CIEL PROFOND & OBJETS DIFFUS


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159 Galaxies, 8 amas et 18 étoiles


Galaxies
M 31, M 31, M 33, M 33, M 33, M 33, M 33, M 51, M 51, M 51, M 51, M 51, M 51, M 51, M 60, M 61, M 61, M 63, M 64, M 64, M 65 & 66, M 65, M 66, M 74, M 77, M 77, M 82, M 82, M 82, M 83, M 84-86, M84-86, M 88, M 89, M 90, M 91, M 94, M 95, M 95, M 96, M 98, M 99, M 100, M 101, M 101, M 104, M 104, M 106, M 109,
NGC 55, NGC 55, NGC 134, NGC 157, NGC 247, NGC 253, NGC 253, NGC 300, NGC 613, NGC 891, NGC 908, NGC 986,
NGC 1023, NGC 1055, NGC 1097, NGC 1232, NGC 1300, NGC 1313, NGC 1365, NGC 1365, NGC 1398, NGC 1433, NGC 1512, NGC 1532, NGC 1566, NGC 1808,
NGC 2403, NGC 2442, NGC 2903, NGC 2935, NGC 2997,
NGC 3109, NGC 3115, NGC 3184, NGC 3185-3187-3189-3193, NGC 3226-27, NGC 3226-27, NGC 3308-3309-3311-3312-3314-3316, NGC 3509, NGC 3521, NGC 3621, NGC 3628, NGC 3718, NGC 3808,
NGC 4030, NGC 4038, NGC 4208, NGC 4216, NGC 4298, NGC 4302, NGC 4335-4338-4387-4388-4402-4413-4425, NGC 4490, NGC 4526, NGC 4535, NGC 4536, NGC 4559, NGC 4565, NGC 4565, NGC 4631, NGC 4647, NGC 4656, NGC 4676, NGC 4725, NGC 4762, NGC 4945,
NGC 5054, NGC 5068, NGC 5078, NGC 5084, NGC 5128, NGC 5128, NGC 5170, NGC 5364, NGC 5426-5427, NGC 5643, NGC 5746, NGC 5907,
NGC 6744, NGC 6946, NGC 6946, NGC 6946, NGC 6946, NGC 7184, NGC 7331, NGC 7410, NGC 7479, NGC 7479, NGC 7496, NGC 7582, NGC 7606, NGC 7727, NGC 7814,

Abell 1060, Hickson 44, UGC 3697, Quintet de Stéphan, Quintet de Stéphan, Sextet de Seyfert, Voie Lactée, Voie Lactée
Amas
M 4, M 13, M45, M 92, NGC 104, NGC 4755, NGC 5139, NGC 5139,
Etoiles
alp CMa, alp CMA, alp Cen, alp Cen, alp Cru, bet Cru, tet Eri, alp Gem, R Lep, mu Lup, bet Mon, bet Ori, lam Ori, sig Ori, BL Ori, W Ori, alp Sco, nu Sco,

n

fin de liste dessins de galaxies


M51 M64 M104 M84-M85

Le T400 offre vraiment de belles images du ciel profond. Lors d’une sortie en Beauce le 9 arvil 2000, je dessine une série de galaxies dont voici un extrait. M51, M64, M104 au Nagler 12 mm, l’amas avec M84 au Panoptic 27 mm.

NGC5128

Pour mes premières vacances sous le tropique du Capricorne, à la Réunion en juin 2001, j’ai apporté mon ETX 90 pour jouir des merveilles du ciel austral. Voici 2 «monstres » stellaires : la galaxie géante NGC 5128 et l’énorme amas globulaire dans le Centaure. Quel régal, mais aussi, quels regrets que ne disposer que de 90 mm d’ouverture… C’est promis, pour mes prochaines virées, il me faudra un instrument plus conséquent.

NGC4565

Grand moment que la première vision de NGC4565 qui traverse presque tout le champ du Nagler. Réalisé au T400 lors d’une sortie dans le Morvan, à 600 m d’altitude, par un ciel particulièrement noir.

M51 M65-M66

M51 et le groupe M65-66 lors d’une virée dans le fameux triangle noir du Quercy en mai 2003. Le ciel est pas mal, mais toutefois, on a vu mieux en prenant légèrement de l’altitude. Cela étant, la cuisine locale est remarquable !

M31

M31 observée dans le T250 pendant mes vacances 2004 en Croatie. Ciel particulièrement noir, température très clémente, bref le bonheur de l’amateur !

M13

M13, l’amas globulaire d’Hercule au T250 à 150x. Petite sortie avec les copains à Port Royal (78) pendant les congés, le 28/07/06. Le ciel n’est pas terrible, un petit vent et une forte turbulence n’arrangent pas les observations. Je consacre cette soirée aux objets stellaires, avec notamment une belle liste d’étoiles carbonées. Je termine cette nuit par ce rapide dessin du célèbre amas.

M33


M33, la grande galaxie du Triangle, avec le T250 à 60x et filtre UHC-S. Les conditions d’observation durant mes congés en août 2006 dans le sud de l’Italie ne m’ont offert qu’une nuit et demie de ciel profond. Le ciel n’est pas noir d’encre mais les bras spiraux sont bien évidents, avec quelques nodosités.

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année 2007

M33 M101 M51 M82


Avec le club, nous avons organisé une fabuleuse aventure dans le Sahara Algérien, au tassili n’Ajjer près de Djanet en janvier 2007. L’air y est très sec, pas de pollution lumineuse et nous sommes à 1100 m d’altitude. Dans ces conditions optimales d’observation, le ciel profond est un vrai régal. Voici une petite collection de célèbres galaxies. Tout d’abord, M33 au T250. Rien à voir avec la précédente image. De nombreux bras spiraux sont ici évidents. Dans la même veine, M101 au T400, Nagler 12 mm. J’ai notamment apprécié les fines extensions ténues au loin du bulbe. Plus classique, M51 au T400, 12 mm. Ici, ce sont les petites zones sombres de la galaxie satellite et la grande extension faible à l’opposé qui ont attiré mon attention. Enfin, M82, toujours au T400, avec des nodosités incroyablement ciselées. Si le rendu des contours des nodosités est assez fidèle, il est dommage que la mise au propre du dessin n’ai pas bien rendu l’intensité lumineuse des diverses zones. Mais il fallait partager le télescope avec les copains, le temps était limité !

