PLANETAIRE & SOLEIL


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Jupiter


année 1998

2 croquis comparatifs, l'un réalisé avec le T400 (Dobson Meade), Nagler 12 mm, l'autre à la L130 APO, Ploosl 10,5 mm, le 18/9/98 à Magny par ciel voilé. Bien que le premier manque de pèche, de contraste, il supporte la comparaison des détails par rapport à la lunette APO. Le diamètre important compense la faible qualité optique de ce Dobson.

L130 APO, Nagler 4,8 mm dans la Beauce la nuit du 19 au 20/9/98.

année 2005

Série de 4 croquis, au T460, Nagler 7 mm, lors d'une virée avec le club dans le Quercy en mai 2005. Belle vision couleur de la planète et notamment, de sa tache rouge. Ce gros Dobson Obsession a une bien belle optique.

année 2006

Réalisé au T250 le 27 mai 2006 lors des RAP, grand et mémorable millésime…. Malgré quelques traces de turbulence, le ciel est d’une qualité remarquable. J’ai pris quelques minutes pour immortaliser au moins une image de l’avalanche d’observations extraordinaires effectuées dans des instruments d’exception. Je me souviendrais longtemps de cette planète vue dans un T600 à F/D 3,3 de grande qualité. Néanmoins, de très nombreux détails sont bien visibles dans mon « petit » télescope. J’en profite pour faire une démonstration publique des méthodes et des possibilités du dessin à l’oculaire. Les bandes équatoriales très festonnées sont ponctuées de nombreuses taches claires, dont une petite remarquablement ronde et blanche. Cette esquisse est laissée tel quel, sans travail de finition ultérieur.


année 2007

Deux croquis du 2 et 5 septembre 2007 réalisés lors du séjour en Espagne au T460. Planète base sur l'horizon, déjà proche du couchant, turbulence aux effets ravageurs, c'est la fin de sa période d'observation. Un bref souvenir du millésime 2007.

année 2009



Série réalisée les 17 et 19 août 2009, aux rencontres Astrociel à Valdrôme. J’ai butiné du T400-c au T600 de David. Le premier dessin est réalisé avec un filtre UHC-S qui met particulièrement en valeur les nuances orangées. Mais sans filtre, les vraies couleurs s’affirment lors des observations suivantes. J’y vois sans ambigüité un bel ocre jaune foncé festonné de terre d'ombre brulée sur les bandes équatoriales.
Le 19, j’assiste à un magnifique ballet de satellites sur défilement de la tâche rouge. Pendant les phases dessinées, Io passe derrière la planète. D’abord Ganymède touche et entre dans le disque planétaire, suivit peut après par son ombre, puis d’Europe, plus petite et plus claire. Elle est bien visible vers le limbe plus sombre de la planète. Ensuite, Ganymède quitte la planète, Europe ayant à peu près la même luminosité que la planète disparait entre les deux ombres qui elles, s’ovalisent sous l'effet de la perspective. L’effet de relief est saisissant, on sent la 3D, la hauteur du satellite par rapport à Jupiter est accentué par la présence de son ombre. Puis Europe se révèle et se découpe dans les zones les plus sombres du limbe. Elle mord l’ombre de Ganymède pour à son tour sortir à son du disque. A ce moment, le relief est total.




Lors du séjour à la Palma 2009 (voir page nébuleuses), Jupiter est le premier astre visible dès le coucher du soleil. Bien que la mission soit orientée sur le ciel profond, je jette de temps à autre un regard sur la planète et profite d’une turbulence particulièrement faible pour réaliser ce dessin, juste à l’immersion d’un satellite. Au T400-c, les couleurs sont particulièrement intenses, d’un ocre jaune assez foncé et avec une tache rouge d’un orange bien franc. Les bandes présentent des festons contrastés, des zones plus ou moins foncées et 2 spots clairs ponctuent la bande tempérée Sud.



année 2010

Rencontres Astrociel de Valdrôme 2010 (voir (nébuleuses). En deuxième partie de nuit, nous avons eu souvent des visions planétaires merveilleuses pour peu que le ciel se découvre. Jupiter présente un nouvel aspect, avec sa bande équatoriale Nord bien estompée, ce qui met en valeur la grande tâche rouge d’une façon originale. Seulement 4 dessins sont crayonnés les nuits du 11 et 12 aout alors qu’il eu été possible d’en faire bien d’avantage avec des configurations intéressantes. Mais le dessin couleur directement à l’oculaire du T460, complété par quelques coups d’œil rapides au T600 est nécessairement long avec un sujet d’une telle complexité et se lancer en fin de nuit dans ce genre d’aventure demande un surplus d’énergie que je n’ai pas eue.


