Christian Nitschelm: Démarche philosophique



Sceptique et agnostique (assez proche de l'athéisme)





Philosophical thought: Sceptic and agnostic (relatively near atheism)


Abstract in English language

Due to my personal experience in the field of philosophy and due to my unsatisfactory contacts with religious believes as an adolescent, then as an young adult, I must admit I do not believe anymore in any religious dogma. I can now define myself as a sceptic and as an agnostic, relatively near atheism. Indeed, I have no idea if any god and/or goddess could really exist, but I rather have the impression this should not be the case, due to the dark side of the human being behaviour, especially the very ugly one of religious believers among centuries. If there is any god/goddess, he/she must be so far, so distant and so different (far worse than any alien!!!) that it would be impossible to detect him/her. But, anyway, even if the philosophical notion of god is remaining transcendental, the human being history is clearly showing that any religious dogma was (and still is!) in fact an "excellent" oppressive system for a class of dominants (priests, imams, gurus, marabou's, etc.) over a multitude of (almost) slaves, whereas the religions were (and still are!) principally used by the dominants and/or by the political leaders (Pope, kings, dictators, governments, etc.) for maintaining people in slavery inside an archaic and feudal system, and this, more or less everywhere. Is religion only a mental disorder?


Or, in other words: No God(s), no religion, no problem, and a much better and more pleasant life...







"Ce fou qui prétend bouleverser toute l'astronomie ! Mais, comme le déclare l'Écriture, c'est au Soleil et non à la Terre que Josué a donné l'ordre de s'arrêter." Martin Luther, en parlant de Nicolas Copernic (1539).





Pourquoi puis-je me reconnaître comme sceptique ?


Scepticisme: Refus d'admettre une affirmation ou un dogme, surtout quand ils sont invérifiables ou sans fondements, sans en faire un examen critique.


Un scientifique honnête ne peut en aucun cas accepter une affirmation sans en avoir une démonstration, en vrai ou en faux. Cette simple remarque explique pourquoi les religions et les fausses sciences, qui procèdent bien plus du dogme ou de la croyance que de la réflexion rationnelle, ne peuvent pas être jugées recevables d'un point de vue scientifique. Le scepticisme est donc de rigueur en ce qui les concerne.


Cependant, il est bien évident que, si un dogme peut être religieux ou sectaire, il peut également être scientifique. L'histoire des sciences foisonne de théories ayant virées au dogme. Par exemple, le modèle d'univers proposé par le philosophe Aristote a été dogmatisé durant de nombreux siècles, en particulier par certains penseurs musulmans et chrétiens, avant que les observations astronomiques de Tycho Brahé le fassent voler en éclats à la fin du seizième siècle. Plus récemment, l'élégante théorie du Big Bang, qui donne actuellement la meilleure explication concernant l'origine et l'évolution globale de notre Univers, a été trop souvent présentée comme un quasi-dogme au cours du vingtième siècle, ce qui a plutôt gravement nuit à sa crédibilité (voir les avis divergeants de J.-P. Luminet et de Ch. Magnan; voir également l'article en anglais, format pdf, de M. J. Disney sur le sujet). En tant qu'astrophysicien, j'avoue d'ailleurs être quelque peu sceptique quant à la véracité de cette dernière théorie.


Le scepticisme est donc une manière de vivre et de travailler en recherche scientifique.



Que signifie une position agnostique ?


N'en déplaise aux bigots, aux rats de bénitier, aux fondamentalistes de tout poil et aux fanatiques les plus intégristes, je n'ai pas l'heur de croire en l'existence d'une quelconque divinité et j'avoue que cela ne me traumatise pas vraiment !


Pour parler autrement, l'existence ou la non-existence d'une divinité m'indiffère...


Cette indifférence à l'égard de la notion de divinité est la base de ma position agnostique.


Je peux donc (très bien !) vivre sans adhérer à une quelconque croyance.


