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Quel
télescope acheter et pour quel usage ?
Pour
ou contre les consoles Goto ? (III)
Que
peut vous apporter un système de guidage automatique Goto ? Les
amateurs avertis reconnaîtront sans doute comme moi que les principales
raisons pour lesquelles on choisit ce système sont les suivantes:
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Vous connaissez mal le ciel et vous ne voulez pas perdre trop de temps
pour localiser les objets du ciel profond et les planètes lointaines (peu
d'amateurs ont en effet observé Uranus, Neptune et Pluton)
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Vous cherchez une technique pour observer le plus d'astres possible (tour
d'horizon) lors de chaque session nocturne
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Vous cherchez un système capable de pointer et de suivre les astres avec
précision pour votre caméra CCD
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Vous disposez d'une monture équatoriale programmable que vous aimeriez
piloter à distance ou indépendamment de tout contrôle local manuel
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Vous cherchez un moyen efficace pour organiser vos soirées d'astronomie
(isolément ou dans un club)
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Vous êtes contraint d'observer dans un lieu plongé dans la pollution
lumineuse et ne pouvez localiser à l'oeil nu que quelques étoiles
brillantes. |
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Le
Star Book de Vixen
commercialisé en 2004 est la première console GoTo au monde disposant
d'une carte du ciel
intégrée et d'un écran LCD. Il est adapté à la monture Sphinx. |
Comme
le dit tout bon commercial, nous avons ce qu'il vous faut ! Bien entendu
il y autant de bonnes raisons pour ne pas choisir ce type de système...
Disons simplement que nous avons un a priori favorable envers cette
technologie du fait qu'elle apporte une assistance intéressante à
l'amateur.
Un
système de guidage automatique (tels les produits de Meade, Celestron,
Vixen, JMI, Astro-Physics, etc) associé à un bon logiciel de simulation
(TheSky, Starry Night Pro, Skymap, Cartes du ciel, etc) constitue un chef
d'oeuvre de technologie.
Une monture Astro-Physics pilotée par TheSky par
exemple est capable d'effectuer les tâches suivantes :
un
alignement polaire ou altazimutal, mémoriser les erreurs périodiques des
roues dentées, rechercher les astres selon plusieurs
critères (d'une certaine magnitude, de certains types, dans une même
constellation, dans un catalogue spécifique, etc), ajouter de nouveaux
objets dans la base de données, mémoriser différents paramètres
comme plusieurs sites d'observation, vous proposer un tour d'horizon
des objets accessibles pour l'époque considérée ou de mémoriser une
séquence d'objets à observer. Excusez du peu !
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Que
dire de plus ? Pour l'astronome averti, ce genre d'outil devient vite
indispensable s'il veut se consacrer de manière sérieuse et assidue à
son hobby sans devoir s'occuper de problèmes annexes mineurs. Pour l'amateur occasionnel, ces fonctions lui offrent une
véritable opportunité de voir enfin de ses propres yeux les nébuleuses
et les fameuses galaxies qu'il a vu dans les livres comme autant d'objets
a priori inaccessibles...
Mais
a-t-on réellement besoin d'une console Goto ? Depuis
quelques années, les constructeurs ont informatisé la plupart de leurs télescopes, y compris les
modèles de 60 mm d'ouverture, au grand dam de certains puristes. Les
télescopes fabriqués récemment et équipés d'un système Goto disposent des
coordonnées de quelques centaines à plus de 41000 objets. Les modèles les plus complets disposent en mémoire
de tout
le catalogue de Messier (M), de Dreyer (NGC et IC), Aitken (ADS), des catalogues stellaires
(Bright Star, SAO), mais également les noms ou astérismes des principales planètes,
des astéroïdes, des comètes, y compris parfois ceux des principaux satellites
artificiels. Les plus sophistiquées ou les plus répandues permettent
également d'encoder manuellement les paramètres de quelques dizaines
d'astres supplémentaires. La curiosité éclectique des utilisateurs n'a
donc pas été oubliée.
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La
monture Astro-Physics
1200 GTO. |
Grâce
à l'informatique et à l'extension d'Internet, ces bases de données sont
sauvegardées dans une mémoire programmable (EPROM) que l'on peut, sur
certains modèles, mettre à jour gratuitement par Internet. Mais
renseignez-vous si cette option vous intéresse car certaines grandes
marques font payer ce service ou n'ont pas de service de support en ligne.
