|
|
Toutefois les administrations F, G, DL et LX parmi d'autres ont souhaité que les stations VHF conservent leur indicatif alors que d'autres pays ont accepté que les amateurs concernés changent d'indicatif s'ils le désiraient La plupart des autres pays ont suivi ce mouvement, y compris les Etats-Unis fin 2006 suite aux milliers de pétitions que reçut la FCC en juillet 2005 demandant la suppression du code Morse de la législation radioamateur. La FCC voulut ainsi "encourager les individus intéressés par la technologie des télécommunications ou capables de contribuer au progrès du radioamateurisme à devenir radioamateurs". Mais par un étrange retournement de l'histoire, à présent que le Morse n'est plus obligatoire, de nombreux amateurs s'intéressent à nouveau à ce mode et apprennent le code... Comme quoi la volonté des gens à quelquefois plus d'effets qu'une loi imposée de force. A toute bonne fin, pour les Morsistes rappelons qu'il existe un excellent logiciel shareware ($20) de réception, WinMSDSP, qui permet de gérer n'importe quelle communication en Morse, y compris les liaisons Meteor Scatter jusqu'à des vitesses de 4000 mots/minute ! Logiciel HSCW à télécharger : WinMSDSP de 9A4GL
La licence CEPT et le reste du monde Fin 2003 la CEPT T/R 61-01 fut approuvée. Qu'est ce que cela signifie ? Cette ratification signifie qu'un amateur titulaire d'une licence VHF européenne peut émettre dans les bandes HF depuis n'importe quel pays, à condition que ce pays ait implémenté l'Appendice 1 point 2 de ce document. Ce ne sera probablement pas le cas pour San Marin ou Andorre (voir le document) car ce pays n'a pas encore ratifié cette recommandation. Cela dit, si la plupart des pays européens n'ont pas encore publié de décret concernant la suppression de l'article 2735 de l'UIT, la plupart des administrations ont donné des autorisations provisoires dans les limites de leur Etat sans attendre la délibération de la Commission Européenne (CEPT). En pratique, le certificat HAREC A donné au titulaire d'une ancienne licence HAREC B n'a donc pas (encore) de valeur légale dans un autre pays de la Communauté Européenne bien que la plupart d'entre eux acceptent l'équivalence, du Luxembourg à la Finlande. Tout cela est en cours de résolution. Même en dehors de l'Europe le processus est en cours. Antérieurement aux idées exprimées à la WRC 2003, un accord fut signé le 21 mars 2002 entre la CEPT (Europe) et la CITEL (Amériques) ainsi qu'avec l'ATU (Afrique). Cet accord devrait aider l'UIT à développer les télécommunications et standardiser le certificat HAREC. Concrètement cela signifie que les pays non-européens, s'ils n'ont pas encore signé le document T/R 61-01 "adhèrent" généralement au principe, comme par exemple Israël, le Pérou ou les Etats-Unis. Et depuis qu'ils ont supprimé le Morse de l'examen, si vous désirez émettre depuis le territoire des Etats-Unis ou de leurs possessions, vous pouvez échanger votre certificat CEPT pour une licence américaine et obtenir les mêmes privilèges qu'une lience de classe "Extra". En revanche, si vous souhaitez obtenir une licence de classe "Extra", vous devrez réussir les examens dits Elements 2 (Technician), 3 (General) et 4 (Extra). Les Etats-Unis n'accordent pas de licence "Extra" sur base de la réciprocité. Mais que se passe-t-il si un citoyen canadien ou américain visitant l'Europe veut utiliser son émetteur ? La CEPT ne reconnaît pas le Canada ou les Etats-Unis par exemple comme pays membre non-CEPT, car ce pays n'est pas un membre de la Communauté européenne. Dans la pratique les amateurs licenciés