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Psychologie

Les peines de coeur : réflexion sur la vie (I)

L'amour entre deux personnes est un sentiment très fort qui n'a pas de prix. Il n'est donc pas étonnant que la rupture d'un couple ait des effets d'autant plus conséquents.

Les sondages français et belges révèlent que plus d’un couple sur trois divorce ou se sépare. Cette proportion atteint un couple sur deux en ville.

Quand la rupture est définitive, les ex-partenaires, qu’ils aient ou non des enfants, se retrouvent un jour seuls à devoir reconstruire leur vie. Certes, un enfant justifie que l'on garde la tête haute, mais le choc psychologique reste très dur à gérer et à surmonter.

Séparation, divorce, perte de confiance et peine de coeur, comment s'en sortir ? Comment ne pas s'effondrer et déprimer ? Comment vaincre ses angoisses, retrouver confiance en soi et tourner la page ? Faut-il à tout prix retrouver l'âme soeur pour ne plus connaître ces coups de cafard ou au contraire abandonner l'idée de refonder un couple ?

En raison du cas particulier de chaque individu et de la complexité du sujet, aucun psychologue ni conseillé matrimonial n'aura de réponse claire et définitive à ces questions qui dépendent d'une personne à l'autre. Mais sur base d'expériences vécues et rapportées on peut analyser et identifier les causes et effets de telles situations et proposer quelques pistes de réflexions que voici. Autant savoir.

Le texte est écrit soit au masculin (s'adressant à l'individu) soit au féminin (s'adressant à la personne) mais concerne évidemment autant les hommes que les femmes.

Quand hommes et femmes se cherchent sans se trouver

Quand on demande à des couples qui viennent de se séparer ce qui n'a pas fonctionné pour qu'ils en soient arrivés là, invariablement, chacun invoque des valeurs universelles qu'il ou elle met plus ou moins en avant dans sa relation et qu'il ou elle n'a pas trouvé chez son partenaire.

Contrairement à ce que certains pensent, cela ne se résume jamais en quelques mots, une attitude ou un sentiment particulier qui a mis le feu aux poudres. Si c'est le cas, il n'a fait qu'accentuer et alourdir une charge déjà trop lourde à supporter et conduit à la rupture du couple.

La vie de couple ou de famille est une chose complexe et les raisons d'une rupture toujours multiples. C'est généralement une succession de petits problèmes, de défauts ou déviances qui ont fini par agacer le ou la partenaire.

Les valeurs que l'on accorde à ses sentiments et à son couple ainsi que leurs priorités varient d'une personne à l'autre, en fonction du sexe, de l'âge, de la culture, des traditions et de l'éducation notamment, mais de manière plus subtile, elles se construisent, se renforcent et se modifient également avec l'expérience, bonne ou mauvaise, que l'on a avec son ou ses partenaires.

Les sentiments sont toujours associés à des valeurs nobles, plus ou moins fortes, qui font partie de notre personnalité. Une rupture est donc toujours considérée comme une atteinte à son intégrité, une violence personnelle. Elle peut vous toucher très profondément et vous marquer durant des années si la relation a été soit très intense soit très longue ou si vos êtes très sentimental et sensible.

Quand c'est le partenaire qui a mis fin à la relation, la rupture est généralement inattendue et l'échec sentimental souvent ressenti avec beaucoup d'incompréhension, de peine et de colère. L'intensité du choc émotionnel est plus supportable, quoique parfois plus culpabilisant, quand on a soi-même mis fin à la relation, du fait qu'on a anticipé l'événement.

De l'avis général, le divorce est l'événement le plus stressant qui puisse nous arriver après le décès d'un proche et avant la perte de son emploi. Son annonce a donc des impacts, psychologiques notamment, importants.

Dans les deux cas, c'est une rupture avec le quotidien, et le sentiment d'avoir échoué est très présent. Pour la première fois chez certains ou une fois de plus chez d'autres, on remet tout en question, en commençant par sa capacité d'aimer, les éventuelles erreurs que l'on a commises, son désir de vouloir continuer à vivre, etc.

Cet échec qui touche au plus profond de notre personnalité et de nos sentiments est considéré comme un événement grave dans la vie, et d'autant plus si le couple a eu des enfants, a vécu longtemps ensemble et construit une bonne partie de sa vie sur des sentiments d'amour a priori réciproques. Mais la désillusion est totale, la douleur profonde.

La peine de coeur est tout aussi forte pour une personne très jeune qui vient de connaître sa première rupture sentimentale par exemple ou celle qui manque d'expérience ou connu peu de partenaires. 

Jeune ou adulte, un échec sentimental ou un divorce vous aigrit et vous consumme de l'intérieur, au point qu'il peut renforcer vos exigences et ajouter un défaut à la liste des attitudes que vous ne voulez plus rencontrer chez le futur partenaire.

