CIEL PROFOND & OBJETS DIFFUS


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Galaxies et amas


M 13, M 31, M 33, M 33, M 51, M 51, M 51, M 51, M 64, M 65 & 66, M 82, M 84, M 101, M 104,
NGC 253, NGC 4565, NGC 5128, NGC 7331, NGC 7479,
Quintet de Stéphan,

Pour mes premières vacances sous le tropique du Capricorne, à la Réunion en juin 2001, j’ai apporté mon ETX 90 pour jouir des merveilles du ciel austral. Voici 2 «monstres » stellaires : la galaxie géante NGC 5128 et l’énorme amas globulaire dans le Centaure. Quel régal, mais aussi, quels regrets que ne disposer que de 90 mm d’ouverture… C’est promis, pour mes prochaines virées, il me faudra un instrument plus conséquent.

Le T400 offre vraiment de belles images du ciel profond. Lors d’une sortie en Beauce le 9 arvil 2000, je dessine une série de galaxies dont voici un extrait. M51, M64, M104 au Nagler 12 mm, l’amas avec M84 au Panoptic 27 mm.

Grand moment que la première vision de NGC4565 qui traverse presque tout le champ du Nagler. Réalisé au T400 lors d’une sortie dans le Morvan, à 600 m d’altitude, par un ciel particulièrement noir.

M51 et le groupe M65-66 lors d’une virée dans le fameux triangle noir du Quercy en mai 2003. Le ciel est pas mal, mais toutefois, on a vu mieux en prenant légèrement de l’altitude. Cela étant, la cuisine locale est remarquable !

M31 observée dans le T250 pendant mes vacances 2004 en Croatie. Ciel particulièrement noir, température très clémente, bref le bonheur de l’amateur !

M13, l’amas globulaire d’Hercule au T250 à 150x. Petite sortie avec les copains à Port Royal (78) pendant les congés, le 28/07/06. Le ciel n’est pas terrible, un petit vent et une forte turbulence n’arrangent pas les observations. Je consacre cette soirée aux objets stellaires, avec notamment une belle liste d’étoiles carbonées. Je termine cette nuit par ce rapide dessin du célèbre amas.


M33, la grande galaxie du Triangle, avec le T250 à 60x et filtre UHC-S. Les conditions d’observation durant mes congés en août 2006 dans le sud de l’Italie ne m’ont offert qu’une nuit et demie de ciel profond. Le ciel n’est pas noir d’encre mais les bras spiraux sont bien évidents, avec quelques nodosités.


Avec le club, nous avons organisé une fabuleuse aventure dans le Sahara Algérien, au tassili n’Ajjer près de Djanet en janvier 2007. L’air y est très sec, pas de pollution lumineuse et nous sommes à 1100 m d’altitude. Dans ces conditions optimales d’observation, le ciel profond est un vrai régal. Voici une petite collection de célèbres galaxies. Tout d’abord, M33 au T250. Rien à voir avec la précédente image. De nombreux bras spiraux sont ici évidents. Dans la même veine, M101 au T400, Nagler 12 mm. J’ai notamment apprécié les fines extensions ténues au loin du bulbe. Plus classique, M51 au T400, 12 mm. Ici, ce sont les petites zones sombres de la galaxie satellite et la grande extension faible à l’opposé qui ont attiré mon attention. Enfin, M82, toujours au T400, avec des nodosités incroyablement ciselées. Si le rendu des contours des nodosités est assez fidèle, il est dommage que la mise au propre du dessin n’ai pas bien rendu l’intensité lumineuse des diverses zones. Mais il fallait partager le télescope avec les copains, le temps était limité !


