|
|
Les technologies du futur La voiture du futur (V) Nous le constatons déjà au fil des expositions, les nouvelles voitures intègrent de plus en plus de dispositifs d'aide à la conduite et de systèmes de sécurité qui les rendent tous les jours un peu plus intelligentes et nos routes plus sûres. Cela n'a l'air de rien, mais comparées aux voitures construites il y a 50 ans, nos voitures modernes disposent toutes de phares antibrouillards, d'alarmes, d'appuie-tête, de ceintures de sécurité, d'airbags, de vitres électriques et autre ABS (anti-blocage des roues) qui accroissent notablement la sécurité active ou passive des usagers de la route. Certains modèles d'aujourd'hui disposent déjà d'usine du système ACC (active cruise control ou régulateur de vitesse actif), du système EPS (correcteur d'assiette), GPS (géolocalisation), de la climatisation automatique, de la clé magnétique ou du starter, de l'alarme de proximité, du détecteur de mouvement, de l'éclairage variable et/ou directionnel et des moteurs hybrides qui sont intégrés dans beaucoup de voitures de classes moyenne et supérieure. Seul inconvénient du GPS, il arrive encore que des conducteurs accordent une confiance totale à leur système de navigation, au point que si celui-ci propose de "faire demi-tour dès que possible", certains conducteurs effectuent la manoeuvre sur le champ, au point de prendre l'autoroute à contre-sens ! (cas vécu par un conducteur de 78 ans sur l'autoroute Metz-Nancy en 2004. Une situation similaire s'est produite en 2003 sur une bretelle d'accès, face à une brigade de police). Les carrosseries sont en acier allégé (40% plus léger), en plastique ou en aluminium, et même en magnésium sur les haut de gamme. Pour certains automobilistes, ce sont des options de luxe alors que certains de ces systèmes sont déjà incorporés d'usine dans des voitures de petite catégorie (clé magnétique, starter, climatisation, EPS, etc). Toutes ces options vont donc dans le sens de la démocratisation et il ne fait aucun doute que toutes les autres options dites "de luxe" suivront à terme ce mouvement. Demain et dans un proche avenir Il y a d'abord la question du moteur et des ressources en pétrole. Début 2008, pour la première fois le baril de pétrol brut (Brent) a dépassé les 100$ à la Bourse de New York et suit actuellement une progression alarmante qui le conduit tout droit vers les 200 ou 250$ d'ici quelques decennies. C'est le signe annonciateur de la fin du pétrole bon marché. On y reviendra. L'actualité nous rappelle de façon de plus en plus pressente que le moteur à explosion est voué à disparaître d'ici une ou deux générations au profit du moteur électrique (sur batterie Lithium-ion, etc) ou à hydrogène. On estime que vers 2017 les constructeurs fabriqueront deux fois plus de voitures électriques qu'aujourd'hui. On peut estimer que d'ici une génération la plupart d'entre nous rouleront en véhicule hybride voire tout électrique. Le moteur à explosion risque toutefois de survivre dans les pays capables de produire suffisamment de biocarburant (notamment au Brésil et aux Etats-Unis) ou auprès des usagers acceptant ou contraints de payer 3 € sinon plus leur litre d'essence ou de diesel. A côté du problème du prix du carburant, il y a celui de la sécurité. La technologie moderne vise à assister toujours mieux les automobilistes afin qu'ils maîtrisent la circulation routière et évitent les accidents. A l'avenir l'accent sera encore plus forcé sur cette sécurité. L'éclairage directionnel sera généralisé pour offrir une meilleure sécurité dans les virages, etc. Il sera également variable avec une intensité et un champ moindre en ville ou en-dessous de 50 km/h que sur autoroute. Les véhicules pourront même dialoguer entre eux pour éviter que le conducteur qui vous suit par exemple ne soit éboui par vos feux stops. Certaine voitures sont déjà équipées de ces dispositifs dynamiques, y compris de phares longue portée au xénon ou de LED. 25% des accidents étant dus à la fatigue ou à l'endormissement au volant, le détecteur de somnolence permettra de détecter l'état plus ou moins conscient du conducteur. Le système doit fonctionner en temps réel et vérifier le respect des distances de sécurité, l'écart par rapport à la ligne blanche, à la berne centrale ou au fossé, les battements des paupières, les mouvements du volant, la pression sur les pédales et la vitesse du véhicule. Ici également, certains véhicules sportifs sont déjà équipés de tels systèmes de contrôle. Bien que les crevaisons se font rares, il est difficile de rouler avec un pneu plat. Un système de roulage permettant de rouler avec un pneu plat reste donc une demande des conducteurs. Mais ce système exige des capteurs de pression dans les pneus, un système d'alarme et de nouveaux types de pneus, plus chers aussi. Une alternative est de placer une chambre à air particulière ou une