CIEL PROFOND & OBJETS DIFFUS


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105 Nébuleuses


M 1, M 1, M 8, M 8, M 16, M 16, M 17, M 17, M 17, M 20, M 20, M 20, M 27, M 27, M 27, M 27, M 27,
M 42, M 42, M 42, M 42, M 42, M 43, M 57, M 57, M 57, M 76, M 76, M 78, M 97,
NGC 40, NGC 40, NGC 40, NGC 246, NGC 1977, NGC 2022, NGC 2024, NGC 2070, NGC 2237, NGC 2261, NGC 2261, NGC 2359, NGC 2359, NGC 2371, NGC 2392, NGC 2392, NGC 2438,
NGC 3195, NGC 3199, NGC 3242, NGC 3242, NGC 3372, NGC 3372, NGC 3372,
NGC 5189, NGC 6210, NGC 6302, NGC 6337, NGC 6369, NGC 6543, NGC 6543, NGC 6543, NGC 6543, NGC 6629, NGC 6751, NGC 6781, NGC 6804, NGC 6888, NGC 6818, NGC 6818, NGC 6826, NGC 6826, NGC 6888, NGC 6905, NGC 6960, NGC 6960, NGC 6992, NGC 6992,
NGC 7000, NGC 7000, NGC 7008, NGC 7008, NGC 7009, NGC 7009, NGC 7009, NGC 7023, NGC 7023, NGC 7026, NGC 7027, NGC 7027, NGC 7293, NGC 7635, NGC 7635, NGC 7662, NGC 7662,
B 33, B 33, IC 418, IC 418, IC 3568, IC 4406, Jones 1, Abell 22, PK194 + 2,1,



Voici mon premier croquis de ciel extrême : la tête de cheval (sans filtre), réalisé lors d’un séjour de sport d’hiver en 1999 à Saint Véran (2000m). Pour l’occasion, j’avais apporté dans mes bagages l’imposant Dobson MEADE de 400 mm, sûr de l’utiliser dans des conditions optimales. Une fois de retour, la comparaison du dessin avec une photo m’a permis de valider ce que je percevais à la limite de la visibilité. Petits instants de bonheur...

La vision de ces belles nébuleuses dans le T400 et vraiment évocatrice. Ici Dumbell (M27) et Oméga (M17) au Nagler 12 mm. Sortie en Beauce le 20 septembre 99.
La Trifide au Panoptic 19 mm, en mai 2003 dans le Quercy (voir page "galaxies").



La Réunion en juin 2001 (voir page "galaxies"), ETX 90. Quelle surprise de découvrir cette gigantesque nébuleuse diffuse dans la Carène. En comparaison, M42 est bien plus petite (mais à mes yeux, de forme plus élégante). Ah ! Si j’avais plus de diamètre optique …

année 2004

J’ai pris beaucoup de plaisir à dessiner cette série de belles nébuleuses en Croatie 2004 (voir page "galaxies"). Les conditions d’observations quasi parfaites, le T250, instrument de voyage fantastique (et quelques progrès) font la différence sur M27 et M17, à comparer aux 2 précédents croquis. Les célèbres ronds de la Lyre M57 et d’Hélix NGC 7293 sont toujours un régal. Enfin, belle vision en couleur du petit haltère M76 et de Saturm NGC 7009, où j’ai pu discerner un des deux « feu de position » à l’extrémité de la fine bande. Pour préciser certains détails, j’interpose un filtre OIII.

Le T460 Obsession permet de percevoir les couleurs de M42. Je pense qu’elles se révèlent d’avantage par contraste de couleurs complémentaires. Pour restituer cette vision, je travaille en négatif. Comme d’habitude, la lumière est placée au crayon noir. Mais pour les teintes, j’ai cherché les crayons de couleurs idoines qui, une fois l’opération de négatif effectué, redonnent les bonnes nuances. Ici, un orange pour rendre l’aspect bleuâtre et un vert pour les parties rosées. Ce rapide essai a été réalisé à Magny.


année 2005

C’est lors de vacances à Chinguetti, dans le désert Mauritanien en février 2005, que le T250 a montré tout son potentiel. C’est un engin performant, réellement de voyage, très solide (les pistes africaines n’ont put y venir à bout !) . Mon programme était de réaliser ce portrait grand champ d’Orion dans de superbes conditions. Deux nuits et toute la batterie d’oculaires ont été nécessaires pour tenter de rendre ce formidable spectacle sur un A4. Notez les extensions très loin du cœur, mais aussi, bizarrement, l’absence de l’aile rouge, peut-être passée inaperçue par la brillante aile bleue qui la borde (j'aurai dû filtrer). Ciel parfait, coronal, température 2°C la nuit, mais très supportable car absence d’humidité.
Dans ces mêmes conditions, la tête de cheval est évidente et présente même quelques détails dans les nodosités qui soulignent son profil. Il faut dire que sous ces latitudes, Orion est très haut sur l’horizon.


