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Psychologie

On peut avoir des vues parallèles, malheureusement elles ne se rejoindront jamais. Ainsi que le disait Jean Cocteau,"Le verbe aimer est difficile à conjuger : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel".

Se reconstruire après la rupture (II)

Après le décès ou la disparition d’un être proche, le divorce ou la rupture d'un couple représente l’événement de la vie le plus difficile à gérer, celui qu’on appréhende le plus et face auxquel personne n’est réellement préparé.

Face à son miroir, la personne fraîchement divorcée ou célibataire se sent isolée, exclue du monde, dans une situation qu’elle n’appréhendait pas et ne connaissait pas, si ce n’est par des témoignages qui, a posteriori ne la concernaient pas. Mais la voilà à présent plongée dans la même détresse qu’eux.

Ecartelé entre désespoir et folie, il faut pourtant continuer à vivre. Comment gérer cette torture lancinante et retourner cette situation désespérée à son avantage ? Comment vaincre ses peurs et ses angoisses, tourner la page et aller de l'avant ?

Le pari est osé mais mérite qu'on s'y attarde quelques instants car le bénéfice qu'on peut en retirer est à la hauteur de nos espérances.

Les commentaires des hommes et des femmes confrontés à cette situation sont explicites et révèlent la complexité de la nature et des relations humaines. Quelques titres de témoignages lus sur un forum : “Je ne parviens pas à l'oublier; J'ai l'impression de tout rater dans ma vie; Ah, les femmes ! (coup de gueule ou lettre d'amour); Marre d'en avoir marre; Je me replie sur moi-même; Le bonheur envolé; Des ruptures marquantes; Je pensais sortir de l'enfer en le quittant; Rencontres Internet, pas très nettes; Désespérément seule ; Depuis mon divorce, je réapprends à vivre; J'espère avoir fait le bon choix; Etre amoureuse, c'est quoi ?”, etc.

Pour toutes les personnes qui vivent seules suite à une union brisée, la première impression est toujours la même. Que la rupture soit violente ou silencieuse, on se sent abandonné, méprisé, déçu, trahi, abusé, coupable, en colère, bref, tous les qualificatifs vous viennent à l’esprit mais n’exprimeront jamais cet état de détresse et la solitude qui vous envahit à ces moments là.

Après la rupture, on remet tout en question, son attitude, celle de l’ex, on cherche à savoir comment tout cela a commencé, pourquoi s’est-on éloigné l’un de l’autre, pourquoi ne s'est-on plus parlé, pourquoi a-t-on changé d’attitude, pourquoi... ? On veut comprendre pour exorciser cette douleur et ne plus refaire les mêmes erreurs. On se documente sur la nature humaine et le côté parfois irrationnel des sentiments.

Mais quand on lit des témoignages, il ne faut jamais oublier que ceux-ci sont biaisés car ils ne prennent en compte que l'avis de l'un des deux partenaires et vous ne connaissez jamais l'opinion réel de l'autre personne, si ce n'est par ce que veut bien en dire l'auteur du témoignage. Or celui-ci ne connaît pas nécessairement les raisons réelles pour lesquelles son partenaire a rompu la relation.

Bref, ces articles ou ces témoignages contiennent parfois des conseils avisés portant sur la psychologie mais ce ne sont pas des recettes qu’il suffit d’appliquer pour réussir sa vie de couple. On se retrouve parfois dans des témoignages, mais pour soi de toute façon il est trop tard. La peine de coeur est profonde et on a l’impression qu’elle s’enfonce tous les jours un peu plus et ne cicatrise pas.

Les sentiments de révolte, de destruction et d'abandon

Quand l’amour était au rendez-vous ou ne fut-ce qu’une certaine complicité et que tout s'écroule, on ne comprend pas ce qui nous arrive et on ne l’accepte pas.

Les hommes et les femmes victimes d'une rupture expriment différemment leur révolte : certains se contiennent et subissent, d'autres réagissent notamment verbalement mais sans exagération tandis qu'une minorité se bat avec plus ou moins de violence qui peut revêtir différentes formes, ainsi que nous l'expliquerons dans un autre article.

Dans quelques rares cas, le sentiment destructeur domine. Certains hommes se vengent sur leur ex-femme et ses enfants et deviennent violents. Ils estiment que si eux ont tout perdu, leur femme doit subir la même loi. A la demande de la victime violentée, la police dresse des procès-verbaux et autres mains courantes mais généralement son action reste passive et sans effet, même parfois malgré une décision du tribunal. Jusqu'au jour où l'homme violent commet l'irréparable. Ces hommes là n'ont pas leur place dans notre société et doivent être enfermés.

