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II Evolution et modification des connaissances de l’espace :
Avant d’aboutir à la plus vraisemblable des théories sur la formation de l’univers, plusieurs théories ont été élaborées au cours du temps. Ces théories ont le plus souvent subit des modifications suite à de nouvelles découvertes scientifiques.
Grâce à l’étude des découvertes et des théories de la formation de l’Univers des personnes jouant un rôle important en astronomie, cette partie mettra en évidence l’évolution des théories qui ont mené à la théorie la plus célèbre et la plus largement admise de nos jours : la théorie du Big-Bang.
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Platon (428-348 av. J.C 3photo), élève de Socrate et précepteur d'Aristote, va mettre en place le « Dogmedu Cercle » qui durera jusqu'à Kepler : l'univers et la Terre, étant de création divine, ils ne peuvent être que de forme sphérique etles astres ne peuvent avoir qu'un mouvement parfait (vitesse uniforme) et une orbite parfaite, circulaire. Et cela en dépit des observations. |
Aristote (384-322 av. J.C. photo 4), instruit par Platon et précepteur d'Alexandre le Grand, va reprendre le modèle platonicien. Il place donc la Terre, sphérique, au centre del'univers. Au-delà, les astres sont situés sur des sphères concentriques ettransparentes, à des distances de plus en plus grandes ; dans l'ordre suivant : la Lune, Vénus, Mercure, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, les étoiles et enfin Dieu. Cette dernière sphère est fixe et c'est elle qui fait tourner les huit autres. La région placée avant la lune est par définition imparfaite et composée des quatre éléments, terre, eau, air et feu. Au-delà de la sphère lunaire, tout est parfait et composé uniquement d'éther (document 18 et 18 bis). Le dogme géocentrique est établi durablement. Pourtant, cela ne correspond toujours pas aux observations. Finalement, Aristote perfectionnera ces travaux pour arriver à un système de 54 sphères. |
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Aristote jouit d'une telle notoriété que personne n'ose le mettre en doute même si l'observation contredit, encore et toujours, son système élaboré et complexe.
Les planètes semblent s'éloigner et se rapprocher de la Terre. Les éclipses de Soleil sont soit totales soit annulaires. Les sphères, quel que soit leur nombre, ne peuvent expliquer cela. Les grands esprits vont donc s'attacher à faire correspondre les observations contradictoires au dogme géocentrique devenu religieux.
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(documents 18 et 18 bis) Le système d’Aristote : la Terre - lieu le plus bas de l'univers où s'ouvre la gueule de l'enfer (inferius) - entourée des quatre éléments. La seconde partie du grand monde comprend le monde d’éther du ciel et les étoiles. Cet espace est le séjour de l’harmonie et de la perfection, représentée par les sphères. Celles-ci supportent la Lune, le Soleil et les planètes, et toutes sont contenues à l’intérieur de la sphère des fixes, sur laquelle sont fixées les étoiles et les constellations. Vient ensuite l’Empyrée, habitacle de Dieu et de ses élus. |
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Cette conception d’un monde clos, géocentrique et construit à l’aide de sphères, restera en vogue jusqu’au début du XVII e siècle.
Aristarque de Samos (310-230 av. J.C.), élève de Strato de Lampsaque (qui fut directeur de la fameuse bibliothèque d'Alexandrie), fut le premier à établir le système héliocentrique. Les étoiles et le Soleil sont immobiles et la Terre décrit un cercle en oblique tout en tournant sur son axe. Il faudra attendre 17 siècles pour que le système héliocentrique soit reconnu.
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C’est Claude Ptolémée d'Alexandrie (100-170 photo) qui tout en conservant le sacro-saint dogme du cercle, va parvenir à élaborer un système correspondant quasiment à la perfection aux observations. Sa théorie était fondée sur l’hypothèse selon laquelle la Terre était immobile et placée au centre de l’univers (document 19). Elle montrait également que la planète la plus proche était la Lune, alors que Mercure, Vénus et le Soleil étaient plus éloignées. Plus loin encore devaient se trouver Mars, Jupiter, Saturne puis les étoiles fixes. |
Les astronomes complétèrent ce système avec une neuvième planète. Un dixième astre fut par la suite ajouté, dont les astronomes pensaient qu’il entraînait les autres corps célestes. Pour expliquer les différents mouvements observés des planètes, le système de Ptolémée les schématisait comme des petits cercles décrits par les astres, appelés épicycles, dont le centre décrivait lui-même un autre cercle autour de la Terre. Tous les astres étaient censés se déplacer d’ouest en est. Ce système va durer 13 siècles, jusqu’au système de Copernic.
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(document 19) Claude Ptolémée réconcilie le système aristotélicien avec les données astronomiques accumulées depuis cinq siècles. Il introduit pour cela un système complexe de cercles, non représentés dans cette gravure d’un ouvrage du XVII e siècle. La Terre, au centre du monde ( modèle géocentrique), est figurée sous forme d’une carte géographique. Elle est surmontée des sphères de l’air et du feu, qui complètent les éléments. Les planètes (y compris la Lune et le Soleil) sont représentées par des figures allégoriques assises sur des chars. |
(document 20) Pour expliquer les différents mouvements observés des planètes, le système de Ptolémée les schématisait comme de petits cercles décrits par les astres, appelés épicycles, dont le centre décrivait lui-même un autre cercle autour de la Terre. (animation Qbasic) |
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