La photographie numérique

Le flash (VIII)

Le flash incorporé du Sony Alpha DSLR-A100. Il s'élève jusqu'à 9 cm au-dessus de l'axe optique. Passez la souris sur l'image pour refermer le flash, clic-clac ! Cliquer sur l'image pour l'agrandir en position levée.

Du fait qu'il est peu utilisé par la majorité des amateurs, le flash reste la bête noire de beaucoup de photographes car ses possibilités sont limitées mais son propriétaire à tendance à l'oublier.

Comme sur les réflex traditionnels récents, le flash se cache parfois dans la tête du pentaprisme d'où il peut s'élever de 3-4 cm, s'écartant ainsi jusqu'à 9 cm du centre de l'axe optique. Lorsqu'il n'est pas intégré au boîtier, ou parfois en complément comme sur le Nikon D40, la tête du prisme contient un sabot permettant de fixer un flash portatif.

Le flash n'est pas tout à fait un accessoires passif qu'on peut oublier sur un APN en espérant qu'il fera son travail. Puisqu'il émet de la lumière, il présente les particularités de cette lumière et notamment une température de couleur, une certaine puissance, son nombre-guide, et quelques "défauts" propres aux effets de la lumière (ombres, reflets, yeux rouges, etc). Nous n'insisterons que sur ses principales caractéristiques, ses inconvénients n'étant pas particuliers aux APN.

D'abord une notion fondamentale. Le flash est généralement synchronisé à 1/250eme de seconde quelle que soit les paramètres de la prise de vue (mais cela peut varier selon les modèles entre une vitesse de synchronisation variable comprise entre 1/60-1/500eme ou une vitesse fixe). La durée de l'éclair est donc indépendante de la vitesse d'obturation, elle dure quelques millièmes de secondes, mais sa puissance dépend de la quantité de lumière ambiante mesurée à travers l'objectif (TTL) et varie donc en fonction de l'ouverture. Ceci fait appel aux concepts de mesure e-TTL (Canon) et i-TTL (Nikon), l'appareil envoyant un pré-éclair pilote pratiquement invisible pour calculer l'exposition correcte en fonction de la lumière reçue à travers l'objectif.

Dans le cas d'un obturateur plan focal à 2 rideaux, comme son nom l'indique, la vitesse de synchronisation du flash doit être synchronisée avec celle de l'obturateur pour éviter que le 2eme rideau ne se referme avant que le premier n'ait découvert totalement le capteur. La luminosité de l'image ne sera donc optimale qu'à la vitesse de synchro du flash. Si la vitesse d'obturation est beaucoup plus rapide, une partie de l'image risque d'être noire. Il existe toutefois des exceptions (synchro à haute vitesse, sur le 2eme rideau, etc).

Précaution

Un flash émet une lumière très puissante à courte distance. N'utilisez jamais un flash à moins de 50 cm à 1 m d'une personne selon les modèles (cf le manuel de l'APN ou du flash). Ne l'utiliser en mode direct pour photographier un bébé ou un animal en gros-plan car celui-ci peut-être temporairement aveuglé par l'éclair. Certains marquent annoncent même que rapproché trop près de la peau, un flash peut occasionner des rougeurs ou des brûlures. Ne touchez pas non plus le verre du flash lors de la prise de vue car la libération d'énergie réchauffe brièvement le verre de protection.

Ceci dit, rassurez-vous, utilisé conformément au mode d'emploi, le flash rend beaucoup de services en toute sécurité.

La température de couleur

Le flash est un éclairage d'appoint dont la température de couleur est équivalente à celle de la "lumière du jour". Mais qu'est ce que la lumière du jour ? En théorie la CIE a fixé la température de la "lumière du jour" à 6500 K mais on trouve dans ses "white papers" une fourchette oscillant entre 5500 et 6500 K ! Par ailleurs, dans le secteur de l'édition et de l'imprimerie, il existe deux standards de lumière du jour, le luminant D50 américain de 5000 K et le luminant D65 européen de 6500 K.