NGic
- Pour être certain d'observer un objet du ciel profond
Un
programme de Sylvain Riballet et Elisei Damien
Sur
les télescopes grand public et de petite taille (inférieure à
450 mm d'ouverture), toute la configuration électronique ainsi
que l'informatique sont habituellement incorporées dans la base
du télescope. Mais le fait d'utiliser une informatique embarquée
se paye parfois très cher : le prix d'un télescope
catadioptrique Goto de 125 mm d'ouverture s'élève entre 1600 €
(Meade) et 2000 €
(Celestron). Mais à côté de cela un
télescope dobsonien Goto Odyssey de 450 mm d'ouverture ne coûte
que 2300 €
chez JMI.
Ces
prix relativement élevés dans l'absolu n'ont pas empêché les
amateurs de les acquérir. Certains justifient le système Goto
par le fait qu'il leur permet enfin de voir Pluton sans attendre
qu'il passe près d'une étoile brillante !
Car il ne faut pas considérer comme certains amateurs le disent que l'usage d'un
télescope informatisé gâche le plaisir de faire de l'astronomie. Je
dirais même que c'est tout le contraire. Il est frustrant de perdre son temps à chercher pendant une
heure deux trois galaxies à partir des coordonnées trouvées dans un
atlas quand on connaît mal le ciel, alors qu'il est possible durant le
même lapse de temps d'observer 10 ou 20 galaxies différentes en tapotant
simplement leur numéro de catalogue sur une console Goto. Vous
aurez au moins la satisfaction d'avoir observé toutes ces galaxies.
Je
pense même sans trop me tromper que pour un enfant il est plus attrayant d'utiliser une
console Goto que de devoir se contenter d'observer les galaxies dans un
beau livre faute d'avoir pu les localiser sur le terrain par manque
d'expérience ou de temps.
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Le
fait d'utiliser des moyens informatiques ne vous empêche nullement
d'apprendre la forme des constellations et de repérer la position approximative des
galaxies que vous observez. Vous pouvez également essayer de les
localiser sans aucune aide si vous le désirez, mais je pense que
si vous avez goûté au système Goto vous y reviendrez rapidement pour le gain de
temps et la facilité qu'il vous procure.
Par
le biais d'un forum, j'ai demandé aux astronomes amateurs pour quelles
raisons ils appréciaient ou pas les consoles Goto. Les réponses révélaient assez
bien les attentes de la majorité des amateurs.
Ainsi
les personnes qui ont la chance d'observer le ciel dans un endroit
écarté de la pollution lumineuse et qui peuvent sauter d'étoiles en
étoiles, balayant manuellement le ciel en quête des galaxies ou des
planètes invisibles à l'oeil nu semblent éprouver autant de plaisir que
les amateurs qui naviguent dans le ciel avec leur Goto. La
"chasse" des objets célestes fait également partie du plaisir
de "faire de l'astronomie" et les amateurs ressentent une sorte
d'accomplissement dans le fait d'avoir pu localiser tel ou tel objet de
Messier sans aucune aide.
Il
y aussi des observateurs qui utilisent leur Goto lorsqu'ils sont en ville
ou en banlieue mais le délaisse au profit de la recherche en mode manuel
dès qu'ils observent dans un lieu écarté tout éclairage public. C'est
aussi une manière d'apprendre le langage des étoiles.
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L'électronique
embarquée dans la base et le monobras du Celestron Nexstar5. |
Enfin,
pour les astrophotographes l'émotion n'est pas dans la découverte des
astres, ou dans leur observation à l'oculaire, mais plutôt dans le choix
du sujet, dans la sélection de l'équipement et de la technique les mieux
adaptés pour enregistrer certains détails, et dans l'expérimentation
des méthodes de traitement d'image. Quand le savoir-faire réuni toutes
ces techniques dans une photographie réussie, pour certaines personnes
l'émotion est bien plus forte encore que celle ressentie par n'importe
quelle image prise par le télescope Hubble.
Prochain
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Les
accessoires
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