TabletPC et Web 3.0 ou l'informatique du futur

Analyse des tendances technologiques

Le tabletPC Dell Latitude XT.

Pour connaître les tendances technologiques dans le secteur de l'informatique, il suffit de regarder un bon film récent d'espionnage (James Bond), un policier (Les Experts: Miami) ou de science-fiction (Stargate SG-1).

Sachant que le scénariste s'adresse notamment à un public passionné de science et de technologie, il n'hésitera pas à placer dans le décor des appareils innovants, plébiscités par la presse spécialisée et les utilisateurs avertis.

Récemment, nos chaînes de TV ont passé un nième épisode de la série culte "Stargate SG-1 - Atlantis" intitulé "Chassé-croisé" mettant en vedette plusieurs acteurs de la série originale.

On aurait dit que l'USAF ou plutôt la production leur avait offert à tous des TabletPC (PC tablettes), ce qui tend à démontrer qu'ils leur ont trouvé une utilité pratique, une idée qui échappait encore aux premiers critiques du produit.

Et de fait, vu l'intérêt des constructeurs pour ce genre d'interface, le TabletPC est promu à un bel avenir et va certainement concurrencer voire remplacer à terme le PC portable classique à mesure que la taille de l'écran et ses performances s'amélioreront.

En parallèle, dans la série "Les Experts : Miami", les inspecteurs interrogeaient Internet ou leurs bases de données en langage naturel, laissant croire aux spectateurs que le système était capable d'interpréter le sens des mots. Ici également la technologie dite Web 3.0 est en cours de développement ainsi que nous allons le découvrir et devrait à terme révolutionner notre manière d'appréhender l'informatique, d'utiliser les moteurs de recherches et d'utiliser les périphériques.

Le TabletPC

C'est en 2002 que le TabletPC est apparu sur le marché. Destiné en premier lieu aux activités mobiles professionnelles (commerciaux, policiers, cartographes, etc), il s'agit d'un PC portable sans clavier qui permet de travailler dans un environnement bureautique grâce à une interface tactile à stylet héritée du PDA (Personnal Digital Assistant).

La plupart des modèles mesurent environ 30 x 22 x 3 cm (LxlxE) et pèsent entre 1.4 et 2 kg. Ils exploitent un processeur Pentium M Centrino cadencé entre 1 et 2.2 GHz, disposent d'un écran de 10 à 14" et tournent sous Windows XP ou Vista TabletPC.

Leur mémoire varie entre 256 et 2048 MB RAM et disposent d'un disque dur de 20 à 160 GB. Leur batterie Lithium-Ion présente une autonomie de 5 à 8 heures. Les TabletPC sont généralement équipés des entrées-sorties USB 2.0, PCMCIA Type II, RJ-11, RJ-45, VGA et parfois d'un port infrarouge, Wi-Fi, Bluetooth, MM/SD-Card, FireWire, HP, micro, casque, TV out, S-Video, DVI et S/PDIF, excusez du peu.

Document PDAFRance

Optionnellement ils peuvent être équipés de périphériques externes comme un lecteur de CD/DVD, d'une webcam et même d'un clavier et d'une souris.

Sans être exceptionnelle, c'est une configuration tout à fait adaptée aux applications bureautiques voire même multimédia actuelles.

Il existe deux types d'écrans, les transflectifs dont le fond d'écran renvoie une partie de la lumière incidente, et les transmissifs disposant d'un rétro éclairage. Les premiers donnent une image plus brillante et plus lisible dans un environnement lumineux.

Parmi les modèles existants, citons l'Acer Travel Mate C302 XMI, l'Asus RF1000F, le Fujitsu-Siemens Stylistic ST5031, le HP TC1100 et le Toshiba Portege M400. Il existe même des modèles waterproofs et antichocs comme le Panasonic Toughbook CF-19 ou le Getac V100.

Mais ne vous précipitez pas sur ces appareils car ils coûtent environ 2500€, sinon davantage.

Notons que certains modèles chez Asus, Dell ou Toshiba parmi d'autres sont en fait des PC portables dont l'écran, fixé sur une rotule, est orientable sur 180°, ce qui permet de le replier à plat et à l'envers sur le clavier. Très ergonomiques et ultra minces, ils sont généralement plus performants que les véritables TabletPC; ils disposent de plus de mémoire, d'un disque dur plus important, d'un processeur plus rapide, etc.