Le voyage en Espagne pour profiter pleinement de l’éclipse annulaire du 3 octobre 2005 a donné l’occasion de belles nuits astronomiques sous un ciel de très grande qualité. Les dentelles du Cygne sont quasiment au zénith, avec le T250 et un filtre OIII, la vision déchire vraiment ! Un rapide croquis sur un format A4 (très peu d’étoiles représentées, proportions très approximatives) n’offre qu’un pâle reflet de la réalité.

année 2006

Orion au T400 dans le désert Libyen, à l'occasion de l'éclipse de mars 2006, dans un ciel parfait. Image superbe, légèrement bicolore, avec multitude de détails, nodosités et filaments difficilement transcriptible. J'ai tenté de rendre cette merveilleuse vision par ce rapide croquis exécuté en moins de 2 h.
Nous avons relevé le défi d'emporter ce gros télescope dans le désert et je ne le regrette pas, il s'est montré royal !


Séjour Italie du sud 2006. L’observation des nébuleuses planétaires est un réel plaisir. Il faut utiliser et changer fréquemment les filtres OIII et UHC pour extraire quelques détails notables. Le passe filtre intégré du télescope T250 est pour cela une aide précieuse. Je commence cette rapide série par NGC 6818 car il me semble y percevoir quelques détails dans la petite tâche floue à structure vaguement annulaire. Ensuite la classique NGC 40, puis NGC 6543, « l’œil de chat ». Je perçois par moment une vision qui en effet, évoque curieusement un œil avec son iris. L’objet étant particulièrement brillant et coloré, il supporte de forts grossissements.

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année 2007


Durant le séjour à Djanet 2007 (voir page "galaxies"), nous avons visité bien des nébuleuses planétaires. Le T400 étant parfaitement collimaté, il supportait sans broncher un grossissement de 500x ( Nagler 7mm + barlow). Tout d’abord le Clown. La forme triangulaire est évidente, de même que l’étoile centrale et le grand halo circulaire. Les 3 zones un peu plus sombres, sensées représenter les yeux et la bouche de ce masque sont relativement ténus. Par contre, je n’ai pas trouvé simple de déterminer la forme plus caractéristique « en écusson » de cette célèbre nébuleuse. De même, le grand halo circulaire m’est apparu très uniforme, avec juste un rehaut plus clair vers le haut. Ensuite, le Hibou, avec son étoile centrale et quelques autres visibles en vision décalée. Un des 2 yeux est évident, un peu triangulaire, l’autre est plus ténu. Enfin, NGC 3242, objet plus austral et moins connu. L’étoile centrale est évidente, l’anneau central présente des irrégularités et les nodosités sont le fait de quelques étoiles. Enfin, le grand halo présente quelques irrégularités de forme et d’intensité lumineuse. Bien joli objet.

Pour l'orientation des dessins, la flèche jaune indique le sens de défilement du champ