NGC7331 Quintet de Stéphan NGC253 NGC7479


C’est au début de septembre 2007 qu’avec quelques copains du club, nous avons passé une bien belle semaine «astro», dans une petite ferme perdue aux alentours d’Albacete en Espagne. Une superbe météo a permis de belles observations. Bien que le ciel n’était pas d’une noirceur parfaite, nous nous sommes régalés dans le ciel profond. Voici au T460 la galaxie NGC 7331 dans Pégase, accompagnée de quelques petits compagnons. Tout près de là, le Quintet de Stephan, entièrement résolu, avec en prime, une 6ème galaxie visible dans le champ. Bien que très basse sur l’horizon, Nous fûmes tous surpris de découvrir cette belle galaxie NGC 253 dans le Fourneau, grande structure spirale avec un centre présentant de nombreuses nodosités. Enfin, une petite spirale barrée dans Pégase, NGC 7479 montre en vision décalée sa structure bien particulière.

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année 2008

M51


Les RAP permettent de lorgner à travers des instruments exceptionnels. Pour ce très bon millésime 2008, j’ai pu faire de très belles observations. L’image de M51 était tellement fantastique dans le T600 de Raphaël Guinamard équipé d’un Ethos 13mm que je me suis permis un dessin à l’oculaire. Ce rapide croquis à été réalisé en 3 mn. Je note l’effet tourbillonnant autour du bulbe et entre les bras eux-mêmes. L’image est féerique et il faudrait passer plusieurs heures derrière l’oculaire pour rendre tous les détails perceptibles. Cette première esquisse est précisée par une vision de 2 mn dans l’énorme T800 de Vincent Leguern où là, l’objet se présente sous un aspect littéralement photographique. Je bave et jubile. Décidément, mon T400 n’est pas encore fini que déjà, je pense à un futur instrument de cet acabit.

NGC253 M33


Restefond, le 2 septembre 2008, au T600 de David Vernet (voir page "nébuleuses"). La vision des galaxies dans cet instrument est passionnante. J'aurai aimé les dessiner toutes ! J'ai retenu cet belle NGC 253. La lisibilté des zones moutonneuses et des zones sombres qui les délimitent est évidente. Mais cet exercice est délicat et aurait demandé plus de soin et de patience.
Par contre, M33 n'est restée qu'à l'état d'esquisse car elle aurait nécessité un temps certain pour retranscrire fidèlement la multidude de détails visibles sans difficultés.

M82


M 82 sera la seule cible galactique dessinée lors de la mission St Véran 2008 (voir page "nébuleuses"). Au nagler 17 mm sur le T620, elle traverse largement le champ de l’oculaire et offre une vision saisissante d’une extrême complexité. Ce très rapide croquis n’en est qu’une évocation.

NGC55
M77 NGC1365 NGC1097
NGC300 NGC613
NGC5613
NGC891 NGC134 NGC908 NGC1532 NGC1808 NGC1232 NGC1055
NGC6946

Séjour astro du 22 au 29 novembre 2008 dans le Sahara en Libye et plus précisément dans la région de l'Akakus.
C'est un endroit merveilleux, à la frontière de l'Algérie, où se mélangent les mondes du sable et des roches. Haut lieu de la préhistoire, les gravures et peintures rupestres y regorgent.
J'ai consacré cette semaine astronomique à inaugurer mon tout nouveau T400-c ultra léger sur un programme essentiellement galactique. L'instrument a comblé toutes mes espérances. Dommage que le ciel n'est jamais été tel qu'on peut l'imaginer dans ces régions. La traque des plus fines extensions de ces objets diffus exige une parfaite transparence du ciel, ce qui ne fut jamais le cas, avec toujours quelques nuages d'altitude.
La semaine commence par une prise en main du télescope sous un vent bien présent. Je me jette goulûment sur les objets du Fourneau, de la Grue et autres constellations invisibles sous nos latitudes.
Dans le Sculpteur, NGC 55 se montre énorme avec quelques belles nodosités, évoquant la belle NGC 253 située un peu plus au Nord. M77 dans la Baleine est bien ronde avec quelques traces de bras spiraux. Je suis agréablement surpris de distinguer en insistant bien, les extensions des NGC 1365 et 1097, telles de longues faucilles plus ou moins ouvertes.
Le jour suivant est de la même veine, avec une reprise de certaines visions de la veille afin de confirmer les délicates visions. S'ajoute à la collection la NGC 300 très large et NGC 613 d'un aspect relativement similaire mais en réduction, toutes deux dans le Sculpteur.
Le mercredi sera la nuit la plus prolifique avec pour commencer, un grand classique qu'il est toujours agréable d'observer : NGC 891 et sa célèbre bande d'absorption centrale. Bien plus riquiqui est NGC 986 en forme de hachoir, dans le Fourneau. Encore de beaux objets vus de ¾ par la tranche avec NGC 134 et de taille plus modeste, NGC 908 qui elle, montre de belles zones plus marquées. Dans l'Eridan, NGC 1532 est bien allongée avec un petit compagnon. On remarque un trait lumineux dans la partie supérieure de l'objet et un arc très tenu au-delà de la zone lumineuse en bas. Plus sobre est NGC 1808. Puis NGC 1232, une très belle spirale vue de face dans l'Eridan, avec de grands bras irréguliers. Enfin, j'ai adoré cette NGC 1055, petite copie dodue du "Sombrero" toute proche de theta Baleine.
Notre dernière nuit d'observation sera de moins bonne qualité et les observations ne m'inspireront pas l'envie d'en faire des dessins. Seule en début de soirée, NGC 6946 m'offrira cette formidable vision d'une large spirale relativement bien détaillée.

