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Par
contre il existe peut être une dizaine de types différents de télescopes,
pour citer parmi les modèles les plus connus le télescope de Newton, le
Schmidt-Cassegrain, le Maksutov-Cassegrain, le Dobson, le
Ritchey-Chrétien, le Simak, le Newlon, le
Kutter, la chambre de Schmidt (hypergraphe), etc. Pour rappel le
catadioptrique est une optique Schmidt-Cassegrain hybride conçue pour
réduire l’encombrant du tube optique et améliorer la correction des
aberrations. Nous y reviendrons. Tous
ces instruments ont été concus dans le même but : capturer le plus
possible de lumière pour la focaliser en un point aussi petit que
possible où l’image sera agrandie et examinée au moyen d’un oculaire
plus ou moins puissant. La différence entre ces modèles est la manière
d’y parvenir. A consulter : Nos outils pour sonder l'univers Tout
se fonde en effet sur les propriétés de l’optique, sur le fait qu’un
objectif constitué d'une lentille ou d'un miroir entraîne certaines
aberrations qui ne peuvent être supprimées qu’en interposant un second,
voire un troisième élément dans le trajet lumineux, une lentille à
indice de réfraction différent, un miroir secondaire ou un système
optique complémentaire qui viendra annuler certaines aberrations résiduelles
afin que l’image résultante offre toutes les caractéristiques d’une
image exempte d’aberrations ou plutôt une image dont les aberrations
sont confinées sous la limite de diffraction de l’instrument. En
d’autres termes les aberrations sont toujours présentent mais elles
sont réduites et circonscrites au diamètre des étoiles telles
qu’elles figurent au foyer jaune-vert de l’instrument. Pour
atteindre cet objectif, les maîtres-opticiens ont des secrets de
fabrications. Ils utilisent par exemple des verres spéciaux et des revêtements
ad hoc qui expliquent pourquoi certains instruments présentent un prix
parfois cinq fois supérieurs aux modèles de la concurrence. Ainsi que
nous l’avons déjà dit ailleurs à propos des oculaires ou des aberrations
optiques, la qualité est une vertu qui se mérite et qui a donc un prix.
Ainsi
que je l'ai expliqué à propos des erreurs à ne pas commettre en achetant
un télescope, le choix d'un instrument spécifique, adapté à votre
activité devrait vous retenir plusieurs mois. Votre choix dépend avant
tout de votre budget, du temps que vous souhaitez consacrer à
l’astronomie mais aussi de considérations concernant la commodité
d’utilisation et les performances techniques de l’instrument. Parmi
les premiers critères citons le poids, l’encombrement, la portabilité,
l’ergonomie, la finition, la qualité, … Evaluer les performances
techniques concerne la qualité optique, la conception de la monture, la précision
mécanique du guidage, l’informatique
embarquée, l’électronique, les rouages, etc, sans oublier la qualité de
l’ensemble et les services offerts par le constructeur. Bien
souvent et au bout de quelques années, l’amateur dispose de deux voire
de plusieurs télescopes. A mesure que vous pratiquez l’astronomie, vous
allez envisager d’observer certains types d’objets plutôt que
d’autres ou vous allez préférer certains sites d’observation plutôt
que d’autres. Au fil du temps vous allez vous rendre compte que soit le
petit instrument soit le plus gros est inadapté, trop peu puissant,
encombrant ou trop lourd et qu’il aurait été plus utile de prendre
l’autre télescope. Aussi avant de vous décider pour un modèle ou un diamètre précis, réfléchissez à deux fois et essayez de vous
projeter dans l’avenir pour déterminer vos besoins futurs ou l’intérêt
que vous portez à l’observation du ciel. Peu
d’amateurs construisent eux-mêmes leur instrument. La raison vient du
fait qu’à l’heure actuelle un amateur peut acquérir pour un prix
relativement modeste, disons 3000 €, un télescope dobsonien de 400 mm en kit
et le
monter en quelques dizaines de minutes. Il peut aussi acheter des pièces détachées
