PLANETAIRE & SOLEIL


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"Art astro"

C’est en 1996 qu’au club MAGNITUDE 78, nous nous sommes lancés dans la création d’une exposition sur le système solaire. A cette occasion, j’ai réalisé les fonds de 13 panneaux de 70 x 110 cm. Ces dessins sont peints à l’aérographe sur papier Canson noir d’après photos. Les réhauts sont fait aux pinceaux ou aux crayons de couleur.
On reconnaît Mercure, Vénus, la Terre, la Lune et Mars. L’image de Jupiter est exécutée sur 2 panneaux, soit une dimension finale de 140 x1 10 cm. Enfin, Saturne et Neptune.










Vénus


Le 6 avril 2007. Première tentative de dessin de la surface nuageuse de Vénus, G=300x. Bien qu’à cette date, la planète soit assez grosse (14’’), son observation est fortement dégradée par une importante turbulence. Grâce à l’ajout du filtre UHC-S, toujours disponible sur le T250, j’améliore sensiblement la perception de fines nuances présentes sur le disque planétaire. S’il est relativement aisé de déterminer leurs positions, leurs contours restent particulièrement délicats à bien cerner.



Mars

opposition 1988


Extrait de mes tous premiers dessins astro, avec un T115/900, G = 120 x, réalisés sur le pas de ma porte à Elancourt (banlieue ouest parisienne). Ici, la pollution lumineuse est épouvantable, mais ce n'est pas une gène pour l’observation planétaire (au contraire). Par contre, ciel est souvent d’une grande stabilité. Quel plaisir de découvrir qu’avec un peu d’attention, on peut observer quelques détails significatifs. Déjà, on reconnaît les principales formations sur ce chapelet : Solis Lacus, mer des Sirènes, Sirtis Minor et Major, bassin d'Hellas, sinus Méridani.


opposition 1999


L130, Nagler 9 mm et barlow 2x, le 12 mai 99 à 22h15 TU, Elancourt. Seul dessin exploitable d'une série de 10. Je pensais profiter pleinement de cette opposition avec le très beau matériel nouvellement acquis par le club. Les piètres conditions météo et d’observation du moment on eu raison de mon enthousiasme.

opposition 2001


ETX90, LVA 6 mm, le 21 juin 01 à 23h00 locale, Ile de la Réunion. Sous ces latitudes, la planète culmine au zénith et je me promettais de belles images. Las, ces coquins d’alizés sont omniprésents et génèrent une forte turbulence. Seul dessin exploitable d'une série de 3.


opposition 2003


ETX 90, oculaire Lanthanum LVW 8mm et barlow Celestron 2x. Ce chapelet de 8 croquis, couvrant près de 270° de la surface a été Réalisé lors de mes vacances itinérantes en Andalousie en Août 2003 dans des sites forts divers, mais toujours déserts. Bien que l'instrument soit modeste, j'ai pu bénéficié de conditions favorables : planète plus haute dans le ciel qu'à Paris, très bonne transparence et absence totale de pollution lumineuse. La turbulence était toujours présente mais bizarrement, relativement lente avec de temps en temps, des " trous " très exploitables.

L130 APO Astrophysic, oculaire Pentax 7 mm et barlow 2x Télévue, filtre orange. Réalisé à Magny le 29 septembre, avec des conditions correctes pour la région. Bien que la planète soit plus base sur l'horizon, la belle lunette du club permet de saisir de beaux détails.

Planisphère 2003, réalisée sur PSP7 à partir des meilleurs zones des divers croquis de cette opposition.Le principe consiste à découper chaque croquis selon une trame correspondant au réseau de parallèles et de méridiens de la planète. Il suffit en suite de déformer chaque portion obtenue pour les ajuster selon la trame de la planisphère finale.


opposition 2005

Pour cette oppposition, j'ai choisi d'utiliser l'aquarelle pour la mise au propre des dessins. 2 croquis réalisés au T250, Lanthanum LVW 8mm et barlow Celestron 2x, lors d'un séjour en Espagne pour l'éclipse de soleil d'octobre. Belle région, très bonnes conditions, instrument de voyage parfait. A ce jour, mes meilleurs images de la planète avec du matériel amateur.

