La méthode |
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Le matérielJ’utilise comme support un porte-documents rigide muni d’une pince métallique. Il me sert aussi à ranger les papiers vierges et les dessins en cours. Dans une trousse, je dispose d’une gamme de crayons graphite allant du H au 6B, une bonne gomme, des crayons de couleurs sélectionnés pour mars et les nébuleuses. Enfin, j’ai bricolé une lampe sous-voltée, équipée d’une pince afin de la fixer sur le porte-documents. Il est important d'avoir une lumière de qualité, très diffuse et la plus uniforme possible. Un réglage d'intensité n'est pas un luxe superflux. On le voit, l’investissement est très exactement 259x moindre que l’équipement minimal pour faire de la CCD. |
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Le ciel profond, en négatif
Je travaille directement sur un bloc à dessin A4 pour le ciel profond.
Tout d'abord, je trace le gabarit circulaire du champ au stylo en me
servant d'un objet rond (verre, soucoupe, bouchon, etc.) mais pas d'un
compas qui laisse un trou gênant. Un dessin plus libre
Il est intéressant d’établir des règles pour pourvoir allègrement les contourner selon les circonstances et les besoins.
Les champs pré-étoilésDans le cas d’objet complexe ou noyé dans un tapis d’étoiles, une trame étoilée est une aide précieuse qu’il ne faut pas bouder. Si on ne se fixe comme objectif que la représentation du dit-objet et qu’on ne dispose pas d’un temps d’observation illimité, il peut être opportun d’utiliser des champs pré-étoilés.
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Certains dessinateurs excellent dans cette pratique. Elle est souvent utilisé lors d’une mise au propre sur un papier neuf, travail réalisé après coup d’après des croquis ou des notes prises à l’oculaire. Quelques-uns pratiquent de cette façon directement à l’oculaire. On utilise du papier Canson noir, des crayons gras, des craies, des pastels, des feutres blancs. Bien que n’ayant jamais testé cette méthode, je l’envisage et suis prêt à la mettre en œuvre à chaque observation extrême. En effet, dans les cas limites, le simple fait d’éclairer une feuille de papier blanc dégrade légèrement nos performances de vision nocturne, et cela même avec une source lumineuse de faible puissance. Un travail direct sur papier noir permet de conserver toutes ses capacités en cours de dessin ce qui est un formidable atout.
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L'usage des filtres interférentielsCertains dessins sont colorisés à partir d'observations réalisées avec des filtres interférentiels. Dans un premier temps, le dessin est fait classiquement, tel que la méthode décrite ci-dessus, avec une vision naturelle sans filtre. Cette vision est reproduite au crayon noir.
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Mes instruments |
Comme tout le monde, j'ai commencé avec un T115. Cet engin permet de discerner quelques objets et inspirent immédiatement l'envie d'en posséder un plus gros. En ce sens, il est parfait.
Le besoin d’avoir un instrument de voyage c’est fait de plus en plus ressentir et je me suis jeté sur l’ETX90 qui à l’époque, faisait fureur. Il m’a suivi notamment en Jordanie, à la Réunion, en Andalousie. Mais quelle frustration : si cet engin possède une bonne qualité optique, il n’offre qu’un piètre diamètre de 90 mm et ce n’est vraiment pas assez, tant en planétaire qu’en ciel profond. De plus, sa manipulation est des plus pénible en voyage. Imaginez le porte-à-faux de la monture à fourche sous des latitudes tropicales. Expliquez moi comment vous mettez en station (le chercheur ramponne dans la fourche), comment vous visez un objet bas sur l’horizon (vous avez une belle vue sur la monture), etc...
C’est fort de ces considérations qu’est née dans la tête de Pierre l’idée d’un vrai
télescope de voyage, avant tout performant, mais aussi ultra compact et solide :
le Strock 250.
Le genre de truc que tout le monde voudrait mais… qui est introuvable dans le commerce.
Je m’en suis construit un tout beau tout rouge et en ai profité pour tailler un miroir à lambda /12.
Depuis, je trimballe ce fabuleux
engin dans tous mes voyages.
J’ai choisi la gamme d’oculaires suivante : Lanthanum LVW 22,
13 et 8 mm, Hyperion 5 mm, barlow Celestron 2x. Ils m’offrent une très large palette d’utilisation et sont
d’excellente qualité. Quelques filtres et un collimateur
laser complètent cette panoplie. Enfin, je l’ai équipé d’un accessoire à mes yeux
indispensable : un viseur laser.