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année 2009

M51
NGC2403 M82
M64 M66
NGC4038 NGC4676 NGC3509 NGC3803 NGC3718
NGC4565

Extraordinaire mission à l’OHP en février 2009 sur le T120 (cm). Bertrand Laville a imaginé et organisé cette incroyable mission avec le soutient de la revue Astronomie Magazine. Il a eu la gentillesse de me faire partager le temps d’observation, ce dont je l’en remercie chaleureusement. Je vous laisse deviner l’état de fébrilité quand pour la première fois, vous gravissez l’escalier métallique vertigineux qui conduit à l’oculaire de cet énorme Newton.
M51 restera le fleuron de cette mission. Une vision hors du commun, photographique, regorgeant d’infinis détails. L’évidence est outrancière, chaque portion de bras se révèle dans toute sa complexité et plus que tout, on note la texture de la matière qui s’organise en structure spirale. Comme à l’accoutumée et comme ce sera le cas pour toute cette mission, le dessin est réalisé rapidement, en une quinzaine de minutes, avec le souci de partager le temps à l’oculaire, démarche que j’apprécie énormément.
La première cible galactique est NGC 2403, choisie pour ces nombreuses zones HII. Il faut se familiariser avec la machine, appréhender le poste d’observation, s’organiser pour s’installer en sécurité et confortablement, comprendre le sens de l’image avec les divers renvois angulaires et… se délecter de ces visions nouvelles. Ce premier dessin ne me satisfait pas, il m’échappe, je n’ai pas encore pris mes marques. Pourtant, l’utilisation du filtre OIII permet de mettre particulièrement en évidence ces zones et m’offre ce rendu colorisé.
Ah, les deux reines de la Grande Ourse avec M81 et M82 ! Faute de temps nécessaire à réaliser un tel dessin, M81 aura été le regret de cette mission. C’est une vision énorme, qui dépasse le champ du Nagler 31 mm, avec un dégradé d’une rare subtilité, tout juste bordé à la périphérie par un arrêt net, témoin d’une bande d’absorption. Les deux bras diffèrent l’un de l’autre et de belles nodosités les ponctuent sur leur longueur. Dans certaines zones lumineuses, ont sent qu’on est à la limite de voir le scintillement des étoiles des amas. Un rêve… M82 est bien plus petite et contrastée. Je lui découvre sans trop de difficulté divers jets, vers les pôles mais aussi à l’extrémité d’un bras. C’est superbe !
Nous avons eu une météo tout à fait correcte ce qui nous à permis d’utiliser les ¾ du temps des nuits. Mais quelques voiles d’altitude assez opaques sont venus interrompre momentanément nos observations. Image insupportable que ce télescope inoccupé pointant dans la cacate… J’ose et tente de faire du ciel profond à travers les nuages ! Seules les Messier les plus brillants arrivent à être difficilement perçus. Voici donc un rare portrait de M64 et M66 alors que seules les étoiles de première magnitude sont tout juste décelables !!! Rigolo mais Ô combien frustrant quand on imagine ce que cela donnerait avec un ciel correct… Faute d’un ciel parfait à ce moment du programme, une tentative de voir les fameuses antennes de NGC 4038-4039 n’a pas abouti. Seules les parties centrales sont parfaitement visibles avec cette chaine de nodosités si particulière.
Enfin, nous attaquons les cibles délicates sélectionnées par Bertrand. Il raffole de ce genre d’objets. Certains me laissent indifférents, étant juste la perception d’une tâche plus ou moins floue et ne m’incite pas à prendre les crayons. L’amas Coma est assez impressionnant à voir mais ne m’attire pas outre mesure. Une aluminure en meilleur état et une parfaite collimation aurait permis des observations d’une autre ampleur. Par contre, je retiendrais des petits bidules amusants comme NGC 4676 dit les «Souris» ; ne dirait-on pas un hippocampe ? Ou alors UGC3697 évoquant le symbole du signe de l’intégrale avec quelques caractéristiques d’aspect notables et enfin, le têtard d’une forme vraiment évocatrice avec à proximité PGC 93108. Les petits groupements de galaxies serrés offrent de charmants spectacles. En voici un petit échantillon avec au final, le célèbre sextet de Seyfert où les 6 composantes sont vues sans problème, chacune avec un aspect différent des autres.
La mission est presque achevée et avant l’arrivée de l’aube, nous pointons un dernier objet spectaculaire. Nous choisissons NGC 4565, énorme fuseau longiligne coupé quasiment par la tranche. Avec un tel instrument, la vision est un régal. On distingue assez facilement les petites nodosités qui ourlent ici ou là la bande d’absorption et donnent une autre dimension à l’objet. De même, quelques étoiles faibles alentour sont perçues. La coupole se ferme dans le jour naissant sur cette fantastique vision.

NGC5128 M83
NGC4945
NGC1566 NGC2442 NGC2997

Vacances en Namibie, mars 2009 (voir aussi page "nébuleuses"). Le T400-c dont c'est le deuxième voyage a montré tout son potentiel sur les galaxies les plus brillantes du ciel austral. Ainsi, je découvre la célèbre galaxie Centaurus-A sous un aspect que je n’avais jamais encore remarqué. La bande d’absorption est joliment ondulante et regorge de très fins détails. Elle permet aussi de mettre en évidence les zones les plus ténues bien au-delà du centre galactique. J’ai le plaisir d’apprécier –enfin – le Messier le plus austral, M83, vaste spirale vue de face, avec des nodosités et des bras bien tourmentées comme je les aime. NGC 4945 est un objet vraiment magnifique, grand et très lumineux, avec de nombreuses nodosités dont certaines affirment la structure spirale de cette galaxie vue pratiquement par la tranche. Une bande d’absorption fait une échancrure tourmentée à une extrémité et après un brusque coude, souligne la longueur de l’objet. Les trois autres galaxies, bien que moins vastes et moins lumineuses n’en sont pas moins digne d’intérêt. Toutes vues quasiment de face, elles montrent des structures spiralées variées, plus ou moins barrées, avec plus ou moins de nodosités. Ces visions se dégustent de longues nuits durant, apportant à chaque fois des précisions et des détails supplémentaires sur les dessins.

M94

RAP 2009, M94 observée dans le T600 de Raphaël Guinamard. J'aime ces moments d'échanges sympathiques avec Raphaèl où la nuit durant, nous nous délectons de jolies visions. Ici, des bras spiraux apparaissent.