non-européens doivent demander une autorisation provisoire d'émission dans le pays visité comme ils le feraient s'ils visitaient un autre pays d'Amérique ou d'Asie par exemple (voir IARP). Pour cela l'amateur doit écrire plusieurs mois à l'avance au Ministère des communications (ou des Transport) du pays visité. Il doit leur fournir toute les informations requises, dont l'indicatif d'appel, la classe d'émission, les dates du séjour et les numéros de série du matériel de transmission qu'il souhaite utiliser dans ce pays. Le permis IARP Le permis radioamateur international, IARP en anglais, est un permis réciproque et temporaire délivré à tout amateur licencié et citoyen de l'un des pays signataires des accords CITEL (donc un pays du continent amérciain). Il permet au visiteur d'utiliser temporairement une station radioamateur dans certains pays du continent américain. Le permis IARP est indépendant de la licence CEPT, cette dernière n'étant valable qu'au sein de l'Union Européenne. Le permis IARP est délivré par l'association nationale américaine représentant l'IARU. Aux Etats-Unis il s'agit de l'ARRL, au Canada du RAC, au Brésil du LABRE, etc. Ce permis est valable un an ou jusqu'à expiration de la licence, mais il peut être renouvelé. Comme la licence CEPT, le titulaire d'un permis IARP présente deux classes de privilèges : la classe 1 tout privilège et toute bande, et la classe 2 au-dessus de 30 MHz sans Morse. L'opérateur reçoit un groupe de caractères qu'il doit ajouter devant son indicatif (par ex. PY2/VE2SKY). Actuellement les pays suivants reconnaissent le permis IARP : Argentine, Brésil, Canada, Pérou, Uruguay, USA et Vénézuéla.
Le shack et son équipment Avant d'entrer en contact avec d'autres radioamateurs à travers le monde, de faire des QSOs en d'autres termes, vous devez acheter votre équipement, tout d'abord votre transceiver, éventuellement son alimentation associée (tout dépend s'il fonctionne sur le secteur ou sur une alimentation externe de 13.8V), ensuite le micro si longtemps attendu (sur pied ou à main ou encore relié à une pédale), votre antenne et éventuellement un pylone, quelques dizaines de mètres de ligne de transmission terminées par des prises PL, une charge fictive (dummy load) et un TOS-mètre (SWR-meter) ou un adaptateur d'antenne (antenna tuner). Vous pouvez éventuellement ajouter quelques accessoires comme une clé Morse, un ordinateur relié à Internet, un journal électronique (logbook), un amplificateur linéaire, une interface Vox ou Rigblaster, une antenna VHF à gain élevé pour travailler avec les satellites, etc. Vous découvrirez bientôt que votre shack se remplira graduellement d'accessoires, une pratique que vous connaîtrez sans doute si le radioamateurisme devient votre activité favorite. Vous pouvez préparer cette sélection quelques mois avant d'obtenir votre licence, bien que la réglementation vous interdise d'écouter le trafic radioamateur avec un appareil capable d'émettre. Lorsque vous aurez connecté et bien disposé tout ce matériel sur votre bureau, que vous aurez lu et relu les manuels d'utilisation, les choses sérieuses pourront commencer : en effet, avant de prononcer le moindre mot au micro, il sera nécessaire d'ajuster tous ces équipements pour obtenir le TOS (VSWR) le plus bas possible à la fois à la sortie de l'émetteur mais également sur la ligne de transmission allant vers l'antenne. Travaillez tout d'abord avec une charge fictive (dummy load) afin d'éviter de parasiter les bandes pendant que vous règlerez votre émetteur. Si vous utilisez un amplificateur linéaire, n'oubliez