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La conversion numérique des photographies

A. Les méthodes de conversion (II)

3°. Si vous possédez des photos ou des diapositives

Vous pouvez également les confier à un laboratoire photo leur demandant de les copier sur un CD (et sans compression !). Les laborantins réaliseront tout d'abord un nouveau négatif de votre document papier ou le scanneront avant de l'enregistrer sur un CD.

Si le support CD ne vous intéresse pas, les ressources numériques alternatives diminuent mais il existe encore un autre moyen de digitaliser ces documents : le scanner.

Il existe différents modèles de scanners noir et blanc ou couleur :

- Le scanner à plat portable ou à main, la reconstruction de l'image étant prise en charge par le logiciel

- Le scanner à plat ou "flat bed" de format un peu supérieur au A4/Letter avec ou sans adapteur pour transparent

- Les scanners à diapositives ou slide scanner, acceptant en standard le format 35 mm et les plans-films jusqu'au 6x7cm, parfois le 4x5" mais cela devient exceptionnel.

Le scanner à plat, portable ou à main est le modèle le plus répandu, son prix s'étant largement démocratisé depuis que HP, Microtek, Agfa, Canon et autre Logitech ont grand ouvert les portes de la digitalisation domestique. 

Ce type de scanner balaye votre photographie en quelques dizaines de secondes et restitue un document digital que vous pouvez sauvegarder en haute résolution et dont la définition varie entre 600 et 2700 dpi (9600 dpi par correction logicielle). Une photographie classique contenant plus de 1000 dpi, une image A4 couleur scannée dans les meilleurs conditions donnera rapidement un fichier d'une taille variant entre 10 et près de 30 MB. 

Tous les scanners sont vendus avec un logiciel d'acquisition et de traitement d'images et sont équipés soit d'une interface SCSI (anciens modèles) soit d'un port USB pour les systèmes d'exploitation le supportant sinon le standard TWAIN universel. 

Les scanners

Scanner HP 4200CSE

(photos A4)

Scanner Flashfilm d'Olympus

(diapositives)

Nikon Coolscan-III

(plan-films et dias)

Si la plupart des scanners à plat numérisent parfaitement bien les images sur papier (par réflexion), la reproduction de diapositives, de films ou de plan-films inversibles est une autre affaire. Une diapositive ayant une dynamique bien supérieure à celle d'une image sur papier (le contraste et la saturation des couleurs sont plus élevés que ceux d'un positif ou d'un négatif), un scanner ordinaire ne pourra jamais préserver les couleurs du fond du ciel ou les fines raies spectrales présentes dans l'image de votre film inversible. La plupart du temps les parties sous-exposées de l'image (l'arrière-plan d'une galaxie par exemple ou les raies spectrales d'un spectre) seront soit noires soit floues, sans aucun détail apparent. En fait ces scanners ne peuvent pas numériser les supports inversibles sans perte de qualité.

Le scanner HP Scanjet 4890 (modèle 2005, 180 €) permet de scanner tout type de document, y compris les négatifs, les diapositives et les plans-films inversibles de grand format (4x5", etc) grace à son dos lumineux. Il remplace le modèle HP 7400c et son accessoire XPA. Aucun des autres modèles de la marque n'est plus capable de scanner les plans-films moyen ni grand format.

Pour y parvenir vous pouvez par exemple acquérir un scanner à plat haut de gamme (type "Professional", "Office" ou "Corporate") prévu tout spécialement pour scanner les diapositives et les plans-films inversibles jusqu'au format 4x5" ou supérieur sans perte de qualité. Ces scanners peuvent évidemment numériser des images par réflexion. Vu leurs performances, il coûtent tout de même entre 2 et 6 le prix d'un modèle d'entrée de gamme.

En complément ils disposent généralement d'un accessoire, souvent incorporé mais parfois externe, consistant soit en un petit système optique séparé soit en un tiroir ou une fenêtre permettant de numériser séparement les documents inversibles. Ces solutions sont proposées avec divers gabarits en plastique adaptés aux différents formats inversibles (négatifs, dias 24x36, 6x6, 6x7, 10x12.5, etc).

