Mars est la quatrième planète du Système Solaire en partant du Soleil et aussi la quatrième et dernière planète du groupe des telluriques, qui sont des planètes rocheuses, de petites tailles – la Terre est l’une de ces planètes. On peut donc supposer une structure interne de Mars analogue à celle de la Terre, c’est à dire une planète différenciée : croûte rocheuse (que certains estiment d’une épaisseur de près de 200 kilomètres), manteau, noyau métallique. Mais en réalité, on ne connaît que très peu de choses sur l’intérieur de Mars ; les schémas généralement proposés sont basés sur des hypothèses ou des observations à distance de la planète ; les scientifiques n’ont, à ce sujet, que très peu d’informations fiables. On sait que la planète a une densité moyenne relativement faible ( Mars : 3,9 Terre : 5,5) – elle ne réunit en effet que 11% de la masse terrestre et contient notamment moins de fer et d’élément radioactif (uranium, radium…) -, ceci implique que son cœur métallique ne peut pas être très étendu. On ne sait toujours pas aujourd’hui avec certitude si celui-ci est liquide ou solide.
On sait que la planète Mars, à l’inverse de notre planète, ne possède pas de champ magnétique. Sur Terre, ce champ magnétique est généré par le noyau métallique – composé de fer et de nickel – liquide à sa périphérie et solidifié en son centre par le léger refroidissement provoqué par l’activité tectonique en surface. La chaleur ainsi libérée anime par convection la partie liquide du noyau, ce qui lui attribut les propriétés d’un aimant qui crée un puissant champ magnétique autour de notre planète. Toutefois, les analyses du sol effectuées par plusieurs sondes prouvent que Mars possédait autrefois un champ magnétique. Deux scénarios sont alors envisageables pour expliquer la disparition de ce phénomène sur la planète rouge, déjà aggravée parla faible présence de fer dans le noyau : Première hypothèse : La structure de la croûte martienne en une seule pièce et donc l’absence de tectonique des plaques, retiennent la chaleur prisonnière à l’intérieur de la planète, ce qui liquéfie totalement le noyau et l’empêche d’acquérir des propriétés magnétiques. Deuxième hypothèse : Au contraire, la forte activité volcanique dans le passé de la planète a permis un refroidissement rapide du cœur de Mars qui a vu son noyau se solidifier entièrement, et là aussi se priver de son rôle d’aimant. Il est important de rappeler l’importance d’un tel champ magnétique : il dévie les particules cosmiques émises par le Soleil qui, si elles arrivent jusqu’au sol, provoquent des dégâts irréparables sur les organismes vivants. La Terre, ainsi protégée des vents solaires, a pu voir se développer de la vie à sa surface.
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