M74 NGC6946 NGC7479 M33


Rencontres Astrociel du 17 au 22 août 2009 (voir page "nébuleuses"). La qualité du ciel et la puissance des instruments donnent envie de mieux voir quelques spirales classiques.
Au T600, M74 dans les Poissons est un magnifique tourbillon dont les bras sont ponctués de belles nodosités. De même, je découvre NGC 6946 dont on me dit qu’elle s’appelle le « feu d’artifice ». Bien beau tourbillon. Plus tard, je redécouvre cette belle spirale barrée dans pégase qu’est NGC 7479. J’y note un double bras dans la zone de droite et 2 nodosités sur le bras de gauche, remarque et apprécie la forme si particulière de chacune de ses courbes.
Enfin, comment rester insensible, comment se lasser d’observer ce vaste tourbillon du triangle, M 33. Dans le T460, elle se révelle sublime.



Séjour la Palma 2009 avec le T400-c (voir nébuleuses). En début de nuit, il est intéressant de pointer des galaxies du grand Sud dans la Grue, constellation qui regorge de ces beaux objets. Je note cette petite galaxie joliment spiralée, NGC 7496. Puis à coté ce trio remarquable avec NGC 7582, 7590 et 7599. Non loin de là, toujours dans les grands fuseaux vu de ¾, voici NGC 7410. En montant dans le Verseau, une autre spirale dont on distingue quelques tronçons bien enroulés, NGC 7727 et tout près du triplet psi 1,2 et 3 , encore un remarquable fuseau, NGC 7606. Observer NGC 55 dans le Sculpteur est toujours un grand plaisir tant cet objet est vaste, lumineux et montre de nombreuses nodosités. Autre vaste fuseau mais plus ténu, NGC 247 aux contours bien évanescents et non loin de la queue de la Baleine, un objet étrange et un peu tordu, NGC 157. Enfin dans Persée, NGC 1023 dont une extrémité semble s'incurver vers une étoile.

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année 2010

M 88 M 100 M 101 M 109 NGC4631


Weekend printanier avec le club au Mont Beuvray dans le Morvan et une superbe météo, malgré un vent violent, frigorifiant et agaçant. Je me promets un festival de belles galaxies Messier avec le T400-c. Voici un M88 où la structure spirale vue de trois quart apparait légèrement. M100 est plus vue de face. On distingue bien les deux arcs où s’accroche la barre de la galaxie. Je note dans un premier temps un unique bras qui contourne par le haut la galaxie. Après une étude comparative d’après document, je m’aperçois que je n’avais pas prêté attention à un pont de matière qui s’avère être le départ du second bras. Il est étonnant de voir combien il devient évident une fois cette particularité connue. M101 était mon principal objectif de ces nuits. J’y passe de longues heures et refais un deuxième dessin sur un champ pré-étoilé pour une plus grande rigueur de proportion. Le final est un compositage de ces 2 dessins. M109 montre sa structure barrée qui m’évoque furieusement une hache de viking à double tranchant. Cette particularité est bien mieux perçue au T460. Enfin, la célèbre galaxie de « la Baleine » avec son petit baleineau sur le dos, NGC 4631. Elle présente des nodosités marquées et un profil très particulier.

NGC 6744 NGC 3115 NGC 2935
NGC 4755


Voyage au chili 2010 (voir « nébuleuses ») avec le T400-c qui a été spécialement conçu pour ce genre d'aventures. Bien que les galaxies qui nous sont familières défilent au zénith, je me consacre essentiellement à celles inconnues. Pourtant, je me souviendrais longtemps de ce Sombrero somptueux et sa bande d’absorption très finement festonnée. Je passe plusieurs nuits à tenter d’analyser NGC 6744, cette grosse galaxie dans le Paon. On sent bien le truc énorme, avec des bras complexes, mais extrêmement ténus et dilués. Le croquis est délicat à réaliser. J’ajoute mes impression une à une sur la feuille, sans jamais être parfaitement sûr des contours, des proportions exactes. Mais au final, le résultat n’est pas totalement dénué de sens. NGC 3115 est un fuseau bien lumineux, avec un bulbe marqué des départs des 2 bras. La structure exacte de NGC 2935 m'échappe et suis incapable d'analyser le sens de rotation de cette petite galaxie.
Pendant le crépuscule, j'attends la nuit noire en dessinant mon premier ams ouvert, la "boîte à bijoux". Malgré la vision sympathique et colorée de l'objet, j'avoue ne prendre beacoup de plaisir dans ce genre d'exercice.

M 33 Quintet de Stephan


Autre grand projet majeur des rencontres Astrociel 2010 (voir nébuleuses), une reprise de la galaxie du Triangle avec le T460, en y passant le temps nécessaire sur la base d'un champ pré étoilé. J'ai mis en évidence les zones HII par cette colorisation L,V(OIII). Ce dessin sera travaillé et peaufiné tout au long du séjour, en jetant parfois quelques coups d'œil au T600 de David pour une profusion de détails supplémentaires.
Le Quintet de Stephan dans le T600 de David montre de bien jolis détails dans les diverses composantes de ce charmant ensemble.

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année 2011

M 51 NGC 4656
M 95 NGC 3628


Extraordinaire aventure au pied du Mont Chiran dans l'arrière pays Niçois début mars, une rencontre astro mémorable avec la première lumière du tout nouveau T1000 de David, un instrument à l’optique hors norme et à la mécanique parfaite. Chaque objet pointé dans un ciel de grande qualité fait hurler de joie. Les grandes vedettes se révèlent comme jamais, avec une richesse de détails digne des photos de qualité. Il est illusoire de vouloir en faire un dessin précis dans ces moments d’intense émotion. Ça ne peut être que des évocations. La galaxie des Chiens de Chasse ne laisse personne indifférent et l’on pourrait rester à l’oculaire jusqu’au bout de la nuit à la contempler. Les galaxies plus raisonnables dévoilent une richesse insoupçonnée, comme ici avec l’extrémité tourmentée de la Crosse de Hockey, forme qui évoque une sorte de crevette géante.
En attendant mon tour à l’oculaire, je profite du T600 de David pour je saisir rapidement d’autres objets vraiment intéressants.

