tandis que "Cocoon" de Ron Howard sortit en 1985, nous invite à découvrir la civilisation à l’origine de l'Atlantide. 

En 1988, la voluptueuse Kim Basinger sortit d'une soucoupe volante toute aussi belle dans "J’ai épousé une extraterrestre" de Richard Benjamin. 

Citons également "Independence Day" (ID4) avec son armada de soucoupes volantes de Roland Emmerich sortit en 1996 qui ravive notre ego d’être humain et "Paul" de Greg Mottola sortit en 2011 dont la jolie soucoupe noire métallisée retourne dans son immense vaisseau-mère lumineux.

Ceci dit, c'est "Rencontre du troisième type" de Steven Spielberg sortit en 1977 qui reste le film le plus "réaliste" car il fait référence à des événements historiques et des phénomènes patents de l’ufologie. Une version longue nous invite même à explorer quelques minutes l’intérieur du vaisseau-mère alien.

Bien que les amateurs du genre soient minoritaires, tout au moins dans les pays francophones, en 1996 il y avait simultanément 11 films en cours de tournage touchant le thème des extraterrestres !

En 2007, le réalisateur Seb Janiak n'a pas résisté à la vague OVNI et publia sur le web un excellent documentaire sur la soi-disant conspiration entourant ce phénomène intitulé "La conspiration d'Orion".

A voir : La conspiration d'Orion (sur le blog)

Des rencontres peu ordinaires avec des soucoupes volantes plus belles que nature et des émissaires à la peau plutôt colorée. Evasion garantie.

Les séries télévisées

A l'inverse des films de fiction cauchemardesques, avec la série "La Quatrième Dimension" (Twilight Zone qui fut diffusée à partir de 1959 sur CBS), Rod Serling explora avec talent les espoirs de l'humanité, sa fierté, son orgueil mais aussi ses déceptions ou sa peur face à l'inconnu. La série eut un succès retentissant par la qualité de ses scénarii et les prestations de ses acteurs, parmi lesquels beaucoup deviendront des célébrités : Charles Bronson,  Bill Bixby, John Carradine, Veronica Cartwright, James Coburn, Robert Cummings, Robert Duvall, Peter Falk, Dennis Hopper, Ron Howard, Buster Keaton, Martin Landau, Paul Mazursky, Roddy McDowall, Burgess Meredith, Leonard Nimoy, Warren Oates, Sydney Pollack, Robert Redford, Mickey Rooney, William Shatner, Dean Stockwell, Lee Van Cleef, ... 

La série totalisa 156 épisodes jusqu'en 1964 dans lesquels Rod Serling fit de nombreuses apparitions. Outre les différents supports multimédia (livre, cassette vidéo et DVD), La Quatrième Dimension" donnera naissance à 3 films (1983, 1985, 2002) et 3 séries TV dont une en cantonais avec des acteurs chinois de Hong Kong. Il est vrai qu’avec 1.3 milliards d’habitants, la Chine est un marché très lucratif.

En 1963, Leslie Stevens et Joseph Stefano produisent durant 2 saisons la série "Au-delà du réel" pour le compte de la MGM et United Artists Television. Les amateurs l'ont gardé en mémoire, non pas pour ses créatures monstrueuses extraterrestres animales ou végétales que les critiques ont tourné en dérision dès les premiers épisodes, mais pour son générique qui fit le tour du monde. Accompagné d'une bande son propice à inspirer la crainte, il commençait en effet par ces mots : "Ce n'est pas une défaillance de votre téléviseur, n'essayez donc pas de régler l'image. Nous avons le contrôle total de l'émission. Contrôle du balayage horizontal, contrôle du balayage vertical. Nous pouvons aussi bien vous donner une image floue qu'une image pure comme le cristal. Pour l'heure qui vient, asseyez-vous tranquillement. Nous contrôlerons tout ce que vous verrez et entendrez. Vous allez participer à une grande aventure et faire l'expérience du mystère avec "Au-delà du réel"". La série s'inspirait de "La Quatrième Dimension" mais dans un registre plus folklorique et sera diffusée en France à partir de 1972.