Le 1er et 3 septembre 2010, Nicolas nous a concocté deux nuits magiques à l’observatoire de Paris et avec les copains du club, nous avons retrouvé avec bonheur la grande lunette Arago de 38 cm de diamètre. Jupiter est à son opposition et nous offre un généreux diamètre apparent. Le premier dessin de la série (0h20 local) montre la sortie du transit d’Europe et met en évidence une belle qualité de ciel. Je me suis particulièrement attaché à rendre les environs de la GTR et quelques beaux détails significatifs sur la bande équatoriale. Ensuite le ciel s’est dégradé et le second dessin (3h10 local) n’est qu’une rapide esquisse monochrome, dernier souvenir avant de fermer la coupole. Deux jours plus tard, nous profitons d’un milieu de nuit exceptionnel comme en atteste le 3eme dessin (0h10 local). La quantité de détails perçue est hallucinante et Ganymède en transit présente des variations d’albédo comme jamais vu auparavant. Je remarque avec évidence le chapelet de petites tâches sombres tel un collier de perle. C’est certainement le dessin le plus fidèle que j’ai réalisé de la planète à ce jour et il supporte une comparaison poussée avec les images réalisées au même moment. En fin de nuit, l’image s’est un peu dégradée mais a permis une évocation intéressante de la planète.


année 2011

2 portraits de Jupiter réalisés lors de l’édition 2011 des rencontres Astrociel (voir « nébuleuses » et « galaxies »). Au T460, Ethos 8mm et barlow 2x, j’ai adoré cette sortie de Io du disque jovien. Sur le deuxième dessin, je remarque le changement de physionomie de la planète dû à une inclinaison de son plan équatorial, qui se traduit par une légère courbure des bandes nuageuses alors qu’au loin, la ronde des satellites passe dessus-dessous la planète, rompant les beaux alignements qu’il est de coutume de voir.


L'opposition approche et je profite d'un magnifique anticyclone le 29 septembre 2011 pour faire sonner le réveil et saisir ce portrait vers 3h20 local au T400-c à 350x, tout à la mine calibrée de 0,5 mm, exercice qui m'est peu familier. C'est un outil d'une redoutable précision, mais d'utilisation restreinte pour les effets de crayonnages. Le lendemain, je réitère l'exploit de me réveiller en pleine nuit pour cette version en couleur, sur un gabarit de 13 cm de diamètre, ce qui est très confortable pour coucher du détail. Comme bien souvent, c'est au moment du rangement du matériel vers 5h du matin que les conditions deviennent d'une toute autre teneur. Il va falloir que je m'organise différemment. La nuit suivant, c’est la sortie du vendredi soir avec les copains du club. C’est d’abord bon, puis ça se dégrade sensiblement, mais avec quelques trou de turbulence qui laisse augurer du bon. C’est alors le festival avec l’apparition de la GTR, puis vers 3h30, ça devient vraiment très bon et l’on peut pousser à G 575x, avec des détails apparents sur la surface de Ganymède qui se promène au loin. Pour cette occasion, je reviens sur l’utilisation des crayons graphite. Le début de nuit du samedi est décevant et je décide d’aller me coucher pour y revenir sur le coup de 3h00 du matin, pour des visions bien plus détaillées. Dommage, c’est la face la plus banale de Jupiter. Je note tout de même quelques spots blancs tant au Nord qu’au Sud.


année 2012

Superbe soirée à la grande lunette Arago L380x400 de l’Observatoire de Paris le 15/01/2012, avec les copains du club venu en nombre. Bien que perfectible, l’image du Jupiter montre quelques détails qui méritent un dessin, nécessairement rapide pour partager le temps à l’oculaire, entre 5 et 10 mn maximum. Ce genre d’exercice est profitable car il oblige un travail de synthèse, à se cantonner sur une vision globale, juste agrémentée des détails les plus marquants. Sur le premier, c’est le transit discret de Io au voisinage de la GTR et son ombre allongée, sur le second, un spot blanc passant au méridien apporte un petit intérêt.