capsule de gomme dans le pneu qui se gonflerait automatiquement en cas de crevaison. Ces projets sont à l'étude mais uniquement sur des prototypes. L'assistance de maintien de trajectoire utilisera soit une mini-caméra soit un détecteur infrarouge placé derrière le pare-brise et un programme de reconnaissance des marquages au sol (tant qu'il y en a !). En calculant la position relative du véhicule par rapport à ces marques, le système de navigation pourra ainsi avertir le conducteur (par un signal sonore, optique ou une vibration dans le volant ou dans le siège) qu'il dévie de sa trajectoire. Actuellement chaque solution à ses inconvénients (la nuit ou par mauvaise visibilité la caméra est inefficace, le capteur infarouge ne fonctionne qu'à courte distance, etc) et aucune n'est donc 100% efficace mais comme on dit "on y travaille". Dans le même contexte, on peut également signaler le système d'assistance au parking ou aux créneaux basé sur l'analyse de la voie carrossable et son environnement par des caméras et un système de reconnaissance de forme. Ce système exige des roues indépendantes. Dans le meilleur des cas, la voiture peut se déplacer à angle droit ou l'habitacle peut pivoter sur 360°. On peut dire sans hésiter que ces dispositifs plairont beaucoup à tous les conducteurs qui maîtrisent mal les dimensions de leur voiture ou hésitent à se parquer dans un emplacement exigu. D'ici une génération nos voitures seront fabriquées en alliage métallique ou en plastique hautement résistant et les vitres seront en polycarbonate (comme les verres de certaines lunettes) afin de réduire leur poids. Seul inconvénient, même durci, le polycarbonate se raye facilement. Les constructeurs intégreront d'usine des systèmes de sécurité renforcés (plus de capteurs, plus d'airbags ou de protections latérales, d'alarmes, etc), d'une aide au parking par GPS ou par imagerie (avec caméras), de roues indépendantes, de sièges à mémoire, de l'affichage tête haute, de la détection infrarouge des obstacles, y compris des piétons sur la trajectoire du véhicule, de moyens de communications entre véhicules, et plus encore. D'ailleurs certaines voitures sportives ou berlines de moyenne et haut de gamme peuvent déjà bénéficier de certaines de ces options qui nous paraissent encore futuristes. A lire : Les véhicules futuristes du Salon de Tokyo (sur le blog) Dans un avenir plus lointain Lorsque la situation l'exigera, que les voies publiques seront adaptées, la technologie plus fiable et le coût abordable, la voiture intégrera la conduite automatique sur certains itinéraires à forte densité de circulation. Des "convois" de voitures sont dès à présent testés sur certains "highways" américaines. Lorsque ce temps là viendra, c'est toute la manière de concevoir la circulation qui devra être revue ainsi que la législation. En effet, un jour ou l'autre il faudra bien insérer le mot "robot" auprès de celui de "conducteur" dans les textes de loi afin que l'on puisse déterminer la responsabilité juridique en cas d'accident, si d'aventure des véhicules sans pilote roulent sur la voie publique. Constatant que nos agglomérations sont prises dans les embouteillages quasi en permanence, beaucoup de citadins utilisent les transports en commun, parfois encouragés dans leur démarche par des incitant financiers. Mais lorsque ces moyens de transports ne roulent pas en site propre, ils sont également confrontés aux embouteillages. Or la plupart des véhicules qui circulent en ville ne transportent qu'une seule personne. Ils occupent donc au minimum deux fois plus d'espace qu'une petite voiture genre "Smart".
Une voie d'avenir et un secteur sans doute très porteur à long terme est également celui des petites voitures citadines à 1, 2 ou 3 places à l'avant tels les concepts et autres prototypes PiXY de Suzuky, le Minicat et la Puyo de Honda, cette dernière ayant une carrosserie souple gélifiée. Il existe également un marché pour les mini-voitures à deux places et sans conducteur. Elles seront mises à la disposition du public moyennant l'utilisation d'une carte d'accès leur permettant de consommer des kilomètres au prorata d'un kilométrage ou d'une durée déterminée. La "Cybercar" disposera d'un moteur électrique et d'un système de pilotage automatique géré par GPS (ou Galileo) allant jusqu'à parquer la voiture sans intervention humaine. Elle sera équipée d'une liaison informatique afin que les utilisateurs puissent interroger des bases de données pour rechercher un restaurant, un cinéma ou une boutique comme le font actuellement les GPS. Des prototypes sont déjà testés aux Etats-Unis, à Londres, à Rome et à Castellon en Espagne. Actuellement ces véhicules sont encore peu utilisés, se limitant à transporter les visiteurs du parking ou de la gare vers le parc d'exposition. A terme, ces véhicules s'intégreront au paysage routier. Dernier chapitre
|
|||||||