Séjour en Espagne septembre 2007 (voir page "galaxies"), voici une petite collection de nébuleuses planétaires observées au T460, avec NGC 6804, NGC 7662 appelée «boule de neige», NGC 40, NGC 7027, NGC 7008 dans le Cygne avec une forme en point d’interrogation et NGC 6826 dite la «clignotante» qui avec le T460, ne clignote plus du tout ! Toutes présentent une belle couleur bleu turquoise.
Puis, quelques petites « stars » incontournables, la splendide nébuleuse «Saturne» ou NGC 7009 et le difficile «œil de chat » NGC 6543. Sa structure complexe n’est pas évidente à bien cerner. On distingue bien 4 lobes autours de l’étoile centrale mais l’analyse de leur forme exacte demande beaucoup de temps et d’attention, tout comme cette vision fugitive du halo et de ce «jet». Par ailleurs, j’ai pris bien du plaisir à découvrir la «bulle» NGC 7635, on distingue très nettement une portion de cette sphère transparente, telle une griffe de chat.
Enfin, les reines du ciel, le «croissant» dans le Cygne avec ses incroyables structures filamenteuses, le spectaculaire «anneau» de la Lyre avec son étoile centrale (une première pour moi) et la lumineuse «Dumbell» au dessin complexe et tourmenté, tout en délicates nuances.
Plus en marge, voici 2 croquis tout juste esquissés d’objets célèbrissimes. Tout d’abord la nébuleuse de l’ «Aigle» M 16 aux larges contours indéfinis. Je me suis torpillé l’œil tout le long du séjour à tenter de percevoir les fameux «piliers de la création». Une bande petite zone est bien visible au centre. Une extension part sur la droite de l’image et parfois, on a la sensation d’un filet à gauche, juste au-dessus d’une étoile, un des piliers les plus contrasté. Franchement, je ne sais pas quelle est la part du réel et de la subjectivité dans ce constat. Aussi, par honnêteté, je ne l’ai pas fait figurer ici. Un ciel plus pur me semble nécessaire pour cela. A refaire… Ensuite, la «Trifide» M20. L’observation des canaux sombres est un vrai régal. Toutefois, un ciel plus noir aurait facilité l’analyse fine des contours évanescents. A refaire aussi…

Enfin, la nébuleuse « Oméga » observée dans le T460 offre un spectacle magnifique. En faire le portrait est le principal objectif de ce séjour. Je crois que c’est ma nébuleuse préférée. Elle offre une structure filamenteuse incroyablement détaillée. Plusieurs grossissements et l’emploi du filtre OIII permettent d’apprécier cette rare image. Il m’aura fallu 2 dessins et 2 soirées pour réaliser ce dessin complexe. Le premier essai étant assez disproportionné, j’ai pour la première fois pré-dessiné le champ étoilé d’après une photographie.


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année 2008


Séjour au Sahara au sud de Djanet, dans le massif du Tardrat la 2ème semaine de janvier 2008. Seul dessin de ciel profond de ce formidable périple, NGC 2359, bien que de nombreux et spectaculaires objets furent visités. La vision de cette belle nébuleuse au T250 avec filtre OIII montre une belle structure centrée sur une bulle assez complexe, avec des filaments et des contours tourmentés bien définis. Ce rapide dessin souffre de quelques imperfections, notamment l'absence d'une nébulosité qui devrait se trouver dans la partie haute et un mauvais placement de l'aile qui part en haut à droite. Très bel objet que je me promet de revister.



Mémorable séjour astro au col de Restefond et rencontres extraordinaires d’ASTRAM hors du commun. J’ai eu la chance d’observer dans le T600 F/D 3,3 de David Vernet, un engin parfait manié de main de maître par son propriétaire. Le 29 août 2008, le ciel était particulièrement stable, ce qui a permis d’utiliser des grossissements extrêmes de 2000x sur de belles nébuleuses planétaires. Ces conditions permettent de redécouvrir ces objets, leur lecture et leur compréhension devenant évidente dès le premier coup d’œil. Ainsi, outre d’importantes précisions de forme dans les détails, on note des structures très fines filamenteuses sur NGC 7662, la «boule de neige» et surtout NGC 6543, «l’œil de chat», extraordinaire vision «hubblesque» ! En comparaison, NGC 7009 « saturn » est beaucoup plus lisse, comme dessinée au pinceau. Elle aussi présente de nombreux détails tant dans la zone centrale que dans la coquille externe. Il est étonnant de constater combien les 2 spots externes sont ténus.
Le lendemain, par ciel un peu moins stable, une vision délicate et ténue de NGC 7635 la nébuleuse de la bulle. Avec de l'attention, on devine une coquille quasiment fermée.
Les dentelles revisitées avec le T600 de David. Le dessin n’est vraiment qu’un pâle reflet d’une extraordinaire vision, évidente, énorme, extrêmement détaillée dans les moindres recoins. Un véritable choc ! Il est aisé et plaisant de parcourir l’intégralité des dentelles, où chaque extension si ténue soit-elle paraît sans difficulté dans toute sa splendeur. Chaque détail est une structure complexe, évoquant des osselets, avec une vision saisissante de relief. Assurément, c’est à refaire !








