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L’avenir des sciences

La technologie de l’information - Axes de recherches : (II)

- La cybernétique

- Internet

- La protection du village global

Durant les 40 dernières années, nous avons vu se développer la cybernétique, qui commence par le bras manipulateur des usines automobiles pour s’arrêter aux capteurs multifonctions et parfois autonomes des sondes spatiales.

Aujourd’hui on découvre même des robots à la physionomie humaine montant les escaliers chez Honda (P3) ou parcourant les couloirs du MIT (COG).

Quand on sait que ces « machines » faites de silicium et d’électronique sont autonomes, capables de voir, toucher, entendre et sentir, leurs prouesses en deviennent stupéfiantes et on se surprend même à éprouver des sentiments envers elles. C’est une étrange émotion.

La cybernétique a atteint aujourd’hui un seuil où elle est prête à conquérir le monde ; elle sort des laboratoires de recherche sur ses deux pieds et on peut déjà acheter un chien de compagnie fait de silicium… Finalement « Star Wars » ou « 2001: L’odyssée de l’espace » n’est plus du tout de la science-fiction !

Plusieurs acteurs ont été à l’origine de cette véritable révolution. Tout d’abord l’armée, américaine essentiellement, a depuis toujours utilisé les plus puissants ordinateurs, tout d’abord pour élaborer les ogives de ses missiles et calculer les trajectoires balistiques (ENIAC) puis pour localiser ses troupes sur le terrain (GPS). Ensuite des industries satellites (spin-offs) se sont greffées sur ce marché pour nous proposer des instruments et des outils pour travailler dans des environnements extrêmes et effectuer des travaux dangereux. Enfin le secteur tertiaire, les sociétés de services et la société des loisirs ont depuis longtemps usés et abusés de robots et autre trucage pour le cinéma. Enfin, pour réduire les coûts hospitaliers, de plus en plus de chirurgiens font appel aux robots, à la fois pour les seconder dans leur travail et pour soigner les personnes handicapées munies de prothèse.

Se pose maintenant la question de savoir si les robots vont changer notre société, occuper nos emplois et prendre les décisions à notre place à l’avenir ? Rassurez-vous, à l’heure actuelle, c’est tout le contraire. Dans tous les pays industrialisés la robotique a crée de l’emploi et réduit le taux de chômage. C’est une bonne nouvelle pour l’avenir.

Reste la question d’Internet qui nous touche de beaucoup plus près, et d’autant plus si vous lisez ce dossier sur la toile…

En l’espace d’une génération, Internet est passé d’outil académique utilisé par une poignée de programmeurs à celui de produit de consommation qui est à la fois utilisé dans le cadre professionnel et dans le privé. L’instigateur de cette autre révolution n’est autre que l’expansion de la micro-informatique alliée à celle des réseaux. Merci à Steve, Bill et leurs amis.

Mais si Internet représente un changement significatif de notre rapport aux autres, il est également très important de réaliser que des changements bien plus importants sont à prévoir au cours de la prochaine génération.

Dans les années à venir on peut en effet estimer qu’Internet va se transformer en une collection de services et d’applications dans lesquels l’ordinateur et la technologie s’effaceront progressivement au profit de relations virtuelles, d’interfaces modulaires, personnalisés, bref d’un environnement plus « sociable ».

Mais à côté de cette évolution technique et culturelle se pose une question économique : actuellement personne ne paye ce service. Dans notre monde occidental, capitaliste, il n’y a pourtant que deux solutions à long terme : soit la publicité payera Internet, soit l’utilisateur.

Car l’effet le plus négatif du « libre service » qu’offre Internet est le fait qu’il n’y a aucun contrôle. Appliqué tout azimut, si rien ne change à l’avenir Internet sera encore plus qu’aujourd’hui une proie facile pour toutes les personnes malveillantes et autre hacker qui voient ce support comme un moyen de transport efficace pour véhiculer quantité d’informations peu recommandables (virus, spam, cookies, messages codés, et autres propos criminels).

A terme un minimum de règles devront être imposées si les autorités souhaitent savoir qui utilise le web, dans le but par exemple de traquer la cybercriminalité et tous les actes délictuels qui passent par la toile (actes malicieux, terrorisme, pédophilie, etc).

La cosmologie - Axes de recherches :

- En quête de la théorie de Tout

- La gravité quantique

- Les hautes énergies

En 1976, le physicien américain Steven Weinberg publia un petit ouvrage de vulgarisation de cosmologie intitulé « Les trois premières minutes de l’univers » dans lequel il décrivait comment l’univers s’était formé à partir d’1/100eme de seconde après le Big Bang.