T250, LVW 8mm et barlow Celestron 2x pour le premier, Nagler 7mm et barlow 2,5x Télévue pour l'autre. Dessinés à Magny (78) lors de la fête de la science durant la nuit du 14 au 15 octobre, sur l'esplanade bien éclairée de la maison des sciences et de l'environnement. Ciel horriblement pollué par la lumière mais stabilité des images par moment remarquable. On distingue bien une couverture nuageuse sur le limbe.

Ma première grande série de cette opposition, réalisée la nuit du 27 au 28 octobre, de 20h00 à 2 h00 TU à Elancourt au T250 x 300. L’absence de la calotte polaire rend difficile l’orientation du dessin sur l’axe nord/sud. On remarque le polygone d’Elysium, mais je n’ai pu saisir les 2 « poils » qui pendent sous la mer Cimmerium. La qualité du ciel n’a fait que s’améliorer durant la nuit et je regrette de m'être arrêté avant d’avoir Syrtis Major au méridien central. (j’avais à faire le lendemain)

Elancourt le 5/11/05. Malgré un ciel voilé et une turbulence assez présente, le T250 x 300 m’a permis de bien profiter de la période du maximum de l'opposition. Je me délecte des détails autour du lac du soleil. Mais surtout, je remarque pour la première fois le Mont Olympe. Les conditions du moment le rendent évident.

Elancourt le 9/11/05 au T250 x 300. Ciel toujour bien turbulent, mais quelques rares trous donnent l'illusion de plonger sur la planète. Le travail a l'aquarelle me prends beaucoup de temps, je retourne à mes crayons de couleur.

Elancourt le 17/11/05 au T250 x 300 et x 500. Après une semaine bien couverte, revoilà la planète sous un ciel assez stable et les premiers froids en banlieue. Quelques beaux trous de turbulence on permit d’utiliser des grossissements de 500x. Je me suis particulièrement régalé sur le sinus meridani. La calotte sud est vraiment minuscule.

Elancourt le 22/11/05, toujours au T250. J’attendais le retour de Syrtis Major. Rapide dessin à 18h15 TU. La planète n’est pas très haute et il y a du vent. Mais l’image tremblotante est tout de même bien belle, notamment avec des détails intéressants dans Hellas.

Enfin, le 23/11/05, malgré l’arrivée du grand froid, je me régale du profil de la planète que je préfère, celui régulièrement représenté sur les posters et les couvertures de magazines. Syrtis Major à gauche, coiffé du bassin d’Hellas, le Sinus Meridani à droite. Comme détail, j’ai saisi lors des trous de turbulence, le rond parfait du cratère Schiaparelli.


Planisphères 2005. Au choix, deux rendus : Le premier est fait à partir des dessins réalisés directement aux crayons de couleur, le suivant avec les mises au propre à l'aquarelle. La transformation des meilleurs croquis de cette opposition en projection cartographique est réalisée avec IRIS, la décomposition-recomposition RVB, l’assemblage final et l’harmonisation des divers dessins sont travaillés sous PSP 7.


opposition 2007

12 décembre 2007 à 21h00 TU, enfin mon premier dessin au T250 x 500 de la planète alors que nous sommes à moins de 10 jours de l’opposition… Les congés tardifs et une grosse flemme en sont la cause. Ce soir là, je bénéficie d’une météo de qualité. Un bel anticyclone hivernal est bien installé, avec un ciel sans nuage et une très légère brume, offrant de belles observations avec une turbulence assez réduite. En effet, la planète est bien belle, de nombreux détails sont visibles, tant dans les zones sombres que les grandes plaines claires. Mais il faut reprendre ses habitudes, s’affûter la vue. Ce dessin aurait pu être bien meilleur. Ce n’est que partie remise.

Le 18 décembre à 21h30 et 22h30 TU, l’anticyclone est toujours bien là, il faut en profiter, se faire violence pour affronter le gel. La température est négative et rapidement, tout est couvert de givre. La turbulence est assez faible, permettant de voir une tache d’Airy un peu dansante. La planète est bien belle, très contrastée. Des détails très francs sont facilement visibles dans la partie claire et la calotte nuageuse nord est bien délimitée par un cerne ondoyant.

Le 19 décembre à 21h TU, l’anticyclone se maintient, la transparence est bonne, mais la turbulence est bien présente. J’envisage de tout plier quand quelques instants moins agités me dévoilent des détails fugaces. Tout compte fait, je sors mes crayons et ne le regrette pas. J’arrive à saisir des formes fugitives, tant des les zones claires que foncées. Je m'applique à dessiner un rendu plus proche d’une vision à l’oculaire, sans l’usage du filtre orange.