Notre club a organisé une mission 100% visuelle à l’observatoire d’Astroqueyras de St Véran. Nous sommes 6 à partir du 18 au 26 octobre 2008, en période pré-hivernale, avec un programme essentiellement axé sur les nébuleuses planétaires, cibles privilégiées par les 9 m de focale du télescope Cassegrain de 620 mm de diamètre.
Nous n’avons pas bénéficié de conditions météo optimales, mais chaque créneau dégagé à été utilisé au maximum.
Nous nous sommes familiarisé avec l’instrument la première nuit et avons pointé des cibles évidentes. Un très rapide et mauvais croquis de M52 montre 4 étoiles dans la célèbre nébuleuse de l’anneau. Nous contemplons longuement NGC 6826, la nébuleuse clignotante de couleur bleue avec des grossissements allant jusqu'à 1900x. Dans ces conditions, l’étoile centrale ne clignote pas et la coquille centrale montre une forme très particulière avec un bord quasi rectiligne. La coque externe montre de façon évidente 2 zones lumineuses symétriques mais d’aspect légèrement différents, l’une assez large, l’autre plus tourmentée. Une 3ème plus faible et fine est visible en partie supérieure du dessin. Quelques détails de contours et de nuances complètent à merveille cette observation.
Quelques nébuleuses extrêmement petites montrent une structure étonnante à fort grossissement (1900x). C’est le cas des NGC 6210, 7026 et 7027.
Tout le monde a été surpris de la vive couleur d’IC 418 dans le Lièvre, mais aussi des dimensions imposantes du disque diaphane de NGC 6781 de l’Aigle, ou de la forme très particulière de NGC 7008 dite «le fétus».
Voici les fleurons de cette mission avec la célèbre nébuleuse du Clown, la face zébrée de fins filaments, l'imposante NGC 246, la plus petite mais bien brillante NGC 40, la "petite Dumbell" ou M76.
J’ai expérimenté une technique de colorisation particulière sur des objets réagissant bien au filtre sélectif OIII. La luminance est faite sans filtre, au crayon noir. La vision filtrée est ajoutée au crayon de couleur, ici un violet bien visible sous la lampe rouge. A l’inversion en négatif, le violet apparaît vert et il est facile d’en modifier finement la teinte et l’intensité pour faire ressortir plus ou moins cette caractéristique. Voici un très rapide essai sur la nébuleuse du crabe M1 qui montre au Nagler 31 mm une structure très complexe. Il sera intéressant de la refaire en y passant le temps nécessaire. Non loin de là dans les Gémeaux, NGC 2371 montre une forme très particulière avec des extensions filamenteuses renforcées au OIII.
Enfin, toute une pléthore de nébuleuses planétaires mérite qu’on s’y attarde pour peut qu’on pousse le grossissement nécessaire pour y voir des détails, ici 1100 x. Une mention particulière pour la vision charmante de NGC 2438 perdue dans la myriade d’étoiles de l’amas ouvert M46.

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année 2009


Le 3 janvier 2009, par une belle soirée glacée (-7°C) à Port Royal (78) avec les copains du club. La Lune est au premier quartier et la pollution lumineuse bien présente. Pourtant, je veux expérimenter la technique de colorisation par filtres interférentiel. M42 passe au méridien et se prête magnifiquement au jeu.
Le T400-c est équipé d’un Ethos 13 mm. Une première vision sans filtre permet de placer au crayon noir le champ étoilé et les diverses zones lumineuses de la nébuleuse. Puis l’utilisation du filtre OIII rend l’objet plus filamenteux et accentue les extensions plus ténues. Ces détails et ces rehauts supplémentaires sont dessinés au crayon violet. Enfin, le filtre H-béta change radicalement la vision en faisant littéralement apparaitre des zones invisibles dans les conditions du moment, comme la large aile à gauche du dessin et la fine aile de droite qui borde sa voisine verte, ici totalement éteinte par le filtre. Par contre M43 est quasiment invisible au OIII alors qu’elle se détache bien au H-béta. Ces détails supplémentaires sont dessinés au crayon vert.
Après passage en négatif et traitement des couleurs, on obtient ce résultat que je qualifie de L, R(H-béta), V(OIII).
Voir la méthode en détail.