Parmi les séries TV à succès, citons bien sûr les séries cultes "Star Trek" (1966, 80 épisodes) et ses nombreuses suites dont " The Next Generation" (1987, 178 épisodes), "Deep Space Nine" (1993, 176 épisodes), "Voyager" (1995, 172 épisodes) et "Enterprise" (2001, ~97 épisodes), "Les Envahisseurs" (1967, 43 épisodes), "Cosmos 1999" (1975, 48 épisodes), "Babylon 5" (1993, 105 épisodes), "Sliders, les mondes parallèles" (1995, 87 épisodes) et les séries B de moindre envergure telles que "UFO - Alerte dans l’espace" (1970, 26 épisodes), "L’Age de cristal" (1977, 14 épisodes et un film), "Battlestar Galactica" (1978, 24 épisodes), "Buck Rogers au 25eme siècle" (1979, 36 épisodes), "V" (1983, 24 épisodes) cette dernière n’étant qu’une adaptation du film "Invasion Los Angeles" pour la télévision, "Starman" (1986, 22 épisodes), "Futur Immédiat" (1989, 23 épisodes et 5 téléfilms adaptés du film "Alien Nation"), "Earth 2" (1994, 22 épisodes), "Dark skies" (1996, 19 épisodes), "Invasion Planète Terre" (1997, 88 épisodes), "First wave" (1998, 44 épisodes) et dernièrement "Andromeda" (2000, 88 épisodes à ce jour). Bien sûr cette liste n'est pas exhaustive.

La plupart de ces séries ont été diffusées sur un nombre très restreint de chaînes francophones dont la RTBF et l'ORTF pour les plus anciennes séries et les séries plus récentes sur des chaînes privées comme RTL Club, M6 ou 13eme Rue.

A voir : Les envahisseurs - Episode 1 - Première preuve

Les envahisseurs. Ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci qu'il ne trouva jamais. 

Générique anglais

Bande son

Cela a commencé par une auberge abandonnée, et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie. Maintenant, David Vincent sait que les Envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé.

Convaincu de la réalité des extraterrestres, en 2002 Stephen Spielberg produit "Taken", une série produite par Leslie Bohem comprenant 10 épisodes de 1h30 chacun. La série reprend les principales notifications d'OVNI des 50 dernières années, y compris les "crop circles", les enlèvements et beaucoup d'autres événements que reconnaîtront les passionnés d'ufologie. Elle ne sera traduite en français qu'en 2005 sous le titre "Disparitions".

La série "Au-delà du réel" (X-files) de Chris Carter fut un succès incontesté des années '90. Diffusée entre 1993 et 2002, durant 9 saisons soit 202 épisodes de 52 minutes chacun, elle plongea le téléspectateur dans le monde du fantastique et du paranormal, abordant ses sujets dans un style moderne et dynamique où les situations étaient, dit-on, parfois proches des attitudes des citoyens ou des autorités actuelles. La série donnera naissance à deux longs métrages (2002) et de nombreux livres.

Leurs héros furent tellement sollicités par les publicitaires qu’en 1997 et 98 l’agent Mulder, David Buchovny, cherchait les traces d’OVNI à bord d’une Ford. L’agent Scully, Gillian Anderson, fut tellement plébiscitée par le public qu’elle accepta en 1995 de présenter la série télévisée "Weird Science" sur BBC1 consacrée aux découvertes les plus folles de la science. Depuis, d’autres acteurs, notamment les héros des différentes séries de Star Trek, ont été sollicités pour présenter des documentaires scientifiques.

En 1998, notre héroïne présentait l’émission "Future Fantastic" sur BBC World qui, comme son nom l’indique était un essai de prospective à partir des nouvelles technologies. Gillian Anderson discuta en autre de science-fiction et d’astronautique, mêlant de temps en temps les OVNI et les extraterrestres à ses réflexions. Tout cela n'était pas très rigoureux mais le public était ravi...

Forte de ce succès, la chaîne populaire BEL-RTL diffusa une nouvelle série du même acabit, "Les dossiers de l’étrange" en 1998. Mais il semble que le public francophone n'apprécie guère ces documentaires à l’inverse du public anglo-saxon ou anglophile.

Entre-temps il manquait une série de space opera hollywoodienne dans laquelle les Terriens pouvaient se battre au corps à corps ou par vaisseaux spatiaux interposés avec des extraterrestres convoitant la Terre.

