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Le STROCK 250
est vraiment un instrument épatant. Sa compacité et ses performances en font un instrument que l’on a toujours avec soi. Cet engin m’accompagne tout le temps lors de mes virées en week-end, en vacances, en France ou à l’étranger. Il permet des observations remarquables. De part la qualité optique de son miroir primaire et la facilité des opérations de collimation, il offre des visions planétaires vraiment exceptionnelles, surpassant bien des instruments prestigieux. L’instrument n’ est pas en reste pour les objets du ciel profond grâce à son diamètre de 250 mm intéressant, son rapport F/D de 5 judicieux et surtout, la possibilité de l’emporter et l’utiliser sous des ciels d’exception. Mon plus beau souvenir à ce jour avec cet instrument est une virée à Chinguetti, en plein désert mauritanien. Mais, mais, mais…
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Le Strock 250. |
La puissance du télescope est directement dictée par son diamètre. Tel est le préambule et l’évidence à graver ici dans le marbre. |
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A ce jour, voici les constructions amateurs qui m’inspirent le plus pour ce projet :
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L’incontournable Mel Bartels, surtout pour sa monture dobson trilatérale pliable, concept qui utilise 3 patins de frottement sur 3 tourillons d’altitude. traduction du site de Mel Bartels |
L’incroyable dobson binoculaire de 56 cm de Bruce Sayre avec sa structure ultra-légère, très épurée, des concepts assez osés (collimation par inclinaison de la structure triangulée, miroir collé sur son barillet) site de Bruce Sayre |
Mais surtout, le 60 cm de Greg Babcok, qui à mes yeux est la conception la plus parfaite. traduction du site de Greg Babcock |
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Tous ces télescopes ont comme points communs une structure triangulée à 6 tubes, un anneau unique pour cage de secondaire et une monture sur le principe du «flex-rocker».
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Sur ce dessin en CAO, il reste à représenter les attaches de la strcuture triangulée en partie basse, ainsi que le contreventement des 2 trourillons. |
Voici à ce jour, l’état d’avancement des plans.
Le colisageAprès bien des réflexions, j’ai choisi les options suivantes : Le miroirL’engin étant destiné aux voyages aériens, il convient d’avoir un lot de matériel fragile qui s’accommode des restrictions en poids et tailles des bagages cabine. Le miroir primaire pesant 10,3 kg, il est à lui seul ce premier lot. Il est rangé dans une valise de transport aux dimensions idoines. Le télescopeJ’ai été tenté par la réalisation d’une caisse de miroir primaire, intégrant le barillet, les attaches des tubes de la structure triangulée et celles des tourillons d’altitude. Elle aurait été conçue pour faire usage de valise de transport, le miroir aurait été collé sur son barillet et resterait toujours à demeure, tout en supprimant le système de maintien latéral. Mais l’encombrement de cet ensemble étaient préjudiciable à la notion de «bagage cabine avion».
Les tubesUne telle valise permet le rangement en diagonale des tubes de la structure triangulée une fois ceux-ci coupés en deux.
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Le miroir primaireLe diamètre
Des critères énoncés ci-dessus, le diamètre de 400 offre le meilleur compromis du moment et s’impose pour moi. Avec cette dimension, nous sommes – parait-il - à la limite supérieure de la méthode classique de taille, de polissage et de parabolisation des miroirs énoncée par Texerau.
La focaleLa focale doit permettre une utilisation sans escabeau ou marche pied. Elle sera donc de 1800 mm, soit un F/D de 4,5. Je me fixe cette limite inférieure sachant que la parabolisation sera plus délicate à réaliser, mais j’assumerai en son temps ce choix. Un F/D plus court aurait accru le confort d’observation mais me faisait prendre plus de risques. Ce sera donc un télescope de 400 mm à F/D 4,5 de type Dobson Newton ultra léger. La cage du secondairePour optimiser les principaux éléments de la cage du secondaire d’un télescope, une fois les caractéristiques du miroir primaire déterminées, il est impératif de considérer l’oculaire le plus contraignant, et ce qu’on compte faire avec. Puis, il faut dès à présent choisir sa gamme d’oculaire et les accessoires qu’on compte y adjoindre, barlow, tête binoculaire, etc… L'oculaire déterminant
l’oculaire le plus contraignant est celui qui offre le plus grand champ observable.
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Le diamètre intérieur de la cage secondaireIl faut juste prendre en compte qu’aucun élément de la cage du secondaire n’empiète sur le champ du télescope, soit ici un tronc de cône de 1° avec pour petite base, le miroir primaire. Cela conditionne directement la taille des anneaux ou diaphragmes qui composent la cage. Mais on constate qu’elle est aussi tributaire de la hauteur de l’axe optique du porte oculaire par raport au miroir primaire. La position du porte oculaire
Il s’agit ici de déterminer l’écart entre l’axe optique du télescope et la position du porte oculaire.
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J’ai déterminé tous ces paramètres à l’aide d’un logiciel de CAO, en traçant les épures des axes optiques, du champ maxi et des divers éléments.
