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La monture altazimutale dispose de deux axes perpendiculaires l'un à l'autre, l’un contrôlant les mouvements en élévation (haut en bas), l’autre les déplacements en azimut (gauche-droite). La base est horizontale ce qui permet de la déposer facilement sur une table pour assurer sa mise à niveau. Ce type de monture convient avant tout pour l’observation de la nature ou l’observation visuelle des objets du ciel mais pas à l’astrophotographie à longue pose. En effet pour simuler le mouvement sidéral des astres, ce système doit compenser 3 axes, ce qui provoque une rotation du ciel autour du centre optique. Cet inconvénient peut être éliminé en utilisant un dérotateur de champ. Mais cet accessoire est relativement cher, assez encombrant et ne convient qu’à des instruments de plus de 200 mm d’ouverture. Parmi les montures altazimutales, il faut citer le système dobsonien que beaucoup d'amateurs ont adopté en raison de son faible coût. Les produits d'appel de 150 ou 200 mm d'ouverture sont rarement motorisés et principalement dédiés aux débutants. Mais tous les dobsoniens disposant en option de moteurs à pas peuvent être équipés ultérieurement d'un système de guidage automatique à la Goto, système d'entraînement sur lequel nous reviendrons.
Avantages de la monture altazimutale : - Monture simple qui requiert seulement deux supports verticaux et un support horizontal. Elle est intuitive et facile à utiliser par les débutants. - C'est la monture idéale pour l'observation visuelle, tant de la nature que du ciel, surtout pour les débutants. - Monture stable, pas de risque de porte-à-faux ou d'un excès de poids d'un côté ou de l'autre pouvant générer des vibrations ou des problèmes de flexion. - Plus facilement transportable qu'une monture équatoriale, elle est recommandée pour transporter des télescopes dobsoniens de grands diamètres (de 200 mm à 1 m d'ouverture). - Facile à construire, sa conception peut se réduire au stricte minimum - Les télescopes de grande ouverture sont souvent meilleurs marchés que ceux fixés sur une monture équatoriale. Désavantages de la monture altazimutale : - Impossibilité de suivre les objets célestes avec un seul moteur d'entraînement. Pour les longues poses la monture altazimutale doit être contrôlée par un ordinateur ou être déposée sur une base équatoriale, mais ici encore le temps de pose est limité à environ 1h25m. - Impossible de viser un objet au zénith si la monture est motorisée sur les deux axes, c'est la conséquence du "trou de Dobson" lié à la manière dont l'électronique calcule la position des objets. - Pas d'orientation fixe ni de mise à niveau sur les montures manuelles. Si cela permet de sauter facilement d'étoiles en étoiles sans repères, ce manque de référence rend parfois la localisation des objets du ciel profond plus difficile. - Sur les montures équipées de moteurs d'entraînement, tout changement d'élévation ou d'azimut implique un changement de coordonnées dont les calculs doivent s'établir de manière continue au risque de perdre l'objectif visé. - En astrophotographie la rotation du champ limite la durée des prises de vue, à moins d'utiliser un dé-rotateur de champ mais c'est un accessoire cher et encombrant qui ne convient qu'à des instrument d'au moins 200 voire 300 mm d'ouverture. Dans tous les cas, sans système de guidage automatique, le guidage prolongé peut s'avérer assez difficile car les corrections ne sont pas toujours intuitives. La monture équatoriale La monture équatoriale est la monture idéale pour assurer un suivi sidéral (y compris planétaire) durant une longue période d’observation et est recommandée pour réaliser des prises de vue astronomiques des objets du ciel profond. Pour
assurer un guidage en mode équatorial aux latitudes moyennes, il faut
caller précisément l’axe horaire sur la latitude du lieu afin de
placer la monture équatoriale parallèlement à l’axe de rotation de la
Terre. Il faut ensuite l’orienter exactement sur le pôle sidéral (situé
à près d’un degré de l’étoile polaire dans l’hémisphère nord),
autour duquel semble tourner toute la voûte céleste. Il existe plusieurs
méthodes pour orienter un télescope vers le pôle céleste dont la plus
connue est la méthode de Bigourdan.
Qu'en est-il du choix de la monture équatoriale ? En effet, ainsi que nous venons de le voir, un choix s'impose : voulez-vous un entraînement manuel ou automatique, et dans ce cas avec ou sans système Goto, et pour supporter quel type d'instrument ? Les prix varient en conséquence. Ensuite, la qualité va encore faire augmenter les prix... Pour vous donner un ordre de grandeur, les prix varient entre grosso-modo 500 et 5000€, sans qu'il y ait de limite supérieure (jusque 30000€ par exemple pour une GE-300 d'APM, mais elle supporte 600 kg !). Si certains amateurs n'hésitent pas à installer leur cata de 280 mm sur une monture Celestron CG5 ou Vixen EQ4 ou EQ5 (apte à supporter des optiques de 125 à 200 mm maximum), cette solution est déconseillée car elle fonctionne à la limite des tolérances mécaniques. Ce n'est plus de l'astronomie, mais... de l'amateurisme ! Vous trouverez bien sûr des amateurs travaillant de la sorte, mais ceux qui ont acheter une monture Goto l'ont modifiée car elle est imprécise en astrophotographie (replacement des engrenages, o-ring, console, etc). Les électromécaniciens vont jusqu'à remplacer les axes et les roues dentées par des modèles de meilleure facture et de plus grand diamètre ainsi que le trépied. Bien sûr tout cela coûte de l'argent et chacun doit faire des compromis. Prochain chapitre
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