La situation devient surréaliste quand on apprend que les fabricants d'APN ne s'accordent sur aucun standard, même pas dans une même série d'appareils ! Ainsi, chez Canon par exemple la lumière du jour est fixée à 5200 K sur le modèle EOS-1 D, 5300 K sur plusieurs modèles d'EOS et à 5500 K sur l'EOS D30 alors qu'elle est de 5900 ou 6000 K pour le flash ! Chez Nikon, cela varie également entre 5200 et 5400 K... On peut donc déjà constater que cette variation de la température de couleur autour de 5500 ±500 K ne sera pas sans conséquence sur la balance des blancs et le rendu des couleurs; avec 800 K d'écart par exemple entre la valeur des blancs du Canon EOS-1 D et celle du flash, les grandes zones uniformes (généralement situées à l'arrière-plan) présenteront parfois des dominantes très apparentes qu'il faudra neutraliser.

Le nombre-guide

Un autre problème plus ennuyeux des flashes est leur "nombre-guide" souvent très faible. Le flash incorporé dans le pentaprisme présente souvent un nombre-guide de 11 ou 13 pour 100 ISO. Le Nikon D40 sorti en 2006 a heureusement porté cette valeur à 21. Cette valeur détermine la puissance du flash et correspond à la portée du flash multipliée par l'ouverture du diaphragme. Le photographe fera le calcul inverse : j'ai telle ouverture, quelle sera la portée de mon flash ? Il devra donc diviser le nombre-guide par l'ouverture. C'est ainsi qu'il constatera que ses batteries se déchargeront différemment en fonction de l'ouverture du diaphragme qu'il utilise au point que certains photographes achètent leurs piles rechargeables en fonction du diaphragme qu'ils vont utiliser plutôt qu'en fonction de l'autonomie de leurs accus !

Le flash incorporé du Canon EOS 20D. Son nombre guide est de 13 pour 100 ISO, juste de quoi éblouir quelques moustiques !

Un petit nombre-guide limite l'utilisation du flash aux objets rapprochés ou à des espaces de moins de 20 m2. Quand tout va bien et que la couverture du flash couvre la totalité du champ de l'objectif (et éclaire donc uniformément le sujet), le photographe constate qu'il ne peut pas obtenir une netteté totale à travers tout le champ ou que le second-plan est sous-exposé.

On imagine de suite augmenter la sensibilité. C'est une solution mais au détriment du bruit électronique. Quant à la différence de sensibilité entre CCD et CMOS, même si les premiers sont en principe 100 fois plus sensibles que les CMOS, cette différence n'est pas significative dans les APN (ça se saurait !). Dans une telle situation finalement très classique, la seule solution consiste à utiliser un flash plus puissant, un éclairage d'appoint ou, si le sujet le permet, de prolonger le temps de pose.

Pratiquement, un nombre-guide de 13 à 100 ISO par exemple limite la portée de l'éclair à 1.6m à f:8 et à 4.6m à f:2.8. Des valeurs aussi faibles limitent les photographies à des sujets clairs, des gros-plans et éventuellement des groupes de 4 personnes maximum. Aussi, si la photographie au flash vous intéresse, notamment pour les portraits, utilisez un flash amovible et orientable présentant un nombre-guide élevé, achetez un flash sur pied que vous pourrez synchroniser avec l'APN ou utilisez des lumières d'appoints.

Les "yeux rouges"

Cet effet qui donne au sujet un regard à la Frankenstein se produit lorsque le sujet est rapproché car l'éclair du flash atteint la rétine du sujet avant qu'il ait eu le temps de contracter sa pupille sous l'éblouissement. La surface rouge que l'on voit est le fond de l'oeil irrigué de sang.

Menu du Canon EOS 20D. On reconnaît l'option "Red-eye On/off" du flash et la fonction "AEB" (bracketing) d'encadrement automatique de l'exposition.

