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Choisir son site d'observation
Ah le bel instrument ! La lunette ou le télescope qu’on a tant attendu, et qui à force d’économie, est enfin acquis ! Après avoir longuement cogité sur l’instrument le mieux adapté à sa pratique de l’astronomie, voici le moment de l’essayer !
Mais attention, il ne faut pas croire qu’on va pouvoir directement pointer son instrument vers une étoile et se régaler aussitôt d’un magnifique spectacle, ce n’est pas aussi facile ! Car un instrument, aussi perfectionné et efficace soit-il, n’en est pas moins limité par les conditions de son utilisation.
Un des paramètres importants à prendre en compte est l’endroit que l’on va choisir pour observer. Il faut donc choisir un site d’observation répondant autant que possible à un certain nombre de critères. Mais dans l’absolu, l’astronome amateur pourra rarement se vanter d’avoir un site d’observation parfait. Et à plus forte raison, lorsque l’utilisateur est citadin, il n’aura que relativement peu de choix concernant son site d’observation, et devra, plus que les autres, faire un compromis entre qualité du site et distance à parcourir pour le rejoindre.
Les principaux critères à prendre en compte sont les suivants :
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D’abord, peut être le moins évident pour un débutant, mais qui est loin d’être négligeable : la météo. Au-delà de son aspect primaire et évident qu’est la nébulosité ou la pluie, en gros, « le temps qu’il fait », la météo cache un autre aspect important pour l’observateur astronomique : la turbulence atmosphérique. |
La turbulence (pour son aspect du à la chaleur) est ce phénomène que l’on a tous déjà expérimenté en regardant l’air au dessus d’une bougie ou d’un feu de camp, en laissant un radiateur chauffer sous une fenêtre ouverte… Il en résulte une déformation de l’image : la turbulence est une zone de mouvement chaotique où la densité de l’air n’est pas constante et qui provoque un aspect tremblant et flou de l’objet observé au travers.
Maintenant, imaginez que l’on grossisse 100 fois l’image d’un petit point lumineux à travers une turbulence, et vous comprendrez qu’avec ce genre de conditions, l’observation astronomique devient pratiquement impossible. Plusieurs facteurs entrent dans ce critère de turbulence : le vent, l’humidité et la chaleur. |
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Le vent : A moins que l’on tente d’observer par un temps de vent violent, celui-ci ne pose a priori aucun problème pour la stabilité de l’instrument. L’erreur à ne pas faire en ce qui concerne le vent est de chercher à s’en abriter. En effet, en étant totalement exposé au vent, celui-ci s’écoulera de façon laminaire et ne provoquera pas de turbulences. A l’inverse, en cherchant à s’en protéger derrière un mur, un talus ou même une colline, on se retrouvera dans une zone de remous, et de tourbillon, analogue aux zones de contre-courant sur un cours d’eau.
Il faut donc chercher un site le plus dégagé possible, et en cas de relief (colline par exemple), ce placer sur un point culminant. |
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L’humidité : L’humidité joue également un rôle important dans les turbulences atmosphériques : plus l’air est humide et plus il sera turbulent. Il faut donc faire attention à ne pas s’installer près d’un point d’eau (étang, lac, rivière, océan…). De plus l’humidité de l’air a toujours tendance à retomber avec la baisse de la température au cours sous forme de buée qui se dépose sur les parties optiques de nos instruments (ce qui détériore considérablement l’image), mais aussi, et c’est plus grave, sur les parties électroniques de nos appareils (appareils photos, ordinateurs portables…), ce qui peut les abimer irrémédiablement.
Remarque : les télescopes et les systèmes électroniques qui les accompagnent (raquettes de commande, moteurs…) sont généralement adaptés pour résister à l’exposition à l’humidité. Mais il faut tout de même, après utilisation, laisser le matériel sécher à l’air libre chez soi et ne pas le laisser ranger dans une mallette ou un sac de rangement plein d’humidité sous peine de voir apparaitre de l’oxydation. |
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La chaleur : La turbulence due à la chaleur est sans doute le cas le plus connu, comme par exemple celui d’une route surchauffée en plein été.
Plus il fait chaud et plus il y aura de turbulences. C’est une des raisons pour lesquelles il ne faut pas observer depuis sa fenêtre (même ouverte) ou depuis le toit d’un immeuble. De manière générale, les surfaces comme la pierre, le béton, le goudron, absorbent la chaleur du soleil pendant le jour et la rejette la nuit. Il est donc préférable de s’installer dans un champ, une prairie, ou tout endroit possédant un couvert végétal.
Il faut également se méfier de la chaleur que vous pourriez amenée avec vous : le capot de la voiture, l’ordinateur portable tout prêt du tube du télescope, la tasse de café chaud sous l’ouverture du tube… Certains types d’instruments sont très sensibles aux variations de température (il faut parfois deux heures après installation pour arriver à l’équilibre thermique), et la simple présence de l’utilisateur peut être une cause de perturbation thermique.
En hiver, il faut prendre garde à un autre détail : les cheminées ! On n’y pense pas forcément mais s’il y a une maison à proximité, il y a un risque qu’elle puisse dégagée de la chaleur et de la fumée. Cela ne représente pas grand-chose quand il s’agit d’une seule cheminée, mais c’est toujours gênant de se trouver avec l’objet que l’on observe pile dans la fumée, et c’est surtout frustrant de ne pas y avoir fait attention… |
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Ensuite, il faut se méfier de la pollution lumineuse : on s’en doute, regarder le ciel à proximité des lampadaires n’est pas une très bonne idée si on cherche vraiment à voir quelque chose. Il convient donc de s’éloigner le plus possible des villes (plusieurs kilomètres, voire plusieurs dizaines de kilomètres !) et des axes routiers éclairés, le ciel n’en sera que plus noir, ce qui se révèle assez important lorsque l’on veut s’essayer à l’astrophotographie.
Faites également attention au petites routes de campagne, qui, si elles ne sont pas éclairées, peuvent tout de même amener des voitures roulant pleins-phares ! (voir aussi pollution lumineuse) |
Enfin, ce qui peut paraitre également des plus logiques : trouver un lieu dégagé ! Il ne faut pas trouver trop près d’un groupe d’arbres ou de tout autre objet qui pourraient gêner la visibilité et réduire la portion de ciel visible.
L’idéal est d’avoir un horizon sud bien dégagé, car cette dans cette portion du ciel que défilent le plus d’étoiles durant la nuit.
Il faut également noter que les meilleurs sites sont en altitude : plus on monte et meilleure est la qualité du ciel. |
Ce qu’il faut retenir : Air sec.
Loin des sources de chaleur et des lumières parasites.
Dans une pairie bien dégagée, sans obstacle au vent.
Si possible en altitude. |
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