Mission OHP février 2009 sur le T120 cm (voir page « galaxies »). Je voulais à cette occasion profiter de ce formidable diamètre optique pour réaliser un projet qui me tient à cœur, celui d’un portrait de la nébuleuse du Crabe où on y verrait clairement la structure filamenteuse, telle que je l’avais imaginé quelques mois auparavant lors de la mission St Véran. C’est ici chose faire, avec la technique de colorisation L, V (OIII). J’avais préparé à cette occasion un champ pré-étoilé mais, du fait de l’inversion d’image par les renvois optiques, il n’a pu me servir, ce qui est dommage pour un parfait respect des proportions d’ensemble. Mais au delà de ce défaut, c'est un réel plaisir d'observer dans un premier temps ce vaste nuage en forme de "S", avec comme un petit trou sombre. Puis le filtre OIII met en évidence les filaments. Les plus contrastés sont d'une évidence bluffante. Mais les autres, infinis, délicats et diaphanes se dévoilent petit à petit, ici comme des petites flammèches, là plutôt comme une structure quasi poilue.
Dans un tout autre domaine, Bertrand voulait avec les moyens gigantesques mis à disposition achever son catalogue Abell, innombrables petites chiures de mouche. Je retiendrais Abell 22, surtout par la proximité élégante d’un petit doublet coloré. PK 194+2,1 est situé au bout d’un petit alignement d’étoiles sympathique.







Vacances exceptionnelles en Namibie, mars 2009. Ca faisait longtemps que j’en rêvais de ces contrées d’Afrique australe, ses paysages fascinants, sa faune remarquable, ses peuples si divers et son ciel réputé. Pour un tel périple, réalisé en individuel avec ma dame, mon tout nouveau T400-c s’est montré royal, étant spécialement conçu pour ce genre d’aventure.
Le tout premier objet pointé, sans hésitation aucune, sans besoin de carte tellement la cible est évidente, c’est la nébuleuse de la Tarentule, NGC 2070. Le choc est avec cet instrument total. La vision étrangement verdâtre que je découvre m’abasourdit, me cloue sur place, me pétrifie. Un masque terrifiant hérissé d’une crinière échevelée qui s’en va au loin pour rejoindre d’autres nébuleuses, un spectre hurlant dans le silence sidéral surgit, bondit dans l’œil. L’image est extrêmement forte, le contraste maximum, le relief horriblement évident, les détails infinis dans une résille filamenteuse incroyablement complexe. Un filtre interférentiel renforce d’avantage ces impressions et me permet cette version colorisée L, V (OIII). C’est à mon avis l’objet le plus marquant du ciel, le plus évident, le plus présent, le plus fascinant. Bref, c’est définitivement ma nébuleuse préférée, elle surpasse M17.
Le deuxième monstre est tout aussi évident à pointer, même sans carte, sans avoir une idée d’où se situe l’objet. C’est simple, c’est la zone condensée la plus lumineuse dans la voie lactée. C’est le grand complexe gazeux NGC 3372 autour d’Eta Carina. L’objet est lui aussi très lumineux, très contrasté. Mais il est beaucoup plus vaste, couvre plusieurs champs d’oculaire.On n’en fini pas de découvrir des nouvelles extensions sur le fin tapis d’étoiles de la voie lactée. La zone autour de l’étoile mourante est la plus lumineuse, la plus tourmentée, avec ce chenal sombre et complexe. On poussant légèrement le grossissement, les 2 lobes oranges légèrement dissymétriques sont aisément perceptibles. Tout n’est que volutes, zones sombres bordant de façon tranchée des zones plus claires dans un tableau qui donne le vertige. Pour faciliter le travail et gagner du temps, j’avais préparé un champ pré-étoilé sur une pleine feuille A4.
Ce ciel est vraiment extraordinaire. J’ai au-dessus de ma tête les 3 nébuleuses les plus remarquables du ciel avec Orion au-delà du zénith qui elle aussi, aurait mérité un grand dessin tellement la vision était exceptionnelle dans ces conditions. Durant toutes mes nuits d’observation, je n’aurais de cesse de revenir encore et encore sur ces trois merveilles.
Pour finir, cette belle nébuleuse en forme de croissant se détache en pleine voie lactée avec évidence avec le T400-c. Elle est joliment festonnée et le filtre OIII accentue les diverses volutes. Au distingue des extensions très au-delà de la partie la plus brillante.





