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Dans le cas d'une explosion, les neutrons et le rayonnement électromagnétique (X et gamma) sont qualifiés de "pénétrants" car ils ont la faculté de s'infiltrer à travers les murs et les fines parois de métal. Vu les températures qui règnent près de l'hypocentre, même le rayonnement infrarouge - la chaleur - passe à travers les murs. Seul un mur de plomb épais de plusieurs décimètres peut arrêter ces rayonnements. Donc même abrité dans la cave d'une maison faite en brique avec du béton armé, personne n'est à l'abri de la radioactivité. Le seul abri efficace est sous une montagne, sous plusieurs centaines de mètres de granite (mais il émet du radon radiotoxique) ou derrière d'épais murs en plomb. Et encore, il faut un abri 100% étanche disposant d'un système efficace de filtration de l'air car la poussière radioactive s'immisce dans tous les interstices et tous les conduits de ventilation, elle se mêle à la pluie et contamine les eaux... Pire encore que tous les effets décrits précédemment, la radioactivité libérée par une explosion atomique tue à petit feu. Son action au début invisible, agit surnoisement dans le temps en détruisant les tissus corporels et formant des cancers. En utilisant la bombe atomique, le Président Harry Truman savait quel effroyable carnage il allait provoquer et hésita un instant à l'utiliser. Mais ni lui ni les militaires n'avaient conscience de la gravité des effets qu'allaient provoquer la radioactivité sur la population. Tant le Gouvernement américain que les civils furent choqués quand ils découvrirent les effets de la radioactivité. La contamination radioactive : une étrange maladie Dans les heures qui suivirent l'explosion de la bombe d'Hiroshima, une pluie noire s'est mise à tomber sur la ville au grand étonnement des survivants, les hibakusha (les victimes de la bombe). La pluie était noire car elle était mêlée de cendres provenant des résidus calcinés par l'explosion.
Quelque 300000 patients ont été médicalement suivi à l'hôpital d'Hiroshima depuis 1945, dont la moitié sont décédé aur cours de la première année. Aujourd'hui, 60 ans plus tard, il ne reste que 55000 survivants dont beaucoup de grabataires. Malgré ce long suivi médical, les scientifiques ignorent encore si leurs descendants sont porteurs ou non de maladies directement liées à la contamination radioactive qu'ont subit leurs parents. A ce jour il n'y a pas de traces et donc a posteriori aucun risque que les enfants contractent une telle maladie mais les études se poursuivent car le risque potentiel existe. Mais la catastrophe ne s'arrête pas là. Ainsi que nous l'expliquerons, les éléments instables, dits radioactifs, produisent une énergie continue durant des milliers voire des milliards d'années jusqu'à stabilisation où ils deviennent enfin inoffensifs. Entre-temps ils ont rendu la vie impossible ce qu'en 1945 tout le monde ignorait. Après l'explosion d'Hiroshima, toutes les personnes résidant dans un rayon de 4 km autour de l'hypocentre ont été exposées à des doses de radiation souvent mortelles et toutes ont présenté des symptômes d'empoisonnment par radiation.
La situation est identique sous nos latitudes. Aujourd'hui, on constate que des enfants qui n'ont pas été directement exposés aux effets d'une explosion nucléaire portent des séquelles dans leurs chaires : cancer de la thyroïde, malformations physiques, etc. C'est notamment le cas chez plusieurs familles habitant dans l'Est de la France où des adolescents ont contracté ce type de maladies suite à l'accident de Tchernobyl en 1986 (bien que les autorités françaises refusent d'établir ce lien de cause à effet). Ces victimes qui n'ont pas hérédité de maladies génétiques ont été contaminées de deux manières. D'une part elles ont probablement respiré des particules radioactives (en suspension dans l'air ou transportées par la poussière) et d'autres part elles ont probablement mangé des légumes, des fruits, des baies, des champignons ou bu du lait ou de l'eau contaminée. La radioactivité des isotopes subsistant très longtemps, ces derniers ont été absorbés par les aliments dont se sont nourris les enfants à leur dépend. La radioactivité de l'iode s'est concentrée dans la glande thyroïde tandis que les autres éléments radioactifs ont perturbé le développement cellulaire au point de créer des malformations. Conséquences politiques et éthiques Sales expériences et sales guerres : qui punit l'Etat ? Quand on assiste impuissant à la souffrance des gens après un conflit ou un accident nucléaire, on ne peut que se révolter devant les conséquences désastreuses qui accompagnent d'une manière ou d'une autre l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins civiles ou militaires. On insistera encore sur cette question très importante dans d'autres dossiers plus ciblés. C'est malheureux à dire, mais la situation est presque identique dans tous les pays ayant touché au nucléaire, plus encore quand ils sont puissants et sont passés par une époque de conquête de nouveaux territoire (colonisation), d'expansion économique ou d'ambition politique (USA, Russie, Chine, Royaume Unis, France, etc). Aujourd'hui encore, suite aux essais nucléaires Français réalisés en Algérie au début des années 1960 puis dans le Pacifique entre 1966 et 1996, il est statistiquement prouvé mais encore difficilement avoué par les autorités, qu'une fraction des populations autochtones (25% en Polynésie) souffrent de maladies imputables à la radioactivité. Près de 40 ans après les événements, un bon milliers de victimes se sont constituées partie civile et ont attaqué l'Etat français en dédommagement. Des dizaines de milliers d'autres souffrent en silence. Une partie de ces pauvres gens sont heureusement soignés gratuitement en Métropole, mais sont bien loin de chez eux et du reconfort de leur famille. Une bien maigre consolation face à la détresse que doivent endurer ces innocentes victimes que la soif de pouvoir de certains chefs d'Etat français ont conduit en Enfer. Car si le Gouvernement français a finalement arrêté ses essais sous la pression du public, 40 ans après les faits les victimes continuent à vivre tous les jours avec les séquelles de leurs sales expériences.