pas d'ajuster la plaque et la charge pour obtenir ici aussi le VSWR le plus faible possible sur la ligne en fonction de la fréquence de travail. Quand tout cela sera bien ajusté, replacez votre cable coaxial et vérifiez une dernière fois votre signal sur votre TOS-mètre externe. Si vous n'effectuez pas ces vérifications vous avez toutes les chances de surcharger l'étage final de votre émetteur, d'avoir des pertes de signal et de forts courants, source de dommages potentiels à votre installation, si vous-même n'êtes pas blessé. Aussi, il est grand temps d'appliquer ce que vous avez appris pour réussir votre examen radioamateur. A présent votre station est prête et je vous invite à passer sur l'air. Vérifier d'abord si la fréquence n'est pas occupée. Dans la négative, lancer votre premier CQ... C'est ici que cela devient passionnant lorsque quelqu'un répond à votre appel ! A consulter : Hamshacks of dream (en images) Les plus beaux shacks
Les langues Quelle langue parler sur les ondes ? Aucune directive n'impose une langue particulière durant les communications entre radioamateurs. Aussi le polyglotte sera-t-il très à l'aise en tant que radioamateur car au fil des QSO il pourra aisément pratiquer toutes les langues qu'il maîtrise à mesure qu'il passe d'un pays ou d'un continent à l'autre. Le sentiment d'appartenir à une seule communauté nationale d'estompe et on devient vite cosmopolite avec une vision des "étrangers" bien différente de l'impression souvent mesquine et ségrégationniste de bien des gens. Selon l'UNESCO, on parle plus de 2000 langues à travers le monde. Mais rassurez-vous, il en disparaît environ 15 chaque année. Cela dit, l'école supérieure américaine de Saint Ignatius en Ohio a publié une liste des principales langues parlées dans le monde. On y apprend que si le mandarin est la plus utilisée du fait de l'explosion de la population chinoise, c'est l'anglais qui reste la première langue officiellement parlée dans 115 pays suivie du français utilisé dans 35 pays et de l'arabe parlé dans 24 pays. Tout facteurs confondus, y compris économiques ou tenant compte de la deuxième langue, ils classent ainsi les dix langues les plus utilisées au monde par ordre décroissant : anglais, français, espagnol, russe, arabe, mandarin, allemand, japonais, portugais et indi/urdu. Et de fait la quasi totalité des radioamateurs parlent anglais et souvent plusieurs parmi les trois premières langues citées, les six autres étant essentiellement utilisées dans les pays dans lesquels elle constitue la langue officielle (où parfois les amateurs sont réticents à parler une langue étrangère ou les comprennent difficilement). Vous n'avez donc aucun soucis à vous faire si vous avez le verbe facile ou désirez apprendre une langue étrangère sur les ondes, le monde est à vous ! Les désastres et les services d'urgence On ne peut pas discuter de radioamateurisme sans parler des services d'urgence. Comme en 1914 où Hiram Percy Maxim, 1WH fonda l'ARRL pour coordonner le service des stations relais qui aidaient les routiers à travers les Etats-Unis, aujourd'hui les radioamateurs assurent toujours un service similaire (Cf la définition du radioamateur) mais à une autre échelle.
Le même type d'organisation existe dans plusieurs autres pays pour citer le Royaume Unis (RAYNET) et dans une moindre mesure en France où le Plan ORSEC s'organise en coopération avec le REF-UNION. Dans les autres pays cette collaboration est beaucoup moins étroite et active car ces pays subissent peu de désastres et les secours sont totalement pris en charge par les autorités.
