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Les actualités de Magnitude 78 2018 - 2019

Fête de la science

Nous avons réitéré la forme et la formule de la précédente édition en y apportant trois nouveautés :
  • Une nouvelle exposition de 15 panneaux dédiée aux voyages et périples organisés par le club. L’on découvrait ainsi notre soif de courir le monde pour traquer les phénomènes astronomiques remarquables que sont les éclipses totales de Soleil, les aurores boréales ou les rares transits, ou bien cette quête des meilleurs ciels de la planète d’où découle la nécessité de concevoir nos propres instruments afin de répondre aux contraintes liées aux voyages. Ces périples lointains sont aussi l’occasion de formidables aventures humaines, à la découverte de sites et de cultures extraordinaires.
  • La présentation d’horloges astronomiques sur le stand de Brigitte. Au milieu d’astrolabes, sphère armillaire et autres fascinantes curiosités, on découvrait deux nouveautés, des horloges en laiton en ordre de marche et une en plexiglass de plus grande dimension. Cette dernière a été présentée aux élus locaux avec la proposition de l’installer dans le hall de la mairie de Magny les hameaux, ce qui a reçu un accord enthousiaste.
  • L’inauguration officielle du T600, désormais en état de fonctionnement, couronnant avec succès dix années de travaux acharnés.


La Palma 2019 début avril

encore une bien belle mission avec les copains de MAGNITUDE 78, mission particulièrement bien réussie en termes d’organisation fort des expériences passées sur cette île – notre cinquième venue en ces terres. Ce fut l’occasion fortuite de retrouver nos amis Chtis, la bande à Simon que nous avions rencontré la semaine précédente aux RAC. Et puis celle de revoir l’ami Fabrice, désormais installé sur ce versant de l’ile. Nous avons vécu comme des pachas, restaurants bien typiques le midi sentant bon l’huile d’olive et où l’on parle haut et fort, rhum dinatoire le soir, jolies escapades dans le reste de l’ile, visites des coupoles du GranTeCan (sublime), du Herschell (respectable) et du Issac Newton (gros truc équatorial d’une époque révolue, très joli). Nous logions dans une croquignolette maison bâtie sur les hauteurs surplombant le port de Tazacorte avec vue plein ouest sur le vaste Océan, avec petite piscine à l’ombre de palmiers vénérables où étaient tendus quelques hamacs pour notre plus grande béatitude. Situation privilégiée pour une position assez centrale sur l’ile tout en étant assez proche (45mn) du site d’observation et offrant les meilleures conditions météo.
Il faut souligner la qualité exceptionnelle de notre nouveau site d’observation, assurément le meilleur spot accessible pour les amateurs aux Canaries, probablement le meilleur rapport qualité/prix/distance pour accéder à un ciel ultime, supportant sans broncher la comparaison avec les meilleurs de la planète. Il est à 2km des coupoles et seulement 200m plus bas. Ce site est rapidement accessible par une piste en béton quasi en ligne droite (autant dire que ça monte sec !) au départ de Puntagorda (moins de 25mn), sans les interminables lacets de la route qui mène aux observatoires. On y est à l’abri du vent, avec une vue un peu mieux dégagée sur le sud, sur de petites plateformes en béton bienvenues. En termes de confort, on est donc à des lieux des rares emplacements spartiates qu’on peut dénicher au sommet de la Caldera – quasi inexistants aujourd’hui et avec la perspective de l’ouverture prochaine d’une sorte de complexe touristique dédié aux étoiles, belle initiative mais qui n’est pas notre tasse de thé.
Enfin à noter que pour ce millésime, nous avons emporté pas moins de 1 T250, 3 T400 et 3 A7S sur tracker ; je pense que c’est un record pour une équipe de 6 amateurs voyageant en mode « léger » - c’est à dire dans les limites imposées par les contraintes des bagages en avion.
Mais la météo taquine ne nous offrit que 2 nuits exceptionnelles, 3 furent interrompues prématurément vers minuit par l’arrivée de nuages, voire de crachin de neige fondue, les températures avoisinant le zéro. De cela, le nombre de dessins et leur finalisation ne sont pas au niveau escompté. Mais est-ce bien grave au regard des formidables moments passés et, quoiqu’il en soit, d’une jolie moisson de dessins ?