23 décembre, toujours l’anticyclone, mais la turbulence est affirmée. Je reste à 300x. La planète me montre sa face la moins spectaculaire. Pourtant, de nombreuses nuances très peu contrastées apparaissent fugitivement dans la grande zone claire. Elles sont toutefois délicates à placer au bon endroit. Cette zone très claire bien délimitée en bas à gauche n’est-elle pas le volcan ?


Le 10 et 12 janvier dans le Sahara, au sud de Djanet. La vision de Mars passant au-dessus de la tête est un mémorable moment. Malgré un périple plutôt orienté sur le ciel profond, je ne peux résister à faire ces 4 croquis lors de conditions de turbulence favorables. On note sur le dernier dessin une distorsion, une rotation de l’image due au passage de la planète pile au zénith. Le Dobson a pivoté de 180° en moins d’une heure, me faisant perdre les repères.

Voilà, l’opposition martienne touche à sa fin. La moisson est bien faible au regard des possibilités offertes par la météo. Comme à l’accoutumé, je réalise une planisphère à partir des dessins réalisés. Il me manque la région du Solis Lacus tout juste évoqué ici pour couvrir correctement l’intégralité de la carte. De plus, j’aurai aimé refaire la région de Syrtis Major avec plus de détails et refaire une observation plus attentive pour noter les zones claires dans Elysium et Agyre.
La réalisation est toujours la même. Chaque dessin subit une transformation de projection avec la fonction MAP d’Iris, logiciel bien connu d’imagerie astronomique. Enfin, les zones les plus significatives de chaque image obtenue sont assemblées au mieux et uniformisées sous Photoshop.


opposition 2010


Au lendemain de l'opposition de 2010, l'opportunité de dessiner la planète se présente enfin. Il faut composer avec un ciel bien couvert ces derniers mois et un manque d'entrain certain. Il faut se forcer pour profiter des trop rares occasions, le froid étant particulièrement vif cette année. Mais je suis bien décidé à ne pas laisser passer l'évènement et c'est sous cette belle nuit de glace du 30 janvier que je sors le T250 installé sur sa planche équatoriale afin de profiter du spectacle. La planète monte haut dans le ciel mais l'atmosphère est un peu turbulente. Je me contente d'un G 300x avec filtre orange, tentant de temps à autres des grossissements de 500x bienvenus pour ce minuscule disque planétaire d'un peu plus de 14" d'arc, comme l'illustre le dessin de champ sur magnifique fond de pollution lumineuse. J'observe quelques fois sans filtre afin de mieux appréhender les nuances colorées et percevoir les voiles nuageux sur le bord de la planète.

Le lendemain 1 fev, la planète brille toujours autant, mais un vilain vent brouille une vision pourtant prometteuse.

Nuit de glace et de froid. En ce 15 février, le ciel daigne se déchirer. Voila une semaine que la neige est tombée et de nombreuses plaques n'ont pas encore fondue ou sont transformées en glace vive. Ca crisse sous les pieds. Le T250 est installé mais je mettrais longtemps à régler tous les paramètres, collimation, masquage de l'éclairage public vraiment trop envahissant, écran pour atténuer le petit vent qui fait trembloter l'image et hélas, la planche équatoriale qui me lâche, ne permettant pas de dessiner confortablement. Le premier l'est à 500x. Je remarque près du limbe un beau pâté blanc. Ce n'est pas le volcan Olympus Mons qui se trouve un peu plus loin. La grande zone claire est parcourue d'une foultitude de nuances dont les plus fines sont bien délicates à retranscrire. Vers 1h du matin, le ciel devient pommelé, les images se dégradent. Juste le temps de finaliser le 3ème dessin.

Le 23 février 2010. Rares sont les opportunités offertes par la météo. Malgré le vent, cette soirée est peut être propice à déceler les volcans martiens. Je n'en percevrais aucun, quelque soit le filtrage utilisé. Par contre, je saisi de nombreux nuages et voiles d'altitude plus ou moins marqués sur la planète, particulièrement mis en évidence par le filtre bleu.