Port Royal le 9 septembre 2012, vers 6h au T400-cx300


année 2013

Nouméa le 20 décembre 2012, vers 22h local au T400-cx300.Belle surprise pour ma première observation en Nouvelle-Calédonie, où je vais résider pendant 4 ans. Malgré des alizés bien musclés, j’ai été étonné par le seeing les quelques fractions de secondes où le télescope s’arrêtait de vibrer. Jupiter m’a inspiré ce très rapide dessin, lors de la sortie du transit de Ganymède et l’entrée de son ombre, avec les 2 tâches rouges bien présentes, dont la petite étonnamment saturée, évidente, malgré sa proximité du limbe.
Sortie du 2 février, avec un belle configuration au crépuscule : passage rasant de Calisto et tâche rouge au couchant.


Dessins rapides au crépuscule en attendant la nuit, par turbu un peu trop présente, au T400-cx300, respectivement le 30, 31 mars et 6 avril 2013.


Décembre 2013 à Nouméa lors d'une séance d'observation publique avec le club ACA, au T400-cx300.


année 2014

En tout début de nuit le 4 janvier 2014, et bien qu’encore très basse sur l’horizon, je perçois l’ombre d’un transit au voisinage immédiat de la GTR et en insistant, je détecte le satellite Io quasi au contact de sa propre ombre. Nous sommes à J-1 de l’opposition, ce que permet cette rare configuration. Ce très rapide croquis au T400-cx225 tente d’immortaliser l’évènement. Plus tard mais avec discrétion, la planète dévoile de belles structures nuageuses qui invite à prendre les crayons à G=300x. Détail technique : Je n’ai utilisé que 2 crayons de couleur (ocre jaune et terre d’ombre brulée) et un gris clair. Le peaufinage final des couleurs est réalisé avec logiciel d’image, par duplication en autant de calques que de nuances désirées obtenues par des réglages spécifiques (teinte-saturation), appliqués de façon locale par l’usage de masques de fusion. Le potentiel de cette méthode semble infini et facilite grandement la réalisation du croquis à l’oculaire, n’ayant plus à traiter finement les nuances colorées, mais simplement à les noter ou les mémoriser.
Le demain, je réitère cette observation, en ne remarquant qu’une fois de retour à la maison que la planète se présente dans une configuration quasiment identique à celle de la veille. On y retrouve des similitudes et quelques variations d’interprétations de ces visions altérées par la turbulence.


Weekend du 31 janvier et 1 février 2014, avec des conditions assez favorables. L’occasion de pointer Jupiter avec quelques belles formations au sud, dont ce chapelet de taches foncées dont l’une s’avère être une partie du cerne de la petite tache rouge (après vérification ultérieure sur document). Le lendemain, je remarque 2 spots blancs allongés en partie sud dont je suppute que celui proche du couchant doit être « la tête de Mickey). Mais même en insistant, je n’ai pas vu les détails caractéristiques représentant les 2 oreilles, la planète étant encore assez basse sur l’horizon avec une turbulence notable. T400-cx300.


8 février 2014 au T400-cx300, à la Foa. En ce début de nuit, c'est le passage intégral de la GTR, vision toujours gratifiante même si il y a toujours un zeste de turbulence, pour ne pas pouvoir pousser davantage l'observation. Sur le premier, ce sont 2 spots blancs qui m'interpellent (les autres ne seront pas détectés) mais aussi la grande zone tourmentée qui précède la GTR. Sur le second, c'est l'enchantement de percevoir la fameuse "tête de Mickey", joli spot ovale entouré de deux autres plus petits. C'est aussi la bande équatoriale sud joliment tourmentée à la suite de la GTR. Très rapide dessin afin de papoter avec les copains du club sur la configuration planétaire du moment.


8 mars 2014 au T400-cx300, à la Foa. Voici un dessin qui me tenait à coeur de réaliser, celui de mettre en pratique la méthode d'un dessin défilé au fur et à mesure de la rotation de la planète, tel qu'Audouin Dolffus nous l'avait expliqué lors d'une mémorable réunion astrodessin au siège de la SAF. Celui-ci souffre de quelques manques car déjà, la planète décline rapidement sur l'horizon. Mais le principe est excellent !


