III La recherche de la vie et de l’eau :

 

A / Température, climat et atmosphère :


1– Température :

Du fait de sa grande distance par rapport au Soleil, de son axe de rotation très écliptique, d’une atmosphère faible, et d’autres nombreux facteurs tel le relief varié, on observe sur Mars des températures extrêmement variées si on la compare à la Terre par exemple. De ce fait, on verra qu’en été, on peut parfaitement atteindre 0°C le jour, et, à l’inverse –100°C la nuit. Et si on veut comparer la Terre et Mars à ce niveau, on pourra dire que la température moyenne sur Terre est de 22°C, et celle que l’on a pu constater sur Mars est de –53°C. Il a même été répertorié sur Mars des températures chutant jusqu’à –190°C au cœur de l’hiver(Martien). Pour expliquer ces fortes amplitudes thermiques, on s’intéressera au climat si particulier de Mars qui lui sont propres.


2- Climat et saisons :

En observant Mars à la lunette astronomique, les scientifiques ont observé de nombreux changements de teintes à sa surface. Il aurait été tentant d’associer cette observation à la variation d’une hypothétique végétation. Ceci est en fait dû aux saisons et aux vents qui créent un déplacement de dépôt de poussières d’une région à l’autre, entraînant la conséquence que l’on sait.

Les saisons sont aussi très différentes de celles que l’on connaît sur la Terre. Celles ci sont plus intenses et plus marquées ( notamment l’hiver avec l’apport de vents violents) et une amplitude thermique (la température, on la rappelle, peut aller de 0°C à – 100°C en l’espace d’une nuit). En effet, leurs durées sont inégales, l’été dure 178 jours martiens et le printemps 194, le tout au Nord de la planète. Au sud, les durées respectives de ces deux saisons sont 154 et 143 sols (= jours martiens).

Du fait de cette variation thermique très intense, du relief marqué et de l’inclinaison de l’axe de rotation, il existe en conséquences de nombreux phénomènes météorologiques actifs et très influents sur le reste de la planète : vents rapides atteignant facilement 200km/h, des précipitations de micros cristaux de glace et de tempêtes de poussières, dont on va justifier l’existence.

Les calottes polaires fondent sous l’action de rayonnements solaires, puis elles se subliment. Comme ces calottes sont formées de CO2 solidifié sous l’action du froid, la neige justement se réchauffe. Cet air polaire rencontre alors une autre masse d’air, et le choc engendre un nuage de poussières violent.


3- L’atmosphère :

Elle n’est certainement pas le reflet de son atmosphère primitive. On la supposait plus chaude, plus humide, plus dense à la base. Elle résultait de gaz évacués par les roches, encore chaudes sous cette période. Cette situation a pu subsister selon l’estimation des scientifiques, pendant 2 ou 2,5 milliards d ‘années. Puis sous l’action du refroidissement de la planète, le dégazage des roches est allé en diminuant.

Ces traces au sol tendraient à prouver l’existence dans le passé d’une forte érosion par un liquide, peut-être de l’eau ?

Cette inactivité faisait que l’atmosphère n’était plus entretenue et elle s ‘est volatilisée jusqu’à aujourd’hui, où elle est très faible et transparente, laissant s’échapper la chaleur dans l’espace, ne produisant de cette manière pas d’effet de serre.

On pourrait la comparer à celle de la Terre, qui est plus chaude grâce à justement cet effet de serre, qui en augmente la température, extrêmement propice à la vie.

Ici, les caractéristiques sont  : une faible pression atmosphérique. Du fait de la taille réduite de la planète, le champ gravitationnel n’a pas retenu une atmosphère. Celle ci est composée majoritairement de CO2 (95%) puis d’azote (2,7%), d’argon (1,6%) et d’oxygène (0,13%) qui sont les autres composés notables.

 

Cette photo satellite de Mars dévoile son atmosphère très ténue (à gauche).

Témoin de la forte activité éolienne : cette tempête de sable (à droite).


4- Pourquoi le ciel de Mars est-il jaune-orangé ?

Sur Terre, les gaz atmosphériques dispersent mieux les ondes lumineuses bleues. Sur Mars, en revanche, les poussières dans l’air absorbent ce bleu mais laissent passer les ondes plus longues, comme le rouge.

 

 

 

 

 
Mwa'astro version 2 (2006) -Tous droits réservés
Plan du site - Retour à l'index.