Il est des nuits magiques, de grands moments astronomiques pour un amateur. Cette nuit de 8 mars 2010 en est une. En effet, avec la complicité de Nicolas Biver, nous avons eu le privilège de disposer de la grande lunette Arago de 380 de l’Observatoire de Paris. Nous avons déambulé dans l’architecture remarquable de ce noble bâtiment à la lueur vacillante de nos frontales et des rares éclairages de sécurité, avec l’odeur de l’encaustique des parquets, les bustes des grands savants, dans une ambiance qui n’est pas sans évoquer les épisodes de Belphégor. C’est par les toits, dominant Paris illuminé, qu’on accède à la vaste coupole en cuivre et qu’on découvre le vénérable instrument. Les hublots ronds, le ronron de l’entrainement horaire, les manivelles en laiton patiné, l’escabeau majestueux, les petits escaliers en colimaçon, l’incroyable double charpente métallique qui supporte l’instrument et le plancher, tout concourt à nous projeter dans l’histoire. La turbulence à considérablement effondrer le potentiel de l’instrument mais franchement, ce n’est pas grave, l’essentiel cette nuit était autre part. Le premier dessin est tiré par les cheveux en tout début de nuit à 400x. Les suivants sont un peut mieux perçus avec un G 750x. La nuit glaciale et venteuse s’achèvera sur Saturne (voir plus bas) et la magie de la fermeture du cimier, pétale par pétale, avec un incroyable système de câbles, de manivelles et de treuils.

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Jupiter


2 croquis comparatifs, l'un réalisé avec le T400 (Dobson Meade), Nagler 12 mm, l'autre à la L130 APO, Ploosl 10,5 mm, le 18/9/98 à Magny par ciel voilé. Bien que le premier manque de pèche, de contraste, il supporte la comparaison des détails par rapport à la lunette APO. Le diamètre important compense la faible qualité optique de ce Dobson.

L130 APO, Nagler 4,8 mm dans la Beauce la nuit du 19 au 20/9/98.

Série de 4 croquis, au T460, Nagler 7 mm, lors d'une virée avec le club dans le Quercy en mai 2005. Belle vision couleur de la planète et notamment, de sa tache rouge. Ce gros Dobson Obsession a une bien belle optique.

Réalisé au T250 le 27 mai 2006 lors des RAP, grand et mémorable millésime…. Malgré quelques traces de turbulence, le ciel est d’une qualité remarquable. J’ai pris quelques minutes pour immortaliser au moins une image de l’avalanche d’observations extraordinaires effectuées dans des instruments d’exception. Je me souviendrais longtemps de cette planète vue dans un T600 à F/D 3,3 de grande qualité. Néanmoins, de très nombreux détails sont bien visibles dans mon « petit » télescope. J’en profite pour faire une démonstration publique des méthodes et des possibilités du dessin à l’oculaire. Les bandes équatoriales très festonnées sont ponctuées de nombreuses taches claires, dont une petite remarquablement ronde et blanche. Cette esquisse est laissée tel quel, sans travail de finition ultérieur.


Deux croquis du 2 et 5 septembre 2007 réalisés lors du séjour en Espagne au T460. Planète base sur l'horizon, déjà proche du couchant, turbulence aux effets ravageurs, c'est la fin de sa période d'observation. Un bref souvenir du millésime 2007.



Série réalisée les 17 et 19 août 2009, aux rencontres Astrociel à Valdrôme. J’ai butiné du T400-c au T600 de David. Le premier dessin est réalisé avec un filtre UHC-S qui met particulièrement en valeur les nuances orangées. Mais sans filtre, les vraies couleurs s’affirment lors des observations suivantes. J’y vois sans ambigüité un bel ocre jaune foncé festonné de terre d'ombre brulée sur les bandes équatoriales.
Le 19, j’assiste à un magnifique ballet de satellites sur défilement de la tâche rouge. Pendant les phases dessinées, Io passe derrière la planète. D’abord Ganymède touche et entre dans le disque planétaire, suivit peut après par son ombre, puis d’Europe, plus petite et plus claire. Elle est bien visible vers le limbe plus sombre de la planète. Ensuite, Ganymède quitte la planète, Europe ayant à peu près la même luminosité que la planète disparait entre les deux ombres qui elles, s’ovalisent sous l'effet de la perspective. L’effet de relief est saisissant, on sent la 3D, la hauteur du satellite par rapport à Jupiter est accentué par la présence de son ombre. Puis Europe se révèle et se découpe dans les zones les plus sombres du limbe. Elle mord l’ombre de Ganymède pour à son tour sortir à son du disque. A ce moment, le relief est total.