Je peux sans problème admettre que l'adhésion à une croyance quelconque ou à un courant religieux soit indispensable à la plus grande partie des êtres humains vivant actuellement ou ayant vécu sur Terre. Mais il me semble être tout à fait inadmissible que certaines croyances puissent engendrer des courants fondamentalistes et/ou fanatiques pour qui le crime n'est qu'un moyen parmi d'autres pour (con)vaincre. Ainsi, je ne puis accepter ni le fanatisme stupide et la bigoterie, ni le prosélytisme (qu'il soit religieux, sectaire ou même politique) et l'esprit missionnaire, pas plus que la volonté d'imposer ses croyances à autrui, en particulier par la force.


Il est cependant bien clair que ma démarche est basée sur la tolérance. Chacun a le droit inaliénable de croire ce qu'il veut, qu'il n'y a pas de divinité, qu'il existe un dieu unique ou que notre univers est peuplé d'une multitude de puissances...


En particulier, je reconnais bien volontiers qu'il n'y a pas que du mauvais dans la croyance religieuse et que le comportement des croyants n'est pas toujours détestable et meurtrier. Certains d'entre eux peuvent d'ailleurs avoir une vie exemplaire basée sur le respect d'autrui et la tolérance, voir l'abnégation et le don de soi. De même, certaines églises ont su faire évoluer leur doctrine vers quelque chose de plus humain et de moins sanguinaire...


Cependant...



Les religions et leurs méfaits.




Cependant, les religions et leur dogmes associés apparaissent le plus généralement comme étant des simples inventions humaines, le plus souvent très mauvaises et malsaines, voire très dangereuses, pour l'épanouissement de l'être humain ou pour l'évolution constructive des civilisations, même si, dans certains cas, les conséquences peuvent être bénéfiques (ce fut le cas de l'Islam au Moyen Age en ce qui concerne le développement des sciences, par exemple).


Les idées religieuses (ou les idées sectaires, d'ailleurs) ont un effet trop souvent néfaste, voire pervers, sur les individus. Ainsi en est-il du rejet de la sexualité, laquelle est trop souvent présentée comme étant quelque chose de bestial et/ou comme une offense à Dieu par la plupart des églises chrétiennes, ainsi que par d'autres religions. Le célibat et la chasteté sont souvent présentés comme étant deux sources de gloire aux yeux de la divinité (pourquoi ? mystère !).


Encore bien pire, le christianisme, au moins dans sa version dominante, le catholicisme, a induit une déviance répugnante et coupable, l'amour immodéré de certains prêtres pour les jeunes garçons (le "laissez venir à moi les petits enfants" des évangiles, interprété un peu trop à la lettre par ces mêmes prêtres !!!). Qu'est-ce que celà, sinon encore un autre méfait ignoble et inexcusable de la religion ? En tout cas, voici ici quelque chose de diablement pervers et fortement lié à la soi-disant chasteté catholique, laquelle induit clairement une déviance immonde et impardonnable, la pédophilie...


De même, les règles religieuses sont bien trop souvent utilisées pour culpabiliser les croyants, en particulier avec l'introduction de la notion (vraiment très étrange !) de péché (capital ou non), donc de désobéissance à la volonté de Dieu, voire de séparation d'avec la divinité. On veut nous faire croire que ce qui n'est pas admis par le dogme est contraire au code de bonne conduite de l'individu, imposé par la hiérarchie religieuse. Quoi de meilleur, alors, que l'introduction d'un sentiment fort de culpabilité contre le dieu ou la déesse, à travers une série d'interdits pas toujours justifiés, ni même justifiables...


Finalement, derrière le soi-disant message d'amour / charité du christianisme se cache la haine de soi, évidente dans la doctrine catholique et plus diffuse, mais tout aussi violente, dans les doctrines des églises évangéliques les plus intégristes (celles qui nous viennent des Etats Unis, le plus généralement). L'état de bonheur parfait est celui que rencontrera le croyant après sa mort, d'où une recherche inconsciente de celle-ci, pour soi ou pour les ennemis de Dieu (les hérétiques, les athées, etc.)...


L'histoire est peuplée de massacres et de crimes (rituels ou non) commis au nom de la foi religieuse. Les énumérer ici serait fastidieux (on lira avec profit le long texte de E. Riboni: La page noire du christianisme), mais il suffit de rappeler que, sous couvert de foi chrétienne, il a été commis bien plus d'exactions horribles (certes, durant dix-sept siècles) que par Staline et Hitler réunis (et pourtant, ces deux personnages des plus détestables s'y entendaient fort bien !).


