B / L’ecopoiesis :

Une fois opérés tous ces changements, on arrive à un point où les premiers êtres vivants peuvent être introduits dans l'environnement naturel, sans assistance humaine. Enfin, quand o, dit 'être vivant', il ne faut pas s'attendre à un arbre, encore moins à un animal comme un chien, un chat ou un lapin... L'implantation de ces premiers vivants est connue sous le nom d'ecopoiesis. L'environnement qui a été créé précédemment est extrêmement inhospitalier : il est aride, l'atmosphère est irrespirable, composée quasiment seulement de CO2. Seules quelques bactéries habituées aux environnements extrêmes (et pour cela appelées 'extrêmophiles') peuvent y survivre et proliférer. Plusieurs de ces extrêmophiles ont été étudiées par les pro-terraformations et il est fort possible que les premiers êtres à vivre sur Mars fassent partie de ceux-ci.


1- Les mécanismes de l’ecopoiesis :

L'ecopoiesis est considérée comme possible sur Mars une fois que l'atmosphère de CO2 a été densifiée et que son effet de serre a été augmenté de manière à faire passer la température au-dessus de 0°C. Mais Mars resterait plutôt tiède, et surtout relativement sèche et entièrement anaérobique. Ces conditions ne sont pas adaptées à l'Homme, mais certains extrêmophiles les considèreraient comme paradisiaques.

L’utilisation de nombreuses bactéries est indispensable à l’ecopoiesis de Mars :

  • Chroococcidiopsis est une bactérie primitive vivant dans des petites coquilles protectrices et transparentes qui agissent à la fois comme cage à moisissures et à UV.

  • Matteia pourrait être utilisé pour libérer le CO2 sur Mars contenu dans le régolite, en tant que participant au cycle biogéochimique du carbone.

  • Deinococcus Radiodurans est une bactérie hétérotrophique qui possède une résistance impressionnante aux UV et aux radiations ionisantes. Une étude génétique de cette bactérie nous permettrait de développer des costumes martiens protégeant son porteur des radiations UV tant que la couche d'ozone n'est pas formée.


Mars aujourd’hui

 

Halobacterium
Chroococcidiopsis
Deinococcus

 

Peut-être que ces bactéries, implantées sur Mars pourraient terraformer celle-ci, et Mars pourra alors ressembler à cela :

2- Bilan :

Petit à petit (c'est à dire après très longtemps), l'atmosphère deviendrait respirable pour les petits végétaux, comme les algues, les mousses ou les lichens. Ceux-Ci feraient double usage : ils serviraient de ressources renouvelables en oxygène, et de nourriture pour les futurs colons. Une fois ces végétaux introduits avec succès, le taux d'oxygène de l'atmosphère augmenterait encore jusqu'à un point acceptable pour les végétaux 'lourds', comme les arbres. Le taux d'oxygène subirait alors une nouvelle hausse progressive, qui serait combinée par l'ajout d'un gaz inerte tel que l'azote dans l'air martien en vue de diminuer le taux de C02. A partir de là, la vie animale deviendrait possible sur la planète terraformée.

 

 

 

 
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