Malgré les qualités de toute personne, il faut le répéter, le partenaire idéal n'existe pas. Si vous aimez votre partenaire vous allez tôt ou tard découvrir ses défauts ou ses points faibles comme votre partenaire découvrira les vôtres. Il faudra donc accepter de faire des concessions, et le plus naturellement possible, autrement dit dans des conditions telles que la "chimie" opère entre vous deux.

Ceci dit, si on aime son partenaire, on peut ignorer pas mal de défauts et le "feeling" passera naturellement. Mais si dès le départ il n'y a pas d'amour, si on éprouve des difficultés pour lui dire ne fut-ce que "je t'aime", lui envoyer un SMS ou lui téléphoner quand il ou elle est à l'extérieur, même si on peut "s'habituer" à vivre avec son partenaire, les défauts vont rapidement prendre le dessus et envenimer la relation. Le partenaire lésé ressentira très fort ce manque d'affection. S'il a déjà vécu d'autres déceptions sentimentales ou s'il ou elle hésite à s'engager, la rupture du couple est programmée d'ici quelques semaines ou quelques mois.

L'intensité de votre amour ou du sentiment amoureux peut et va bien sûr évoluer, fluctuer dans le temps. Dans les premiers mois de la relation, il y aura des moments où votre partenaire sera peut-être plus amoureux de vous, que vous d'elle ou de lui et inversement. Mais si au bout de quelques mois et malgré vos discussions, rien n'évolue, il faudra vous résigner et considérer que vous avez fait le mauvais choix et tout remettre en question. Il est temps de discuter, et autrement que par ordinateur interposé.

Bien sûr, on peut vivre des années à côté de son homme ou de sa femme sans ressentir le moindre sentiment à son égard. Ce comportement peut satisfaire les deux partenaires car chacun peut y trouver des compensations. Certaines vont subir cette situation et ne rien changer. D'autres pensent que le temps ou le fait de faire l'amour même sans y mettre de sentiments arrangera les choses. Mais tout le monde ne peut vivre ainsi et dans la majorité des cas, cela conduit à la rupture. En fait, il y a autant de solutions que de couples et donc aucun recette miracle. On en reparlera.

Pourquoi est-ce fini entre nous ?

Quand le divorce est prononcé ou que la rupture est consommée, la première question qui nous vient à l'esprit est de se demander "Pourquoi en sommes-nous arrivé là", "Pourquoi est-ce fini entre nous ?" Si les tords se trouvent parfois chez l'autre, parfois chez soi, ils peuvent aussi être partagés.

Document http://www1.istockphoto.com/

Pourquoi avons-nous divorcé ? Juste ou injuste, le constat d'échec est accompagné de souvenirs qui font mal et qu'on préfère oublier au bénéfice des bons moments passés ensemble.

Pour comprendre cet échec, les partenaires doivent se placer à la fois à place de la victime pour analyser et comprendre son ressenti, son attitude, sa douleur, sa rancune et ses espoirs, mais également à la place de la personne jugée responsable de la rupture pour analyser son attitude et ses reproches éventuels et tenter de découvrir si l'un et l'autre n'ont pas consciemment ou inconsciemment provoqué cette rupture.

Dans tous les cas, la personne victime d'un divorce ou d'une rupture a de bonnes raisons de douter de ses capacités à aimer et remet tôt ou tard en question son envie de refonder une vie de couple.

Rétrospectivement, cette personne pourra identifier de nombreux facteurs et des indices à l'origine de la rupture de son couple.

Si elle souhaite fonder un nouveau couple, du fait qu'elle a déjà connu les souffrances d'un précédent échec amoureux, ainsi que nous l'avons dit, elle tirera les leçons de cette expérience et fera tout pour éviter un nouvel échec à l'avenir. 

Car si une personne est victime d'un échec sentimental, cette rupture l'a meurtri profondément et lui a donné une bonne leçon de vie. Elle sait déjà que les choses ne seront plus jamais pareilles, qu'elle devra probablement remettre beaucoup de choses en question et notamment sa manière d'aimer et de vivre avec son éventuel prochain partenaire.

Avant de nous pencher sur la reconstruction de soi après une rupture et la manière d'envisager l'avenir, voyons quelques unes des raisons qui peuvent conduire un couple à se séparer et briser ce qu'il avait de plus cher, son amour réciproque.

Quand les raisons de la rupture ne sont pas liées à de la violence conjugale, un style de vie, au caractère incompatible des partenaires ou une séparation de fait, nous pouvons identifier au moins trois raisons assez complexes qui participent à cette rupture du couple.

Des partenaires de plus en plus exigeants

La psychologie nous apprend que passé l'âge d'environ 30 ans, les hommes et les femmes deviennent plus exigeants. Cette attitude se retrouve autant dans la vie professionnelle que dans la vie privée. 