Et tant que nous y sommes, pour protéger un appareil de ce prix, rien ne vaut une malette fabriquée par Piel Frama par exemple qui sent bon le cuir.

Equipé d'un TabletPC ou d'un "Web pad" de dernière génération (écran de 14" XVGA, 1 MB RAM, disque dur de 120 GB, Windows XP TabletPC, d'une batterie Li-ion de 8 heures d'autonomie et des applications courantes), d'une connexion Wi-Fi et d'une webcam, vous avez tout ce qu'il faut pour travailler comme chez vous mais pratiquement jamais de chez vous ! Explications.

En route avec le TabletPC

Nous aurions pu intituler ce chapitre "Web on wheels ou l'intérêt des TabletPC sur la route". En effet, imaginez que vous êtes en voiture loin de chez vous et avez oublié de prévenir votre partenaire, votre hôte ou votre patron sur un point précis.

Si vous avez l'habitude de transporter votre TabletPC, vous pouvez l'utiliser à la place de votre GSM ou de votre PDA pour le prévenir. La communication sera même gratuite ou comprise dans votre forfait Internet.

Vous vous arrêtez près d'une borne Wi-Fi et établissez une connexion vidéo via un logiciel de communication genre Skype : "Bonjour, devine d'où je t'appelle !" Vous lui communiquez l'information et ensuite vous avez même le temps de consulter vos e-mails et de lire les titres de l'actualité sur le site d'un webzine comme si vous étiez à la maison. 

Le "web on wheels" (la toile sur roues) comme l'appelle les Anglo-saxons à tendance à se généraliser avec l'installation de plus en plus fréquente de systèmes GPS et de micro-ordinateurs dans les voitures. Grâce à cette connexion Internet mobile, tout automobiliste pour connaître l'état des routes ou surfer sur le web en tant que passager, un comportement qui risque à l'avenir de devenir une seconde nature.

Certains reprocheront à cette solution que les PDA et autres iPhone permettent déjà aux passagers de se connecter à Internet. Toutefois, ces systèmes sont soit limités à la gestion des e-mails (Blackberry) ou présentent une connection vraiment très lente à Internet (iPhone), autant de facteurs qui ne permettent pas vraiment d'utiliser ces mobiles comme outil de visioconférence ou pour naviguer d'un site web à l'autre.

Pour ce faire, vous avez besoin d'une connexion à haut débit comme celle offerte par WiMAX et des opérateurs comme AT&T ou Orange. Ces solutions arrivent seulement en Europe où les liaisons WiMAX se comptent encore sur les doigts d'une main en raison de notre retard technologique. 

La plupart des solutions à haut débit permettent d'avoir une liaison sans fil moyennant une souscription d'environ 50€ par mois comprenant la carte de communication pour un débit variant entre 600 et 1400 kbps en téléchargement et entre 500 et 800 kbps en upload. Ce n'est pas encore aussi rapide qu'une connexion ADSL ou cable modem mais on s'en rapproche. 

En tout cas, cela vous permet d'avoir une liaison vidéo par webcam. La technologie Wi-Fi actuelle vous permet sans problème de surfer d'un site à l'autre sur Internet et même d'écouter vos meilleurs clips avec la prise casque si cela dérange le conducteur et cela tout en lisant vos e-mails via une connexion POP3 sur le serveur de votre fournisseur d'accès. 

De cette manière, même loin de chez vous ou de votre travail, vous pouvez garder un contact visuel avec vos proches, échanger des documents et même vous excuser auprès du patron mieux que par un courrier électronique impersonnel !

Les désavantages du Wi-Fi

Le désavantage de cette solution est la légère détérioration de l'image en raison de l'étroite bande passante accordée à ce genre de service. Rien de tel en effet que la connexion fixe depuis votre domicile ou le bureau.

La qualité de la connexion Internet sans fil dépend également de la fiabilité du réseau - comme c'est le cas pour le GSM.

A mesure que vous vous déplacez, il peut arriver que vous tombiez en dehors de la couverture des antennes relais et de la zone de captation. Si la barre du signal Wi-Fi ou WiMAX diminue dans l'icone de statut affichée sur le TabletPC, attendez-vous à voir le débit des transferts diminuer voire, au pire, à une coupure de ligne.

