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Quel télescope acheter et pour quel usage ?

La lunette apochromatique Astro-Physics de 180 mm f/9 EDT de John A. McCubbin.

Conseils d'amis

Pour acheter un instrument d'astronomie sans faire d'erreurs, il est nécessaire de connaître un minimum le langage du métier, la terminologie employée par les vendeurs ou les techniciens qui vous venteront les prouesses de leurs modèles et surtout de bien connaître les capacités et les limites de l’instrument que vous convoitez.

Pour cela, si vous êtes novice ou observateur occasionnel, ne vous contentez pas de la littérature mais contactez un club, essayez d'observer dans plusieurs instruments de conceptions différentes, entourez-vous des conseils avisés d'amis car rien ne vaut l'expérience en cette matière.

Dans le cas extrême où personne ne pratique l'astronomie près de chez vous et que le magasin le plus proche est à plus de 100 km, consultez les forums et posez des questions dès que vous aurez une première idée de l'instrument que vous intéresse afin d'être sûr de faire le bon choix.

Mais avant d’acheter quoi que ce soit, essayons de poser quelques jalons qui nous permettront de déterminer votre profil type d'acheteur afin de vous conseiller judicieusement.

Un hobby à la portée de tous

L’astronomie est une science de la nature multidisciplinaire s'intéressant autant à l'astrophysique (l'étude des astres) qu'à la cosmologie (l'étude de l'évolution de l'univers) grâce à des instruments tirant profit des dernières avancées technologiques (en optique, électronique, informatique, astronautique, etc.). Mais cette technologie ne doit pas rebuter l'amateur ou le débutant. En effet, ce hobby peut déjà se pratiquer à l'oeil nu ou au moyen d'un instrument d'optique bon marché ou que les plus habiles peuvent fabriquer eux-mêmes.

L’astronomie est une discipline passionnante qui peut être appréciée par des personnes de tout âge que le froid ou les longues nuits à veiller la tête en l’air ne rebutent pas. Mais l'astronomie peut également se pratiquer durant la journée (étude du Soleil, radioastronomie) ou en début de nuit en hiver. D'autres amateurs vivant sous des cieux peu cléments préfèrent voyager pour observer le ciel depuis des sites protégés ou les hauts-lieux de l'astronomie. Nous y reviendrons à propos du choix d'un site d'observation.

Par la fascination qu’elle suscite, l’astronomie passionne rapidement les plus jeunes observateurs tout en aiguisant la curiosité des plus âgés. Seules les méthodes de travail des uns et des autres varient selon l’objet de leur recherche, leurs centres d’intérêts, le temps et l’argent qu’ils peuvent y consacrer.

Photo inspirée de Gary Seronik (gauche) et photo prise par Vincent Nettman (droite).

Plus d’un amateur considèrent l'astronomie pratique comme un moyen de détente pour apaiser leur esprit après une journée agitée par exemple. Pour d'autres, c'est un moyen de parfaire leurs compétences techniques en mécanique, en optique ou en traitement d'images ou plus simplement, pour éprouver la sensation d’être quelque part relier au cosmos.

L’observation du ciel permet à bon nombre d’amateurs d’apprécier la nature, la beauté du ciel nocturne et d’observer à l’occasion des phénomènes que tout le monde n’a pas la chance de voir : les pluies d’étoiles filantes, le passage des satellites artificiels, l'explosion d’un bolide, les éclipses, les aurores boréales, les comètes, les éruptions solaires, le croissant de Vénus, l'anneau de Saturne, les cratères lunaires, la Voie Lactée, les galaxies, sont autant de sujets captivants.

L'astronomie amateur offre à chacun la liberté d’observer ou de photographier le ciel occasionnellement ou de manière systématique, en dilettante à des fins purement privées ou de manière scientifique en servant de seconde main aux professionnels.

Comment débuter en astronomie ?

Il est facile d’apprendre le langage des étoiles. Pour observer ou photographier le ciel, rien n'est plus simple. Il n’est pas nécessaire d’être un matheux ou d’avoir une licence en physique pour pratiquer l’astronomie amateur, loin s’en faut ! Tout ce dont vous avez besoin, c’est d'une paire de jumelles ou idéalement d'une lunette ou d’un télescope – peu importe la taille –, une bonne carte du ciel, quelques livres décrivant les objets célestes et quelques friandises ou une boisson chaude bien réconfortante si vous observez durant l’hiver. Accessoirement un tabouret, une chaise à débord ou un transat n'est pas à négliger ainsi qu'une lampe de poche et peut-être un peu de musique.