Dans la vie privée qui nous occupe, avec le temps nous devenons moins docile, moins souple, on s'aigrit, on critique, on exige plus de l'autre ou on ne supporte plus ses attitudes, ses manies, ses goûts, ses ordres, ses reproches, bref son style de vie. L'homme et la femme finissent par s'éloigner l'un de l'autre pour des raisons que chacun ne manque pas de justifier.

Si les jeunes sont plus compréhensifs que leurs aînés vis-à-vis des écarts de leur partenaire, s'ils s'adaptent plus facilement à leur changement d'humeur notamment, avec l'âge ces sentiments évoluent et ont tendance à se figer dans des habitudes et des exigences.

Quand un homme et une femme d'âge mûr se rencontrent et décident de vivre ensemble, combien d'entre eux font encore l'effort de comprendre leur partenaire. Ils vivent sous le même toit et partagent le même lit depuis quelques mois voire des années ou des décennies, mais s'aiment-ils au point de tout donner pour préserver leur amour "pour le meilleur et pour le pire" ?

On peut sérieusement en douter quand on apprend que même des couples mariés depuis 45 ans divorcent une fois pensionnés ou lorsque les enfants ont quitté le domicile et acquis leur indépendance. Le mal semble donc latent et n'épargner personne dans aucune classe sociale.

Sachant que deux couples sur trois divorcent de nos jours et qu'ils se séparent après une période de vie commune de plus en plus courte, un psychologue avait dit sous forme de boutade qu' "hommes et femmes ne sont pas faits pour vivre ensemble plus de 20 ou 30 ans". Malheureusement les faits lui donnent raison...

Mais peut-on s'en prémunir ou apprendre à dompter et éloigner cette destinée qui semble frapper la plupart des couples ? Plusieurs facteurs peuvent contribuer à expliquer cette rupture programmée qui surgit dans un couple a priori ordinaire et sans problème. Ils sont souvent liés à des traits de caractères trop rigides ou une incompatibilité qui se marque par un désintérêt, un manque de passion ou une incompréhension mutuelle. Citons quelques facteurs sources de conflits.

Document http://www.kanialaw.com/

Il y a notamment la culture et le niveau social qui peuvent influencer l'harmonie du couple. La religion, les traditions et les moeurs peuvent accentuer ces conflits.

Vient ensuite le caractère des uns et des autres. Les caractères extrêmes sont a priori incompatibles : les soumis et les dominants, les taiseux et les extravertis, les râleurs et les tolérants, les égoïstes et les généreux, les violents et les doux. Mais deux caractères dominants et sûr d'eux, refusant de négocier un compromis, sont tout autant incompatibles.

Sans parler d'une part du côté macho, supérieur, égoïste ou méprisant de certains hommes vis-à-vis des femmes et d'autre part l'émancipation des femmes et leur même désir de réussir leur vie ont conduit les uns et les autres à rivaliser plus qu'à s'entr'aider et partager éventuellement leur vie.

Puis il y a le style de vie et le statut social des partenaires. La recherche du bien-être, de l'autonomie, de la réussite sociale ont également contribué à rendre les uns et les autres plus agressifs et plus exigeants, cherchant à préserver leurs acquis ou leurs privilèges, faisant parfois passer leur carrière ou leur bien-être personnel avant leur couple.

La volonté de protéger sa famille, ses enfants, de conserver ses amis et ses relations ou tout simplement le désir de préserver ses loisirs, ses biens ou son style de vie au détriment de l'autre peut également exaspérer le partenaire qui se sent finalement exclu ou abandonné.

Alliés à des caractères dominants, ayant plutôt confiance en eux voire égoïstes, oubliant de ce fait que leur partenaire a également voix de citer et mérite plus d'attention, voilà autant d'éléments qui peuvent être sources de conflits au sein d'un couple.

Certains couples formés après 40 ans ne font plus beaucoup de concessions. Ils jugent que leur partenaire est suffisamment adulte pour comprendre leurs besoins et en exigent d'autant plus. Ils ne prennent plus le temps de discuter, de partager leurs doutes, d'essayer de comprendre l'autre, de voir leurs propres défauts, de les corriger, etc. "Je suis comme je suis" rétorquent certains, sous-entendant "et tu ne me changeras pas". Dans ce cas, la situation est claire, il y a un bloquage et la rupture probable.

La femme exigeante peut chercher le partenaire parfait, tout à la fois homme célibataire et bon père de famille, gentleman, beau, mignon, amusant et riche, le superman, le bricoleur, le génie, le sex symbol à l'odeur enivrante, bref un personnage charismatique au costume fait sur mesure, hybride entre je ne sais quel Chevalier servant et Apollon, qui évidemment n'existe pas sauf dans leurs fantasmes ou au cinéma. 