C’est au début de septembre 2007 qu’avec quelques copains du club, nous avons passé une bien belle semaine «astro», dans une petite ferme perdue aux alentours d’Albacete en Espagne. Une superbe météo a permis de belles observations. Bien que le ciel n’était pas d’une noirceur parfaite, nous nous sommes régalés dans le ciel profond. Voici au T460 la galaxie NGC 7331 dans Pégase, accompagnée de quelques petits compagnons. Tout près de là, le Quintet de Stephan, entièrement résolu, avec en prime, une 6ème galaxie visible dans le champ. Bien que très basse sur l’horizon, Nous fûmes tous surpris de découvrir cette belle galaxie NGC 253 dans le Fourneau, grande structure spirale avec un centre présentant de nombreuses nodosités. Enfin, une petite spirale barrée dans Pégase, NGC 7479 montre en vision décalée sa structure bien particulière.


Les RAP permettent de lorgner à travers des instruments exceptionnels. Pour ce très bon millésime 2008, j’ai pu faire de très belles observations. L’image de M51 était tellement fantastique dans le T600 de Raphaël Guinamard équipé d’un Ethos 13mm que je me suis permis un dessin à l’oculaire. Ce rapide croquis à été réalisé en 3 mn. Je note l’effet tourbillonnant autour du bulbe et entre les bras eux-mêmes. L’image est féerique et il faudrait passer plusieurs heures derrière l’oculaire pour rendre tous les détails perceptibles. Cette première esquisse est précisée par une vision de 2 mn dans l’énorme T800 de Vincent Leguern où là, l’objet se présente sous un aspect littéralement photographique. Je bave et jubile. Décidément, mon T400 n’est pas encore fini que déjà, je pense à un futur instrument de cet acabit.

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Nébuleuses


M 16, M 17, M 17, M 17, M 20, M 20, M 27, M 27, M 27, M 42, M 42, M 42, M 57, M 57, M 76, M 97,
NGC 40, NGC 40, NGC 2359, NGC 2392, NGC 3242, NGC 3372, NGC 6543, NGC 6543, NGC 6804, NGC 6888, NGC 6818, NGC 6826, NGC 6995, NGC 7008, NGC 7009, NGC 7009, NGC 7028, NGC 7293, NGC 7635, NGC 7662,
B 33, B 33,

Voici mon premier croquis de ciel extrême : la tête de cheval (sans filtre), réalisé lors d’un séjour de sport d’hiver en 1999 à Saint Véran (2000m). Pour l’occasion, j’avais apporté dans mes bagages l’imposant Dobson MEADE de 400 mm, sûr de l’utiliser dans des conditions optimales. Une fois de retour, la comparaison du dessin avec une photo m’a permis de valider ce que je percevais à la limite de la visibilité. Petits instants de bonheur...

La Réunion en juin 2001 (idem ci-dessus "galaxies"), ETX 90. Quelle surprise de découvrir cette gigantesque nébuleuse diffuse dans la Carène. En comparaison, M42 est bien plus petite (mais à mes yeux, de forme plus élégante). Ah ! Si j’avais plus de diamètre optique …

La vision de ces belles nébuleuses dans le T400 et vraiment évocatrice. Ici Dumbell (M27) et Oméga (M17) au Nagler 12 mm. Sortie en Beauce le 20 septembre 99.
La Trifide au Panoptic 19 mm, en mai 2003 dans le Quercy (idem M51 ci-dessus "galaxies").

J’ai pris beaucoup de plaisir à dessiner cette série de belles nébuleuses en Croatie (idem M31 ci-dessus "galaxies"). Les conditions d’observations quasi parfaites, le T250, instrument de voyage fantastique (et quelques progrès) font la différence sur M27 et M17, à comparer aux 2 précédents croquis. Les célèbres ronds de la Lyre M57 et d’Hélix NGC 7293 sont toujours un régal. Enfin, belle vision en couleur du petit haltère M76 et de Saturm NGC 7009, où j’ai pu discerner un des deux « feu de position » à l’extrémité de la fine bande. Pour préciser certains détails, j’interpose un filtre OIII.