Après les premières nuits d’émerveillement à contempler le ciel constellé d’étoiles ou à découvrir des étoiles filantes et les satellites artificiels, la première chose à faire est d'apprendre le langage des étoiles, c'est-à-dire de vous y retrouver parmi les constellations et d'apprendre les bases de l'astronomie (son histoire, les instruments, l'univers, etc.).

Les maisons d'astronomie vous proposent un vaste choix d'outils didactiques comme des livres, des cartes du ciel, des atlas papier ou en format numérique (DVD), des CD-ROM ou des programmes de simulation du ciel et/ou des planètes dont une sélection est reprise ci-dessous ainsi que dans ma bibliothèque (rubrique Généralité, Atlas stellaires et guides du ciel profond).

Précisons que ces guides et ces atlas sont surtout utiles aux débutants ou aux amateurs occasionnels qui souhaitent apprendre les constellations et l'emplacement des objets du ciel profond, et les localiser ou les identifier avec un instrument d'observation manuel (sans système GoTo). Les logiciels et les bases de données en ligne sont bien plus pratiques (cf. Eurêka) et dépassent la magnitude 21 en haute résolution. Mais l'informatique à ses limites. D'une part tout le monde ne transporte pas son ordinateur ni même une tablette sur le lieu d'observation, quoique, et d'autre part les sites isolés sont inaccessibles par Wi-Fi et sont parfois même hors réseau de l'Internet mobile (Edge, 3G, 4G/LTE, 5G).

A télécharger : Conseils pour astronomes débutants (PDF de 1.7 MB)

Premiers conseils des clients d'AstroShop.de

A consulter : Software

Revue de logiciels de simulation d'astronomie (en anglais)

Logiciels

Stellarium ou sa version web est gratuite et comprend des bases de données des objets du ciel profond, des comètes, des satellites, etc (voici la même vue simulée avec l'ancien Starry Night Backyard (2001) de Sienna software). Cf. la revue en anglais.

WikiSky (Sky-Map) est une application en ligne gratuite qui permet d'explorer la voûte céleste en haute résolution grâce à des photographies professionnelles et l'accès à divers catalogues dont les SDSS. Il dispose d'une rubrique actualité.

WorldWide Telescope est un programme gratuit pour Windows qui permet d'explorer le ciel. Il comprend une base d'images prises avec les plus grands télescopes, y compris les sondes spatiales. Il existe une version web.

Aladin Sky Atlas est un programme gratuit existant depuis 2014 pour Windows et les navigateurs Internet (Aladin Lite). Il permet d'explorer le ciel à partir des images des catalogues Aladin, SDSS et des télescopes spatiaux.

The Sky de Software Bisque existe depuis 1992. C'est un programme payant dit de planétarium simulant n'importe quel objet ou évènement céleste entre -4712 et +10000 ans. Il peut aussi piloter la monture d'un instrument d'astronomie. Il est proposé en différentes versions et pour tous les systèmes d'exploitation en dehors des mobiles.

Sky Portal de Celestron est une application mobile pour les tablettes et smartphones sous Android et iOS. Elle supporte la puce GPS et dispose d'une base de données. On peut donc orienter en temps réel l'appareil mobile face au ciel. Très pratique sur le terrain.

Astrophotographie, guides pratiques et instruments

A l'affût des étoiles de 384 pages brochées, 17x24 cm, en couleurs, de Pierre Bourge, Jean Lacroux publié chez Dunod depuis 1969. Depuis 2007, ce livre de référence est mis à jour par Nicolas Dupont-Bloch. Dernière édition en 2015.

Astrophotographie de 155 pages brochées, 28x24 cm, en couleurs, de Thierry Legault publié chez Eyrolles en 2006 et réédité en 2013.

La photo du ciel de 272 pages brochées, A5 couleurs, de Patrick Lécureuil publié chez Pearsons en 2010.

Guides, atlas et cartes du ciel en français

Le guide d'observation au télescope de 174 pages édité en 2016 par l'entreprise américaine Orion (anciennement Orion Telescope & Binoculars) est destiné aux débutants. Il décrit 60 objets du ciel accessibles aux petits instruments.