Or au réveil c'est un homme de chair et vulnérable qui est couché à côté d'elle, parfois gros, qui ronfle, qui sent et qui pique quand il n'est pas casanier, égoïste, ennuyeux, râleur ou pire encore. Si certaines femmes s'en accomodent très bien par amour, pour d'autres évidemment, en le voyant ainsi leur beau rêve se brise; leur homme n'est pas à la hauteur de leurs espérances. Insatisfaites, désabusées voire dégoûtées, dans un moment de colère ou de clairvoyance ces femmes préfèrent rompre leur relation, et le font. Notons que celles qui sont financièrement dépendantes continueront par nécessité à vivre ainsi avec leur partenaire mais elles ne sont pas à l'abri d'une rupture ou d'un divorce. Certaines d'entre elles malgré tout ont le courage de divorcer.

Même attitude chez l'homme. Influencé par l'image artificiellement embellie des mannequins et des stars, il s'imagine que sa compagne est parfaite sous tous les plans : des courbes idéales, du charme, de la douceur, de la compréhension, de la tolérance, de la générosité, de l'intelligence et capable de tout prendre en charge.

Mais cette femme idéale n'est pas à l'image d'une affiche de cinéma. A l'image de sa propre nature fragile qui accuse les rides du temps en accentuant les défauts, l'image idyllique de sa compagne se ternit également avec le temps. Heureusement, la beauté physique n'est qu'un des attributs que les hommes et les femmes recherchent chez leur partenaire. Et c'est heureux ainsi, car rapidement c'est la beauté intérieure qui prédomine.

Souvent et par tradition ou éducation, l'homme considère que sa femme doit être tout à la fois miss univers et cordon bleu, femme d'intérieur et son faire valoir, la "boniche" et la bonne mère. Malheureusement pour ces machos, ces temps sont révolus et cela fait deux générations sinon plus que les femmes en exigent autant des hommes et revendiquent leur indépendance. Evidemment, toute tentative de vivre en couple doit se gripper si les partenaires ne comprennent pas cela. Heureusement, malgré ces exigences réciproques beaucoup de couples parviennent à trouver leur équilibre.

Des attitudes irresponsables

La contrainte socio-économique notamment peut opposer hommes et femme dans la vie. Ce besoin de s'affirmer et d'avoir une bonne estime de soi se voit dans la manière dont les hommes et les femmes conduisent parfois leur vie privée. 

Selon les sondages, plus d'un homme sur deux a déjà trompé sa femme. Un sur quatre le ferait sur le lieu du travail. Cela n'implique pas qu'une femme mariée sur deux participe à cette aventure puisqu'elles peuvent être célibataires, divorcées ou veuves. Mais il n'empêche qu'une bonne fraction d'entre elles n'hésitent pas à briser des coeurs pour assouvir leur libido et vice-versa. 

L'homme de la rue qui vit normalement sa vie de couple ou de célibataire n'a pas toujours conscience de l'ampleur du phénomène des relations extraconjugales mais il suffit de lire certains forums, les petites annonces ou de discuter avec des psychologues ou des gens d'âge moyen pour se rendre compte qu'il touche beaucoup de personnes.

Extrait du film "Cabaret".

Une attitude volage ou perverse conduit généralement le couple au divorce. Il est parfois difficile de partager avec son partenaire son goût pour la luxure et autres moeurs légères.

Homme et femme, même combat ? Connaissant la nature psychologique assez différente des uns et des autres, c'est un raccourci trop facile mais il est certain que ni les hommes ni les femmes ne sont prudes ni naïfs des choses de l'amour.

Prenons un exemple. En public, en général les hommes et les femmes se tiennent correctement; ils respectent les traditions, les convenances, l'éthique. Mais savons-nous comment agissent la majorité des personnes lorsqu'elles sont à l'abri des regards ? En fait toutes les barrières s'écroulent lorsqu'elles sont réunies en tête-à-tête pour des raisons professionnelles ou à titre privé, à l'abri des regards indiscrets et du qu'en dira-t-on. L'homme marié en profite alors pour draguer la déléguée commerciale, l'infirmière, l'hôtesse ou la femme au foyer venue à sa rencontre. La femme rejetée par son mari ou célibataire n'hésite pas à courtiser les hommes.

Que les uns ou les autres portent une alliance ou que le partenaire soit présent n'a aucune importance. La plupart succombent sous la poussée de leur libido et un charme insistant. Bien sûr, à force de rêver et de s'envoyer en l'air dans des aventures sans lendemain, l'un et l'autre finissent par se lasser.

Ne leur cherchez pas d'excuses pour expliquer ce comportement parfois immoral et irresponsable. Outre la rupture de dialogue et l'étiolement des sentiments du couple, disons qu'il y a quelques raisons évidentes que reconnaîtront les intéressés. 