Même sans parler des nombreux massacres commis au nom d'une foi religieuse, il est bien clair que l'idée de religion procède plus de la domination d'un groupe de maîtres (prêtres, imams, gourous, marabouts, etc.) sur une multitude de dominés dans un monde à caractère archaïque et féodal que de la stricte application des droits de l'homme et de la femme. La position subalterne des femmes dans certains pays musulmans parmi les plus intégristes en est une triste démonstration. Durant l'Ancien Régime (avant la Révolution Française), les paysans étaient maintenus dans un demi-esclavage par le pouvoir royal, alors que ce statut était imposé par le puissant clergé de cette époque comme étant d'essence divine...


Par ailleurs, une religion n'est réellement qu'une secte qui a réussi, le plus souvent aux dépens d'autres croyances. Dès qu'une religion devient dominante, les maîtres (les pères fondateurs) vont chercher à éliminer les croyances parallèles, le plus souvent par l'élimination physique de tous ceux qui ne pensent pas comme eux. L'histoire de l'église catholique est assez exemplaire à ce propos, les membres des églises parallèles ayant été exterminés par des voies tortueuses, mais déclarées légales, comme peuvent en témoigner les nombreux bûchers dressés par les suppôts de la très sainte inquisition pour aider les hérétiques à rentrer dans le droit chemin...


Les religions n'ont en fait que peu de choses à voir avec l'idée même de la divinité, laquelle est le plus souvent présentée comme un être foncièrement bon, parfois indifférent, rarement très mauvais. Mais la divinité en question reste toujours étonnamment distante et lointaine, sans action décelable, même si les maîtres de la croyance aimeraient nous faire croire le contraire...


Même si le téléphone portable, la télévision, le football et, dans une moindre mesure, le rugby sont également devenus des drogues dures dont la plupart des gens ne peuvent plus se passer (ce qui induit d'ailleurs assez souvent des comportements très bizarres, parfois destructeurs) et même si les idées marxistes ne se sont pas révélées applicables, la religion (quelle qu'elle soit) reste encore et toujours "l'opium du peuple", selon le mot célèbre de Karl Marx. L'esprit critique et la lucidité disparaissent trop souvent face à la croyance...


Ces quelques remarques expliquent pourquoi je ne peux que rejeter toutes les croyances religieuses (quelles qu'elles soient !) et sectaires (le plus généralement encore plus outrancières !) comme étant d'origine humaine et, trop souvent, mauvaises et malsaines.




Le concept de divinité nous transcende.


Par ailleurs, au niveau philosophique, le concept d'existence d'une ou de plusieurs divinités reste une notion transcendantale, c'est-à-dire qu'il n'est pas du domaine du possible de prouver ou d'infirmer cette idée par une démonstration raisonnée. Plus spécifiquement, il n'est pas possible de prouver scientifiquement l'existence ou la non-existence d'une quelconque divinité ou d'un groupe de divinités, quel que soit le niveau atteint par le corpus des connaissances humaines. Ainsi, il me parait assez évident que le concept de divinité ne sera très probablement jamais accessible à l'entendement rationnel de l'espèce humaine et, ainsi, restera une notion transcendantale.


Cette dernière remarque explique le pourquoi de ma position agnostique.



Très proche de l'athéisme ?


Cependant, et après de longues réflexions sur ce thème, je dois avouer que j'aurais plutôt tendance à penser que la (ou les) divinité(s) brille(nt) par son (leur) absence et que nous autres, pauvres humains, sommes livrés à nous-mêmes, ce qui pourrait peut-être, d'ailleurs, donner un embryon d'explication au comportement destructeur de certains (et trop nombreux) êtres humains...


Je me considère donc comme étant très proche de l'athéisme, sans cependant pouvoir me prévaloir complètement de cette étiquette, du fait de la transcendance du concept de divinité au niveau philosophique.



Comment suis-je devenu agnostique, presque athée ?