et construire un newtonien équivalent s’il est bon bricoleur, doublé
d’un mécanicien et d’un électronicien. Mais cela devient rare devant
l’abondance des modèles commercialisés. Voyons
donc à présent les différents types de télescopes, leurs avantages et
leurs inconvénients. La
lunette astronomique La
lunette astronomique est un réfracteur constitué d’un tube contenant à l'une extrémité un objectif constitué de lentilles et de
l'autre un système oculaire. La lumière traverse ce tube optique
sans aucune déviation et en ligne droite. Comme toute optique aucune
impureté C'est ainsi que les lunettes astronomiques sont divisées en deux grandes familles, selon l'objectif utilisé : - la lunette achromatique : l'objectif est constitué d'un doublet de lentilles non corrigé pour l'aberration chromatique (dit spectre secondaire) - la lunette apochromatique : l'objectif est constitué d'un doublet, un triplet ou d'un groupe de lentilles plus complexe corrigé pour l'aberration chromatique jusqu'à la limite de diffraction. Citons pour mémoire la lunette "semi-apochromatique" qui n'est qu'un terme marketing pour signifier qu'il s'agit d'une lunette mieux corrigée qu'une conception achromatique standard mais qui conserve malgré tout une aberration chromatique résiduelle. A lire : Des lunettes astronomiques à moins de 100 € (sur le blog)
Avantages -
Simplicité de la conception optique (invention de Kepler et
Galilée modifiée par Fraunhofer et Steinhell) -
Facile à utiliser. L’astre
est dans l’axe du tube optique. -
Le tube est fermé et nécessite peu ou pas d’entretien. Le tube
optique est scellé ce qui réduit les courants d'air tout en améliorant
la qualité des images et en protègeant le système optique. -
L’objectif ne nécessite aucun réglage car il est fixé et aligné
de manière permanente dans son barrilet. -
Contraste élevé de l’image. N’ayant pas d’obstruction
centrale l’image est beaucoup plus contrastée et offre un bien meilleur
piqué que celle d’un télescope disposant d’un miroir secondaire dans
le trajet des rayons lumineux. Toute la luminosité du sujet se concentre
dans le disque central de diffraction (disque d'Airy). - Excellente correction du spectre secondaire dans les objectifs apochromatiques constitués de lentilles Fluorites ou à très faible dispersion (verre ED). - La longue focale (f/8 et supérieure) est adaptée à l’observation planétaire et des étoiles, surtout si le diamètre est conséquent. -
Les petits diamètres à tube court (type Orion ST-80 ou les
"spotting scope") sont d'excellents
instruments pour l’observation terrestre
Désavantages - Présence d’une aberration chromatique résiduelle dans les doublets achromatiques
-
Le prix. Mis à part les petits modèles d’entrée de gamme, les
lunettes de qualité sont plus chères que les télescopes Newtoniens ou
les catadioptriques de même diamètre, et ce dans un rapport de 2 à plus
de 10. -
Plus lourd et beaucoup plus encombrant qu’un télescope de même
diamètre en raison du triplet formant l’objectif et de la longueur du
tube optique. -
Le coût de la conception d’une optique de qualité limite la
dimension maximale des objectifs à quelque 200 mm de diamètre. Leur diamètre
maximum limite donc leur usage et on retrouve principalement ces optiques
dans des instruments de petites ouverture (50-180 mm) comme les lunettes
d’initiation ou les lunettes-guides. -
Inadapté à l’observation du ciel profond en raison de
l’ouverture limitée des instruments. Les rapports focaux relativement
longs (au moins f/8) imposent des durées d’exposition souvent supérieures
à 1 heure qui découragent l’astrophotographe passionné par les objets
du ciel profond. -
Les modèles de grand commerce ont une mauvaise réputation en
raison des modèles d’entrée gamme et des jouets importés qui sont
souvent de mauvaise qualité. Cette réputation peut injustement retomber
sur des modèles haut de gamme d’un concurrent en-dehors de tout soupçon.
Prochain chapitre
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