Parfois la femme recherche l'épaule et la protection auprès de son homme et ne les trouve pas. Elle aspire à un mieux vivre, la respectabilité et est déçue par la vie ordinaire que lui offre son compagnon. Elle vise les performances sexuelles ou des relations beaucoup plus fréquentes ce qui stresse ou déplaît à son compagnon, elle veut assouvir des fantasmes qu'il ne partage pas, elle veut mouler son homme à ses goûts, mêne une vie sportive, nocturne ou mondaine intense qu'il n'apprécie pas, fréquente beaucoup ses relations ou ordonne plus qu'à son tour, parmi d'autres motifs de frustration.

Bien entendu, la même attitude est valable pour les hommes. Ils  recherchent la femme-enfant ou la femme-maman, le symbole sexuel, la sécurité, la femme dominante ou soumise, docile, douce, active ou passive au lit quand cela leur convient (bien sûr nous ne parlons pas ici des obsessions et autre perversité). Si la partenaire est indifférente à ses goûts, le compagnon va progressivement se renfermer et considérer de plus en plus sa compagne comme une amie plutôt que comme une épouse. Finalement, déçu ou content d'être parvenu à cette situation qu'il a peut-être lui-même provoquée, il ira voir ailleurs ou passera ses weekends ou ses vacances seuls en quête d'une nouvelle âme soeur.

Quand l'un des partenaires agit de la sorte et feint l'indifférence, quitte temporairement le foyer ou vous trompe, dites-vous que l'alarme a sonné depuis longtemps. Sans réaction des partenaires, dialogue et changement d'attitude, c'est le nauvrage assuré.

Enfin, à l'image d'un jeu télévisé bien connu, pour sonder la sincérité des sentiments de leur partenaire, certaines personnes désabusées n'hésitent pas à le piéger; c'est le "coup monté" : à l'insu de leur partenaire elles agissent de telle sorte qu'il réagisse d'une certaine façon. S'il ne répond pas au stimulus comme prévu, au bout de quelques "coups montés", elles le quittent sans même discuter. C'est très vicieux car le partenaire abusé croit avoir commis une erreur, culpabilise alors qu'il n'y est pour rien. Les raisons de cette attitude malsaine et surnoise peuvent être multiples, à rechercher tout d'abord dans les problèmes familiaux ou les échecs sentimentaux du partenaire hypocrite. Une telle attitude est le signe évident d'un manque de dialogue ou de maturité du couple.

Dans des relations normales où les uns et les autres assument leurs actes en toute conscience, toutes ces déceptions, ces reproches, ces désillusions, ces défauts, bref ces problèmes finissent par effilocher les sentiments amoureux. Il arrive alors ce qui doit arriver, le dernier fil qui reliait les partenaires à leur amour et leurs espoirs se rompt.

Apprendre à partager sa vie

Plus d'une fois il arrive que l'homme ou la femme seule et exigeante qui vient de trouver son partenaire, se dise qu'il faudrait bien, à présent qu'il est là, lui faire une place dans sa vie, dans son appartement, dans sa garde-robe, dans la salle de bain, dans ses loisirs.

Vivre à deux signifie partager sa vie avec son partenaire, l'aimer, le comprendre, le respecter et le soutenir en toute occasion. Document DR.

Consciemment ou inconsciemment, plus d'un couple se brisent parce que madame ou monsieur "a oublié" ou refuse tout simplement de faire une place dans sa vie d'ex-célibataire à son partenaire... Egoïste et immature, ce partenaire ne sait pas encore conduire un couple et va droit dans le mur s'il ne reçoit aucune aide psychologique.

Cette attitude est typique des jeunes hommes des classes sociales défavorisées qui sont prêts à briser leur couple pour conserver leurs amis ou le temps libre qu'ils passent à jouer sur leur console. On retrouve la même attitude chez les hommes et les femmes seuls plus âgés et financièrement aisés, soi-disant heureux de leur condition mais qui tous, un jour ou l'autre, se sont efforcés de chercher l'âme soeur avant d'abandonner, résignés.

Quand ces personnes vivent en couple et subissent l'indifférence de leur partenaire, ont le sentiment d'être un objet que l'on garde dans un coin, il est temps qu'elle leur pose la question qui fâche : "M'aimes-tu ?" Mais en la posant, il faut aussi pouvoir assumer une éventuelle réponse négative et prendre la décision qui s'impose.

D'autres personnes ne laissent pas le temps au temps. Elles ne laissent pas le temps à leur partenaire de s'adapter à sa nouvelle vie de couple, de lui laisser le temps de retrouver ses repères, de maîtriser ses propres sentiments, de comprendre les besoins et les sentiments qu'exprime son partenaire, bref de laisser le couple mûrir et s'harmoniser. Attendre combien de temps ? 2 mois, 6 mois, 1 an ? Certains n'apprennent jamais... Tout dépend de l'intensité et de la conviction de ses sentiments envers l'autre.