La lacune fut comblée en 1994 lorsque les productions Artisan Home Entertainment sortirent le film "Stargate", avec Kurt Russell et James Spader. Reprenant le fameux thème des êtres extraterrestres ayant soi-disant fondé les grandes civilisations dont celles de Sumer, de Chine et d'Egypte (Cfr les ouvrages de Erich von Däniken, Zecharia Sitchin, Louis Pauwels et Jacques Bergier et autre T.Lopsang Rampa), et bénéficiant d'effets spéciaux originaux, le film recevra un accueil chaleureux dans le public.

Aussitôt le film fut adapté pour la télévision mettant en vedette et produit par Richard Dean Anderson, alias McGyver dans le rôle du Colonel O'Neill, hommage évidemment au célèbre expert en technologie spatiale des années 1970.

Rebaptisée "Stargate SG-1", la série tira avantage du concept des trous de vers pour centrer l'action des personnages autour de la "Porte des Etoiles" et du danger que représentent les envahisseurs Goa'uld. La série se déroulant (soi-disant) dans la base de Cheyenne du NORAD, ayant l'appui de l'Armée de l'air, en liaison directe avec la Zone 51 et le Président des Etats-Unis et s'opposant aux actions illégales du NID et autre agence d'espionnage, "Stargate SG-1" donne au téléspectateur le sentiment de refléter un contexte et des situations tout à fait crédibles quoique improbables.

Aujourd'hui, "Au-delà du réel" (1993-2002, 202 épisodes) et "Stargate SG-1" (1995-2004, 194 épisodes) sont les seules séries cultes de science-fiction/fantastique ayant été produites durant 9 saisons consécutives. A titre de comparaison, la série "Star Trek" originale fut diffusée durant 3 saisons et la plupart des autres adaptations (TNG, DS9, Voyager) ont été produites durant 7 saisons ce qui représente tout de même 178 épisodes dans le cas de TNG.

A l'opposé de la série "X-files" dans laquelle les deux héros évoluent sur Terre et sont confrontés à des décisions administratives et des actions sous le manteau qui ruinent leurs actions ou les mettent en danger de mort, "Stargate SG-1" est constituée d’une équipe complète sous le couvert des autorités et à l'avantage de transporter le téléspectateur à travers la Galaxie et au delà, à la rencontre de diverses sociétés extraterrestres et à la recherche des cités habitées par les Anciens, ceux qui bâtirent le réseau des Portes des Etoiles. La série deviendra rapidement une série culte confrontant notre société à tout un univers mythologique peuplé d'extraterrestres belliqueux ou bienveillants et équipés d'une technologie à faire pâlir les experts de la Zone 51.

"Stargate SG-1" fut diffusée durant 9 saisons totalisant 194 épisodes de 43 minutes chacun sans compter la série "Atlantis", en particulier sur la chaîne de science-fiction de la BBC, la chaîne allemande RTL II et la chaîne française M6, égalisant ainsi le record établit par "X-files". Avis aux amateurs.

A consulter:

Les affiches de cinéma - TopKool

Séries cultes ou séries B, tous ces contes et reportages de fiction donnent des idées aux téléspectateurs et nous influencent inconsciemment. Même rationnels et de formation scientifique, l'écrivain ou le journaliste y fait parfois référence quand il parle de sciences alternatives, de l'avenir de l'astronautique, de prospective ou de l'éventualité d'une vie extraterrestre. Dans ces conditions, il n'est que normal que les amateurs les moins critiques, plus idéalistes ou plus émotifs considèrent ces sujets comme autant de réalités alternatives toutes aussi vraies qu'un reportage télévisé décrivant un événement historique qu'ils n'ont jamais connu. Combien de fois les journaux ne nous rapportent-ils pas des faits divers où des adolescents ont reproduit dans la réalité ce qu'ils avaient vu à la télévision, au cinéma ou dans les jeux vidéos...

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[12] P.Lowell, "Mars as Abode of Life", "Mars and its Canals". Pour leur défense, il est vrai qu'en 1869 on venait juste d'achever la construction du canal de Suez !

[13] M.Meurger, “Alien Abduction”, Encrage, 1995 (en français) - F.Fontaine, “La Science Fiction”, Les essentiels Milan, 1996 - “La science fiction”, PUF-Que sais-je ?


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