Les constructeurs ont tenté de résoudre ce problème en émettant un petit flash avant la prise de vue qui doit permettre à la pupille du sujet d'être contractée au moment du flash. Le résultat est souvent efficace, mais à une certaine distance seulement.

L'alternative consiste à placer le flash en dehors de l'axe de visée de l'objectif ou d'utiliser un parapluie de photographe de 150 ou 300 W dans les conditions d'une photographie de studio. Dans ce cas le flash ne va jamais provoquer d'yeux rouges.

Une autre solution consiste simplement à éloigner le sujet. Parfois 50 cm suffisent pour supprimer cet effet.

Rappelons enfin qu'on peut travailler en format HDR qui en raison de sa dynamique étendue rend l'utilisation du flash inutile et avec lui les éventuels yeux rouges et les ombres disgracieuses... Malheureusement les APN supportant ce format manquent encore à l'appel !

Ombres portées

Bien que sur certains APN le flash intégré se relève assez haut par rapport à l'axe optique, certains téléobjectifs ou zooms un peu trop longs peuvent entrer dans le champ du flash et projeter une ombre sur l'avant-plan.

Il sera donc parfois nécessaire d'adapter le champ de votre optique à celui couvert par le flash. Le même problème se pose en macrophotographie comme on peut le voir sur l'une des images prise par Lionel Roux. Si vous ne disposez pas d'une autre optique ou d'un autre flash, la seule solution sera de vous éloigner du sujet et d'augmenter légèrement le grandissement.

Notons que la plupart des flash intégrés supportent des optiques allant du 18 au 300 mm, pare-soleil exclu.

Autres particularités des flashes

- Contrôle d'exposition TTL : ainsi que nous l'avons évoqué, tout bon flash détermine la quantité de lumière nécessaire à travers l'objectif et jamais de manière indépendante. La couverture angulaire du flash tient également compte du champ de l'objectif

- Mode prédictif : le flash doit être capable de déceler les ombres potentielles afin d'optimiser la distribution de lumière.

- La tête orientable : Pour les photographies rapprochées, la tête du flash doit pouvoir s'orienter jusqu'à 90° vers le haut, et de 5 à 10° vers le bas. Elle doit pouvoir tourner de 180° dans le plan horizontal (parfois 90° dans un sens et 180° dans l'autre)

- Effet stroboscopique : Certains flashes supportent l'effet stroboscopique (ou stromboscopique) qui permet d'observer les différentes étapes d'un mouvement, l'appareil émettant plusieurs flashes successifs durant l'exposition en pose B dans une chambre obscurcie. Quant aux effets arrêtés sur l'impact d'une goutte d'eau par exemple réalisés par Andrew Davidhazy, il est préférable d'utiliser un système de synchronisation Hiviz qui est très bon marché ou encore un flashgun Speedlight Nikon SB 600 ou un vénérable Vivitar 283. Généralement la photographie de l'éclatement d'une goutte d'eau requiert des vitesses d'au moins 1/3000eme de seconde pour obtenir des détails suffisamment nets.

La batterie

Tout l'équipement électronique composant un APN et en particulier l'écran LCD, l'autofocus, le zoom, le réduction de vibration, le flash consomment beaucoup d'énergie. On a tendance à l'oublier, mais le mode d'exposition, la cadence des images, l'AF servo, le format, le type de carte-mémoire et d'autres facteurs consomment également de l'énergie. La capacité des batteries d'un APN varie généralement entre 570 et 3300 mAh et délivre une tension variant entre 3 et 12 V, pour une valeur moyenne de 11.1V et 1900 mAh.

Installation de la batterie dans le Sony Alpha DSLR-A100. Passez la souris sur l'image pour refermer le compartiment. Cliquer sur l'image pour l'agrandir en position ouverte.