Lors du séjour à la Palma 2009 (voir page nébuleuses), Jupiter est le premier astre visible dès le coucher du soleil. Bien que la mission soit orientée sur le ciel profond, je jette de temps à autre un regard sur la planète et profite d’une turbulence particulièrement faible pour réaliser ce dessin, juste à l’immersion d’un satellite. Au T400-c, les couleurs sont particulièrement intenses, d’un ocre jaune assez foncé et avec une tache rouge d’un orange bien franc. Les bandes présentent des festons contrastés, des zones plus ou moins foncées et 2 spots clairs ponctuent la bande tempérée Sud.



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Saturne


28 février 2006, T250 à Elancourt. Après les violentes giboulées de la journée, le début de soirée était d’une grande pureté. Je ne disposai que d’une demie heure pour prendre la décision d’observer, monter et sortir le télescope, pointer la planète et faire un rapide croquis (mise au propre en couleur le lendemain). Peu de temps après, il neigeait à gros flocons. Le miroir n’ayant pas eu le temps d’être en température, je n’ai pu grossir que 300x. Néanmoins, l’image était très fine et bien colorée. On voyait de nombreuses bandes équatoriales, une petite zone polaire claire, de beaux détails dans les anneaux dont une partie de la division de Encke. Par ailleurs, les 4 satellites étaient parfaitement visibles.






Le 2 mars 2007, vers 4 h du matin, la lune occulte Saturne. Belle ambiance nocturne avec les copains sur le site de Port Royal (78). On entend le bruit proche des chevreuils et des oiseaux, il fait doux, le ciel est dégagé. Série de croquis pris au fur et à mesure de l’occultation, au T250, G350 x, suivi manuel. Après coup, dommage que je ne me sois pas plus concentré sur l’inclinaison de la planète par rapport à l’horizon sélène. Ce beau spectacle de lécanique pl!nétaire met bien en évidence les mouvements relatifs des astres, les différences d’apparence, tant de taille que de luminosité.

Week-end de Pâques 2007. Saturne passe au méridien en début de soirée, il est grand tant de lui faire son portbait. C’zst chose faite avec le T250 sur planchette équatoriale à G=310x. La turbulence marquée ne permet pas de grossir d’avantage. Toutefois, la présence de nombreuses bandes nuageuses est évidente. La calotte polaire est bien sombre, bien délimitée, avec une petite zone centrale plus claire. On sent bien la sphéricité de l’objet. Je constate la visibilité de la planète à travers l’anneau de crêpe. Je note sur le bord droit des anneaux internes quelques nuances radiales plus foncées. Enfin, le dernier anneau présente une nuance plus sombre et par moments fugitifs, une démarcation plus franche et fine apparaît dans les anses, l’amorce ténue de l'anneau de Enke.


Djanet en janvier 2008 (idem que mars). Le ciel du Sahara et notre position sur le tropique nous permettent de jouir pleinement du spectacle planétaire avec au couchant, mercure au ras des montagnes, mars au zénith, suivis de Saturne et Vénus éclatante dans la lumière zodiacale du matin, nous informant que la nuit va bientôt s’achever. Dans le T250 à 300x, Saturne est incroyablement claire et blanche. Les bandes équatoriales paraissent verdâtres. Cassini se découpe sur la totalité de l’anneau. L’anneau de crêpe présente toujours sa teinte étrange marron/gris et les anneaux internes semblent rayonner un peu.


RAP 2009, Saturne croquée vite fait dans le T300 de Simon Fabre. Les anneaux s'ouvrent un peu, il est plus que temps d'immportaliser cette configuration. La vision de cet excellent télescope met en évidence des irrégularités dans les bandes équatoriales. Je note aussi la très fine zone lumineuse entre les anneaux et l'ombre projetée sur le disque planétaire.


Le 8 mars 2010, à l'Observatoire de Paris, sur la vénérable lunette de 380 (voir "Mars"). Nous sommes passés sous les plans des anneaux qui se présentent actuellement bien fermés et bien gris. L’anneau de crêpe est ainsi particulièrement mis en évidence. La vision est très blanche, très crue, avec un soupçon jaunâtre et parfois verdâtre. G 750x.