De la même manière, certaines femmes blessées vont harceler leur ex-partenaire jusque dans sa vie privée, cherchant par exemple à détruire son nouveau couple, ou s'attaquent à sa vie professionnelle par le biais de son manager ou de ses relations, quitte à propager des rumeurs.

Ceci explique pourquoi certains partenaires refusent de donner le nom de la société où ils travaillent à leur conjoint, du moins durant le temps où ils ne vivent pas ensemble, histoire d'éviter des scandales et des soucis supplémentaires.

Enfin, quand la douleur et l'injustice prennent le dessus, que la dépression et l'angoisse vous submergent en permanence, certaines victimes peuvent envisager de tout abandonner, même leur vie. Mais en général l'instinct de survie nous dira le contraire, de relativiser la situation, de nous reconstruire et de rechercher à nouveau l'âme soeur, ou, au contraire d'éviter à l'avenir de renouveller ce genre d'expérience.

N'y pensez plus et tournez la page

Si vous avez subi une rupture mais aimez toujours votre partenaire alors qu'il vous a dit clairement que toute réconciliation était impossible, si rien n'évolue au terme de quelques mois malgré vos relances éventuelles, il va falloir vous décider.

"Elégie" (ou plainte au manque d'amour). Tableau de William Bouguereau réalisé en 1899.

Etant donné que les conséquences psychologiques de cette rupture sentimentale risquent de durer un certain temps et ne font que s'entretenir à mesure que vous y pensez, pour vous libérer de ces sentiments et de ce mal-être faites-vous une raison, acceptez l'échec et allez de l'avant !

De toute façon, dites-vous que le passé est révolu. Il est exceptionnel que des couples ayant rompu se réunissent par la suite car la victime en souffre trop et ne supporte plus son ancien partenaire dont elle connaît bien la personnalité et en qui elle a perdu confiance. En général, ils ne se parlent même plus, ne se saluent plus et ne sont même plus amis, même s'ils habitent tout près l'un de l'autre. 

La reconciliation est envisageable si l'un et l'autre sont restés seuls mais cette réconciliation est peu probable ou de courte durée car l'un des deux a été blessé, frustré, abusé ou est indécis et en conserve des séquelles morales quand elles ne sont pas physiques. 

On ne peut pas dire que les femmes soient plus exigeantes, dures, froides, égoïstes ou sévères que les hommes, car c'est autant la victime de la rupture que son instigateur qui peut refuser le contact, tout dépendant du type de relation.

Ainsi une femme sans emploi ou isolée et victime d'une rupture peut malgré tout chercher à renouer le contact avec son ex simplement pour être à l'abri du besoin, retrouver quelqu'un à qui parler ou sous l'effet de ses hormones, tandis qu'un homme peut rechercher à renouer le contact pour assouvir sa libido également ou avec l'espoir de reconquérir sa petite amie. Mais en général ce genre de relation ne dure qu'un temps. 

Sachant d'avance comment cela se terminera, aux relances de leur ex-partenaire, plus d'un ne leur répondent tout simplement plus ou leur répondent clairement une dernière fois "A quoi bon" ou "Oublie-moi", supprimant par la même occasion toute trace de leur ex : téléphone, e-mail, etc, ce qui clôt en principe le débat et met fin à l'aventure.

Les choses ayant été clairement dites par chacun des partenaires le jour de la rupture ou dans les semaines qui suivirent, pour éviter de vous détruire ou de vous épuiser encore un peu plus en vain, rangez plutôt cette histoire qui fait dorénavant partie du passé, dans un coin de vos souvenirs. N'en retenez que les moments agréables et remerciez votre ex-partenaire à ce titre. Rangez le reste à la rubrique des erreurs à ne pas répéter et tournez la page.

Bien sûr franchir ce cap n'est jamais facile. Si cela peut vous aider à vous reconstruire et oublier, dites-vous que vous n'êtes pas seul responsable de cette rupture et reportez tous ou une partie des griefs sur votre partenaire. Mais ne jouez pas pour autant à celui ou celle qui "a toujours raison" car nul n'est parfait. Reconnaître son erreur est déjà un signe d'intelligence.

Maintenant que la colère est passée et que vous avez les moyens d'isoler cet échec dans un coin reculé de votre mémoire, pensez à demain et à vous reconstruire, à retrouver votre joie de vivre et à faire de nouveaux projets.