Sans utiliser le flash ni trop de modes énergivores, on peut estimer qu'une photographie consomme de 1 et 5 mAh, mais c'est vraiment une valeur approchée. Certains constructeurs annoncent que leur batterie de 1500 mAh peut prendre 1800 photos, mais ils ne précisent pas les conditions de travail...  Un Nikon énergivore comme le D2H de 4 Mpixels sorti en 2003 réalise entre 600 et 1900 images avec une batterie de 1900 mAh. Il consomme en fait plus d'énergie en mode singe frame, single-servo autofocus et en allumant le moniteur à chaque prise de vue.

Tous les photographes vous diront qu'ils ont plus d'une fois été surpris par la rapidité à laquelle leur batterie s'est vidée (en 1 heure pour une 2000 mAh !), surtout en utilisant le flash à grande ouverture et en l'ayant testé quelquefois avant la prise de vue ! Quand vous assistez à un événement unique, une cérémonie par exemple, c'est plutôt très ennuyeux et cela devient stressant à titre professionnel. Vous devez donc en permanence disposer d'un ou plusieurs jeux de batteries de réserves chargées. Et plutôt que de partir les mains dans les poches, remplissez-les plutôt de batteries chargées !

N'achetez jamais un appareil fonctionnant sur pile, vous y perdrez votre argent. Choisissez uniquement un modèle fonctionnant sur des batteries rechargeables, ils le sont presque tous. Voici le chargeur proposé par Minolta.

De la même manière oubliez les batteries NiCd (Nickel-Cadmium) au profit des Li-ion (Lithium-ion) ou NiMH (Nickel-Hydride). Une batterie NiCd doit être totalement vidée avant d'être rechargée sinon à terme elle ne se chargera plus complètement et finira pas ne plus se charger du tout. C'est l'effet "mémoire". Cette technologie appartient au passé.

Les batteries Li-ion et NiMH sont très appréciées du public bien que les NiMH se déchargent généralement plus rapidement que les Li-ion. Toutes deux sont assez légères (~90 g) et ne présentent pas d'effet mémoire, leur capacité de charge est supérieure aux accus NiCd (au moins 2000 mAh sur les réflex) mais, revers de la médaille, leur temps de chargement est assez long, variant entre 90 min et 2h15m selon leur capacité. En principe les batteries d'un APN ne fonctionnent que sur un seul modèle d'appareil.

Caractéristiques des batteries Li-ion

Les batteries Li-Ion nécessitent une charge ou un cycle initial de calibration. Ce type de batterie perd automatiquement une partie de sa capacité par autodécharge.

Une batterie Li-Ion est équipée d’un circuit de charge intégré. Il conserve ses informations grâce à une tension minimale. Aussi, lorsque l’APN affiche une charge résiduelle de batterie de 3 à 5%, évitez de vouloir la décharger totalement au risque de ne plus pouvoir la recharger par la suite.

En fait, il y a peu de risques de la décharger totalement si vous l’utiliser comme prescrit car les circuits de protection inclus dans la batterie empêchent le déchargement total de celle-ci.

En pratique, contentez-vous d’utiliser la batterie jusqu’à ce que le témoin clignote avant de la recharger avec le chargeur du constructeur. Une bonne batterie supporte environ 1000 cycles de charge-décharge.

Enfin, pour éviter d’épuiser trop rapidement la batterie, sachez qu’il est préférable d’éviter d'éteindre le boîtier après chaque prise de vue et d’attendre qu’il se mettre automatiquement en veille. Si cela ne vous dérange pas non plus de travailler comme au bon vieux temps de l’argentique, vous pouvez également éteindre le moniteur. Le système VR peut également être désactivé dans des conditions de prise de vue où il n’apporte rien. Eviter également d’utiliser l’autofocus si les conditions le permettent.