Le miroir secondaireL'obstruction réduiteJe suis convaincu des bienfaits qu’offrent les faibles obstructions, telles que nous avons pu le constater sur nos 250. Elles contribuent à de belles observations planétaires, détaillées parce que plus contrastées. En contrepartie, elles sont pénalisantes sur la taille du cercle de pleine lumière, d. |
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Deux solutions sont envisageables :
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La structureJe compte faire une structure triangulée à 6 tiges, solution élégante et minimaliste. Elle aurait pu être en tube de fibre de carbone de 12 mm de diamètre et d’environ 1,50 mètre de long. La raideur de ce matériau est tout à fait à même de supporter la cage du secondaire.
La cage du secondaireLa formeIl importe que la structure triangulée n’empiète pas sur le trajet lumineux du télescope. Pour ce faire, les points d’attache doivent se situer aux 3 sommets d’un hexagone qui inscrit le diamètre utile, soit le miroir primaire en partie basse et de diaphragme de la cage du secondaire en partie haute.
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Elle est réalisée à partir d’assemblage de profilés. J’avais envisagé dans un premier temps l’emploi de cornières en L, telle la réalisation de l’américain Bruce Sayre. Mais cette section n’offre pas des caractéristiques optimales en matière de rigidité à la torsion. En fin de compte, je lui préfère une section rectangulaire.
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L’araignée
C’est une copie conforme à celle utilisée sur le STROCK 250, soit une araignée à 3 branches en T désaxée.
Le support du miroirLe miroir est collé au silicone sur sa plaque support selon un protocole bien précis.
Isolation du miroir secondaireLe miroir secondaire des télescopes à structure ouverte est généralement sensible à la formation de buée sur la surface réfléchissante. Pour remédier à cela, il est de coutume de chauffer légèrement le dos du miroir avec quelques résistances électriques.
Le porte oculaireLe choixPour ce télescope, un porte oculaire (PO) de 50 mm de coulant s’impose. Dans la logique de cette construction qui se veut ultra-légère, le KINOPTIC avec son poids plume est le choix le plus judicieux. Mais en fin de compte, le MOONLITE CR2, avec sa mise au point démultipliée, me fait craquer par sa qualité de fonctionnement et sa finition. Avec ses 590 grammes, ce bel accessoire sera la partie la plus lourde de la cage du secondaire. Equipé d’un bel oculaire, type Nagler 22mm, l’ensemble PO + oculaire accusera un poids de 1,270 kg… La positionSur les premières esquisses du télescope, j’avais positionné le PO à 0° par rapport de l’axe de rotation en altitude. Par ce fait, il se trouvait au milieu d’un des 6 tronçons de la cage hexagonale. De plus, il devait être fixé sur une console pour l’éloigner de 2 cm de cette barre.
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Les points de contatcs
Bien qu’extrêmement séduisante, l’usage de leviers astatiques est écarté pour des questions de poids.
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Valeurs en nanomètres. On remarque un creux central, mais celui-ci sera masqué par le miroir secondaire |
La collimation
Je vais reprendre le génialissime concept mis en œuvre sur nos STROCK 250 :
Un barillet en aluminium
Le barillet est réalisé principalement en aluminium. C’est l’élément principal du télescope, sur lequel tous les autres viennent s’accrocher. La rigidité doit être maximale, aucune déformation préjudiciable n’est tolérable ici. De plus, il me faut un peu de poids supplémentaire en partie basse pour équilibrer la présence du massif porte oculaire Moonlite. Le carbone n’aurait pas trouvé sa place ici et aurait augmenté la difficulté de réalisation.
Les tourillonsCalcul du centre de gravité
Ces deux tourillons sont essentiels au bon fonctionnement du télescope. De leurs dimensions et leurs positions conditionnent l’équilibrage final de l’ensemble. C’est pourquoi il est essentiel de calculer le plus finement possible de centre de gravité (CG) de l’instrument. Tout au long de la conception, cela implique qu’on doit estimer le poids et la position des divers éléments. Au fur et à mesure de l’avancement des travaux, ces données théoriques se matérialisent et se concrétisent, permettant de positionner exactement le CG.
La formeJe compte accrocher 4 des 6 tubes de la structure triangulée à mi-hauteur des tourillons. La sagesse aurait voulu de les fixer sur le barillet, là où les flexions de l’instrument sont les moindres. Mais je veux relever ce petit défi, juste pour avoir une petite gueule qui me plait. De plus, je veux une forme très épurée, très fine, juste un arc de cercle, sans traverse sur la corde de l’arc, ce qui pourtant permettrait d’accroître considérablement la rigidité.
Le flex-rocker et la base annulaireLe principe
Avec le système classique employé ici et adopté par la quasi-totalité des Dobson, le mouvement de hauteur se fait en supportant les 2 tourillons par 4 patins. On respecte ainsi les règles de l’isostatisme qui démontrent qu’un cylindre – les 2 tourillons - peut être parfaitement maintenu par 2 vés générant chacun 2 points de contact – les 4 patins. Un guidage latéral est nécessaire pour bloquer le 5ème degré de liberté. Ainsi, il ne reste que la rotation libre autours de l’axe du cylindre. C’est le rocker.
La forme
Le flex-rocker est donc réduit à sa plus simple expression. 4 petites cales prismatiques supportent les patins de frottement des tourillons. Elles sont solidarisées et collés sur un anneau très fin et flexible. Sous chacune de ces cales est fixé un patin de frottement en téflon glissant sur la surface plane de la base annulaire.
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