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Les comètes





Hale Bop, dessinée en Beauce. Jumelles 10x50 et longue vue terrestre 20x80.


Lune


Week-end de la pentecôte 2006 dans le Cotentin. A tout hasard, j'emporte le T250. La lune est dans son premier quartier, le ciel est brumeux et turbulent. Que faire… Se rabattre sur la lune, bien évidemment. C'est une première pour moi et cet exercice est bien difficile à maîtriser. Je suis resté 4 h à l'oculaire à 350x pour chacun des dessins. Le premier représente le cratère Cassini (57 km) avec une bonne bouille de " bonhomme ". J'ai aimé la structure en trèfle à 3 feuilles du second. En bas, Licetus (75 km), Cuvier à gauche et en haut, le complexe d'Heraclitus.

Le 28 et 30 juillet 2006, au T250 à 150x et 250x. La lune est très jeune et basse sur l'horizon. sa période de visibilité avant son couché est bréve. Ces 2 dessins ont été réalisés en un peu plus d'une heure chacun. J'ai choisi des zones très proches du terminateur, là où les ombres évoluent assez rapidement. Une très forte turbulence oblige de faibles grossissements. La résolution et la précision s'en ressent. Le cratère Endymion fait 127 km, ici au raz du terminateur. Quant à Piccolomini, il possède un gros massif central (88 km).
A cette occasion, j'ai inauguré ma toute nouvelle plate-forme équatoriale motorisée. Elle procure un confort d'observation des plus agréables.





Cette série de 6 croquis est réalisée au T250 durant mes congés en août 2006 dans le sud de l’Italie. Je commence le 5 août par Gassendi. La forte turbulence et les passages nuageux ont bien compliqué l’observation. J’ai bien du mal à discerner fugitivement les plus fins détails. Hevelius le 7 août est observé entre les nuages, au raz de l’horizon montagneux et avec la plus forte turbulence du séjour, ce qui explique le manque de finition et de détail de ce dessin. Jassen au terminateur est perçu très péniblement, carrément à travers une couche nuageuse continue. Je recommence ce dessin durant la nuit car les conditions de turbulence allant en s’améliorant, bien des imprécisions sont levées. Le 12 août, la mer des crises au terminateur est magnifique. Je me lance dans cette vaste étendue parsemée de petits cratères et de plissures. Vent assez marqué et turbulence bien présente. Enfin le 14, j’attaque Clavius, formation spectaculaire que je m’étais promis de faire. Une fois la grande arène en place, je saisis les plus fins cratères dans des trous de turbulence. Au bout de 4h30 de dessin, je vais me coucher… Pour finir, je croque le grand Corpenicus au terminateur lors deuxième quartier. La tâche semble insoluble tant l’observation regorge de détails, notamment les projections relativement ténues qui rayonnent du cratère. Ce dessin est -hélas- interrompu quand je m’aperçois que le soleil est déjà levé depuis un certain temps ! Durant cette série, jamais le ciel n’a été stable et ne m’a permis d’utiliser le grossissement maximum pour tenter de résoudre les plus fins détails. Par contre, j’ai vraiment apprécié le confort offert par ma nouvelle planchette équatoriale.



Week-end du 1er mai 2007 dans le sud-ouest, avec le T250 sur planche équatoriale, G 500x malgré une turbulence présente. La lune est bien gibbeuse. Je repère et remarque avec plaisir le petit cratère Hesidonus A à proximité de Pilatus, emboîtement parfaitement concentrique de deux cratères l’un dans l’autre. Un petit peaufinage de la collimation sur Arcturus toute proche me permet d’apprécier pleinement cette remarquable structure. La soirée est bien douce. J’en profite pour exécuter un rapide croquis de la zone sud de la mer des Humeurs, actuellement plus proche du terminateur, avec cet alignement de 3 cratères Vitello, Lee et Doppelmayer.
Le lendemain, le ciel est bien stable en début de soirée. Je me régale sur les réseaux de failles, bien visibles vers le terminateur, et m’arrête sur cette spectaculaire rainure, Vallis Schroteri, sous les cratères Herodotus et le très blanc Aristachus. Hélas, la turbulence s’affirme et les plus fins détails s’estompent. Je ne pourrais retranscrire ses fines ciselures telles qu’elles me sont apparues dans un premier temps. Pour voir, voici une version à la craie sur fond noir, ça change.