La puissance du signal peut également varier en fontion de votre vitesse relative par rapport aux relais cellulaires. C'est plus marqué dans les trains ou les avions. Au pire, vous irez plus vite à pied, mais c'est exceptionnel !

Enfin, comme pour les GSM, les opérateurs prétendent couvrir tout le pays et atteindre des millions de consommateurs. Or on constate que dans les zones rurales ou au fond des vallées étroites, quelquefois les liaisons Wi-Fi sont ralenties voire carrément impossible car le système ne reçoit aucun signal.

Quand vous vous renseignez auprès de l'opérateur, et c'est notamment le cas dans certains villages du Luxembourg, on vous répond qu'ils connaissent le problème depuis 2 ans et qu'ils projètent d'installer une nouvelle antenne relais. En attendant, les années passent et rien ne change, mais vous payez toujours votre abonnement Internet au prix fort pour un service perfectible. La situation est identique dans bien des régions rurales en Belgique, en France et outremer.

Le WiMAX et le LTE

Le débit étant un paramètre important du confort des utilisateurs lors des liaisons Internet, les mobiles WiMAX sont la solution d'avenir, une technologie encore timide mais supportée par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) et encouragée par Intel, Motorola, Samsung et Toshiba notamment, ainsi que nous l'expliquions dans cet article présenté sur mon blog, c'est-à-dire les plus grands fabricants de semiconducteurs ou de produits informatiques, c'est dire l'importance qu'ils accordent à ce marché. 

Le WiMAX (IEEE 802.16) permet d'atteindre des vitesses 3 à 5 fois supérieures à celles des meilleures liaisons Wi-Fi ou des services cablés et DSL actuels. On parle de débits de l'ordre de 2 à 3 mégabits par seconde (mbps) avec des pics de 10 mbps ou lorsque la connexion est "claire", notamment la nuit où il y a moins d'utilisateurs utilisant le pipeline de l'opérateur.

A ces vitesses, vous pouvez consulter sur votre TabletPC des documents en streaming vidéo (flux continu) depuis Dailymotion, écouter votre chaîne de radio favorite en streaming audio ou écouter de la musique en streaming à travers des services comme Rhapsody.

Les fabricants supportant le WiMAX, veulent non seulement étendre cette technologie aux ordinateurs portables et aux smartphones, mais également aux GPS.

Non seulement le haut débit permet aux conducteurs d'être informés plus rapidement sur l'état du trafic routier pour une précision accrue, mais il permet également d'obtenir en temps réel les images du réseau de webcams installées sur nos autoroutes, à la recherche d'un éventuel itinéraire de délestage. De telles solutions sont déjà testées aux Etats-Unis, notamment à Washington et à Chicago. Demain, cette technologie sera chez nous.

Mais pour le moment le réseau WiMAX est clairsemé en Europe, même dans nos capitales comme l'explique ce site web consacré à WiMAX et discutant de la couverture de Bruxelles.

Ceci dit, les ingénieurs pensent déjà à d'autre solutions. AT&T, l'une des sociétés qui compte le plus de prix Nobel au mètre carré, envisage d'exploiter la technologie dite "LTE" ou Long-Term Evolution, qui permet en théorie d'atteindre des débits 10 fois supérieurs au WiMAX ! 

Si le haut débit est sans conteste la solution d'avenir pour la technologie sans fil, il reste une incertitude sur la disponibilité de ce type de service Internet dans nos villes et le long des autoroutes. Nous sommes encore loin de la couverture offerte par les GSM, même sur les highways américaines qui drainent des dizaines de millions de personnes chaque jour. 

Actuellement le débit est parfois si lent qu'au cours d'une liaison vidéo mobile par messagerie instantanée, l'image prend l'aspect d'une coulure de peinture, même avec la meilleure webcam équipée d'un système intelligent de poursuite et d'un système anti-vibration. Et n'essayez même pas de l'utiliser sur le siège arrière d'un SUV en train de passer dans un sentier chaotique, où même les connexions Internet mobile les plus rapides ne tiennent pas la route.

Allez, soyons sympa. Laissons le temps à nos opérateurs de s'adapter au marché en commençant par leur donner un peu de temps pour remplacer leurs vieux centraux téléphoniques et autres PABX par des systèmes digitaux et leurs lignes de cuivre par de la fibre optique. Mais à trop attendre, ne prenons tout de même pas trop de retard ou les entreprises iront voir ailleurs.