M 106 M 63 NGC 4725
NGC 2903 NGC 3184
M 95 M 96 M 61
NGC 4536 NGC 5364


Semaine à La Palma avec le club (voir « nébuleuses »), coin épatant pour l’observation astronomique, pour peu qu’on s’installe au sommet du volcan, au-dessus de la mer de nuages. J’ai pour but de croquer quelques galaxies printanières parmi les plus intéressantes, celles à même de dévoiler des structures assez complexes décelables au T400-c. L’exercice est ardu, il demande beaucoup de temps et d’attention. Seuls 2 ou 3 objets sont analysés par nuit. Pointer une galaxie est chose aisée. En découdre avec les extensions les plus ténues est une toute autre histoire, c’est vraiment une aventure palpitante qui demande un ciel de qualité et un peu de diamètre instrumental. M106 est vraiment un objet spectaculaire et la spirale barrée se dévoile sans problème, vision magnifiée par la présence d’un proche compagnon. M63 montre quelque structures internes très discrètes, comme cet espèce de panache échevelé en partie haute/droite. De même, il est plaisant de détecter un fin bras à la périphérie de NGC4725. NGC 2903 me parait comme une suite grumeleuse de condensations qui s’égrainent sur le diamètre de l’objet, avec des contours assez francs et marqués sur l’un des bras principaux. Bien qu’évident, le positionnement exact des différents bras de NGC 3184 est bien délicat à réaliser avec précision. Je suis vraiment content d’attraper les bras externes de M 95 , objet que j’avais récemment observé rapidement au T600 et qui ne m’avait pas donné cet information. C’est le temps passé à observer attentivement qui creuse cet écart significatif. M61 et M66 sont de bien jolies cibles classiques, chacune avec une bouille qui leur est propre. NGC 4536 sera le chalenge de ce séjour et il me faudra me torpiller longuement l’œil pour déceler ces 2 gigantesques bras qui s’étalent bien au-delà de la partie brillante de la galaxie, elle-même assez délicate à bien saisir. Ce genre d’exercice trouve ses limites avec la dernière cible NGC 5364, trop faible pour cela – ou déjà trop fatigué de ces belles et longues nuits d’observation. A l’aube, un fin croissant de Lune émerge de la crête toute proche, surmontant telle la boucle d’un point d'interrogation étonnant l’éclat puissant de Vénus.

M 51


Millésime 2011 des RAP, dont les observations furent perturbées par une météo capricieuse. Une accalmie passagère m’a permis de saisir avec le T460 dans des conditions de transparence médiocres l’évènement du moment : la supernova dans la galaxie des Chiens de Chasse.

NGC6946 NGC5907 M77


Les rencontres Astrociel permettent d’accéder à des télescopes prestigieux d'un diamètre respectable à monumental. L’édition 2011 ne déroge pas à la règle avec le T600 et le tout nouveau T1000 de David Vernet. Malgré un seeing perfectible, on prend un immense plaisir à revisiter quelques galaxies pour des visions totalement nouvelles. C’est le cas sur NGC6946 qui montre avec évidence de nombreux bras joliment tourmentés de belles nodosités. Le dessin est principalement réalisé au T600, puis complété le temps d’un regard au T1000 où alors, apparaissent de très nombreuses étoiles et s’affirment des détails supplémentaires.
NGC5907 est un fuseau bien connu du Dragon qui apparait généralement bien lisse. Il se dévoile merveilleusement bien au T1000 avec quelques rehauts et nodosités remarquables, invitant à prendre les crayons pour une poignée de minutes.
Plus sagement dans le T600, M77 montre une structure spirale amusante. J’aime ces croquis très rapides, exécutés dans un minimum de temps, juste l’instant d’une évocation d’un coup d’œil remarquable. On y notera des imprécisions, mais le témoignage n’en demeure pas moins plaisant.

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année 2012




Sirius B observée en compagnie de Nicolas à la grande lunette L380x300 Arago de l’Observatoire de Paris. Le chromatise de l’optique d’origine des frères Henry renforce le bleu de l’étoile. Bien souvent au gré des fluctuations atmosphèriques, l’étoile sœur apparait sans difficulté aux frontières des zones de diffraction.




Lors du séjour à Hawaii pour le transit de Vénus (voir « Soleil »), je m’en donne à cœur joie sur le ciel profond, avec le T400-c installé à 3000m d’altitude, sur la route qui mène aux coupoles installées au sommet du Mona Kea. C’est un joli festival galactique qui s’offre à nous avec en point d’orgue, la galaxie du Sombrero.
Mais assurément, l’un des moments les plus formidables de ce périple fut sans conteste cette observation à 4200m, au pied du télescope Franco Hawaïen CFHT. Une aventure rare, unique ! Tout d’abord, écarter les principes trop prudents, ignorer les conseils avisés et sages qui préconisent de ne pas dépasser les 3000m en observation, au risque d’un effondrement de nos capacités visuelles, mâtiné de troubles physiologiques importants. C’est un peu dans le doute que prudemment, j’installe mon T400-c. Bien que l’essoufflement soit réel, le montage se fait sans soucis. Passé cette première étape décisive, je constate avec joie que la collimation se déroule allégrement. Puis c’est avec un bonheur indescriptible que je contemple mes premières cibles, ayant pour référence les observations des jours précédents à 3000m. Une fois bien repris mon souffle, assurément, le gain est certain ! Le seeing est ce soir-là exceptionnel mesuré à 0,4’’, la transparence totale, le vent absent, et la température de 0°C. Le SQM affiche 21,5 du fait d’un fond de ciel brillant ! Le décor est sublimissime, intégral sur 360°, au sommet du volcan, entouré des plus grosses coupoles du monde dont certaines tirent de leur laser orange pour matérialiser des étoiles artificielles. Il me faut à tout prix une trace de ces instants magiques en m’attelant à ce rapide dessin de M51, montrant un contraste et une finesse inconnus dans mon télescope. La texture spiralante est évidente, tout comme les rehauts et les nombreuses nodosités qui parsèment les bras galactiques.
Ce pur instant de bonheur, partagé avec les copains hilaires, témoigne d’une réalité : oui, il est possible d’observer dans d’excellentes conditions au-delà de 4000m - en faisant gaffe bien sûr !