13 juillet 2008, sur les bords de la Seine, juste en aval de Rouen, je suis à poste pour admirer l’armada des grands voiliers qui passera demain matin. Le beau crépuscule s’éternise en attendant le feu d’artifice. Je vois cette belle lune et regrette de n’avoir pris mon matériel. Mais joie, j’ai ma longue vue terrestre L80, je déniche un vieux bout de papier imprimé sur le recto et un stylo. Le matériel n’est pas terrible mais pourquoi pas…..

Première nuit à l’observatoire de St Véran (voir « nébuleuses ») avec un premier quartier qui très vite, empêche toutes observations détaillées des nébuleuses. Je me rabats sur la Lune et le cratère Fracastorius, juste sur le terminateur. Malgrés la turbulence, on peut utiliser un confortable grossissemnt de 1100x. Cette région regorge de détails.

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Soleil


Sortie du club d’une semaine à Briançon en septembre 2002, où seul cet après-midi a été exploitable pour cause de météo exécrable. L’activité solaire bat son plein. Vue partielle à la L130, Pentax 7mm et vue de détail de la tache principale au Nagler 4,8 mm. Son cœur semble filamenteux.

En attendant la nuit, on profite de la belle activité solaire avec un groupe de tâches remarquables. Sortie en mai 2003 dans le Quercy. Vue d’ensemble du soleil.


éclipse 1994


Eclipse de mai 1994, sur la colline de la Revanche à Elancourt dans la lumière du couchant. Ce chapelet est réalisé à partir de 2 clichés pris avec un Canon EOS 10 et zoom 100-300 USM calé sur 300 mm, simplement filtré avec 2 polarisants. Ce Boîtier programmable bien pratique permet d’effectuer automatiquement 9 surimpressions par image selon un intervalle préalablement défini.


éclipse 2005


Eclipse annulaire du 3 octobre 2005, à Alcala del Jucar en Espagne sur la ligne de centralité. Photomontage réalisé à partir de 3 clichés pour couvrir l'intégralité du chapelet et d’un pour le paysage. Canon EOS 10, zoom 100-300 calé sur 135 mm à F/D 8, filtre Astrosolar. Programmé pour 9 surimpressions par image à 6 minutes d’intervalle. Dommage que ma montre n’était pas précisément à l’heure pour saisir le moment exact de la centralité.


éclipse 2006


Eclipse totale du 26 mars 2006, dans le désert Libyen, au sud est du volcan Waw Enamous. Une aventure exceptionnelle que nous avons vécue avec 14 copains(es) du club. Découverte d'un pays, du Sahara, d'un autre mode de vie. Course effrénée des 4x4 dans la poussière pour être présent sur le site au bon moment. Une ambiance indescriptible, assombrissement du ciel, apparition de Vénus, des ombres volantes partout, les premiers grains de Bailly, arrachage des filtres et ça y est ! Couronne solaire énorme, nombreuses protubérances dont la visibilité évoluera au fil du phénomène selon de déplacement de la lune. J'ai tenté ce croquis, évoquant à l'ère du numérique une astronomie d'une autre époque, ambiance 1900, à l'oculaire de la longue vue L80 pour la couronne et de l'ETX x100 pour les protubérances. Les 4 minutes sont passées comme un éclair. Je n'ai eu le temps que de marquer au mieux le contour des différents panaches. Tout de suite après la totalité, l'image encore en mémoire, j'ai apporté la texture particulière et les finitions pour ce résultat étrange…


RAP 2008. Cette protubérance remarquable est observée dans la L100 du club équipée d’un Coronado BF60. On note son évolution du 2 au 3 mai. Comme toujours, le dessin est réalisé en négatif. La colorisation est effectuée avec un logiciel de traitement d’image.

Le 30 juin 2008 au collège de la Clé St Pierre d’Elancourt, lors d’une animation avec les élèves. Série réalisée à la L100 équipée d’un BF60 et d’un oculaire de 10 mm sur une période s’étalant de 16h à 20h30.