Le T460 Obsession permet de percevoir les couleurs de M42. Je pense qu’elles se révèlent d’avantage par contraste de couleurs complémentaires. Pour restituer cette vision, je travaille en négatif. Comme d’habitude, la lumière est placée au crayon noir. Mais pour les teintes, j’ai cherché les crayons de couleurs idoines qui, une fois l’opération de négatif effectué, redonnent les bonnes nuances. Ici, un orange pour rendre l’aspect bleuâtre et un vert pour les parties rosées. Ce rapide essai a été réalisé à Magny.


Séjour Italie du sud 2006. L’observation des nébuleuses planétaires est un réel plaisir. Il faut utiliser et changer fréquemment les filtres OIII et UHC pour extraire quelques détails notables. Le passe filtre intégré du télescope T250 est pour cela une aide précieuse. Je commence cette rapide série par NGC 6818 car il me semble y percevoir quelques détails dans la petite tâche floue à structure vaguement annulaire. Ensuite la classique NGC 40, puis NGC 6543, « l’œil de chat ». Je perçois par moment une vision qui en effet, évoque curieusement un œil avec son iris. L’objet étant particulièrement brillant et coloré, il supporte de forts grossissements.


Durant le séjour à Djanet (idem ci-dessus « galaxies »), nous avons visité bien des nébuleuses planétaires. Le T400 étant parfaitement collimaté, il supportait sans broncher un grossissement de 500x ( Nagler 7mm + barlow). Tout d’abord le Clown. La forme triangulaire est évidente, de même que l’étoile centrale et le grand halo circulaire. Les 3 zones un peu plus sombres, sensées représenter les yeux et la bouche de ce masque sont relativement ténus. Par contre, je n’ai pas trouvé simple de déterminer la forme plus caractéristique « en écusson » de cette célèbre nébuleuse. De même, le grand halo circulaire m’est apparu très uniforme, avec juste un rehaut plus clair vers le haut. Ensuite, le Hibou, avec son étoile centrale et quelques autres visibles en vision décalée. Un des 2 yeux est évident, un peu triangulaire, l’autre est plus ténu. Enfin, NGC 3242, objet plus austral et moins connu. L’étoile centrale est évidente, l’anneau central présente des irrégularités et les nodosités sont le fait de quelques étoiles. Enfin, le grand halo présente quelques irrégularités de forme et d’intensité lumineuse. Bien joli objet.

Pour l'orientation des dessins, la flèche jaune indique le sens de défilement du champ








Séjour en Espagne septembre 2007 (idem ci-dessus « galaxies »), toujours au T460, voici une petite collection de nébuleuses planétaires, avec NGC 6804, NGC 7662 appelée «boule de neige», NGC 40, NGC 7027, NGC 7008 dans le Cygne avec une forme en point d’interrogation et NGC 6826 dite la «clignotante» qui avec le T460, ne clignote plus du tout ! Toutes présentent une belle couleur bleu turquoise.
Puis, quelques petites « stars » incontournables, la splendide nébuleuse «Saturne» ou NGC 7009 et le difficile «œil de chat » NGC 6543. Sa structure complexe n’est pas évidente à bien cerner. On distingue bien 4 lobes autours de l’étoile centrale mais l’analyse de leur forme exacte demande beaucoup de temps et d’attention, tout comme cette vision fugitive du halo et de ce «jet». Par ailleurs, j’ai pris bien du plaisir à découvrir la «bulle» NGC 7635, on distingue très nettement une portion de cette sphère transparente, telle une griffe de chat.
Enfin, les reines du ciel, le «croissant» dans le Cygne avec ses incroyables structures filamenteuses, le spectaculaire «anneau» de la Lyre avec son étoile centrale (une première pour moi) et la lumineuse «Dumbell» au dessin complexe et tourmenté, tout en délicates nuances.
Plus en marge, voici 2 croquis tout juste esquissés d’objets célèbrissimes. Tout d’abord la nébuleuse de l’ «Aigle» M 16 aux larges contours indéfinis. Je me suis torpillé l’œil tout le long du séjour à tenter de percevoir les fameux «piliers de la création». Une bande petite zone est bien visible au centre. Une extension part sur la droite de l’image et parfois, on a la sensation d’un filet à gauche, juste au-dessus d’une étoile, un des piliers les plus contrasté. Franchement, je ne sais pas quelle est la part du réel et de la subjectivité dans ce constat. Aussi, par honnêteté, je ne l’ai pas fait figurer ici. Un ciel plus pur me semble nécessaire pour cela. A refaire… Ensuite, la «Trifide» M20. L’observation des canaux sombres est un vrai régal. Toutefois, un ciel plus noir aurait facilité l’analyse fine des contours évanescents. A refaire aussi…



