C/ Les mythes de la création chez les civilisations Amérindiennes :


1- Le mythe de la création chez les Aztèques :

Chez les Aztèques, notre monde est le cinquième, celui qui est au centre de la croix, le dernier. Les quatre mondes précédents, un à chaque extrémité de la croix, ont disparu au cours de cataclysmes à l’échelle planétaire. Le nom de chaque âge est défini en fonction du soleil : le soleil de Jaguar, le soleil de Vent, le soleil de Feu, le soleil d’Eau et le soleil de Mouvement.

Lors d’une catastrophe, le soleil de Jaguar disparaît et les jaguars en profitèrent pour dévorer les géants qui peuplent la terre. Après ce phénomène, le soleil de Vent est chassé par la violence d’un vent qui transforme les humains en singes, le troisième soleil prend feu et les hommes deviennent des dindons. Ensuite, à cause d’un déluge long de cinquante-deux ans, les humains du soleil d’Eau deviennent des poissons. Cependant par miracle un couple parvient à échapper à la destruction et fonde une nouvelle humanité. Cette nouvelle humanité vit dans le cinquième, le notre celui du soleil de Mouvement qui prendra fin lorsque l’équilibre qui assure le mouvement sera rompu.

Ce cinquième monde naît, pour les Aztèques, dans la plaine sacrée de Teotihuacan. Les dieux sont assemblés dans le noir et tremblent de froid. Le plus sage d’entre eux, Quetzalcoatl, explique les conditions de la naissance d’un nouveau soleil et de la lune. Les deux luminaires reviendront lorsque le sacrifice d’un dieu aura été fait. Deux candidats se présentent alors : le jeune et beau Tecciztecalt, dieu du printemps et du renouveau, et le vieux et pauvre Nanauatl. Le premier offre de riches présents et le second la couronne d’épines qu’il avait sur la tête. Au moment de se jeter dans le feu Tecciztecatl recule à plusieurs reprises. Nanauatl s’y rend d’un pas calme et assuré. Couvert de honte le jeune dieu le suit mais à cause de son hésitation celui-ci ne devient que la lune et Nanauatl devient le soleil.

Cependant par la suite, les dieux commencèrent à avoir trop chaud à cause de l’immobilité du soleil. Quetzalcoatl interroge Nanauatl-soleil et en apprend que pour que ce dernier puisse bouger, le soleil a besoin du sang de tous les dieux : « l’eau précieuse ».

Quetzalcoatl tue un par un tous les dieux et avant de ce sacrifier lui aussi sur le bûcher, il annonce aux hommes son retour, pour leur enseigner tout ce qu’ils doivent savoir.

(document 9) Le dieu Quetzalcoalt se saigne pour pouvoir créer un Soleil et ainsi sauver le cinquième monde.

 

 

Au fur et à mesure de leur trépas, les dieux deviennent les étoiles.

Pacifique, respectueux de la vie humaine, Quetzalcoatl interdit aux hommes de sacrifier aux dieux autre chose que des animaux. Il règne à Tula, capitale des Toltèques. Cependant en «  l’année-roseau», son frère, Tezcalipoca, dieu de la guerre et de la mort, parvient à lui faire boire un breuvage qui le contraint à une errance sans fin.

Tezcalipoca demande alors à son grand prête, Hueman, de rétablir les sacrifices humains. Désormais, le sang des dieux, offert à l’aube du cinquième monde dans la plaine sacrée de Teotihuacan, est remplacé par celui des hommes (document 10).

(document 10) Dans les civilisations amérindiennes, les sacrifices étaient courants pour rendre hommage aux dieux qui s’étaient sacrifier pour sauver le monde.

 

En novembre 1519, un dénommé Cortès arrive au Mexique, venant de l’Est. Pour l’empereur Moctezuma, il sera, pour un bref instant mais décisif, Quetzalcoatl revenu, car celui-ci avait prédit son retour depuis l’Est en une « année-roseau », ce qui était le cas cette année là, et c’est en tant que dieu qu’il l’accueille Tenochtitlan.

Cortès, avec une armée très réduite, s’empare de l’immense empire Aztèques à l’aide des peuples tributaires, mais surtout en utilisant habilement le mythes du retour du roi-dieu civilisateur Quetzalcoatl.

 

2- Le mythe de la création chez les Mayas :

Dans le mythe de la création des Mayas, c’est dans la péninsule du Yucatan que le dieu primordial Itzamana (voir fiche 1) crée l’Univers. Itzamana signifie « maison de l’Iguane », et il est le plus souvent représenté par un homme très âgé, à la chair flasque et pendante. Il crée le monde en trois parties : le monde supérieur, le monde inférieure et entre les deux se trouve la terre.

Itzamana était une importante divinité du panthéon Maya. On le représentait sous les traits d'un aimable vieillard aux joues creuses, au nez proéminent.

Il avait inventé l'écriture, les livres et établi les cérémonies religieuses. Il a donné le nom aux diverses contrées du Yucatan. Il enseignait la médecine aux guérisseurs. C'était une divinité bienveillante qui était plutôt adoré par les classes riches de la société.

Itzamana était l’objet d’un culte au début de chaque année : on lui sacrifie un chien voire un homme. Le sacrifié était précipité du haut d’une pyramide. Une fois au sol, on lui arrachait le coeur pour en faire l’offrande au dieu.

 

Le monde supérieur est constitué d’une pyramide à sept étages, qui s’élèvent en partant de l’est jusqu’à la septième plate-forme puis s’abaissent vers l’ouest. Les dieux et les âmes des défunts qui ont été élus résident dans les étages plus ou moins élevés selon leur mérite. C’est le monde la lumière et des aigles.

Le monde inférieur est une pyramide inversée qui ne compte que cinq étages qui s’abaissent depuis l’ouest jusqu’à la cinquième plate-forme puis se relèvent en direction de l’est. C’est le monde infernal, féminin quand le monde supérieure est le monde masculin. C’est le monde des ténèbres et des jaguars qui vont remonter sur la terre et tuer les hommes avant de dévorer le ciel et la lune lors de la fin du monde.

Chaque jour, le soleil monde les différents degrés de la pyramide du monde supérieur et les redescendre, avant de descendre ceux de la pyramide du monde inférieur et de les remonter. La terre est un carré plat où on retrouve, aux quatre points cardinaux, quatre géants qui soutiennent la voûte céleste.

Les trois mondes sont reliés entre eus par le yax ché qui est un arbre aussi appelé « arbre vert » ou « arbre primordial ». Ses racines se trouvant dans le monde inférieur, il troue le carré plat, donc la terre, et prolonge ses branches dans le monde supérieur.

Itzmana, dieu-soleil, est aidé dans sa création par la déesse lune Ixchel, probablement son épouse. Celle-ci est à la fois le déluge et la bienveillante protectrice des femmes enceintes. Elle est représentée en vieille femme, les ongles longs, la jupe brodée de deux os croisés en signe de mort avec un serpent sur la tête.

Ixchel était représentée par une vieille femme méchante qui déversait sa méchanceté sur la terre.

Cette divinité était la déesse des inondations et des orages qui causaient des destructions lors des tempêtes tropicales.

Elle devait être l'épouse d'Itzamana ; elle apparaissait comme la déesse des eaux entourée des symboles de mort et de destruction, un serpent enroulé autour de sa tête et des ossements servaient de décoration à sa robe.

Mais Ixchel semble aussi avoir eu quelques bons côtés, elle semble avoir été la déesse de la maternité et l'inventeur de l'art du tissage. Elle était la déesse de la lune.

 

 

 

 

 
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