Selon le rapport publié en 2002 par Institute for Energy and Environmental Research (IEER), dans le monde, les essais nucléaires atmosphériques auraient causé près de 22000 cancers dont la moitié fatals dus à des expositions externes, y compris 1100 cas de leucémies. Plusieurs milliers d’autres seraient attribuables à des expositions internes par inhalation ou absorption de nourriture contaminée, dont notamment 550 leucémies fatales et 2500 cancers de la thyroïde. Arjun Makhijani, directeur de l’IEER, affirme que dans certaines régions rurales des Etats-Unis (NTS), la contamination des enfants de fermiers par le lait de chèvre dans les années 1950 serait comparable aux pires expositions d’enfants enregistrées après l’accident de Tchernobyl en 1986. Ici comme en France, au Royaume Unis ou en Russie, le Gouvernement américain n'avait pas pris la peine d'avertir la population. Comment est-il possible que la course à l'armement chère aux Présidents H.Truman et N.Kroutchev, la quête effrenée de l'indépendance militaire chère au Général De Gaulle ainsi que le développement d'une arme de dissuasion puissent justifier le sacrifice de sa propre population ? Les kamikazes et les fous de Dieu qui sacrifient leur vie pour défendre leur cause ne sont pas dans la mentalité occidentale où, faut-il le rappeler, même les chefs d'Etats peuvent se retrouver derrière les barreaux d'une prison au terme de leur mandat. Si la France a fait preuve de racisme envers les "bougnouls" comme les appelaient le Général De Gaulle, les Etats-Unis, l'Angleterre ou la Russie firent de même en allant faire exploser leurs bombes "chez les autres", expatriant les populations autochtones sine die, sans leur donner d'explications et sans compensations (les cas de Bikini et des îles Marschall sont éloquents), sans oublier bien sûr que certains tirs contaminèrent des milliers de personnes. Avec le recul et connaissant les effets désastreux de ces expérimentations nucléaires, souterraines ou atmosphériques, ce ne fut certainement pas la meilleure décision politique, mais l'une des pires qu'aie jamais prise ces gouvernements. Quant à la solution des essais souterrains, le risque reste entier. Même en matière de nucléaire civil, l'accident de Tchernobyl (1986) n'est en fait que le summum de l'inconscience humaine. Rappelez-vous les incidents de Mayak, ceux de 1961 et 1962 en Algérie, la perte et l'explosion partielle de bombes H par l'USAF, les fuites dans les différentes centrales nucléaires, l'accidents de Bophal, la contamination des populations civiles durant les guerres d'Irak et des Balkans, etc... une liste si longue qu'elle nous fait frémir devant autant d'insouscience et de mépris. Au vu de cette situation révoltante vous conviendrez comme moi que toutes les armes nucléaires doivent disparaître de la surface de la terre et les génocidaires condamnés pour crime contre l'humanité. Mais laissons la Cour internationale de La Haye juger en âme et conscience ces maniaques qui nous dirigent. Après nous, les déchets nucléaires... Mais je ne vous ai pas encore tout dit car il manque le 5eme effet des armes nucléaires. Car ce n'est pas tout, il y a également les trop célèbres déchets nucléaires radiotoxiques. Non seulement le nucléaire peut tuer à petit feu, mais il traîne derrière lui ce boulet des déchets nucléaires dont on ne parvient pas à se débarrasser tant leur poids pèse sur l'avenir de la biosphère. Complétant notre tableau sanglant de l'usage du nucléaire, ils conduisent à la conclusion inévitable qu'il faut également abandonner le nucléaire civil par mesure de sécurité. Supporté par les commentaires des plus hautes instances internationales (ONU), le prochain chapitre vous explique, exemples à l'appui, pourquoi l'abandon de cette énergie est la meilleure solution pour tout le monde. Si l'AIEA et l'Euratom n'apprécient pas, ces instituts pronucléaires peuvent toujours "recycler" leur personnel dans des fonctions "plus propres", ce ne sont pas les demandes de contrôles éthique et sanitaire qui manquent... Dernier chapitre
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