Rencontres Astrociel à Valdrôme du 17 au 22 août 2009. Le plaisir de se retrouver, de butiner du T400-c au T600 de David en passant par le T460 du club. Il me manque la nébuleuse de la Lagune M8 et bien qu’elle soit au raz de l’horizon et se couche rapidement, j’entreprends son portrait au T460. Un premier essai m’incite à recommencer le lendemain en utilisant un champ pré-étoilé dessiné d’après photo et une colorisation L, V(OIII).
Des grands classiques sont revisités avec plaisir sur le T600 comme la Dumbell, le Croissant et l’œil de chat, ce dernier observé à 2000x. Il montre moins de détails que l’an dernier faute d’un ciel moins stable, mais le très rapide dessin montre une forme générale mieux campée.
La nébuleuse de l’Iris est plus généralement une cible des imageurs. C’est un plaisir que de la discerner dans le T600.
Le dernier bel objet dessiné de cette mission est l’autre dentelle du cygne observée dans le T460, avec une sensation de relief étonnante, comme une stalactite de glace transparente torsadée.


Superbe séjour organisé par le club à la Palma du 9 au 18 octobre 2009. Nous avons passé 3 nuits au sommet du volcan (2400 m), côtoyant les coupoles professionnelles dans un univers minéral sous un très bon ciel, bien au-dessus des mers de nuages.
Ce séjour restera marqué par la volonté de réaliser le portrait des nébuleuses de la Trifide et de l’Aigle merveilleusement bien observées. Au T400-c, la vision regorge de détails, différemment mis en évidence selon les filtrages utilisés et permet ces dessins colorisés L, R(H-beta), V(OIII). Cela m’incite à refaire les dessins de la première nuit sur un champ pré-étoilé dessiné d’après documents pour les deux nuits suivantes, cela afin de gagner d’avantage en précision. J’apprécie dans la Trifide l’incroyable complexité des divers chenaux sombres, notant leurs formes particulières, les méandres et leurs échancrures. J’aurai aimé passer plus de temps sur la partie basse de la nébuleuse mais l’objet n’était visible que peu de temps en début de nuit. Vient alors le moment d’observer l’Aigle avec une vision notable des « piliers de la création ». Leur perception varie selon les grossissements employés et le filtrage utilisé. Ils sont bien mis en évidence avec l’UHC-S et un grossissement de 220x.
En deuxième partie de nuit, ce sont les splendeurs d’Orion qui retiennent l’attention. La grande nébuleuse, la tête de cheval, mais aussi la Rosette resteront de formidables observations avec le regret de ne les avoir dessinés faute de temps. Je retiendrais un « Running man » évocateur, un rapide M78 et une belle Variable Hubble, croquis jetés en quelques trop rapides minutes.

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année 2010

la Tarentule NGC 3372 Eta Carina
NGC 3242 NGC 5189 NGC 6302
IC 4406 NGC 6337 NGC 6369 NGC 3195