22 mars 2014 au T400-cx300, à la Foa. Le ciel est joueur, avec de nombreux passages nuageux. On jongle dans les trouées, dont les bords sont assez turbulents, juste avant le casse croûte pour immortaliser cette fin de transit.

4 avril 2014 au T400-cx300, à la Foa. Réalisé au crayon graphite, la couleur à été apportée en post-production avec un logiciel de retouche d'image.


année 2015

Le 12 février 2015 à la Foa au T400-cx300. C'est à travers une couche nuageuse que je saisi rapidement ce dessin. Le ciel s'éclaircit par la suite, mais avec un seeing un peu moins bon pour le second dessin.


Le 21 février 2015 à la Foa au T400-cx300. Joli transit de Io sur décort de tâche rouge.


Le 27-28 mars 2015 à la Foa au T400-cx300. Ce soir, phému entre Io (petit et lumineux) et Ganymède (plus gros et gris-rosé). J'interromps le dessin de Jupiter et m'amuse de suivre le rapprochement inéluctable, invitant à faire un chapelet du phénomène. J’estime les écarts par rapport aux diamètres apparents de chacun des deux satellites. La turbulence de facilite pas toujours la besogne et quelques vues seront inexploitables. Le dessin témoigne des errements, comme le doute qui plana l’espace d’une minute au moment du transit pour savoir qui passe devant qui. Je note l’évolution de la perception les différences d’albédo et de teintes des deux composantes tout au long d’un chronométrage un peu approximatif. La soirée suivante, le même phénomène se reproduit à l’identique, mais de l’autre côté de Jupiter, ce qui fait 2 phémus pour le même jour.


Le 6 avril 2015 à la Foa au T400-cx300. Apparition de la GTR alors que la petite rosâtre ne tarde pas à disparaître. Je note fugacement 2 spots clairs.


Le 10 avril 2015 à la Foa au T400-cx300. Un dessin inachevé, réalisé lors d'une trouée nuageuse de 20mn. Superbe image que ce passage de Io et son ombre, avec une formation nuageuse qui métait inconnue sur la bande tropicale nord.


Le 1 juillet 2015 à Nouméa au T250x160 lors de la conjonction serrée avec Vénus. Observation des plus délicates entre les rares trouées nuageuses n'excèdant pas 5 secondes de temps à autre. Mais de quoi saisir une Vénus éclatante, légèrement jaunâtre, avec quelques variations d'albédo bien visibles. Jupiter est bien plus sombre en comparaison avec une dominante tirant sur les gris-violet, accompagné de ses 4 satellites dont l'un émerge de derrière le disque planétaire. Il est très délicat de respecter les proportions d'ensemble et c'est le principal défi de ce dessin.


année 2016

Le 15 avril 2016 à la Foa au T400-cx300. Coquine de météo ! J'observe et dessine depuis quelques minutes quand paf ! Une copieuse ondée interrompt brutalement la séance..... C'était pourtant prometteur.


Le 23 avril 2016 au T400-cx300. Soirée publique d'observation à la tribu de Katricoin, une ambiance incomparable au coeur de la chaîne de montagnes, et un ciel dominé par une superbe pleine Lune. L'occasion de faire découvrir au public Mars (voir page "mars") Saturne et Jupiter, dans d'excellentes conditions, si ce n'est une humidité jamais vue ! Tout ruisselait et se couvrait de buée et sans l'usage d'un sèche-cheveux, il aurait été impossible d'utiliser les instruments. Très joli passage de la GTR avec détection de 2 spots blancs.


Le 21 mai au T400-cx300. Tout juste au crépuscule alors que Jupiter quitte le méridien pour plonger vers l'ouest. C'est la fin du passage de la GTR et surtout l'approche de Io, dont la couleur "jaune poussin" permet de n'avoir aucun doute quant à son identification. Alors que Io transite sur le limbe légèrement ombré, cette petite perle gagne en évidence de superbe façon.


Le 27 et 28 mai au T400-cx300-450. Ce coup-ci, c'est l'apparition de Ganymède qui apparaît, sortant de la zone assombrie du limbe de la planète. Le Lendemain, un seeing un cran meilleur que la normale montre davantage de détails sur les bandes équatoriales.