Joli ciel d’été à Port Royal, qui m’inspire à regarder les amas globulaires, cibles que généralement je délaisse. Je tente un croquis de M92 au T400-cx460, mais avec comme but de positionner le maximum d’étoiles individualisées sur le dessin, et de noter les variations lumineuses des zones non résolues. Le résultat n’est pas satisfaisant. Mais il ouvre un potentiel certain que je me promets de revoir ultérieurement. Une chose est de rendre un aspect général d’un AG, une autre en est de vouloir être précis sur le placement des étoiles. Ce sera en tout cas un prochain chalenge.




Superbe séjour lors des rencontres Astrociel à Valdrôme, du 11 au 14 août 2012. Comme toujours, l’occasion de retrouver des copains, mais aussi d’observer dans d’excellentes conditions. Je m’étais fixé comme objectif de dresser un portrait assez précis de M31 au T460, sur une pleine page A4, sur la partie comprenant l’amas ouvert NGC206. Il est étonnant de constater combien cet objet de réputation assez « lisse » laisse entrevoir une rare et belle complexité. Le travail de retranscription m’a demandé plusieurs heures d’observation réparties sur 4 nuits. Il a été suffisamment conséquent pour ne pas aborder la détection des amas globulaires, chose que je me promets de traiter ultérieurement.
Je revisite encore une fois avec plaisir cette belle spirale NGC6946, avec de nombreux détails. Là aussi, c’est le temps dévolu à l’observation qui permet d’aller à la pèche aux détails.
En cours de semaine, nous changeons de site pour le célèbre col de Restefond. Bien que ce millésime eut été perfectible, les galaxies se dévoilent sans pudeur. Deux jolis spécimens, NGC7184 et surtout, cette étonnante NGC7814 de forme elliptique avec une extension en fuseau, avec ce noyau coupé en 2 par une bande d’absorption, attestant une vue exactement de profil. Cette caractéristique n’a été perçue qu’en prenant le temps nécessaire d’analyser cette bizarrerie sur le bulbe galactique.

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année 2013




Extraordinaire voyage au Chili en août 2013 (voir « nébuleuses »). La configuration du ciel permettait l’observation comparative des plus beaux amas globulaires du ciel et de pourvoir comparer les formidables objets australs avec nos « étalons boréals » que son M13 et consort. Je me suis lancé sans grande conviction dans la représentation de quelques-uns, ce genre d’exercice n’étant pas ma tasse de thé. Pour M4 passant au zénith, c’est un dessin commencé en Nouvelle Calédonie et peaufiné ici. J’ai voulu placer le maximum d’étoiles identifiées individuellement (rude besogne), le reste étant figuré à l’état de nébulosités souvent filamenteuses par l’agencement en chaines de chapelets d’étoiles. Bien plus conséquent, 47 Toucan est résolu en milliers d’étoiles dans un effet de relief saisissant, sur fond de très légères nébulosités assez échevelées. Pour cette cible, seules quelques étoiles brillantes ont été positionnées sur le papier et le reste n’est que du pointillisme en tentant de rendre les changements de densité d’étoiles et cette sorte d’échancrure proche du centre, pour un résultat très perfectible. Comme exercice de postproduction en informatique, j’ai refait l’intégralité des étoiles pour un rendu plus propre, ce qui a pris un paquet d’heures. Enfin pour le plus majestueux d’entre tous, l’amas du Centaure, je n’ai su par quel bout prendre ce monstre extra galactique. Il est totalement résolu en étoiles au T400-c et me semble vain de rendre cet effet de résolution sur un dessin informatique de dimension réduite lors de ce séjour. Aussi, j’ai laissé le dessin brut d’’observation, tout en pointillisme aléatoire, en tentant d’évoquer au mieux quelques chaines d’étoiles remarquables ou des structures ressenties dues aux changements de densité. Pour ce genre d’exercice, il faudrait y consacrer un temps considérable, sur la base d’un champ pré-étoilé garni de quelques étoiles repère remarquables et travailler en grand format. Mais décidément, que je ne prends que très peu de plaisir à positionner au mieux des centaines d’étoiles…

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année 2014




NGC 3621 au T400-cx250 à la Foa.




Nuit de l'Ascension 2014 à la Foa au T400-c. Comment ne pas avoir une pensée pour les copains présents aux RAP au même moment mais aux antipodes ? Il n'y a personne sur le site et des nuages taquins persistent au crépuscule, invitant au rhum-casse-croute. Après cet interlude rituel, je découvre un ciel vraiment bon, exempt de nuées, avec une transparence très honnête jusqu'à bien bas sur l'horizon. Le SQM affiche des valeurs dépassant les 21,5. Je délaisse les planètes suffisamment visitées ces derniers temps pour profiter de cette rare opportunité et me lancer dans l'exercice délectable consistant à exploser le cul du Lion. C'est un festival galactique comme je les aime, de ceux où l'on observe bien plus que des taches floues, où les discrètes structures se dévoilent et s'affirment bien au loin des bulbes évidents, où le PSA montre ses limites, le ciel par endroit fourmillant d'objets très discrets, où l'on est dans l'obligation de prendre les crayons pour immortaliser ces belles visions. Ainsi, NGC4216 montre des structures délicates et par moment, une bande d'absorption nette souligne les parties brillantes. D'autres compagnons meublent les alentours et invitent à ce cadrage un peu plus large. Puis je rends visite à quelques Messiers couillus au caractère affirmé. Assurément, c'est M99 qui décroche le pompon de la nuit, avec ses nombreuses nodosités ponctuant les bras spiraux. M98 semble quasi une copie du premier dessin tandis que M99 ouvre davanatge son profil. Plus délicats sont les bras spiraux dissymétriques de M91 qui apparaissent par intermittence. Mais assurément la surprise sera NGC4535, dont je n'imaginais pas cette belle complexité, sorte de nouille boursouflée et lovée en "S" aplati.