Batteries alternatives

Il existe des accus NiMH aussi performants que les Li-ion notamment les piles AAA rechargeables Uniross Hybrio. Elles sont fournies en option avec un chargeur acceptant 1 à 4 piles rechargeables et supportent les technologies NiCd et NiMH des piles AA (R6) et AAA (R03). Ce genre de pile peut se recharger plus de 1000 fois et supporter une charge de 2500 mAh. Comptez environ 15 € pour 2 piles.

Notons également que les batteries compatibles (genre Ansmann) coûtent deux fois moins cher que les batterie du constructeur et sont tout aussi performantes.

Si vos batteries sont vides ou si vous les avez oubliées, certains modèles d'APN acceptent également des piles crayons AA alcalines ou ces fameuses piles rechargeables Uniross AAA. C'est une alternative qui n'est pas souvent implémentée alors que les constructeurs savent très bien que sans alimentation aucun APN ne fonctionne. Pour une batterie il faut généralement l'équivalent de 3 piles crayons ou Uniross.

Installation des batteries Li-ion dans le grip du Nikon D80 (à gauche) et le grip MB200 optionnel du Nikon D200 (à droite). Quatre batteries ne sont pas superflues quand vous utilisez le mode firing à cadences élevées ou constamment le zoom ou le flash. Mieux vaut en avoir en réserve... et chargées !

Rappelons que le grip existe en deux versions, la poignée d'alimentation seule ou complétée par une base dans laquelle on peut loger 2 batteries supplémentaires. Dans cette configuration l'appareil dispose de 4 batteries (ou 12 piles rechargeables) et peut prétendre à une autonomie qui peut dépasser 12 heures et réaliser plus de 7000 images si vous tenez la cadence. C'est du moins le chiffre théorique qu'annoncent les constructeurs. En pratique les photographes vous diront qu'ils réalisent environ 300 images par batterie, soit à peine un quart du chiffre annoncé, mieux vaut le savoir.

Ainsi que nous l'avons dit précédemment, tous les APN réflex n'acceptent pas le grip d'alimentation. Vous devez le vérifier sur catalogue ou interroger votre photographe. Sur certains modèles il faut également le prévoir à la commande de l'appareil car ensuite il généralement impossible de lui adapter une poignée puis la base un peu plus tard. Vous devez le vérifier au cas par cas en fonction de l'appareil qui vous intéresse.

Notons que la société Hähnel vend des grips d'alimentation pour quelques modèles de Nikon et Canon à un prix très concurrentiel. On peut toutefois reprocher à cette marque de vendre des produits offrant des fonctions plus limitées, une finition et une qualité inférieures à celles des produits proposés par les constructeurs. Parmi les défauts habituels citons la texture du grip, le mauvais alignement des profils, le manque de robustesse du pas de vis du trépied, un bouton de déclenchement limité à une seule pression, etc. Ici aussi, mieux vaut vérifier la qualité de l'article avant de passer commande et donc de ne pas l'acheter par correspondance au risque d'être éventuellement déçu. En cas de doute, interrogez des utilisateurs via les forums dédiés aux APN avant achat. Un homme averti en vaut deux.

Le fait qu'il y ait 1, 2, ou 4 batteries dans un APN ne changera pas la cadence maximale des images. En effet, les APN ont pour principe de vider la première batterie avant de passer à la suivante. La cadence maximale de votre appareil ne dépend donc que de la cadence que vous avez sélectionnée dans le menu et indirectement des performances de votre APN. Ainsi, selon votre paramétrage, avec un Nikon D300 vous pouvez prendre 2 images/seconde comme le pousser à 5 images/seconde selon le type d'action. Rappelons que même en photographie sportive, 5 images/seconde sont tout à fait suffisantes, l'essentiel étant le savoir-faire du photographe et sa connaissance du sport ou du sujet à photographier.

Enfin, moyennant un adaptateur, quelques APN dont le Nikon D2Xs (adaptateur EH-6) acceptent une alimentation sur le secteur. Ne riez pas, cela vous dépannera peut-être un jour à l'intérieur ou près d'un bâtiment si vos batteries sont plates.