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Saturne


28 février 2006, T250 à Elancourt. Après les violentes giboulées de la journée, le début de soirée était d’une grande pureté. Je ne disposai que d’une demie heure pour prendre la décision d’observer, monter et sortir le télescope, pointer la planète et faire un rapide croquis (mise au propre en couleur le lendemain). Peu de temps après, il neigeait à gros flocons. Le miroir n’ayant pas eu le temps d’être en température, je n’ai pu grossir que 300x. Néanmoins, l’image était très fine et bien colorée. On voyait de nombreuses bandes équatoriales, une petite zone polaire claire, de beaux détails dans les anneaux dont une partie de la division de Encke. Par ailleurs, les 4 satellites étaient parfaitement visibles.






Le 2 mars 2007, vers 4 h du matin, la lune occulte Saturne. Belle ambiance nocturne avec les copains sur le site de Port Royal (78). On entend le bruit proche des chevreuils et des oiseaux, il fait doux, le ciel est dégagé. Série de croquis pris au fur et à mesure de l’occultation, au T250, G350 x, suivi manuel. Après coup, dommage que je ne me sois pas plus concentré sur l’inclinaison de la planète par rapport à l’horizon sélène. Ce beau spectacle de lécanique pl!nétaire met bien en évidence les mouvements relatifs des astres, les différences d’apparence, tant de taille que de luminosité.

Week-end de Pâques 2007. Saturne passe au méridien en début de soirée, il est grand tant de lui faire son portbait. C’zst chose faite avec le T250 sur planchette équatoriale à G=310x. La turbulence marquée ne permet pas de grossir d’avantage. Toutefois, la présence de nombreuses bandes nuageuses est évidente. La calotte polaire est bien sombre, bien délimitée, avec une petite zone centrale plus claire. On sent bien la sphéricité de l’objet. Je constate la visibilité de la planète à travers l’anneau de crêpe. Je note sur le bord droit des anneaux internes quelques nuances radiales plus foncées. Enfin, le dernier anneau présente une nuance plus sombre et par moments fugitifs, une démarcation plus franche et fine apparaît dans les anses, l’amorce ténue de l'anneau de Enke.


Djanet en janvier 2008 (idem que mars). Le ciel du Sahara et notre position sur le tropique nous permettent de jouir pleinement du spectacle planétaire avec au couchant, mercure au ras des montagnes, mars au zénith, suivis de Saturne et Vénus éclatante dans la lumière zodiacale du matin, nous informant que la nuit va bientôt s’achever. Dans le T250 à 300x, Saturne est incroyablement claire et blanche. Les bandes équatoriales paraissent verdâtres. Cassini se découpe sur la totalité de l’anneau. L’anneau de crêpe présente toujours sa teinte étrange marron/gris et les anneaux internes semblent rayonner un peu.


RAP 2009, Saturne croquée vite fait dans le T300 de Simon Fabre. Les anneaux s'ouvrent un peu, il est plus que temps d'immportaliser cette configuration. La vision de cet excellent télescope met en évidence des irrégularités dans les bandes équatoriales. Je note aussi la très fine zone lumineuse entre les anneaux et l'ombre projetée sur le disque planétaire.


Le 8 mars 2010, à l'Observatoire de Paris, sur la vénérable lunette de 380 (voir "Mars"). Nous sommes passés sous les plans des anneaux qui se présentent actuellement bien fermés et bien gris. L’anneau de crêpe est ainsi particulièrement mis en évidence. La vision est très blanche, très crue, avec un soupçon jaunâtre et parfois verdâtre. G 750x.


sortie printanière avec le club au Mont Beuvray (voir page galaxies) en avril 2010, avec un vent épouvantable mais un seing d'une rare qualité. Quand le télescope T400-c cessait de s'agiter, l'image était d'une grande finesse à G 560x. La planète est étonnament grise, à peine jaunâtre. Les anneaux extrèmement fermés déclinent des zones de diverses tonalités de gris. Je note cette ombre dont la courbue est à l'inverse de celles des anneaux.



Trois Saturne dessinés à 1 semaine d’intervalle, l’une lors du séjour début avril 2011 à La Palma (voir nébuleuses) au T400-cx450. On est alors en pleine opposition, l'ombre de la planète sur les anneau a disparue. Les 2 autres sont réalisés à la grande lunette Arago de l’Observatoire de Paris avec des conditions de seeing un peu dégradées, avec un grossissement identique. On y perçoit la formidable tempête qui s’est déclenchée en décembre de l’année dernière et sur le dernier, la réapparition de l'ombre.