éclipse 2008


Eclipse du 2 août 2008, observée en Chine lors d’un mémorable périple organisé par la SAF sur la route de la soie. Une éclipse d'une rare beauté tant par l'étendue de sa couronne légèrement dissymétrique, que par cette remarquable protubérance, ces superbes couleurs crépusculaires dans le désert de Gobi.
J'ai tenté durant ces trop rapides 120 secondes, un dessin à la L80x20 qui ne peut être qu'une pâle évocation et non une reproduction fidèle du phénomène.
Installé depuis le matin sous un soleil de plomb, je scrute avec angoisse un petit nuage qui petit à petit, ne fait que grossir durant la journée. A 10 mn de la totalité, le fin croisant est masqué. Je prends la décision de courir vers une zone encore ensoleillée située à 1000 mètres de là. Mais la totalité approchant, ce coquin se dégonfle et la zone que je viens de quitter est à présent dégagée alors que je suis toujours sous le couvert ! Instant d’abattement total car il n’est plus temps de revenir. Mais enfin, à quelques poignées de secondes de la totalité, le ciel se dégage aussi pour moi. Il est impossible de décrire l’émotion ressentie en ce moment précis et je crois avoir perdu une bonne dizaine de secondes à m’en remettre, avant de me jeter fébrilement sur la feuille de papier blanc. Avec frénésie, je note la forme générale de la couronne joliment dissymétrique, mémorise les contours des diverses extensions, apprécie la différence entre les plumets au nord plus courbés que ceux du sud. Je note une étoile du Cancer vers l’ouest. Au fil du temps, la vision s’améliore sensiblement. Aux derniers instants, une magnifique protubérance et une fine chromosphère rose vif m’apparaissent franchement.


RAP 2009, millésime remarquable par la première rencontre astrodessin qui s'y est déroulée. Petite protubérance dans la L100 d'"Astroviking" équipée pour le H-alpha avec un PST.



éclipse 2009


De retour en Chine pour l’éclipse du siècle, celle du 22 juillet 2009 et encore une fois, un formidable périple organisé par la SAF. En fin de période de mousson, le lieu d’observation est très délicat à choisir. Les statistiques météo nous font préférer la proche région de Shanghai. Fort judicieusement, nous avons prévu un bus pour disposer d’une certaine latitude de mobilité afin d’ajuster notre position au dernier moment. La veille de l’éclipse, un violent orage éclate comme l’annoncent les prévisions. Il est impératif de bouger vers le Sud-ouest à 300 km de là. Une couverture nuageuse nous prive du lever de soleil mais en montant dans le ciel, il apparait enfin dans une zone épargnée. Le premier contact est détecté à la seconde près mais à 30 mn du 2ème contact, des voiles d’altitude pommelés filtrent un soleil déjà bien entamé par la Lune. La lumière baisse et l’allumage de l’éclairage au sodium de l’aire d’autoroute où nous sommes nous prive de l’ambiance si particulière de cette lumière blafarde caractéristique avant la totalité. Les planètes et les étoiles sont invisibles. En revanche, les 2ème et 3éme contacts sont magnifiques, atténués tout en douceur par ces nuages. J’ai pu observer sans filtre à la L80x20 le dernier rai de lumière et la fabuleuse apparition de la chromosphère rose. Seule la très basse couronne transperce et irradie les proches nuées, attestant d’un flux lumineux certain. Il est quasi impossible d’en deviner la forme générale et les extensions des divers plumets, se noyant, se modifiant et s’emmêlant au gré de l’évolution rapide des nuages. Au moment du maximum, l’envie de tout arrêter me prend devant cette esquisse qui m’échappe. C’est alors qu’apparait une magnifique protubérance sur une chromosphère qui ne fait que s’étendre à l’approche du 3ème contact, me redonnant l’envie de poursuivre ce travail et retranscrire cette vision peu banale. Le diamant est splendide, suivit d’un beau chapelet de grains de Bailly, facile à suivre sans filtre pendant de nombreuses secondes. Bien que sur le coup, j’ai ressenti une certaine déception devant ce spectacle gâché par les nuages, je le savoure d’avantage à postériori, heureux d’avoir été parmi les rares privilégiés à l’avoir vu dans son intégralité.


Rencontres Astrociel du 17 au 22 août 2009 (voir « Jupiter »). Le Soleil semble sortir de sa torpeur et quelques protubérances commencent à animer le limbe de l’astre. Charmant spectacle saisi à la L100 et Coronado BF60 lors des après-midi siesteux de la manifestation.


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