Ce peut-être le coup de foudre et le grand Amour où les sentiments s'expriment naturellement dès le premier regard, mais de telles situations ne sont pas courantes, surtout quand les partenaires deviennent plus âgés. Dans ce cas, le sentiment amoureux naît progressivement, à un rythme différent chez l'un et l'autre qu'il est parfois difficile de comprendre. Il est certain qu'au bout de six mois de vie commune si non plus tôt, chacun devrait avoir eu le temps de connaître son partenaire et d'anticiper ses réactions. Il devrait donc connaître ses attentes, même s'il l'exprime à demi-mot. Si à ce moment là chacun reste sur ses positions et refuse de dialoguer, il est certain que l'avenir du couple est en danger.

Les signes avant-coureurs de la rupture

Une rupture sentimentale ne survient donc pas inopinément sans signes avant-coureurs. C'est toujours suite à une accumulation de faits parfois graves mais souvent anodins, auxquels le couple n'a pas toujours prêté toute l'attention nécessaire, consciemment ou inconsciemment.

Document colorisé, http://www.fcsok.org/

Dans un couple, la rupture commence lorsqu'on le dialogue est rompu.

Chacun sait pertinement bien les risques qu'il encourt à ne pas réagir au moment opportun, mais sans doute déçu par les réactions négatives de son partenaire, désabusé, vexé, énervé, il a choisi de baisser les bras ou de se renfermer en attendant que la tempête passe. 

Malheureusement, son comportement est inadapté et enfantin et ne va pas renforcer son couple. Car son partenaire ne l'entend peut-être pas ainsi, mais cela il ne le sait pas vraiment puisqu'il a rompu le dialogue... Comment savoir ce que pense votre partenaire si vous ne dialoguez plus ? Comment réparer une erreur si votre partenaire ne vous la signale pas ? Seul le dialogue, la mise à plat des reproches et leur analyse permettent de résoudre les problèmes, encore faut-il que les parties y consentent.

Certains diront qu'ils n'ont pas le temps de discuter, que ce n'est ni l'heure ni le moment, qu'ils sont fatigués et reportent cela à un autre jour. En fait ils évitent le problème soit par peur d'affronter la réalité soit pour éviter de nouvelles querelles. Ils ne veulent plus discuter ou en sont incapables et restent sur leurs positions, c'est l'effet boule de neige et cela ira de mal en pis.

Pourquoi dès lors continuer à vivre ensemble si plus rien ne rapproche les partenaires et les unit ? Dans ce cas, il est utopique de croire que les bonnes manières, un sourire et une simple relation sexuelle peuvent tout aplanir et résoudre les problèmes car la personne abandonnée et blessée ne comprendra plus l'attitude de son partenaire puisque le dialogue a été rompu. Pas la peine non plus de faire semblant de négocier ou de dialoguer si la sincérité n'y est plus. Tôt ou tard, l'hypocrisie et la dure vérité éclateront au grand jour.

Perdre son partenaire et être contraint de vivre seul peut-être angoissant à tout âge. Il est vrai qu'il est plus agréable de partager sa vie avec un partenaire que de vivre seul, sans personne à qui parler et partager ses émotions. 

Mais si vous n'éprouvez plus aucun sentiment amoureux pour votre partenaire, vous n'avez pas le droit de le retenir ni de le pénaliser. Vous ne pouvez pas lui imposer votre mauvais caractère, votre style de vie ou votre vision du monde. Vous ne pouvez pas l'empêcher de rechercher ailleurs le goût de vivre ou son désir de fonder un foyer. Chacun a droit à sa liberté et d'aspirer au bonheur. Cela s'est payé très cher dans nos démocraties. Parlez lui franchement et laissez-le donc partir ou quittez le domicile si telle est sa décision.

Les relations extra-conjugales

Un couple à la dérive dont l'un des partenaires a décidé de divorcer n'a plus rien à partager. Mais ce n'est pas pour autant que le couple se sépare ou divorce. Les partenaires peuvent encore vivre et même partir en vacances ensemble mais ils peuvent s'ignorer et ne plus dormir ni manger ensemble pendant des années. Cette situation est psychologiquement intenable et catastrophique pour les deux parties.

Une personne démotivée qui a perdu tout espoir mêne sa vie au jour le jour, sans trop réfléchir et ne fait plus de projets d'avenir. Si sur le principe elle est décidée à divorcer, la date n'est pas planifiée car elle est tout simplement bloquée, indécise, incapable de se projeter dans l'avenir. Au pire cette personne attend que son partenaire demande le divorce mais cela peut ne jamais arriver. En attendant, la vie continue...

