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Quel télescope acheter et pour quel usage ? Les
caractéristiques optiques Le
pouvoir séparateur Le pouvoir séparateur ou résolution instrumentale (exprimée en secondes d’arc ou en microns au niveau du foyer) décrit la capacité d'un télescope à discerner les détails. Plus la résolution est élevée (une fraction de seconde d’arc), plus l’image sera détaillée. De la même manière, la résolution augmente avec le diamètre de l'instrument. Ici aussi il est facile de comprendre que vous avez tout intérêt à acheter un instrument de grand diamètre. La
résolution est définie par la "limite de Dawes” et se définit
comme la capacité à séparer deux étoiles binaires serrées. On
l'obtient en général au grossissement d'environ 2x le diamètre de
l'objectif exprimé en millimètres. Théoriquement,
cette résolution traditionnelle se calcule en divisant 114 par le diamètre
de l'objectif exprimé en millimètres (ou 4.56 si la mesure
s’effectue en pouces).
Ainsi un télescope de 200 mm de diamètre présente une résolution théorique de 114 / 200 = 0.6 secondes de l'arc ou, selon notre premier calcul au grossissement d'environ 2x200 = 400x. Si la résolution dépend avant tout du diamètre de l’instrument, elle est également conditionnée par le facteur météo, en particulier par la turbulence de l’atmosphère (les conditions d’observation), le contraste et dans une moindre mesure par l'acuité visuelle de l'observateur. Le
critère de Rayleigh La
résolution d'une optique de qualité doit être limitée par le phénomène
de diffraction (disque d'Airy). Les anglosaxons disent que l'optique est
"diffraction limited". Les aberrations optiques (de premier et
second ordre) doivent être corrigées de telle sorte que les aberrations
résiduelles des fronts d'ondes doivent être réduites à moins de 1/4
de la longueur d'onde de travail (lumière jaune-verte) au foyer de
l'instrument. Vous
pouvez alors considérer que cet instrument est de qualité astronomique.
Si la précision du polissage est supérieure (l/8 ou
l/12) votre optique sera encore meilleure. Encore faut-il que
la mesure soit effectuée en lumière bleue ou jaune-vert et non pas en
lumière rouge. Car si un télescope présente une précision de l/8 en lumière rouge, elle ne sera que de l/4 en lumière
bleue ainsi que je l'explique dans l'article sur la qualité
d'une optique.
Le
critère de Rayleigh représente la résolution nécessaire pour observer
les anneaux de diffraction d'un couple d'étoiles serré. Si la résolution
de Dawes d'un télescope de 125 mm vaut 0.9", la résolution de
Rayleigh vaut 1.09". Cette mesure étant moins sévère que la résolution
de Dawes, elle est rarement mentionnée dans les catalogues des
revendeurs. Le
disque d’Airy Quand
vous observez une étoile dans un télescope correctement mis au point,
vous n'allez jamais observer une image agrandie des étoiles, même aux
plus forts grossissements. La raison vient du fait que les étoiles sont
pratiquement situées à l’infini. Il faut vraiment exploiter les
télescopes professionnels les plus grands et observer des étoiles
géantes proches (Bételgeuse ou Mira) pour discerner leur surface
autrement que sous forme d'un point stellaire. Ce disque n’est pas celui de l’étoile mais l’image de l’ouverture circulaire de votre instrument – l'objectif ou le miroir - un phénomène qui est lié à la nature ondulatoire de la lumière. Il s’agit des anneaux de diffraction.
Ainsi
que le montre bien les images présentées ci-dessus, en l'inspectant
minutieusement on distingue au centre de l’image un disque central très
lumineux appelé disque d’Airy, et une série d’anneaux de
diffractions concentriques dont l’intensité diminue graduellement vers
l’extérieur. A mesure que le diamètre de votre instrument augmente, le
disque d’Airy devient plus petit mais il ne disparaît jamais. La
brillance du disque d’Airy d’une étoile brillante est proportionnelle
à la quatrième puissance du diamètre de votre télescope. En théorie donc, si le diamètre d’un télescope double, son pouvoir séparateur augmentera d’un facteur deux tandis que la puissance lumineuse augmentera d’un facteur quatre. Du même coup et tenant compte de ce qui vient d’être dit, la surface du disque d’Airy diminuera également d’un facteur quatre, d’où il résulte un gain d’un facteur 16 de la luminosité de l’image.
Bref,
à choisir entre un lunette de 80 mm et un télescope à miroir de 100 mm
de diamètre, le plus grand diamètre du télescope vous fera gagné 0.8
magnitudes et vous permettra de pousser la résolution 0.4" plus loin.
Malheureusement le diamètre n'est pas le seul facteur à considérer
dans l'achat d'un instrument d'astronomie et en raison de l'obstruction
centrale du télescope, sur le terrain les deux optiques seront
pratiquement à égalité. Comme nous le verrons ceci est vérifié quand
on compare par exemple la lunette achromatique Tele Vue Ranger de 70 mm
qui supporte parfaitement la comparaison avec un télescope Makustov Meade
ETX de 90 mm.
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