Peut-être pas tout de suite, donnez-vous le temps de digérer l'événement, mais vous verrez que cela ira mieux à mesure que vous oublierez le passé et envisagerez l'avenir sous un angle positif et serein.

A consulter : ABBA -The winner takes it all (sur le blog)

ou comment Agnetha a posé sa voix sur la douleur qu'exprima Björn après leur divorce

Vivre son célibat

Comme un tison peut brûler longtemps avant de s'éteindre, les plaies résultant d'une rupture ne guérissent que très lentement. Mais un jour ou l’autre il faudra bien penser à sortir de ce marasme pour sécher ces plaies et ces larmes et remonter la pente.

Mais ce n'est pas encore gagné. Il faut à présent se prendre en charge, gérer ses émotions, la solitude, le cafard, la déprime, tout en essayant de garder le sourire auprès des collègues de travail et des copines. Parfois on n’y arrive plus, on a envie de tout plaquer, de tout avouer. On pleure, on soupire, on angoisse et on fait des cauchemars. Malgré leurs bonnes intentions voire leur empathie, les amis et amies ne vous réchauffent le coeur que l’instant d’une visite ou d’une sortie. Il faut que cela change !

A mesure que le temps passe et qu'on prend du recul, certaines personnes apprécient leur nouveau statut qui leur offre liberté et indépendance. Elles se découvrent des passions qu'elles ignoraient, du temps libre et s'occupent beaucoup plus de leur personne, de leur look, de leurs enfants ou de leurs amis.

Pour les personnes qui subissent leur célibat, ce temps libre est autant un avantage qu'un "problème" psychologique et sentimental voire financier. Le ou la célibataire forcé prend alors une attitude défensive pour occuper le temps sans avouer qu'il ou elle s'ennuie, pour paraître et mentir à l'image que lui reflète son miroir. Ces personnes justifient leur célibat en vous disant qu'“il vaut mieux être seul que mal accompagné”, qu'elles n'ont pas "trouvé l'amour" mais ces excuses, bien qu'appliquées à la lettre par beaucoup, peuvent cacher une profonde solitude et un manque chronique d’affection, surtout si la personne est sensible et a subit échec sur échec ou s'angoisse à l'idée de finir ses jours seule.

La victime accuse un peu plus la déception, s'enfonce dans l'égoïsme et devient tous les jours plus exigeante, jurant que cela ne lui arrivera plus ou que ce sera le dernier. Quand l'âge avance et que la personne n'a toujours pas eu d'enfant ou ne peut plus en avoir, le célibat peut parfois prendre une saveur douce amer.

Pour les personnes très sensibles ayant leurs émotions à fleur de peau, cette période est un cap difficile à franchir. A la longue, comme le dit l'expression qu'ils ne connaissent que trop bien, ils savent qu’“on n'est pas fait pour vivre seul”… Périodiquement la déprime réapparaît, le blues remplace les mélodies romantiques, ils ou elles en ont marre de vivre seuls et commencent à broyer du noir. Quand cette personne travaille, elle en fait deux fois plus, une manière de penser à autre chose. En privé, elle se consacre à ses hobbies, fait du sport, visite ses amis ou le patrimoine et part plus souvent en voyage pour ne pas rester seul en ses quatre murs.

Mais c'est parfois pire que de rester chez soi et de s'occuper, car les amis s'interrogent et posent des questions auxquelles il faut répondre; en passant seul dans certains lieux, on revit des moments passés avec son ex ou on observe autour de soi des couples qui vous font regretter le temps passé. Puis il faut rentrer au soir et réhabiter dans cette maison ou cet appartement devenu trop grand ou qui est trop petit. En tous cas il reste trop froid, trop silencieux, sans les bruits, les traces et les odeurs de son partenaire auquel on s’était habitué et attaché depuis si longtemps... six mois de vie commune pour les uns, des années ou des décennies pour les autres.

Chouette, aujourd’hui il y a du soleil, le moral remonte, mais dans le fond ça ne va toujours pas. Dans la rue, les gens marchent en couple, se parlent et s'embrassent. Moi je reste là, seul comme un idiot qui a raté sa vie. Oui, la déprime guette… Cela peut durer quelques mois ou quelques années, tant que cette personne bien sous tout rapport n’aura pas retrouvé sa moitié, l’âme soeur avec laquelle elle aimerait de nouveau partager sa vie.