Séjour au Sahara au sud de Djanet, dans le massif du Tardrat la 2ème semaine de janvier 2008. Seul dessin de ciel profond de ce formidable périple, NGC 2359, bien que de nombreux et spectaculaires objets furent visités. La vision de cette belle nébuleuse au T250 avec filtre OIII montre une belle structure centrée sur une bulle assez complexe, avec des filaments et des contours tourmentés bien définis. Ce rapide dessin souffre de quelques imperfections, notamment l'absence d'une nébulosité qui devrait se trouver dans la partie haute et un mauvais placement de l'aile qui part en haut à droite. Très bel objet que je me promet de revister.

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Objets grand champ


Hale Bop, dessinée en Beauce. Jumelles 10x50 et longue vue terrestre 20x80.

C’est lors de vacances à Chinguetti, dans le désert Mauritanien en février 2005, que le T250 a montré tout son potentiel. C’est un engin performant, réellement de voyage, très solide (les pistes africaines n’ont put y venir à bout !) . Mon programme était de réaliser ce portrait grand champ d’Orion dans de superbes conditions. Deux nuits et toute la batterie d’oculaires ont été nécessaires pour tenter de rendre ce formidable spectacle sur un A4. Notez les extensions très loin du cœur, mais aussi, bizarrement, l’absence de l’aile rouge, peut-être passée inaperçue par la brillante aile bleue qui la borde (j'aurai dû filtrer). Ciel parfait, coronal, température 2°C la nuit, mais très supportable car absence d’humidité.

Dans ces mêmes conditions, la tête de cheval est évidente et présente même quelques détails dans les nodosités qui soulignent son profil. Il faut dire que sous ces latitudes, Orion est très haut sur l’horizon.

Le voyage en Espagne pour profiter pleinement de l’éclipse annulaire du 3 octobre 2005 a donné l’occasion de belles nuits astronomiques sous un ciel de très grande qualité. Les dentelles du Cygne sont quasiment au zénith, avec le T250 et un filtre OIII, la vision déchire vraiment ! Un rapide croquis sur un format A4 (très peu d’étoiles représentées, proportions très approximatives) n’offre qu’un pâle reflet de la réalité.

Orion au T400 dans le désert Libyen, à l'occasion de l'éclipse de mars 2006, dans un ciel parfait. Image superbe, légèrement bicolore, avec multitude de détails, nodosités et filaments difficilement transcriptible. J'ai tenté de rendre cette merveilleuse vision par ce rapide croquis exécuté en moins de 2 h.
Nous avons relevé le défit d'emporter ce gros télescope dans le désert et je ne le regrette pas, il s'est montré royal !

La nébuleuse « Oméga » au T460 lors du séjour en Espagne 2007. Je crois que c’est ma nébuleuse préférée. Elle offre une structure filamenteuse incroyablement détaillée. Plusieurs grossissements et l’emploi du filtre OIII permettent d’apprécier cette rare image. Il m’aura fallu 2 dessins et 2 soirées pour réaliser ce dessin complexe. Le premier essai étant assez disproportionné, j’ai pour la première fois pré-dessiné le champ étoilé d’après une photographie.

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