Retour au sommaire voyages

Libye or not éclipse

Cyril

Il était une fois une bande de magnitudiens qui s’en allèrent faire quelques escapades dans une contrée reculée du désert Saharien, la Libye.

Je m’en vais vous raconter les émotions que l’on peut avoir quand on assiste à ce spectacle unique que la nature nous offre. Pour ma part, ce fut ma première éclipse de soleil, et quelle éclipse !!

Il est difficile de concevoir l’émotion ressentie, la tension, ce qu’il se passe avant, pendant et après le phénomène. Depuis plusieurs années, cette éclipse était attendue de pied ferme, et au fur et à mesure qu’elle approchait, on pouvait palper chez chacun l’envie d’y être, toujours et encore plus prêt. La première étape était franchie quand nous avons tous reçus nos billets avec les papiers du voyage, l’odeur du sable se faisant de plus en plus sentir.

Le jour de l’éclipse venu, les minutes approchant, tout devenait de plus en plus important. Pierre qui préparait son montage jumelle et appareil photo avec tesa, Marthe avec son appareil photo, Brigitte dans son coin, avec tout l’attirail photo, que l’on devait laisser tranquille, ce qu’on a fait, bien sûr. A l’heure cruciale du premier contact, tous le monde collé aux jumelles et aux télescopes, a y’est, le rendez-vous vient d’avoir lieu, les 2 protagonistes entrent dans la danse.

 

Quand les dernières minutes arrivent, la lumière se fait blafarde, les ombres volantes volent, Serge expérimente l’éclipsmomètre avec une passoire sous les yeux écarquillés des cuisiniers. Pierre tente une expérience de brûlé de papier au foyer des jumelles et la tension monte toujours.

Et les dernières secondes durent un temps inhabituel, il faut se presser pour tout voir, ne pas en louper une miette, et ne pas manquer le début de la totalité. Il faut jongler entre les jumelles, les lunettes, l’œil nu, et guetter le grain de bailly. Manu nous crie, « regardez la ceinture de Vénus, comment on la voie vachement bien » ou quelque chose dans le genre. Les cœurs battaient, le moment était intense, et unique pour le moment dans ma courte vie. « Regardez les ombres volantes, on les voit encore !! ». Le problème (si c’en est un), c’est qu’il y a beaucoup de choses à voir, l’horizon, les ombres volantes, les couleurs de la nature, le ciel, le Soleil en train de se faire grignoter, chacun attend l’ultime moment jusqu'à l’instant où il arrive. Et là aucune possibilité de le louper, déjà  parce que l’on a pas fait tous ces kilomètres pour ça, et d’autre part parce qu’on entend Marthe crier « Regardez la couronne, ça y’est on voie la couronne !! Regardez regardez !!».

4mn, ça peu paraître long, mais finalement, ça ne l’est pas tant que ça, je pense qu’on a tous été surpris lorsque dame Lune est repartie si vite. Et quand l’astre du jour nous a gratifié à nouveau de ses rayons, les applaudissements étaient de mise, pour saluer le spectacle qui nous a été offert.

Après un repas plein de joie, et quelques pensées pour les copains qui n’on pas pu nous suivre dans cette aventure, nous somme repartis pour la suite de notre périple, afin d’enchaîner pour le jour suivant, qualifié par notre président de « jour du repos », et je crois que c’est la plus grosse ânerie qu’il aura raconté de toute sa vie, mais ça c’est une autre histoire.

On y est, le spectacle est à son apogée, «Regardez la couronne, regardez la taille de la couronne, jusque où elle s’étend !! ».

4mn, ça peu paraître long, mais finalement, ça ne l’est pas tant que ça, je pense qu’on a tous été surpris lorsque dame Lune est repartie si vite. Et quand l’astre du jour nous a gratifié à nouveau de ses rayons, les applaudissements étaient de mise, pour saluer le spectacle qui nous a été offert.

Après un repas plein de joie, et quelques pensées pour les copains qui n’on pas pu nous suivre dans cette aventure, nous somme repartis pour la suite de notre périple, afin d’enchaîner pour le jour suivant, qualifié par notre président de « jour du repos », et je crois que c’est la plus grosse ânerie qu’il aura raconté de toute sa vie, mais ça c’est une autre histoire.