Le guide d'astronomie de 447 pages reliées, A5 couleurs, de P. Henarejos et al. publié chez Delachaux et Niestlé en 2006. Imprimé sur papier de qualité semi-brillant, c'est un livre d'intérieur.

Splendeurs du ciel profond en 5 tomes, chacun comprenant 290 pages A4 et N/B en format paysage, de Laurent Ferrero publié chez Burillier en 2010. Disponible avec une reliure spirale et en PDF.

Le Guide des Etoiles et Planètes de 408 pages A5 reliées, de D.H.Menzel et M. et F.Egger publié jusqu'en 1989 chez Delachaux et Niestlé. Il comprenant des planches photographiques N/B couvrant ~35°x30° et des cartes du ciel des horizons nord et sud des deux hémisphères.

La carte du ciel Hallwag (éditée entre 1960 et 2011) ou ses variantes sous forme de planisphères (par exemple Sirius et Stelvision 365), peu encombrantes et très utiles pour se familiariser avec les constellations.

Guides du ciel en anglais

Les Annals of the Deep Sky de Jeff Kanipe et Dennis Web se ventent d'être les successeurs des Burnham's Celestial Handbooks. Ils décrivent les constellations par ordre alphabétique. En 2022, il y avait déjà 8 volumes de ~440 pages chacun décrivant 34 des 88 constellations (de A à D). Lire la revue d'Alan Dyer.

Le Night Sky Observer's Guide en 4 volumes, chacun d'environ 450 pages reliées, au format A4 et N/B, de G.Keppler et al. publié chez Willman-Bell (fermé en 2020) entre 1998-2018. Il a été qualifié par Sky & Telescope de "Burnham's of the next generation".

Le Burnham's Celestial Handbook en 3 tomes de plus de 650 pages brochées au format 15x24 cm et N/B, publié chez Dover en 1978. Longtemps considéré comme la bible du ciel (voici un hommage à l'auteur et sa biographie). Rare en très bon état.

Atlas du ciel en anglais

Le Pocket Sky Atlas de 110 pages au format 17.1x23.5 cm à reliure spirale de Roger Sinnott, publié en 2006 par Sky Publishing. Il comprend 80 cartes du ciel reprenant 30000 étoiles jusqu'à la magnitude 7.6 et 1500 objets du ciel profond. Il fut réédité en 2021. Il existe également une version Jumbo de 136 pages au format 22.9x30.2 cm et couverture rigide. Voici les deux versions côte à côte.

L'Interstellarium Deep Sky Atlas et l'Interstellarium Deep Sky Guide de 264 pages chacun au format in 4° (~28 cm) et couleurs, de Ronald Stoyan et Stephan Schurig publiés chez Cambridge University Press en 2014 (Atlas) et 2018 (Guide), proposés en version Desk ou Field (reliure spirale). Plus d'infos.

L'atlas Deep Sky Wonders de 320 pages reliées, A4 couleurs, de Sue French publié par Sky & Telescope en 2011 propose un survol général du ciel. Imprimé sur papier de qualité semi-brillant, c'est un livre d'intérieur.

Le Sky Atlas 2000.0 de Will Tirion et Roger Sinnott publié en 1981, 1998 et 2007 par Sky Publishing et Cambridge University Press. Il comprend 28 cartes du ciel au format 28x50 cm reprenant 81312 étoiles jusqu'à la magnitude 8.5. Il est proposé en édition Field (reliure spirale), brochée, de luxe (et laminée en 2003).

Le Millenium Star Atlas en 3 tomes au format 24.8x35.6 cm de Roger Sinnott (S&T) et Michael Perryman (ESA) publié en 1997 par Sky Publishing en formats relié et broché. Cet atlas reprend 1 million d'étoiles jusqu'à la magnitude 11.

L'Atlas Coeli 1950 également appelé Atlas of the Heavens ou Atlas de Skalnate Pleso d'Antonin Becvar fut publié à Prague en 1948 puis en 1962 et 1964. Il s'agit d'une véritable oeuvre d'art. Il comprend 16 cartes du ciel de 40x56 cm dessinées à la main reprenant les étoiles jusqu'à la magnitude 7.75 et 1000 objets du ciel profond. Il fut remplacé par le Sky Atlas 2000.0 de Tirion.