Nouvelle Lune de Juin, et encore une superbe nuit à la Foa avec un SQM dépassant les 6,55, idéal pour traquer au T400-c les galaxies qui fourmillent vers l'arrière train du Lion et dans le bas dos de la Vierge. C'est d'abord ce groupe NGC4298-4302 à proximité de M99 qui attire mon attention. En observant la plus faible pour tenter de la détailler, l'autre devient plus évidente et gagne en étendue, vision décalée oblige. Superbe spirale que NGC5068, assez lumineuse avec quelques nodosités notables. Quant à NGC5054, elle révèle faiblement quelques bras d'aspect anguleux et NGC5170 est un beau fuseau bien allongé dont on perçoit parfois une marque d'absorption.
Une fois n'est pas coutume, un essai sur une étoile quadruple : nu du Scorpion, exercice proposé sur le forum Webastro. Je ne suis pas un grand fan de ces observations et encore moins de ces dessins. L'exercice me semble réussi si les écarts angulaires et de magnitude sont respectés. On corse la chose en transcrivant la perception colorée et aussi la vision de la tâche de diffraction plus ou moins altérée.
Pris au jeu des étoiles multiples, je réitère l'expérience la semaine suivante avec Antares, dont j'ignorais tout de cette particularité. Dans les speckles agités et orangés de la formidable supergéante apparaît en turquoise un petit compagnon. C'est vrai que le spectacle est charmant et je tente cette reproduction au T400-cx450.





J'ai mis à profit cette nuit où Sélénée pleine passe au zénith, irradiant irrémédiablement de sa lumière blafarde le fond de ciel, pour observer au T400-c et dessiner quelques étoiles doubles, amusé par la précédente session sur ce sujet qui m'est encore inconnu.
Alpha Centaure est un magnifique et brillant doublet blanc-bleu, dont l'une des composantes est un peu plus lumineuse que sa comparse. Les 4 aigrettes orthogonales strient le champ de l'oculaire et toute la difficulté réside dans le rendu coloré de l'image altérée des taches de diffraction, mais aussi des speakles et du léger halo de diffusion, avec deux versions : vue de détail et champ plus large.
Scrutant les 4 étoiles principales de la Croix du Sud, je tombe sur Béta d'un bleu cobalt soutenu, merveilleusement accompagné d'un faible compagnon cramoisi. Le contraste de teintes est saisissant.
Enfin Alpha se montre comme un doublet bleu assez serré de magnitude quasi similaire. Dans le champ, quelques étoiles dont une particulièrement jaunâtre-orangé.




Weekend du 15 et 22 novembre à la Foa. NGC1313 est une belle surprise, peut être la plus australe des "belles galaxies" par -66° de latitude sud et une magnitude de 9,2. Par ordre d'apparition dans l'oculaire du T400-c, c'est d'abord une barre très nette sur un bulbe dodu, puis un aspect grumeleux qui pousse à prendre les crayons. Au fur et à mesure de l'observation, l'objet prend de l'ampleur et une richesse étonnante.
Puis c'est un petit festival galactique tout au long de l'Eridan et des constellations circonvoisines. Quelques spirales barrées retiennent mon attention comme NGC 1300, la plus marquée, puis NGC1433 dans l'horloge, plus discrète, et enfin NGC1512 quelques degrés plus au nord, encore plus délicate, mais avec un petit compagnon qui en fait un joli ensemble.





Weekend du 5 décembre à la Foa au T400-c. Ce week-end de pleine Lune était plutôt dédié à l'exploration du limbe lunaire. Mais le seeing n'a pas été à la hauteur des attentes. 2 nuits durant, je me suis rabattu sur des cibles stellaires pour me familiariser avec ce genre que d'habitude je délaisse. Ces observations pêchent par des conditions très dégradées. Rigel est la première cible et la proximité de la Lune atténue l'éclat de la 6° étoile la plus brillante du ciel. Un compagnon orangé voisine avec le phare légèrement bleuté. Bêta de la Licorne est un joli triplet d'étoiles quasi identiques. Quant à sigma Orion, c'est un joli ensemble d'étoiles colorées. et voulant jouer avec les couleurs d'étoiles, je me promène parmi quelques étoiles carbonées comme, par ordre de rougeur, W Orion, R du Lièvre et BL d'Orion.





Weekend du 13 décembre à la Foa au T400-c. La qualité du ciel s'améliore au fil des heures pour atteindre une valeur SQM de 21.88 peu avant le lever de Lune. Sur un champ pré-étoilé dessiné à la main d'après une image, je dessine les nébulosités bleutées particulièrement diffuses des Pléiades, observées au Nagler 26mm. Bien que peu contrastées, on note des variations de formes autour des étoiles principales. En post production, je recale le dessin et travaille le rendu du vaste champ stellaire en ajoutant aigrettes et halo de diffusion sur les astres les plus brillants.
NGC1398 dans l'Eridan montre un bulbe très présent avec un coeur quasi stellaire. Des extensions lointaines sont tout juste perceptibles.
La Lune se levant, il ne reste à profiter que de quelques couples stellaires, comme lambda Orion et thêta Eridan. Je cherche à représenter très rapidement le rendu à l'oculaire, altéré par la diffusion et la turbulence.

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année 2015




La Foa au T400-cx300. Castor est une belle double facilement résolue. Mais c'est un système multiple plus complexe comprenant cette étoile rougeâtre à proximité et celle du bas du dessin.



Le 21 mars à la Foa au T400-c. Jolie nuit sans Lune avec un SQM de 21,55 en moyenne, invitant à visiter quelques galaxies. Dans le Lion, NGC3226 et 3227 forment un ensemble en interaction, Arp 94. Les 2 composantes sont évidentes et les zones les plus lumineuses, noyaux et rehauts, s'alignent selon l'axe principal, mais il faut user de patience pour détecter les 2 bras externes et cette extension qui part de la petite galaxie comme une sorte de bec d'oiseau. NGC 3109 et une bande lumineuse assez irrégulière sur un riche fond étoilé. Les limites de l'objet se perdent avec le fond de ciel et la perception de grumeaux peu contrastés est décelable. Pour finir, une étoile triple, Mu du Loup, dont la composante principale est elle même une double serrée (1").