Le Web 3.0

Au coeur de la Silicon Valley, les informaticiens imaginent un nouveau type d'Internet, bien plus puissant que celui que nous utilisons tous et qui nous permet d'imprimer des lettres, de télécharger des fichiers ou de communiquer à distance entre amis.

Facebook, YouTube et les autres réseaux et blogs sociaux font partie de ce qu'on appelle le "Web 2.0" qui a pénétré les foyers depuis quelques années. Mais si certains ont déjà du mal à comprendre son utilité, pour ceux qui imaginent déjà l'avenir, cela ne représente qu'un pixel de l'image globale qu'ils ont du futur d'Internet, en 2020 sinon au-delà.

Homo informaticus communicans

Du Web 1.0 au Web 2.0

Le concept d'Internet suit actuellement un cycle de 10 ans environ, au terme duquel il évolue radicalement. Le Web 1.0 représentait la première génération durant laquelle s'est développé la plate-forme de base d'Internet, classique, caractérisée par sa capacité de mettre à disposition des utilisateurs d'énormes quantité d'information en ligne. 

A la Belle Epoque d'Internet, grosso-modo entre 1995 et 2000, le web était statique et nous utilisions des programmes et des bases de données propriétaires disparates, sans possibilité d'établir de relation entre les données, les informations étaient séparées comme c'est encore le cas dans beaucoup d'administrations publiques d'un autre âge. 

Actuellement nous approchons de la fin du second cycle - le Web 2.0 - qui est la version intelligente d'Internet, celle de l'interface utilisateur ergonomique. Il permet de relier les applications bureautiques ou même scientifiques à des services en ligne, bref de connecter des utilisateurs et des périphériques entre eux. 

Cette technologie est par exemple utilisée par Google Maps ou les systèmes GPS de dernière génération qui proposent aux internautes des cartes géographiques parfois mises à jour en temps réel reliées à des services utilitaires affichant par exemple des "points d'intérêts" (POI) comme des hôtels, des restaurants, etc. Mais ceci sera bientôt démodé avec le Web 3.0 qui pointe à l'horizon.

Selon les experts, dans un peu plus d'une décennie, vers 2020, la technologie associée à Internet sera capable de relier tous les aspects de notre vie numérique, que ce soit le site web, l'e-mail ou un fichier de notre ordinateur à des milliers d'autres concepts ou périphériques exploitant cette même technologie.

Par exemple, quand vous taperez un courrier électronique, le système pourra anticiper le titre du message et vous suggérer des sites Internet, des livres ou des documents (des photos et des vidéos) que vous avez sauvegardés et qui pourraient vous être utiles.

Cette relation dynamique sera possible grâce à l'intelligence inhérente à l'architecture fondamentale d'Internet. En d'autres termes, le web et la sémantique des tâches vont devenir intelligents et même futés. 

C'est en tout cas l'idée de la technologie Web 3.0 qui s'est développée à partir de 2006 et qui vise à transformer Internet en une gigantesque base de données dont le contenu sera accessible via des outils diffférents des navigateurs actuels et dotés d'intelligence artificielle. Comment les concepteurs imaginent ces solutions ?

Le Web 3.0 ou le web sémantique

Nova Spivack est le fondateur de la société Radar Networks. C'est un gourou travaillant dans la Silicon Valley, spécialisé dans le développement de ce qu'on appelle le Web 3.0 ou "le web sémantique" (parfois également appelé "Web géospatial" ou "Web 3D").

Une verrière au concept futuriste.

Selon Spivack, le Web 3.0 se réfère à une tentative des concepteurs de réviser radicalement la plate-forme technologique de base d'Internet de manière à ce que le système puisse identifier et tenir compte du nombre infini d'informations éparses qui résident alentour et établir des relations entre elles. 

Si le Web 2.0 était tout sauf un système intelligent de collecte d'information, un bon nombre d'internautes ont apprécié le principe de "Page Rank" (Technorati, Digg.com, etc) imaginé par Google pour attribuer une valeur aux informations que l'on trouve sur Internet en fonction de la pertinence ou de leur intérêt. Le Web 3.0 envisage pas moins que de donner un cerveau à Internet. 

Dans le Web 3.0, les concepteurs insistent non plus sur l'application qui tourne à l'avant-plan mais sur ce qui se passe en arrière-plan du système, sur la puissance d'indexation des moteurs de recherche comme Google. 