Le Cambridge Photographic Star Atlas de 186 pages au format 25x34 cm d'Axel Mellinger et Ronald Stoyan publié chez Cambridge University Press en 2011. Cet atlas relié comprend 82 cartes du ciel à l'échelle de 1' par cm et reprend plus de 25000 étoiles et plus de 1500 objets du ciel profond.

L'Atlas Stellarum de Hans Vehrenberg en DVD reprend les versions numérisées des photos du célèbre atlas publié par l'astrophotographe allemand, complétées par les images numérisées de deux autres atlas publiés par l'auteur, Atlas Stellarum Historical et Atlas Lunarum.

Lorsque vous connaîtrez les principales constellations, vous pourrez localiser rapidement les planètes parmi les étoiles brillantes, sauter de constellation en constellation en quête des galaxies et des nébuleuses les plus brillantes ou rechercher les étoiles multiples aux couleurs chatoyantes et même chasser les comètes.

Ceci dit, nous verrons qu'avec l'invention des consoles GoTo, il n'est plus obligatoire de connaître le ciel pour profiter pleinement de l'astronomie. Disons que celui qui connaît le ciel a une relation plus intime avec la nature. De plus, même sur le terrain, grâce à Internet et une connexion Wi-Fi, aujourd'hui l'amateur peut consulter en ligne les éphémérides et quantité de bases de données depuis son ordinateur portable ou sa tablette, un service inimaginable il y a encore une génération.

Les programmes de simulation sont d'excellents assistants pour préparer les séances d'observation. Ils permettent d'anticiper certains phénomènes, de suivre les conjonctions planétaires, les transits des satellites devant Jupiter ou Saturne, l'évolution des comètes, les éclipses ou la progression des astéroïdes sans oublier la localisation précise de tous les satellites artificiels et des objets du ciel profond.

Pour vous aider à choisir l’instrument et les activités astronomiques dans le vaste éventail de l'univers amateur, prenez contact avec un club d’astronomie proche de chez vous. Vous y trouverez des amateurs qui partagent la même passion que vous et surtout beaucoup d'informations utiles quel que soit votre niveau de compétence ou vos centres d’intérêts.

A voir : Quel télescope acheter? Critères, Pièges et 56 références...

Conseils utiles mais partials car publiés avec le support d'Astroshop

Alors que paradoxalement, un peu partout le ciel est plus pollué que jadis par l'éclairage public, la gamme des instruments d'astronomie proposé aux amateurs est plus riche que jamais. Vous trouverez dans les magasins spécialisés tout ce qu'il vous faut depuis les livres et les accessoires jusqu'aux télescopes de dernière génération ainsi que des conseils d'experts. Pour avoir une liste complète des magazines et des revendeurs, consulter mes 1001 liens aux lettres B-ooks et M-anufacturers. Documents L'Astronome et Optique-Unterlinden.

Pensez également à visiter les observatoires publics, les planétariums, à rencontrer des professeurs d’astronomie, à participer à des conférences, aux forums sur l'astronomie et la physique, autant d’activités qui vous permettront de rapidement maîtriser les arcanes de cette discipline qui étend ses activités tant vers la construction d’instruments, que l’informatique, l'astrophotographie, le traitement d’image, la mécanique céleste, l’astronautique, l’histoire et ses débats philosophiques, la cosmologie, la bioastronomie ou encore la physique quantique. Voilà autant de sujets qui passionnent beaucoup d'amateurs.

Foires et salons de l'Astronomie : Toulouse (F), Schwenningen (All.), SPIE (Can.)

Northeast Astronomy Forum (NY, USA)

La plus grande foire consacrée à l'astronomie amateur

Enfin, si la construction d'un télescope vous intéresse, nous y reviendrons dans les articles consacrés à la taille du miroir et aux télescopes dobsoniens.

Ceci dit, pour plus d'informations vous trouverez une série de liens vers les sites des fabricants, des dealers, des webmarchands, des magazines d'astronomie et des forums tant francophones qu'anglophones à la fin de l'article consacré au classement des lunettes et télescopes.

Voyons pour commencer ce qu'on peut observer avec une lunette ou un télescope. Nous aborderons ensuite les différents types d’instruments et les questions plus techniques qui se poseront inévitablement.

Prochain chapitre

Que peut-on observer avec un télescope ?

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