Mon tout dernier télescope est un T400 ultra-léger en carbone à F/D 4,5, le
T400-C . Entièrement fait "maison", il est un poids plume dans sa catégorie avec ses 15 kg au total. J’ai taillé le miroir avec une surface optique superpolie à lambda/9. Je dispose désormais d’un superbe instrument bien plus puissant que le T250 pour mes voyages lointains. Inauguré lors de notre voyage en Libye 2008, il me comble et me ravit totalement.
Je lui ai offert un Nagler de 22 mm et deux magnifiques Ethos de 13 et 8 mm qu'au besoin je mâtine avec une barlow 2x et une powermat 2,5x pour un échelonnement de grossissements idéal.
Les instruments du club |
Le club MAGNITUDE 78 a pour politique de disposer
d’un parc de matériel transportable d’exception. La première acquisition est ce Dobson MEADE
de 400 à F/D 5 qui à l’époque, n’étant pas encore disponible en France, nous avons fait venir
directement des USA. Cet entonoir à lumière nous a faire re-découvrir le ciel. Enfin, les objets
du ciel profond devenaient évidents et présentaient leurs formes caractéristiques.
Après bien des améliorations, nous l'avons radicalement transformé en joli serrurier
de type « Obsession » selon les plans fournis par ALTAZ. Ainsi, ce tube offre un rapport
performances/simplicité imbattable.
Pour notre voyage en Chine lors de l’éclipse 2008, nous lui avons fait subir une cure d’amaigrissement en optimisant toutes ses dimensions et en réduisant l’encombrement de moitié par rapport à la version précédente. Notre
T400 peut affronter les périples les plus osés.
Pour compléter idéalement le T400, nous avons déniché cette belle lunette Astrophysic apochromatique, équipée d'un triplet fluorite de 130 mm, installée sur une monture SP DX. Elle procure des images planétaires très piquées, bien colorées et contrastées. Elle donne aussi de belles images du ciel profond. Enfin, sa manipulation est des plus simple. Un bien bel engin apprécié de tous.
Dernière acquisition du club, un magnifique Obsession de 46 cm à F/D 5, équipé d’un
miroir Taurus à lambda/8. Un véritable monstre comme je les aime, mais qui sait se faire relativement discret
au transport et au rangement. Sa qualité optique le rend très performant sur tous type d’objet,
y compris en planétaire où, quand la turbulence le permet, il est possible d’utiliser des
grossissements impressionnants. Mais surtout, que les visions offertes en ciel profond sont extraordinaires...
Tous ces beaux instruments disposent de belles collections d'oculaires Nagler
(ah, le 12 mm T4 et le 31 mm), Panoptic (wahou, le 27 mm) et Pentax (boudiou le 7 mm).
Les autres instruments remarquables |
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Le célèbre Dobson T600 à F/D 3,3 de David Vernet est l’instrument le plus parfait dans lequel il m’a été donné d’observer. Une optique de grande qualité, une mécanique de précision et le savoir faire de David rendent ce télescope exceptionnel. Les rencontres au col de Restefond restent de grands moments astronomiques.
Quelques amateurs ont un telle motivation qu’ils ont relever le défis de concevoir et se fabriquer des instruments absolument exceptionnels.
Par ordre de diamètre, le T780 de Guillaume Cannat, inauguré lors des rencontres Astrociel de Valdrôme de 2010 est un formidable engin doté d’une optique de grande qualité retouchée par Jean Marc Lecleire. Le miroir d’origine appartenait à Vincent Leguern, cédé pour financer celui de son actuel T800, star incontournable des Rencontres Astronomiques de Printemps. Enfin, l’engin ultime de David Vernet de 1 mètre de diamètre, doté d’une optique parfaite sur une mécanique irréprochable, un engin étonnant inaugurée en 2011.
Lieu mythique s’il en est, l’Observatoire de Haute Provence (OHP) fait rêver les amateurs par son histoire, la découverte de la première exoplanète et ses instruments. L’ami Bertrand Laville a «osé» demander l’utilisation du T120, télescope d’un mètre vingt de diamètre et m’a invité à partager son temps d’observation. Le plaisir d’observer dans un instrument aussi puissant est décuplé par celui d’utiliser avec une rare docilité un instrument historique de toute beauté.
Grâce aux amis de l’observatoire de Paris-Meudon, nous avons eu le privilège d’utiliser la grande Lunette Arago qui domine les toits parisiens. Se replonger le temps d’une nuit dans une ambiance des siècles passés est un rare moment que l’on savoure tel un gourmet. (photo ci-contre) |
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