Eclipse totale de soleil
Zambie - 21 juin 2001
Pierre |
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Le voyage était
organisé par Nouvelles Frontières à l'instigation du
président de Corsair qui est amateur d'astronomie. C'était
la formule la moins chère : 5000 Francs pour l'aller-retour,
les repas, le logement sous la tente, une journée pour
s'installer, une nuit sur place pour profiter du ciel
austral et l'éclipse. Carte extraite d'Astronomie Magazine. |
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Nous sommes
arrivés au levé du Soleil sur l'aéroport de Lusaka :
Capitale de la Zambie. Un gigantesque fourbi de malles, de
coffres, de tentes, de casseroles, et de valises est sorti
des soutes de l'avion. Plusieurs autocars et un camion nous
attendaient pour nous transporter ensuite au camp. Le
passage en douane fût étonnant de simplicité alors que nous
attendions des montagnes de complications pour faire
dédouaner nos appareils. |
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Sur le chemin nous avons profité
de la poussière des routes et des pistes. Grâce à nos
GPS nous avons eu la surprise de constater que nous n'allions pas à
Chisamba comme le disait le dépliant de l'agence et que le chauffeur ne savait
pas plus que nous où il allait. Il y a eu quelques détours. |
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Dans la brousse, un coin d'herbe
avait été rasé et encerclé de fils de fer barbelé.
Le seul animal qui approcha le camp fut une vache. Des WC de campagne, quelques
auvents pour protéger la distribution de la soupe et une
buvette faisaient office d'aménagement. |
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L'équipage de l'avion, comme
nous-mêmes ou les organisateurs étions tous logés à
la même enseigne : La brousse. Seuls quelques touristes se croyant
au Club Med passaient leur temps à astiquer leur nu-pieds dorés en pestant
contre les précarités de l'organisation. |
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Dès le premier
jour, les plus consciencieux commencent à repérer les bons
coins et préparent leur matériel. On voit sur la
photographie quatre des cinq appareils utilisés par l'auteur
ainsi que le petit télescope d'observation visuelle. Le
matin de l'éclipse, les organisateurs ont distribué quelques
filtres protecteurs. |
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Le moment tant
attendu approche. Le ciel est sans nuages. Tous les esprits
sont concentrés. La lumière décline et la température de
couleur change. Le paysage prend la teinte bleutée des
éclipses. La vue de la Lune et du Soleil surprend les
observateurs tant leurs bords sont d'une rondeur pure et
idéale. |
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| Et enfin arrive l'instant tant attendu ! En une seconde
c'est l'émerveillement pour les sens et la surprise pour l'esprit.
La féerie de l'inhabituel enivre les spectateurs. |
À l'horizon, en
plein jour et sans Soleil, il y a le rougeoiement d'un
coucher de Soleil. Haut dans le ciel, comme sur terre et
malgré la présence d'un Soleil géant, il fait presque nuit
noire. |
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Reflex 24x36 - Objectif grand angle
de 24 mm ouvert à 2,8 - Fuji Superia 400 Asa - Une demi-seconde. |
La couronne
solaire est visible dans son ensemble jusqu'à huit rayons
solaires de distance. La planète Jupiter est bien visible un
peu en dessous du Soleil. Sa magnitude est de -1,9. Les
étoiles ne sont pas visibles, pas plus que Mercure.
Malheureusement la photographie ne rend pas tous les détails
visibles à l'oeil dans la couronne. |
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Reflex 24x36 - Téléobjectif
de 105 mm ouvert à 2,8 - Fuji Superia 400 Asa - Un quart de seconde. |
La photographie en chapelet de l'éclipse
: Sans trucage ! Cette photographie très réussie a été
publiée dans Astronomie Magazine.
Pendant la phase partielle : Filtre Wratten gris neutre de 1/10
000° et pose de 1/250° à 1/50° à f/d 32 toutes
les 14 minutes.
Pour la totalité : Pose de une demi-seconde sans filtre
à f/d 3,5. Jupiter est bien visible entre deux croissants de Soleil
! |
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Vieil appareil Telka III
6x9 à soufflet de 1960 - Objectif de 95 mm de focale - Diapo
Kodak Ektachrome E200. |
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Je n'avais pas le
téléobjectif adapté pour bien photographier les
protubérances. De plus, comme le montre l'agrandissement,
les protubérances sont noyées dans la basse couronne. Le
temps de pose de 1/4000° avec une ouverture de 5,6 et une
sensibilité de 400 Asa est encore trop long. Il faudra faire
mieux la prochaine fois. |
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Pendant cette éclipse, je
n'ai pas résisté au plaisir de relever les variations de
température et d'humidité relative de l'air. Comme je l'avais
fait lors des précédentes. Mon petit appareil ne réagit
sans doute pas aussi vite aux variations d'humidité qu'à
celles de la température. On observe malgrés tout les variations
diurnes et celles liées à l'éclipse. |
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Les photographies qui suivent ont été réalisées
avec un appareil reflex 24x36 équipé d'un objectif de 400mm
ouvert à 5,6. Pendant la phase partielle, un filtre Mylar de 1/100
000° équipe l'avant de l'objectif. Le temps de pose est de 1/3
000°.
Pendant la phase totale, les temps de pose s'échelonnent de 1/4000°
à 1/4 de seconde. On observe donc que la couronne est beaucoup plus
lumineuse contre le Soleil. Aucune photographie argentique ne peut restituer
la couronne dans son ensemble. La pellicule est ici une diapositive Fuji
Provia 400 F. |


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| Il reste
maintenant de beaux souvenirs et la joie de partager ses
photographies avec les autres participants du voyage et avec
vous, cher lecteur. Il reste aussi le projet de traiter
toutes les photographies de la couronne pour réaliser une
seule image mettant en évidence aussi bien les parties très
brillantes que les autres. Un peu comme le voit l'oeil
pendant l'éclipse. Certains y arrivent, et le résultat est
superbe. |