Cette méthode qui n'est pas très complexe à utiliser est la seule permettant d'éviter les pertes de contraste et les aberrations optiques (anneaux de Newton et autres défauts) introduites par la vitre principale du scanner. Les images numérisées gardent leur dynamique, leur saturation et leur contraste; l'arrière-plan reste clair par exemple, tout en nuances, sans aucune perte de détail.

Précisons que les plans-films 4x5" de sujets astronomiques (nébuleuses, planètes) numérisés en haute résolution peuvent atteindre une taille de 10 MB au format TIFF. Les moyens formats 6x6 ou 6x7cm ne dépassent pas 5 MB.

Pour les amateurs qui souhaitent scanner leurs documents inversibles, il n'existe que quelques marques sur le marché : AGFA, CANON, EPSON, HP et Microtek. Je vous conseille de surtout bien lire les revues et critiques faites par les utilisateurs avant d'acheter le scanner que vous convoitez, certains modèles pouvant s'avérer peu ergonomique, limités ou présenter des défauts (difficulté d'utilisation, coupure d'image, erreurs, ...).

Les modèles proposés par HP sont particulièrement intéressants en raison de l'excellent service du constructeur et dans une moindre mesure pour leur design. Ces scanners sont livrés avec un logiciel de numérisation, un OCR et parfois des gabarits pour fixer les diapositives ou les plans-films à numériser sous l'adaptateur ou dans le tiroir dédié aux diapositives.

Le CanoScan LiDE30 1200/2400 dpi

Bien entendu un petit modèle ultra-plat A4 comme le scanner CANON CanoScan LiDE30 (3.3 cm d'épaisseur, 1.5 kg) qui ne numérise que les documents opaques standards reste un maître-achat, surtout si vous cherchez un scanner pratique et peu encombrant pour publier par exemple des images sur Internet à 75 dpi ou réaliser une publication à 300 dpi.

L'échantillonnage s'effectue sur 16 bits en N/B (64000 niveaux de gris), c'est un minimum, et 48 bits en couleurs. Même si ce scanner coûte 6 fois moins cher que celui de HP, moins de 80 €, il présente certainement le meilleur rapport qualité-prix. Vous ne serez pas déçu ni du résultat ni par son faible encombrant.

Citons également les scanners à diapositives. Il s'agit de scanners réservés exclusivement à la numérisation des diapositives ou des films de 35 mm; leur usage est donc plus limité qu'un celui d'un scanner à plat. Ici non plus tous les modèles ne sont pas équivalents; certains scanners à diapositives portatifs ne scannent pas l'image originale mais consistent simplement en une bonnette rigide qui se fixe sur l'objectif d'un appareil photo numérique tandis que les modèles plus perfectionner tel le Nikon Coolscan III (LS-30) scannent également les films où les images individuelles. Leur résolution est de 2700 dpi et produisent des images couleurs de 30 bits dont les fichiers atteignent la taille respectable de 28 MB.

Enfin il faut savoir qu'une résolution de 600 dpi pour un scanner à plat correspond à une résolution de 2400 dpi pour un scanner à diapositive. En pratique la numérisation d'une diapositive dans un scanner à plat donne des résultats mitigés si d'une part il n'est pas adapté à cet usage et d'autre part si sa résolution n'est pas très élevée; il est donc souvent nécessaire d'utiliser la résolution maximale du scanner (2400 dpi) et de l'adaptateur à diapositive si vous désirez tirer le maximum de vos documents inversibles.

L'apprentissage n'est pas très difficile car il n'y a finalement pas beaucoup de réglages à vérifier sur ces appareils.

4°. La qualité des scanners et des documents originaux

Devant ce choix de solutions, une première question vient naturellement à notre esprit : la qualité d'un film scanné est-elle supérieure à celle d'une photographie scannée ?

Ainsi que je l'ai expliqué dans les bases de la photographie, n'importe quel support peut en théorie enregistrer une scène dont la dynamique en terme de contraste, d'étendue des couleurs ou de la gamme de gris est très vaste mais une diapositive présentera toujours une dynamique supérieure en terme de densité optique. Ceci mérite quelques mots d'explications.

Le film inversible présente un gros avantage. Les parties les plus exposées sont quasiment transparentes car la lumière doit passer à travers. Leur densité est si faible qu'elle donne un relief inégalé aux diapositives.