La personne qui subit cette situation est très affectée par ce qu'elle vit, elle devient fragile, s'endurcit et s'aigrit, tout en réalisant parfaitement ce qui lui arrive. Elle se rend compte qu'elle "se pourrit la vie" mais elle est incapable de gérer la situation et d'avancer. Quand s'y greffent des problèmes financiers, la situation peut devenir critique.

En général ni les proches (enfants, parents) ni les amis ne comprennent cet abandon et ce lâcher-prise face aux événements qui peuvent durer des années. Mais ce comportement à d'autres conséquences plus inattendues.

Un jour, la personne mal dans son couple va rechercher la compagnie d'un autre partenaire et entretenir avec lui une relation extra-conjugale. Elle est souvent cachée car considérée comme adultérine, une infidélité, bref un aventure illégitime que l'époux ou l'épouse légitime ne doit en aucun cas découvrir. C'est déjà un premier facteur de risque, psychologiquement négatif, que le nouveau couple doit gérer.

La relation se nourrissant encore d'amour et d'eau fraîche, la "nouveauté" et le bonheur retrouvés feront que tout ira bien durant quelques mois. Mais dans de telles circonstances, ce genre de relation est difficile à gérer pour les deux protagonistes; non seulement ils ne peuvent pas se voir quand ils veulent, mais toute annulation ou report d'un rendez-vous finit par peser lourd dans les discussions au point que cela peut semer le doute dans l'esprit des partenaires et leur volonté de bâtir un nouveau couple.

Pour la personne vivant cette double vie comme pour la personne seule, cette situation peut combler leur manque affectif, quoique partiellement, car elles se sentent à nouveau aimées et respectées. Mais cette situation peut durer le temps qu'il faut, c'est-à-dire plusieurs années si l'un ou les deux partenaires sont indécis et ont peur de s'engager sur base des expériences qu'ils ont vécu. Cette attente interminable et sans objectif est le deuxième facteur de risque que doit gérer ce nouveau couple.

En effet, pour l'amant pressé ou motivé la situation devient vite insupportable, d'autant plus s'il vit seul. Hommes et femmes peuvent supporter ce rôle d'amant ou de maîtresse quelques temps mais on n'y survit pas. 

Car essayer de concilier "deux vies" en même temps est voué à l'échec, tout comme avoir parfois le sentiment d'être réduit à un objet sexuel est généralement peu valorisant. La personne mariée, par définition moins disponible que son nouveau partenaire vivant seul, risque de le frustrer ou de le démotiver car ce dernier est généralement dans l'attente d'une relation normale, régulière, au grand jour et durable, et aimerait bien faire des projets d'avenir.

Si la relation qu'entretien le couple est sérieuse mais si leur vie sentimentale est déséquilibrée, elle n'aura aucun avenir. Ajoutez au manque affectif et à l'absence, l'indécision, des malentendus, de l'impatience, de l'inexpérience, de la timidité, de la pudeur, des complexes ou encore de la perversité ou de la violence chez les partenaires, et on comprend que lorsque les sentiments sont ainsi mis à rude épreuve la plupart des relations extra-conjugales, même parties des meilleures intentions, finissent par échouer.

Finalement, lassé et frustré d'être abandonné ou incompris, l'un des deux partenaires va rompre la relation, laissant à regret la femme ou l'homme marié gâcher seul sa vie et partira en quête d'une personne plus disponible et motivée. Les conditions de départ n'étaient pas propices au développement d'une relation sentimentale sereine et durable.

Le pire dans ce genre de scénario est que la personne mariée jugera cette rupture injuste. Etant généralement peu disponible et occupée, elle aura le sentiment d'avoir fait de son mieux en se libérant chaque fois qu'elle pouvait pour rejoindre son partenaire. Dans son esprit l'aventure reste positive, son amour reste sincère et elle en garde un bon souvenir. Il est donc envisageable qu'elle relance son nouveau partenaire sans vouloir réaliser ou assumer toutes les conséquences de son geste.

Or, dans l'esprit de son nouveau partenaire, c'est tout le contraire : vivant seul, ayant donc en principe du temps libre, il a le sentiment d'avoir été abandonné trop souvent, d'avoir été trop peu aimé et incompris. Vrai ou faux, les faits plaident en sa faveur; il a passé beaucoup de temps seul et garde beaucoup d'amertume de cette relation souvent virtuelle. Il n'envisage donc pas de la revoir d'aussitôt.

Par conséquent l'amant va considérer qu'il a investit des années de sa vie "pour rien" et va en tirer une leçon : plus jamais de relation avec une personne mariée. De son côté cette dernière va aussi en tirer une leçon et évitera dorénavant de soit s'attacher à ses nouveaux partenaires soit ne cherchera plus de nouvelles relations tant qu'elle n'a pas divorcée.

