Historique du projet

         
 

Le premier concept

 

Les premiers coups de crayon

 
         

Le coup d'envoi du grand chantier du planétarium a été donné en septembre 1998. Bien sur, il n'est en rien comparable à celui du tunnel sous la Manche ou du grand stade de France mais quand même. Ce fut un travail de longue haleine. Il a mobilisé nos énergies sur une longue période de trois ans.

Un projet ambitieux

Trois années, trois années de recherche et de réflexions, à trouver des solutions, procurant des petits instants de joie et de bonheur quand, une fois mises en pratique, on s'aperçoit que joie, ça marche! Des moments d'émotion quand petit à petit, la prodigieuse machine s'assemble, s'anime, devient de plus en plus concrète sous nos yeux et commence à remplir doucement ses nombreuses et étonnantes fonctions.

Trois ans les doigts dans la colle, le marteau d'une main, la scie de l'autre, à construire, raboter, ajuster, percer, visser, meuler, régler, souder, démonter, remonter, re-démonter, re-remonter encore et encore jusqu’à la perfection qui n'en doutons pas un seul instant, est au rendez-vous, bien évidement.

Trois ans, c'est aussi le temps qu'il aura fallu pour que ce projet mûrisse, qu'il s'affine tel un cru dans son tonneau ou un bon formage des montagnes dans ses caves du terroir, pour qu'il se concrétise et surtout, pour que le club fasse bien sienne cette ambitieuse réalisation.

La genèse du projet

Cette idée a germé une fois l'exposition sur le système solaire achevée. Ce travail nous avait fortement mobilisés sur plus d'une année et avait donné une certaine dynamique à notre club (cf. l'article paru dans le "Groupe Local" n° 8).

Une fois passé le moment de liesse de l'inauguration, on s'est tous dit que décidément, notre club disposait d'un potentiel certain à travers les compétences diverses et variées de nos adhérents et que fort de cette expérience, on pouvait envisager quelque chose de plus conséquent.

Dans le même temps, je faisais l'acquisition d'un mini-planétarium de chambre. Si l'idée était séduisante, le résultat fut pitoyable: Les étoiles, certaines grosses comme des patates, d'autres aux magnitudes fantaisistes quand elles ne sont pas tout simplement absentes, dessinaient des constellations aux contours hasardeux.

De plus, la projection se faisant sur un plafond, il s'ensuivait des distorsions telles qu'il était bien difficile de reconnaître les alignements remarquables au-delà de l'équateur céleste.

Bref, ce n'était pas terrible. Ce n'était pas terrible mais il y avait de l'idée. Après avoir rajouté une bonne centaine de trous et recalibré certains autres, l'image projetée devenait déjà plus intéressante.

La folie des grandeurs commence...

Et puis on se dit que si on avait les deux hémisphères, ce serait deux fois mieux, et que pendant qu'on y est, si on changeait radicalement les paramètres de projections comme la puissance lumineuse, le diamètre des sphères de projections, si on calculait au petits oignons le diamètre des trous pour une vision plus réaliste des étoiles, si on rajoutait les planètes et le soleil, puis l'équateur, l'écliptique et le méridien local, et puis, on n'est plus à ça près, si on motorisait le tout pour le mettre en mouvement dans tous les sens possibles et imaginables, ce serait charmant, non ?

Et bien, foi d'animal, on va le faire ce truc là, et on va en faire profiter les copains du club parce que tout seul, ça risque d'être un peu trop ardu et que, plus on est de fous...

De plus, cette installation devrait compléter idéalement notre exposition itinérante, à condition qu’elle aussi soit itinérante. Voilà donc cerné le problème. Reste à bien se documenter sur la chose et à bien définir notre projet.

Enfin, le 20 octobre 2001, jour de l'inauguration est arrivé, où cette formidable machine projeta ses premières lumières, sa poudre d'étoiles sous le dôme tout neuf et se mit en mouvement dans un ballet majestueux de mille feux scintillants. Là, bien calés sur notre séant, nos visages affichant une béatitude certaine, nous avons pu ressentir le plaisir d'avoir mené à bien ce travail et dire, la bouche en cul de poule et plagiant Valérie Lemercier dans ses spots publicitaires: "c'est moi qui l'ai fait !!! ".

Le stellarium 4000 dans "le parisien"...

Retrouver l'article publié dans "le parisien" le 13 août 2001 à propos du Stellarium 4000. C'est ici !!!