Une aventure extraordinaire avec le club. Nous sommes partis 3 semaines en mai 2010 au Chili, pour un périple de 5500 km de Santiago à San Pedro, faisant de nombreuses incursions sur les pistes d’altitude des Andes. Le ciel n’a pas eu la perfection que nous escomptions. Mais lors des campements aux pieds des coupoles de La Silla, du Paranal ou perdus au milieu de la pampa, nous avons réalisé quelques belles observations avec notre propre matériel de voyage. Pour ma part, l’utilisation du T400-c est un vrai bonheur, engin totalement adapté à ce genre de situation. J’avais comme principal projet de reprendre les deux monstres australs que sont la Tarentule et Eta Carène, on poussant le grossissement pour croquer les infinis détails qui se dévoilent alors. Pour l’occasion, j'avais préparé des champs pré-étoilés pour garantir les proportions d’ensemble. Ces deux dessins ont été repris et peaufinés tout au long du séjour. J’apprécie d’avoir un cadrage qui permette de mettre en évidence les 2 lobes orangés de l’étoiles agonisante, vision la plus perturbante du ciel, celle où l’on sent que quelque chose palpite, quelque chose vit. Je fais plusieurs croquis grossis de l'étoile durant le séjour, affinant l'analyse des détails perçus. Le dernier (à droite) me semble le plus fidèle à la réalité, le gros globe englobant l'étoile centrale et se superposant au plus faible. L’occasion de faire le « Fantôme de Jupiter » passant au zénith était irrésistible. Un excellent seing à permis de pousser l’engin au maximum du matériel emporté, soit 575x. NGC 8189 est vraiment un objet étrange et tortueux, assez complexe. Jamais je n’arriverai à reproduire fidèlement les proportions d’ensemble, mais le résultat est tout de même évocateur de cette étonnante vision. J’ai adoré l’observation de la Nébuleuse de l’insecte NGC6302. Certains détails sont très forts, comme cette espèce de griffe au haut, d’autres plus ténus comme ces 3 nodosités à l’autre extrémité de cette bestiole. J’y passe de longs moments à la détailler, affinant progressivement le dessin. IC 4406 est un pale petit anneau bien régulier noyé dans une enveloppe vaguement rectangulaire, évoquant un œuf de roussette. Tel l’iris d’un œil inquisiteur, NGC 6337 nous observe sans vergogne, pour peu qu’on pousse le grossissement sur cet anneau quasi parfait. NGC 6369 est quant à elle plus irrégulière, vaguement hexagonale. Les couleurs sont perçues directement pour les objets les plus brillants, et particulièrement rehaussé par un filtrage OIII permettant de mettre en oeuvre ma technique de colorisation (voir "méthode"). Plus anecdotique, NGC 3195 qui malgré sa petite taille, laisse apercevoir quelques détails significatifs.

Rencontres Astrociel de Valdrôme 2010, du 7 au 15 août. Superbe rencontres astrodessin, retrouvailles, nouvelles têtes, bonne humeur et observations de qualité. Avec le T460, j'ai pour principal projet ce Triangle de Pickering, généralement éclipsé par ses deux consœurs de dentelles. Et pourtant, ce magnifique objet mérite qu'on s'y attarde. Il révèle alors une incroyable complexité de réseaux filamenteux. Un premier croquis permet d'appréhender ce vaste champ et de dresser un champ pré étoilé. C'est sur cette trame que le dessin définitif sera exécuté, sera repris et peaufiné tout au long des soirées d'observation.
J'ai été agréablement surpris de découvrir les nébuleuses de l'Amérique du Nord et de son Pélican qui goguenard, la regarde. L'objet est énorme et surtout, il présente un aspect tourmenté et déchiqueté que je ne lui avais encore jamais remarqué. Tout cela invite à prendre les crayon pour un très rapide croquis qui à n'en pas douter, servira de base à un futur " grand " dessin.
Ces deux objet sont particulièrement mis en évidence par un filtre interférentiel et permet ces colorisation L, V(OIII).

Comme je me l’étais promis, je revisite NGC 7000 lors d’une sortie du club dans le Moran le 9 octobre 2010 avec le T460. Pour l’occasion, je prépare un champ pré-étoilé réalisé d’après une image, tentant de reproduire l’extrême richesse de cette portion de la voie lactée dont la vision à l’oculaire va bien au-delà de ce qui est ici représenté. Malgré un ciel perfectible, la nébuleuse est évidente et se dévoile crânement avec un filtre OIII, bien présente et couvre plusieurs champs du Nagler 31 mm. Le Pélican dans ces conditions est bien plus discret. Je suis étonné de l’incroyable complexité des formes et des textures, bien loin d’une image lisse où seul le contour serait intéressant à analyser. Une observation avec de plus forts grossissements permet de fouiller d’avantages ces particularités et déjà, donne l’envie d’avoir comme futur projet de compléter ce dessin, et cela sous un ciel de qualité ultime. Affaire à suivre…

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année 2011

Rencontre astro en mars en arrière pays Niçois (voir Galaxies). J’ai comme unique projet de réaliser enfin un dessin de la Rosette, objet particulièrement diaphane qui m’échappe depuis trop longtemps. L’objet est merveilleusement étendu et complexe. Il demande un ciel de qualité pour être détaillé au T460. Pour faciliter ce travail, je réalise un champ pré-étoilé. Il aurait fallu plus des 2 nuits consacrées pour jouer avec les grossissements et les filtres, peaufiner et corriger les diverses zones. Le tout nouveau télescope T1000 de David offre des vues particulièrement colorées des nébuleuses planétaires. IC418 est une merveille de saturation, dans un dégradé partant du bleu, au violet, et orange, avec un magnifique ourlet rouge. La colorisation est réalisé à partir d’un précédent dessin fait à St Véran (voir ci-dessus 2008)