Sortie du 12/05/2012 à la lunette de Lille (voir Vénus). Après Mars, nous nous reposons sur Saturne à G500x, alors superbe ! Les anneaux s’ouvrent davantage, le disque planétaire montre une belle surface sphérique, strié de fines bandes nuageuses sur fond jaunâtre. Les anneaux nous dévoilent avec un peu de difficulté Cassini sur la périphérie, mais assez facilement ce minimum d’Enke, bien visible ici. Plus étonnant sont ces rayons assez affirmés qui semblent partir de l’anneau de crêpe, et plus subtilement du minimum de Enke. Une bien belle vision qui donne envie de peaufiner le dessin final.


Sortie du 7 avril 2013 à la Foa. T400-cx600.


Sortie du 8 mars 2014 à la Foa. T400-cx300. En milieu de nuit, Saturne surgit verticale sur l'horizon et rapidement, les conditions deviennent intéressantes pour prendre les crayons. Aperçu le pôle cabossé, mais pas franchement la mise en évidence d'une structure hexagonale.


Le18 avril à la Foa. T400-cx300. Les anneaux viennent de passer leur ouverture maximale.

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Uranus & astres lointains




Alignement amusant de 3 satellites d’Uranus, saisis au T600, Astrociel 2011.




Nuit du 22 août 2015 à la Foa, nuit des planètes délaissées, au T400-cx300. D'abord Mercure au couchant (pas de dessin), puis Neptune, minuscule bille bleue (magnitude de 7,8 et diamètre apparent 2,4 arcsec) ne semblant pas rigoureusement uniforme, avec un astre à proximité (Triton ?). Plus tard, c'est Uranus bien visible au chercheur (magnitude de 5,7 et diamètre apparent 3,6 arcsec), radieuse à l'oculaire avec une teinte tirant davantage sur le vert. Cependant, la vision est altérée par l'humidité ambiante. Et pour finir, Pluton repéré comme un des astres les plus ténus du champ stellaire de l'oculaire, à proximité de dzéta 2 Sgr. Seule une cartographie détaillée de la région lève le doute quant à son identification.


Les comètes





Hale Bop, dessinée en Beauce. Jumelles 10x50 et longue vue terrestre 20x80.




Visiteuse du début de l’automne, la comète Hartley observée au T460 lors d’une sortie du club dans le Moran le 9 octobre 2010. La comète est alors juste en dessous de l’amas de Persée, visible dans les chercheurs et se présente au T460 comme une sphère évanescente avec un noyau quasi stellaire d’où semblent rayonner quelques jets.




Bien que discrète, la comète Garrad est la visiteuse du ciel d’été 2011. Elle est ici croquée au T460 lors des rencontres Astrociel le 24 août.




La comète Lovejoy Q2, observée le 9 et 10 janvier 2015 au T400-c et Nagler 26mm. L'astre est aux alentours d'Orion et trône très haut dans le ciel. Avec une magnitude de 4,5 et une taille notable, elle est évidente aux jumelles. La première vision montre un objet quasi rond avec un noyau très brillant. En regardant bien, on note comme une légère dissymétrie et il faut un certain temps pour discerner non sans mal un départ de queue. Le dessin suivant confirme cette queue, mais aussi cette une légère différence entre la face "avant" d'aspect ovoïde assez lisse et "arrière" de la comète évoquant comme un rayonnement discret. L'on note le léger déplacement par rapport aux étoiles. L'observation est interrompue par une très forte chaleur et humidité, embuant définitivement les optiques. Le lendemain, les conditions d'observation sont bien meilleures et l'astre se repère à l'oeil nu. La queue, bien que toujours discrète, se distingue nettement et confirme les visions de la veille.




Le 25 juillet 2015 à Nouméa, la comète Panstar 2014 Q1 passe à 6° de Vénus, ce qui facilite son pointage. Elle apparait hypothétique aux jumelles dans les lueurs du crépuscule mais sa visibilité augmente pour devenir évidente au fur et à mesure de l'avancée de la nuit, à proximité d'une étoile. Je monte le T250 avec un LVW de 22m pour saisir cette sorte de trident, avec un très faible quatrième bras orienté davantage vers l'étoile. Il est étonnant de constater combien les 2 jets de gauche en formant un éventail sont évidents aux grosses jumelles , alors que c'est la partie de droite qui se révèle au T250. Le lendemain observée au T400x

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