Par ailleurs, analysé au densitomètre on constate inévitablement que le support original, négatif ou inversible, contient souvent bien plus d'informations qu'une image reproduite sur papier. Les raisons techniques sont multiples, la plus simple venant du fait qu'une fois l'exposition réalisée tout se joue en laboratoire, là où s'effectue au sens strict la révélation de l'image et où commence réellement la deuxième partie du travail.

Le papier photosensible utilisé pour les films négatifs n'est pas toujours adapté pour recevoir la gamme de contraste de l'original; outre le contraste, les hautes et basses lumières sont souvent écrasées, brûlées ou noires faute de compétence ou de patience du laborantin. Dans tous les cas la dynamique d'un support inversible est près de deux fois supérieure à celle d'un film négatif ou d'une bonne photographie couchée sur papier brillant. Vous le constatez facilement par vous-même : une diapositive présente toujours une meilleure luminosité qu'une photographie car son contraste est plus élevé et sa gamme de tonalités plus étendue du fait que sa courbe caractéristique est plus étirée dans les hautes et basses lumières. Les nuances d'une diapositive sont subtiles et à sensibilité égale, l'image contient plus de détails que n'importe quel autre support.

Deux défauts de la digitalisation

La nébuleuse du Cône, Meade 16" SCT, NOAO.

La nébuleuse M42, Meade 16" SCT, NOAO/L.Block.

La saturation des pixels des CCD à la prise de vue (blooming) entraîne l'apparition de traits verticaux dans les étoiles brillantes.

Un scannage des diapositives à trop basse résolution (<1900 dpi) entraîne l'apparition de traits verticaux inesthétiques.

L'image enregistrée sur film inversible ou négatif représente donc votre meilleure source, c'est le document original qu'il vous faut pour garantir un résultat de qualité. N'utilisez surtout pas un duplicata qui a déjà perdu une bonne partie de sa dynamique et présente souvent un contraste trop élevé par manque de préflashage.

Bien sûr tout le monde ne travaille pas avec une chambre photographique Linhof et des plans-films inversibles de 4x5" ou avec un Hasselblad. La plupart des amateurs travaillent avec des réflex 24x36 ou des APN bon marché et parfois ne disposent que de tirages papiers. Simplifions donc nos explications.

Admettons que vous disposez d'un agrandissement A4 sur papier RC (resin-coated) que vous devez scanner. Un bon scanner, A4 de 1200 dpi ou à diapositive de 2400 dpi est un prérequis si vous exigez une bonne qualité d'image, des noirs et des blancs exempts de "bruit". En-dessous de cette résolution, surtout en diapositive, l'image scannée présentera des traces verticales et des taches inesthétiques qu'il sera difficile de corriger par logiciel sans perdre de qualité.

Avec un scanner vous êtes en principe à l'abri des problèmes de lumière. Ce n'est pas le cas si vous devez réaliser une prise de vue en studio ou ailleurs où vous devez éventuellement corriger la lumière (sa température de couleur et les ombres) afin de n'apporter aucune dominante ou différence de contraste à votre image.

La prise de vue ou le scannage est en principe la manipulation la plus simple du processus à condition de maîtriser votre outil de travail. Et comme dans toutes les disciplines, des résultats de qualité s'obtiennent généralement avec du matériel de qualité car ce dernier dispose de réglages et d'options qui ne sont pas proposées avec les modèles d'entrée de gamme. Malheureusement du matériel de qualité et haut de gamme se paye très cher, trop cher.

Nous verrons dans un prochain article qu'une fois l'image numérisée, il faut encore s'assurer que sa reproduction à l'écran ou sur papier est fidèle à l'originale. C'est toute la question de la gestion des couleurs sur ordinateur. Nous discuterons notamment de l'utilisation des sondes de calibration et des profils ICC.

Pour plus d'informations

Articles

La photographie numérique (sur ce site)

La restitution des images sur ordinateur (sur ce site)

La gestion des couleurs sur ordinateur (sur ce site)

N'ayez pas peur des caméras CCD (sur ce site)

Les techniques de compositage (sur ce site)

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