Séjour astro fin mars 2011 avé les copains du club dans un endroit totalement paumé au Nord de La Palma. Bien qu’à 8 km à vol de ptérodactyle du sommet de la Caldera, il nous faut négocier 2300m de dénivelé et quelques 200 lacets au grand dam des estomacs les plus sensibles. C’est un vrai plaisir de retrouver cet univers minéral où bourgeonnent les grosses coupoles à proximité immédiate de la ligne de crête, magnifié cette année par la présence de gros névés fraîchement moulés. Nous avons passé 6 nuits fantastiques au sommet dont une particulièrement mémorable au pied du télescope Herschel de 4,20m. Je m’étais promis un festival galactique printanier, je reviens avec quelques grandes nébuleuses, ne pouvant rester insensibles aux fantastiques visions qu’offre le T400-c. Je m’amuse sur le cœur de la nébuleuse d’Orion, où les couleurs me paraissent d’une rare évidence. L’utilisation de filtres les amende de façon significative. L’ensemble est incroyablement contrasté, fort, dur, délicieusement poilu, avé ces chevelures échevelées et parfois à fort grossissement, j’ai la très nette perception d’une fine résille filamenteuse. Par ailleurs je note la présence de fines étoiles qui parsèment cette zone. Le plus délicat est de rester dans les frontières imposées, l’objet s’étalant sans aucun complexe bien au-delà pour des zones tout aussi passionnantes à observer. Un peu au Nord, je m’esbaudis sur M43, bien dodue et bourgeonnante. Il y a du détail à foison, des zones très claires tourmentées par d’autres bien plus sombres. La colorisation est obtenue par filtres interférentiels, notamment en H-béta qui affirme et atteste des régions typiquement rouges du H-alpha. Dans la fouléeje dessine la nébuleuse de la flamme, merveilleusement texturée et déchiquetée en son centre, telle la feuille lacérée d’un gros philodendron. Cette diablesse d’Alnitak est vraiment perturbante pour ausculter encore plus finement cette salade céleste. Enfin, j’attaque mon devoir de vacance promis, le casque de Thor, sur un champ pré-étoilé. C’est contrasté mais ténu à la fois. Il y a du rude et du diaphane en même temps, ça semble simple mais c’est diablement difficile. Bref, c’est un merveilleux objet, qui réagit superbement aux divers filtres et permet cette colorisation amusante. Tous ces dessins, ont été réalisés sur plusieurs nuits, en apportant chaque fois des compléments ou des corrections.




Rencontres astrociel 2011 du 20 au 27 août et comme il est désormais de coutume, l’occasion de rencontres astrodessin. De longue date, j’avais idée d’un travail de colorisation d’un genre un peu particulier, plagiant totalement les imageurs. L’objet –ici M27 – est observé et dessiné sans filtre pour récupérer une information de luminance. Je réitère ce travail avec une vision avec les filtres OIII et UHC-S pour 2 autres dessins spécifiques, réalisés sur papier calque afin de garder une parfaite correspondance entre chacun. Ces 3 dessins sont ensuite regroupés et superposés avec un logiciel de traitement d’image en attribuant une couche rouge pour la luminance, verte pour le OIII et bleue pour l’UHC-S. Pour un effet satisfaisant, j’ajuste le taux de luminosité et de saturation pour chacune de ces couches, jusqu’à obtenir ce résultat étonnant.
La nébuleuse de l’Iris et Jones 1 se révèlent avec évidence dans le tout récent T1000 de David Vernet. Il n’est alors pas nécessaire de « pousser » la vision dans ses ultimes retranchements pour analyser de nombreux détails. L’image est tellement fantastique que je me permet ces 2 rapides croquis, réalisés en une poignée de minutes - les postulants voulant jouir du spectacle étant nombreux…
Sur le T460 du club, je croque ces 2 nébuleuses planétaires en compagnie de mon ami Rainer Toppler, dessinateur hors pair au regard particulièrement affuté. Il est vraiment plaisant de constater une grande similitude d’approche sur ces objets complexes.

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