Un exemple de technologie Web 3.0 est la possibilité d'utiliser un langage naturel pour interroger Internet, ce qui permet aux moteurs de recherches de répondre à des questions du genre "Quels sont les vêtements d'hiver fabriqués en microfibres et valant moins de 100 € ?"

Actuellement, répondre à cette question peut demander pas mal de recherches, de consulter les sites des fabricants, de fouiller dans les catalogues en ligne et d'essayer de trouver des prix actualisés.

Heureusement, dans certains cas, les sites qui apparaissent dans le résultat ne se réfèrent pas aux termes utilisés dans la question comme c'est encore généralement le cas, mais à son contexte.

La recherche cognitive

Avec le Web 3.0, le moteur de recherche permet de classer toutes les pages et toutes les phrases afin de trouver par déduction cognitive le résultat qu'attend l'utilisateur. 

En effet, aujourd'hui les algorithmes cognitifs utilisés par Google et ses concurrents sont capables de déterminer que la société Polar par exemple fabrique des vêtements en microfibres, que la microfibre est un textile et que l'euro est une devise européenne.

Barney Pell, directeur de Powerset, une société qui développe une technologie basée sur le langage naturel, confirme cette évolution : "notre moteur consulte chaque page, phrase par phrase et renvoie les résultats en se basant sur ses connaissances générales du langage et sur la signification générale de concepts spécifiques et leurs relations mutuelles". Sa société, basée au PARC (Palo Alto Research Centre), en Californie, est parfois considérée comme la "tueuse de Google" (Google-killer) dans la mesure où sa solution qui n'est pas encore très connue, deviendra populaire (la société a commencé à faire parler d'elle depuis 2007).

Le Web 3.0 ne touche pas seulement le contenu des documents textes mais tous les médias, y compris les images et les vidéos. Ainsi avec Flickr, vous pouvez trouver des images qu’une recherche classique par mot-clé ne pourrait jamais trouver.

Ouverture des plates-formes et des périphériques

Toutefois, ce n'est pas simplement le moteur de recherche qui sera révisé dans l'Internet du futur. 

Un des thèmes récurrents qui revient au cours des conférences sur le Web 2 .0 et 3.0 est le concept de "plate-forme ouverte", l'équivalent des systèmes d'exploitation open-source, l'idée qu'un site Internet ou un périphérique comme un téléphone mobile, un APN ou une imprimante doit être capable de s'adapter à tous les paramètres ou à toutes les applications qu'utilise le client. 

Le système doit par exemple considérer un PDA ou un mobile comme l'iPhone comme un dossier dans lequel son propriétaire peut extraire ou placer des objets ou des applications (un fichier, une prévision météo, un service de messagerie, des photos, des jeux créés par l'utilisateur, etc) sans que le constructeur ne soit obligé d'approuver une telle action (à travers le paiment d'une licence).

Certaines parmi les plus grandes société informatiques (Apple, Nokia et MySpace) ont publiquement annoncé qu'elles souhaitaient développer des plates-formes ouvertes, Internet devenant le lieu où différents services se mélangeraient et se correspondraient. En parallèle, les mondes virtuels deviendront plus mûrs, passant d'une connotation proche des jeux informatiques à celle des environnements d'immersion, c'est-à dire de solutions complexes, multi-dimensionnelles faisant intervenir à la limite tous les acteurs de la société, y compris les entreprises publiques.

Les connaissances exposées aux machines

Enfin, à travers toute sa complexité et sa puissance potentielle, le Web 3.0 témoigne que les connaissances humaines sont de plus en plus exposées et gérées par les machines et qu'un jour elles seront contenues dans les machines. 

Quand on voit les prouesses du "Surface computer" de Microsoft alliées à la dextérité et l'intelligence des androïdes de Honda parmi d'autres, il ne fait aucun doute que si un jour on unit les deux entités, l'homme aura du mal à garder sa place de décideur dans ce monde artificiel. 

Mais ce n'est pas une raison pour tout arrêter et en revenir au crayon et au papier. L'informatique de demain peut nous rendre d'innombrables services et même nous enrichir sur le plan intellectuel si nous fixons des gardes-fous et donnons un sens éthique à toute cette technologie avant qu'elle nous dépasse.

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