Mais comment la trouver ? Comment reconstruire une vie de couple ? Quelle confiance allons-nous dorénavant accorder au nouveau partenaire ? Quels sont les risques d’échouer ? Comment les prévenir ? Comment s’en sortir ?

Si chaque homme et chaque femme reste un cas particulier, nous obéissons tous à des archétypes. Grâce à la psychologie et une introspection sur sa vie intime et de couple, on peut isoler des comportements types, comprendre ce que les uns et les autres cherchent dans une vie de couple, l'origine des conflits, et même chercher le réconfort et des explications chez des amis, mais un jour ou l'autre, il faudra bien se décider et faire seul le premier pas vers l'autre et réapprendre le béaba de la séduction et de l'amour.

Statistiques

Statistiquement parlant, la personne célibataire est loin d'être un cas isolé et représente même un phénomène de société  Il y a 100 millions de célibataires dans le monde. Les médias comme les commerçants leur accorde de plus en plus d'importance. 

En France, il y aurait environ 35% de célibataires dont un sur deux vit seul dans son logement et 14% sont veuves et veufs. En Belgique, 14% de la population est constituée de personnes isolées. Autrement dit cela représente des millions de personnes, avec un peu plus de femmes que d'hommes vivant seuls. Plus de 12% d'entre eux sont financièrement aisés et ne se refusent rien.

Les jeunes en dessous de 30 ans représentent la catégorie la plus solitaire. Généralement, ce sont les femmes qui choisissent de vivre seules. En Belgique, 20% des familles sont monoparentales, souvent constituées de mamans célibataires avec un enfant. Beaucoup d'entre elles vivent dans la précarité.

La proportion de célibataires augmentent également avec l'âge, avec une reprise massive vers 50 ans et après la pension. Par conséquent, il est plus difficile pour les personnes vivant seules âgées entre 30 et 50 ans de trouver un partenaire car la plupart des candidats vivent déjà en couples. 

Seules sont disponibles les célibataires ayant "oublié" de se marier (trop timides, trop isolés, trop accaparés par leur travail, etc), ceux n'ayant pas eu le temps de se marier (le couple s'étant séparé avant les fiancailles), dont le partenaire est décédé trop tôt et les divorcés.

Après la pension (et souvent après un divorce ou un veuvage) la question se pose différemment. Pour les uns, l'amour, le sexe, le couple, les enfants, ce sont de vieilles histoires. Pour les autres, suite aux échecs du passé ils hésitent à refonder un couple, ou dans ce cas, chacun reste chez soi; beaucoup ont retenu la leçon et veulent préserver leur liberté. Il y a enfin une catégorie de personnes âgées aisées et en bonne santé qui ne pensent qu'à vivre et profiter de leurs derniers jours sans devoir s'occuper d'un vieux qui sera bientôt malade ou grabataire. A chacun de voir selon le sens qu'il donne à sa vie.

Abandonner ou tout recommencer

Croquez la pomme d'amour à pleines dents mais évitez ses pépins.

Si retrouver un partenaire est toujours votre objectif, il n’est malheureusement mis sur le front de personne qu’il vit seul et cherche un partenaire... A peine est-ce signalé par l'absence de bague au doigt. 

Où trouver l’âme soeur ? Dans la rue ? Dans un café ? Chez des amis ? Dans un club ? A l'unif ? Au travail ? Dans le journal ? Sur Internet ? On peut y croire ou se désespérer... En fait, toutes les méthodes sont bonnes car il n’y a pas de recette ! Il n'y a que des conseils, des idées autour desquelles vous devez construire votre propre idée du bonheur et la manière de le concrétiser.

On peut bien vous donner des conseils, vous dire qu'il faut être séduisant, se montrer sous son beau jour, se parfumer, écouter son partenaire, s'intéresser à lui ou elle, ne pas toujours exiger ou critiquer, etc, mais cela ne suffit pas.

La vie, l’amour, sont des choses complexes qui se vivent au quotidien et qu’on n'apprend pas dans les livres ni sur Internet. La vie de couple s'apprend par l’expérience, le contact physique, une expérience qui recommence à zéro avec chaque nouvelle relation, où chacun doit accepter l'autre et être capable de répondre le plus simplement possible aux premières questions qui se posent dans toute vie de couple : comment "l'apprivoiser", comment lui faire plaisir, comment le comprendre, comment lui dire, comment l'aimer, bref comment vivre ensemble ?... Si cela se déroule naturellement, les réponses viendront aussi naturellement et vous n'aurez même pas l'impression de vous poser ces questions. Ce sentiment miraculeux s'appelle l'amour. Si les réponses à toutes ces questions ne viennent pas naturellement, là vous avez un problème, car vous allez bâtir votre relation de couple sur des bases artificielles et mal comprises par chacun.