Les 30 ans du club

un rare moment de convivialité et d'échange, mais aussi de camaraderie et d'amitié.
Ca restera un moment particulier et fort de la vie du club, un très beau moment.
Déjà, une esthétique réussie, une MJC investie à 100% de l'expace disponible, avec du contenu de haut vol, chaque recoin de la MJC présentant les multiples facettes des activités du club. C'était beau, ça avait de la gueule, c'était riche.
Mais aussi on a su faire vivre cet espace à baton rompu, sans chichi et sans tralala, chacun improvisant et apportant sa contribution dans ces riches échanges.
Et puis l'immense plaisir de revoir bien des "anciens" du club, beaucoup d'émotion, de souvenirs évoqués. et la visite remarquable de bien des amis du club, des chtis aux clubs de la région, sans oublier ceux de la SAF, Davidowich, Terence venu des campagnes champenoises, jusqu'a André de Lyon organisateur des RAP, et bien d'autres que j'oublie. Et quelques visiteurs amateurs vivement intéressés par nos bidouillages et qui semblent eux aussi avoir passé une excellente journée.
on la rejouera dans 10 ans, promis.


L’argentine pour l’éclipse totale de Soleil du 2 juillet


une aventure vraiment EXCEPTIONNELLE, une réussite totale, un périple hardi, osé et râpeux, totalement maitrisé, une éclipse formidable sur les sommets andins enneigés, et l'ambiance inimitable made in MAGNITUDE 78 !!!! merci chers amis pour ce moment partagé, c'est du rare, c'est du lourd. En vrac :
- Buneos Aires sous la flotte, coupure générale de courant, et pourtant 1° restaux gargantuesques, impressionnant de barbaques roties, balades et musées,
- Salta bien sympa, arrivé le jour d'une cérémonie dont je ne me souviens plus le sujet, mais yavait plein de caballeros en grand apparat, et encore des restaux mémorables -avec pinard de derrière le fagots.
- puis monté au nord, paysages multicolores, premières pistes perdues
- et une cérémonie authenique Inca sous le tropique du capricorne, pour recevoir les 1° rayons solaires de l'année au solstice. De l'authentique, pas de tralala, quelque chose de rare.
- toujours un accueil et un contact des plus chaleureux avec les argentins
- puis les 8 jours dans la Puna entre 3500 et 4700m, la grande aventure, où l'on a essuyé une tempète de neige dans les pistes bien peaumées.
- des paysages à couper le souffle à chaque virage !
- et que dire de ce bain à la belle étoile en soirée dans les thermes de Fiambalas ?
- enfin descente vers le sud pour l'éclipse. Trouvé un lieu formidable et peinard, pour un très grand spectacle,
- seul bémol prévisible, la rémonté de 700km au nord pour le retour,
- visite d'une cave de cafayate....
- et jusqu'a la fin, du paysage sublime, avec point d'orgue sur la route 40 en franchissant un col à presque 5000m, un champagne du pays fut débouché à l'occasion !
- on a vu plein de bestioles, lamas en tout genre et piafs dans les lagunes, et même parfois un condor, sans oublier des émeux, et un charmant renard
- on a ramené les bagnoles à bon port sans soucis mécanique ni crevaison, mais en pièces détachées, au final dans un état acceptable pour le loueur.
- etc, etc, etc..... Du velour, de la grande aventure, PAR-FAIT !!!!

Et je dirais même plus : une aventure vraiment exceptionnelle, grâce à l’Argentine, aux Argentins, et grâce à notre petit groupe qui a été bien à l’unisson de la bonne humeur pendant ces trois semaines.
Une très bonne préparation du voyage et la présence à bord de scientifiques, ingénieurs, techniciens et cartographes, ont permis de maximiser le plaisir et d’être toujours en sécurité.
La fête de Salta, c’était l’anniversaire de la mort du Général Guemes, un des artisans de l’indépendance de 1816. En fait, la moitié des avenues portent le nom d’un de ces libérateurs. Ciel bien noir au-dessus de 3000m et un peu poussiéreux en-dessous.
Il est vrai que ça a été un peu rugueux car il n’y avait pas le wifi partout !
On a vu des lamas et on en a mangé.
Et les émeus étaient des nandous ou des suris.
Des milliers de cactus très beaux, très grands et très dodus,
4400km de routes et pistes,
De la caillance la nuit sous la tente,
Des archanges avec des arquebuses,
Et beaucoup de sel.
On ne sait toujours pas danser le tango, mais on a acquis une expérience assez approfondie des spécialités culinaires et des vins.
C’est un peu loin (14h de vol) mais on a déjà envie d’y retourner.