Mise à jour du firmware

Les APN sont des appareils électroniques dont les fonctions et les processeurs sont pilotés par des logiciels.

Ce sont généralement les fonctionnalités de certains menus qui font défaut ou des bugs dans les nouveaux APN (problème d'affichage, fausse alarme, support de nouveaux accessoires, etc) qui conduisent les constructeurs à procéder à une mise à jour du firmware de leurs appareils. Cette mise à jour est toujours la bienvenue car elle signifie que le constructeur assure un service après-vente continu de ses produits et qu'il tient compte des doléances de ses clients.

Comment obtenir le firmware ? Soit vous procédez vous-même à cette mise à jour si vous disposez d'un ordinateur et d'une connexion à Internet soit vous la confier au SAV de la marque. 

Vous devez tout d'abord télécharger le fichier spécifique à votre modèle d'APN sur le site du constructeur : chez Canon, Fujifilm, Konica Minolta, Leica, Nikon, Olympus, Pentax, Sony, etc.

Pour les Nikon, suivez ensuite la procédure décrite sur mon blog. Pour Canon, voici par exemple la procédure de mise à jour du firmware du Canon EOS 30D, le concurrent du Nikon D200. Chez Olympus la procédure est automatisée et requiert très peu de manipulations.

Mais de façon générale soyez prudent et méthodique lorsque vous effectuez une mise à jour du firmware. Si une erreur se produit au cours d'une étape intermédaire (problème de batterie, de carte CF, coupure de courant, etc) ou si vous essayez de prendre des photos après une mise à jour partielle du firmware, vous risquez de bloquer l'appareil ou tout le moins d'avoir de graves dysfonctionnements. Dans ce cas la seule solution sera de déposer votre APN au service après-vente de la marque.

Connexions

Certains boîtiers, il est vrai généralement haut de gamme, sont équipés de nombreux ports d'interface ainsi qu'on le voit sur l'image du Canon EOS 20D présentée ci-dessous.

Les connexions USB 2.0 (digital), vidéo out, terminal (synchronisation PC, en dessous à gauche) et de contrôle à distance TC-80N3 (en-dessous à droite) équipant le Canon EOS 20D de 8 Mpixels sorti en 2004.

Un APN dispose en partie ou en totalité des connecteurs suivants : une sortie synchro pour le flash d'appoint (terminal), un port Firewire IEEE 1394 et USB 2.0 (DIGITAL) pour le transfert d'images vers l'ordinateur, une sortie série RS-232C, une interface NMEA 0183 D-sub pour la connexion à un GPS (afin d'afficher les coordonnées GPS sur la photo), un kit Wi-Fi 802.11b pour les transmissions sans fil, une sortie audio au format WAV, une sortie vidéo NTSC/PAL et une prise pour une télécommande RS-80E3 ou TC-80N3. Excusez du peu... Généralement la moitié de ces connexions sont disponibles sur tous les APN mais parfois cela se limite aux seules prises USB et vidéo.

Nous pourrions nous étendre sur d'autres particularités, tant mécaniques que logicielles, sur les applications (astronomie, macro, IR, UV, sous-marine, ...), etc. Cela nous conduirait trop loin, à moins de créer un nouvel article pour chaque sujet, ce que nous ferons à l'occasion.

Nous allons donc arrêter notre description ici et revenir sur des généralités tout aussi importantes avant de résumer le sujet.

Pour le lecteur qui veut poursuivre la lecture, nous aborderons dans un autre article la question de savoir si les particularités des APN haut de gamme justifient leur prix. Question sacrilège pour les puristes, pertinente pour d'autres, nous verrons que malheureusement un produit sophistiqué et souvent innovant sur lequel des équipes d'ingénieurs talentueux ont travaillé mérite toujours de figurer dans une catégorie à part.

Prochain chapitre

Inconvénients des APN et précautions à prendre

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