Une génération plus tard, les travaux des chercheurs et principalement ceux des astrophysiciens, des physiciens théoriciens et leurs collègues des particules élémentaires se sont avérés très féconds, quelquefois étayés par l’observation et l’expérience, rappelez-vous la découverte des fluctuations du rayonnement fossile à 2.7 K par COBE en 1992, rayonnement à nouveau cartographié en haute résolution depuis 2003 par WMAP.

Au-dessus, les fluctuations du rayonnement fossile à 2.7 K telles que mesurées par COBE en 1992 comparées à la haute résolution du satellite WMAP de la NASA.

Les nouvelles lois de la physique ont permis aux cosmologistes de lever certaines incertitudes au point de remonter le temps jusqu’à… 10-43 secondes après le Big Bang !

En fait les chercheurs sont bloqués à ce stade et ne peuvent pas reculer davantage car leurs lois ne s’appliquent plus à d’aussi petites échelles ; c’est l’échelle de Planck, où la longueur et le temps n’existent plus, à 10-33 cm et 10-43 sec. Etant donné que la vitesse de la lumière est une vitesse limite dans le vide, la résolution ne peut descendre sous l’échelle de Planck. A ce niveau d’énergie, de l’ordre de 1019 GeV, l’échelle d’énergie-impulsion diverge au lieu de tendre vers zéro et ces valeurs perdent leur signification.

Bien sûr il faut relativiser ce progrès car nous restons « dans la fraction de seconde » après le Big Bang et s’est avant tout un progrès de nature conceptuelle. En effet, de nombreux phénomènes faisant appel à de très hautes énergies restent hors de notre portée et de nombreuses énigmes résistent à l'investigation et sortent du cadre de cette théorie.

Malheureusement, ni demain ni après-demain les physiciens auront les outils leur permettront d’étudier ces énergies folles du début de l’univers car elles équivalent à l’énergie libérée par l’ensemble des galaxies ou celle des trous noirs : on estime en effet la densité totale d'énergie de l'Univers supérieure à 1094 fois celle de l'eau, un niveau d’énergie supérieure à1019 GeV.

Mais il est intéressant de noter que des mathématicienscomme Stephen Hawking pense qu’il est possible de modéliser cet univers primordial et d’éviter les écueils habituels des nombres infinis en travaillant par exemple dans un temps imaginaire.

Dans ce concept pour le moins difficile à saisir, les lois d'une gravité quantique encore inexistante sont étroitement imbriquées, quelque chose qui pourrait un jour s’appeler la théorie M si les théoriciens parviennent à poser les bonnes équations des champs.

Tout ce que l’on sait c’est qu’au temps « zéro » comme on dit, un lieu sans environnement se développe, d'un rayon inférieur aux dimensions des particules atomiques, à l'intérieur duquel les lois d'une physique transitoire encore mal connue sont devenues valides. Toutes les forces connues étaient en équilibre, unifiés en une seule interaction fondamentale, la "Théorie de Tout" (TOE, Theory Of Everything). Ensuite, en l’espace de trois minutes tous les constituants de base de l’univers se sont formés, une histoire incroyable mais vrai, puisque nous sommes là pour nous poser la question !

C’est grâce aux travaux théoriques des mathématiciens et des physiciens, aux résultats des mesures effectuées par les observatoires terrestres et orbitaux que les astronomes espèrent un jour répondre à des questions aujourd’hui métaphysiques comme « pourquoi l’univers existe-t-il » ou « qu’y avait-il avant l’univers » ? Et croyez-moi, quand Hawking se pose cette question, c’est pour trouver une réponse, car étant donné son handicap physique c’est devenu sa raison de vivre au sens propre.

L’avenir des sciences reste fascinant par l’étendue du savoir qu’il nous reste à défricher.

Cet article fut publié sur Futura-Sciences en 2004.

Pour plus d'informations

Les dossiers scientifiques (sur ce site)

La technologie du futur (sur ce site)

Internet pour le meilleur et pour le pire (sur ce site)

La cybercriminalité (sur ce site)

Oak Ridge National Laboratory

Australian Academy of Science

A Vision for the Future, vidéo QT de la NASA

Nation Master données statistiques)

CIA - The World Factbook, CIA (données statistiques)

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