Bien sûr des cas existent où les deux personnes acceptent une relation épisodique et sans lendemain, autrement dit d'être "sexfriends" durant des années à défaut de vouloir ou de pouvoir vivre ensemble.

Bref, tout le monde connaît ce genre d'histoire et surtout comment elle se termine. On se demande alors pourquoi vouloir chercher la difficulté quand il y a tant de personnes libres prêtes à vous ouvrir leur coeur ? En amour, n'apprend-on jamais de nos erreurs ? Quoiqu'on dise ou sache, le coeur à ses raisons que la raison ignore. Les amants comme les maîtresses existeront encore longtemps et tous referont dix fois les mêmes erreurs car une seule raison les guide, la quête du plaisir ou de l'amour.

Le divorce et la liberté retrouvée

Quand rien ne va plus dans un couple, le divorce est une épreuve qu'il faut affronter. Dans ces conditions, plutôt que de rester dans un status quo sans lendemain et pourrir en même temps la vie d'un éventuel concubin, il faut avoir le courage de dire à son mari ou son épouse "je demande le divorce", d'aller voir un avocat et un juge pour en terminer avec cette histoire et enfin retrouver le sourire et faire des projets d'avenir.

 Après la disparition d'un proche, le divorce est la procédure la plus redoutée des couples. C'est devenu un phénomène de société; un couple citadin sur deux y sera confronté. Certains s'en remettent, d'autres jamais.

Il est évident qu'il est plus facile de prendre cette décision sur le coup de l'émotion, juste après avoir découvert l'impensable ou dans les deux ans, que des années plus tard, lorsque la vie a repris son cours et le souvenir bien lointain même si la blessure est toujours à vif.

Ici le divorce est annoncée avec fracas et dispute, là en un mot en partant au travail le matin ou silencieusement par courrier d'avocat interposé. Ailleurs, sans lui dire, un dimanche matin, au sortir du lit, ou un jour qu'il est absent, le partenaire quitte le domicile conjugal avec armes et bagages, sans explication ou en invoquant un motif anodin. L'explication arrive quelques jours plus tard par un coup de téléphone ou par courrier d'huissier.

Ensuite vient la procédure de divorce tant redoutée, plus ou moins longue et harassante, jusqu'au prononcé. C'est alors que bien souvent le divorcé prend conscience qu'il existe un autre monde auquel il n'avait jamais été confronté, celui dans lequel on vit seul, sans partenaire, un monde dans lequel s'applique aussi de nouvelles règles, celle de la liberté et de la débrouille.

Arrivé à ce stade, la personne peut avoir le sentiment de respirer à nouveau et de revivre. Mais tout le monde ne partage pas cet enthousiasme.

Beaucoup de personnes vivant seules cherchent toujours l'âme soeur mais ne la trouve pas. Elles ont des occasions, les hommes et les femmes sont disponibles en pagaille et même des personnes agréables à vivre et fidèles (mais oui cela existe !) mais elles ne savent pas en profiter car ils ne font pas le premier pas.

La situation serait même plus critique pour les femmes (avec ou sans enfant) que pour les hommes vivant seuls. En effet, il semble que par nature les hommes aient plus de chances de trouver une partenaire du fait qu'ils peuvent facilement séduire une femme beaucoup plus jeune ou un plus âgée qu'eux, alors qu'une femme ira rarement vers un homme ayant dix ans de moins qu'elle, histoire sans doute de maturité mais également de goûts et de sentiment de protection (notons que passé 40 ans, une minorité de femmes financièrement indépendantes dites "cougards" vont volontiers vers des hommes dix à quinze ans plus jeunes qu'elles).

Du coup, le nombre de partenaires potentiellement disponibles n'est pas identique pour les deux sexes. Si certaines femmes seules s'en plaignent, on ne peut plus dire que c'est la société qui impose cette ségrégation qui dépend avant tout des goûts et des attitudes de chacun.

Ces hommes et ces femmes seuls ont bien des aventures d'un soir ou de quelques mois et voudraient conserver leur partenaire pour toujours mais ils ne savent pas comment conduire leur vie de couple ou refusent de s'engager. Ils sont indécis, jugeant que l'amour qu'ils éprouvent pour leur partenaire n'est pas assez fort ou artificiel. Forcément, à force d'être désabusés par la vie, ils perdent confiance en leur capacité d'établir une liaison amoureuse durable, ils se sous-estiment, deviennent passifs, perdent leur bonne humeur, dépriment et se résignent à rester seuls. Lorsqu'ils viennent de rencontrer un partenaire, ils se bloquent au premier stress, au premier heurt ou reproche et se renferment encore un peu plus dans leur solitude et leur grand lit froid. La rupture est assurée.

Comment s'en sortir ? Comment se reconstruire après une rupture et reprendre confiance en soi ? Ce sera l'objet du prochain chapitre.

Prochain chapitre

Se reconstruire après la rupture

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