Le 17 et 18 avril à la Foa au T400-c. Très beau week-end de nouvelle lune avec un SQM de 21,7. Un seeing perfectible, et pourtant Sirius B se dédouble sans problème. Un festival galactique avec par inadvertance un doublon du mois dernier NGC3227, voir dessin au § au-dessus pour comparaison, de rendu quasi identique, ce qui est rassurant ! NGC 4030 bien diaphane, avec perception discrète des bras, puis NGC3521, plus grande, avec des variations suggérant des bras, mais délicat à cerner avec précision. Par hasard, je cherche NGC3312 et tombe sur cet amas galactique dont j'ignorais l'existence, Abell 1060. C'est une totale découverte, et un grand plaisir que de coucher sur le papier dix galaxies (et 1 visualisée comme une étoile) sans aucun a priori. Enfin un grand classique avec la chaîne Makarian avec 9 membres saisis et là aussi, 1 visualisé comme une étoile.



Le 19 juin à la Foa au T400-c. Belle soirée avec l'exploration de quelques galaxies. Ici NGC5643 dans le loup qui montre des irrégularités sur une structure ovalisée. Petit à petit, des portions de spires se dévoilent. Depuis quelques temps, je mets à porfit la méthode consistant à observer d'un oeil et à dessiner de l'autre, le travail sous un éclairage modéré n'affectant pas la vision nocturne de l'oeil préservé.





Le 10 octobre à la Foa. Je rends visite à cette galaxie remarquable de l'amas du Fourneau, NGC1365, observée au T400-cx250 sous un ciel offrant un SQM supérieur à 21.8.
La Voie Lactée à l'oeil nu. Ce dessin de la Voie lactée me trottait dans la tête de longue date, à vrai dire depuis mes premiers voyages dans l'hémisphère sud, contrées d'où l'on ne revient jamais tout à fait indemne, chamboulé de visions nouvelles. C'est l'envie de délaisser le télescope et tout le fourbi, d'être juste sous la voûte et de s'en repaître, encore et encore, au fil du temps. Il y a sous le tropique du Capricorne cet instant absolument magique, celui où, telle l'anse d'un gigantesque panier, la grande arche de la Voie Lactée traverse verticale le ciel de part et d'autre avec le bulbe galactique pile au zénith, d'une densité et d'une texture vraiment palpables, ne laissant aucun doute quant à sa nature d'être le centre de notre univers. Déclinant vers le sud, ce ruban argenté devient remarquablement grumeleux et tourmenté. Alors, il devient évident que nous habitons dans une vaste galaxie, évoquant de façon troublante NGC4565.
Pour le dessin, j'ai demandé à l'ami Nicolas, ce coquinou, de me concocter 4 cartes stellaires couvrant 360° sur le plan galactique. Ces cartes ont été tirées en format A3, ce qui représente une dimension finale d'164x29cm. Seules ici sont représentées les 2 cartes encadrant le centre galactique, soit 84x29cm. Le reste n'est que besogne nocturne, crayon à la main, l'esquisse se détaillant au fur et à mesure des heures et des nuits passées sous le ciel austral. J'imaginais travailler aux jumelles, idée vite abandonnée au regard de l'étonnant potentiel de la vision à l'oeil nu. Ce dessin n'est qu'un "brouillon", l'idée étant - un jour - de couvrir les 360°, chose qui sera possible de retour en France pour les régions boréales et en attendant, de revenir et compléter les zones les plus australes. Mais en l'état, il me semble présentable.

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année 2016





Voici la suite de ce projet consistant à couvrir l’intégralité de la Voie Lactée observée à l’œil nu. Par touches successives au gré de quelques nuits sans Lune en Nouvelle Calédonie ou lors de vacances en Polynésie, le dessin prend corps et se précise. Il couvre désormais 3 feuilles de format A3 (126x29cm) et représente la portion visible depuis le tropique du Capricorne. La dernière feuille couvrant la zone boréale sera réalisée ultérieurement de retour en France.





La Foa le 9 mars 2016 au T600. Un joli ciel sans Lune invitant à explorer le "cul du Lion" et un peu au-delà, là où grouillent les galaxies. L'aspect de ces objets est vraiment magnifié par le potentiel de l'instrument. Ainsi, NGC 4762 se présente comme une miniature de NGC4565, avec un coeur bien stellaire et un joli bulbe ovale traversé par une fine bande présentant quelques irrégularités. Le champ offert par l'Ethos 21 est magnifique avec sa voisine NGC4754 (non représentée ici).
NGC 4559 (Com) présente une belle complexité d'aspect où l'on sent les nodosités dans des bras spiraux, mais dont le sens de rotation est bien délicat à affirmer.
Joli duo entre l'elliptique M60 et NGC4647 qui, bien que plus petite, semble un soupçon plus structurée.

année 2017





Weekend du 22 avril à l'Aubette, petite infrastructure solognote bien sympathique de l'AAV où désormais le club prend plaisir à se rendre de temps à autres. Joli ciel qui invite à explorer au T460 le fabuleux amas galactique de la Vierge. Je commence par cette grosse elliptique M89, plus pour compléter le célèbre catalogue que par réel intérêt pour ce genre de dessin. Vient ce superbe amas qui se mérite, Hickson 44, dont chaque membre revêt un caractère particulier avec le plus discret peinant à dévoiler quelques structures présentes. NGC 5746, tel un subtil Sombrero, montre une légère bande d'absorption dans la zone centrale. J'ai adoré saisir le caractère spécifique de cet ensemble Arp 271 comprenant deux minuscules spirales NGC 5426 et 5427 liées gravitationnellement pas un pont de matière. Je reviens plusieurs fois sur NGC 4526 tant la retranscription de ces fuseaux éthérés, à priori simplistes, est bien délicate à réussir. Je termine cette moisson printanière par la "lampe d'Aladin" ou NGC4490 qui présente sans difficulté un aspect texturé riche en nodosités.

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