Récemment (le 19 août 2005), le réseau ARES fut sollicité pour venir au secours des populations après le passage du cyclone Katrina qui dévasta la Louisiane, le Mississippi et l'Alabama. Un peu plus tôt (le 26 décembre 2004), après le passage du tsunami qui tua des centaines de milliers d'habitants et détruisit les infrastructures sur les côtes d'Indonésie, de Thaïlande et du Sri Lanka, les radioamateurs furent également les premières personnes à pouvoir appeler la communauté internationale à l'aide ou pour rapporter aux autorités l'état des populations et des infrastructures de leur région. A cette occasion des radioamateurs opérant à partir des cargos américains de la Croix Rouge furent alertés et ont maintenu le contact avec les opérateurs restés aux Etats-Unis. A d'autres occasions, des contacts établis par Echolink ont permis d'identifier les besoins des victimes du désastre. Grâce à cette collaboration entre les réseaux amateurs et les autorités, la population peut être rapidement prise en charge et le cauchemar bientôt oublié. Reste toutefois à reconstruire les zones sinistrées et parfois son ou sa propre identité... Ces réseaux d'urgence communiquent sur les bandes HF (80, 40, 30, 20m) et prennent en charge toutes les demandes sanitaires et les premiers secours par la voie des ondes et facultativement à travers leur site web. Pour les opérateurs, ces activités deviennent des communications tactiques qui ont la puissance de sauver des vies plutôt qu'un simple hobby. Un monde à découvrir Avec le temps et plus d'expérience, après avoir lu des magazines de radio et rencontré d'autres amateurs dans les radio clubs, peut-être participé à des DX-péditions et des concours, vous découvrirez que les amateurs ne travaillent pas seulement en CW ou SSB mais certains d'entre eux utilisent également d'autres modes très intéressants comme la FM en VHF, le trafic aurora, la SSTV, le packet et d'autres modes digitaux. Quand le ciel est la seule limite : écoutez ces étonnants QSOs Earth-Moon-Earth avec F1ANH - Meteor Scatter avec F6CRP Malheureusement, vous découvrirez également assez rapidement que toutes les communes ne vous autorisent pas à ériger n'importe quelle antenne à l'endroit que vous désirez ni à n'importe quelle hauteur (vous pourrez si vous êtes chanceux). Parfois même vos voisins souffriront soudainement d'une grande sensibilité à vos antennes, même si elles ne sont pas encore connectées ! Mais jusqu'à preuve du contraire vous êtes maître chez vous et sur toute l'étendue de votre parcelle. Dans certains pays vous avez même le droit à l'antenne (en France), bien que cela ne soit pas suffisant et vous oblige malgré tout à vous plier à certaines contraintes d'urbanisme (hauteur limitée du mât, envergure de la beam, puissance d'émission limitée en fonction de la distance, règlement de copropriété, plainte des voisins, etc). En cas de doute, contactez votre association radioamateur nationale ou votre institut national de télécommunication pour plus d'information.
Enfin, si la plupart des activités radioamateurs requièrent une installation standard (un transceiver et une antenne HF ou VHF) les modes digitaux requièrent des accessoires spécifiques : un ordinateur, un cable pour relier votre transceiver à la carte son de votre PC et par exemple une interface Rigblaster que nous avons introduite précédemment qui est un petit périphérique dédié aux modes digitaux et supportant la SSTV. Une fois installé il suffit de le piloter avec un programme comme MMSSTV ou ChromaPIX. Si votre installation fonctionne correctement vous pourrez même capter la station ISS en SSTV si elle est équipée pour l'occasion ! Les activités par satellite ou sur de plus hautes fréquences (SHF, trafic EME, etc) requièrent des compétences techniques plus pointues, des logiciels spécifiques, une parabole, plusieurs antennes directives couplées, un radôme, etc. Quels que soient vos centres d'intérêts, toutes ces activités sont pratiquées par une fraction significative de la communauté des radioamateurs, des enfants jusqu'aux old timers ayant plus de 90 ans. La majorité des radioamateurs sont âgés de 45 ans en Europe et 58 ans aux Etats-Unis. Grâce aux nouvelles dispositions, l'âge moyen des radioamateurs à tendance à rajeunir. Chaque année les radio clubs voient de nouvelles blondes, signe de bonne santé et d'un regain d'intérêt de la population envers cette activité. Amusez-vous bien et à bientôt sur l'air ! 73 Thierry, ON4SKY, LX4SKY Pour plus d'information Le radioamateurisme (UBA), rubrique "Français, Radioamateurisme" Comment devenir radioamateur, RAQI, Canada Le site du REF-UNION, France A la découverte du radioamateurisme, Mégahertz, France En anglais La rubrique Radio Amateur sur ce site "A.R.Today", vidéo de 70 MB préparée par l'ARRL How to Become a Radio Amateur in Canada and USA, eHam How to become an amateur radio, CNIB, Canada How to Become a Radio Amateur, Gov.UK. The Magic of Amateur Radio, RSGB, UK. Beginners Guide to Ham Radio, by AA2MZ Amateur Radio ?, by KB0H ARRL Technical Information Pages (FIS) Back to Radio amateur activities of ON4SKY
|
||||||||||||||||||||||||||||||||