Apprendre à aimer ? Mais alors très vite !

Bien sûr, si l'amour n'est pas au rendez-vous du premier soir, vous pouvez faire l'effort d'apprendre à aimer votre partenaire, mais tout le monde ne l'accepte pas et d'autant moins si vos sentiments ne se concrétisent pas très rapidement, sinon dans les premiers jours, dans les premières semaines.

Le désir et l'amour se partagent par nature, non pas de manière platonique mais physiquement. Si l'un des partenaires reste froid et distant, sans réaction, l'autre le ressentira immédiatement et cela risque de conduire rapidement à la rupture. Pour les uns cela va se concrétiser le jour même ou deux jours plus tard, pour les autres cela peut couver durant des mois, mais cela va exploser. Apprenez à aimer votre partenaire, d'accord, mais montrez-lui et exprimez très vite vos sentiments !

Et ne commettez jamais l'erreur de dire à votre partenaire que vous "devez apprendre à l'aimer" même si cela part d'une bonne intention, que "vous avez besoin de réfléchir quelques jours" ou que vous allez "la comparer" à une autre et décider ensuite. Si cela se dit parfois à 18 ans, reconnaissons qu'entre adultes il y a des paroles qu'il ne faut jamais prononcer à moins de souhaiter la rupture immédiate et sans appel !

Mais tout ceci n'est que du bon sens. Bien sûr la plus ou moins bonne éducation et l'expérience acquise peuvent avoir un impact sur l'évolution de la relation.

Une relation commence souvent par un rendez-vous en tête-à-tête. Vous voulez un truc pour être à l'aise lors du premier rendez-vous, après les premiers contacts par téléphone ou par Internet ? Invitez votre futur partenaire à boire un verre ou au restaurant et demandez-lui si cela ne le dérange pas si vous invitez en même temps un ami célibataire que vous n'avez plus vu depuis longtemps. Cela ne se refuse pas. Vous serez ainsi beaucoup plus à l'aise pour discuter. Et si le courant ne passe pas, votre déjà ex-futur partenaire plaîra peut-être à votre ami. 

Une autre astuce souvent pratiquée par les femmes : prenez rendez-vous en tête-à-tête mais demandez à votre meilleure amie de vous appeler sur votre GSM une demi-heure après le rendez-vous. Si par hasard vous n'êtes pas à l'aise avec cette personne, vous pourrez ainsi invoquer un rendez-vous urgent pour mettre fin à cette entrevue.

En revanche, si vous appréhendez votre première rencontre (plus qu'il n'est raisonnable d'être un peu anxieux ou nerveux) et craignez de connaître un nouvel échec, si vous avez peur de sa réaction, si vous refusez de faire le premier pas et restez passif ou passive en toute situation, vous devez reconnaître que vous avez un blocage psychologique à l'idée de passer à l'acte.

Cette attitude très négative et proche de l'angoisse ne peut vous inciter qu'à vous renfermer sur vous-même, de vouloir tout abandonner et rester seul. Mais si vous en avez conscience, vous avez encore la chance de pouvoir combattre ce sentiment et d'essayer de vaincre cette timidité ou ce malaise plus profond. A chacun d’évaluer ce qu'il ou elle a à gagner ou à perdre dans l'aventure.

Bien sûr, si cette attitude de repli persiste au cours de votre relation, c'est que soit le mal est plus profond et requiert l'aide éventuelle d'un spécialiste, soit vous n'aimez tout simplement pas suffisamment votre partenaire, voire les deux.

Si la raison de cet échec est purement sentimentale, dans ce cas pourquoi continuer ? Vous devez le signifier clairement à votre partenaire. Rappelez-vous qu'on ne joue pas avec les sentiments et que ni les hommes ni les femmes ne sont des Kleenex ! Ils en attendent autant de vous. Si au contraire vous voulez changer les choses et conquérir le coeur de cette personne, rappelez-vous que vous avez 50% des atouts et que la chance de réussir est partiellement entre vos mains. Saisissez votre chance. Comment ? En séduisant votre partenaire et en exprimant vos émotions naturellement et sans hypocrisie.

Prochain chapitre

Exprimez vos émotions

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