Je ne saurais terminer cette dissertation sans expliquer comment ma démarche intellectuelle m'a amené à cette position philosophique.


Je suis né dans une famille protestante assez pratiquante d'origine alsacienne. En tant qu'enfant, j'ai été tout naturellement éduqué dans la foi chrétienne, école du dimanche, culte, etc., dans une doctrine assez tolérante et ouverte au monde extérieur, au sein de l'église réformée de Roanne, Loire. A la fin de l'enfance, j'avais donc acquis une bonne connaissance des textes bibliques.


Au début de l'adolescence, j'ai été mis en contact avec des milieux évangéliques américains implantés en France (plus précisément au Château de Saint Albain, Saône et Loire), suivant en cela mon frère aîné. Le manque criant d'esprit critique (en particulier à propos des très nombreuses incohérences présentes dans les textes bibliques, et spécialement dans la Genèse et dans les évangiles), les idées loufoques et inacceptables (comme, entre autres idioties, le créationnisme littéraliste "Young Earth" (de loin le plus rétrograde et fixiste !), la prédestination (Dieu sait avant votre naissance si vous serez sauvé(e) ou pas !!!), le déterminisme divin, donc absolu, les délires millénaristes et apocalyptiques ou l'imminence de l'avènement d'un hypothétique royaume de Dieu sur Terre, pseudo-événement toujours très proche, à en croire les chantres des églises évangéliques les plus extrémistes, et en fait jamais réalisé, après presque vingt siècles de christianisme !), les discours extrémistes (voire fanatiques !), la négation de la sexualité et son assimilation à une offense à Dieu, les dérives parfois (trop souvent !) sectaires de cette église évangélique des soi-disant "frères" (!?), le comportement douteux et l'étroitesse d'esprit de certains membres m'ont rapidement convaincu de l'ineptie du dogme évangélique et ont largement contribué à mon rejet de la foi chrétienne, effectif dès l'âge de seize ans.


En totale contradiction avec le discours de soi-disant charité chrétienne, le comportement aberrant de trop nombreux chrétiens ("faites ce que je dis, mais pas ce que je fais") n'a pas été sans incidence en ce qui concerne mon abandon définitif et sans retour de la foi chrétienne. En puisant dans mes souvenirs de jeunesse, il me revient à la mémoire l'attitude vraiment peu charitable (vraiment détestable ?) et en aucun cas fraternelle de monsieur R..., autoproclamé chrétien évangéliste et/ou luthérien (cet homme a tout de même terminé sa carrière comme missionnaire chrétien en Afrique du Sud !), alsacien peu commode et fort antipathique qui vivait à La Meinau, au sud de Strasbourg, et qui était, pour mon malheur, le père de la belle Joëlle dont j'étais fort amoureux durant l'été 1975. En effet, ce monsieur n'a rien trouvé de mieux à faire que me mettre proprement à la porte de chez lui manu militari, sans autre motif que celui de la longueur de mes cheveux, alors que j'avais parcouru un certain nombre de centaines de kilomètres rien que pour pouvoir revoir mon évanescente dulcinée du moment. Pour le jeune homme que j'étais alors, ce type de comportement, absolument impardonnable et à des années-lumière du discours chrétien que j'avais pu entendre au sein de l'église réformée de Roanne, puis durant mes passages au Château de Saint Albain, ne pouvait que renforcer mon rejet radical de ce type de croyance, la dureté de cette personne m'apparaissant comme étant absolument inexcusable, eu égard à sa croyance forcenée en un soi-disant dieu d'amour fraternel. Il est à noter que, selon Joëlle, sa mère aurait été en fait responsable de mon expulsion du foyer de la famille R..., mais cela n'excuse en rien ce monsieur dont l'attitude inqualifiable a été, par ailleurs, partiellement responsable de mon rejet définitif de la foi chrétienne...


Parallèlement à ces expériences peu enrichissantes, voire détestables, j'ai eu l'opportunité de débuter des études scientifiques au lycée, ce qui m'a permis de me forger un solide esprit critique, en particulier durant les classes de première et de terminale. Le cours de philosophie de terminale m'a permis d'ouvrir les yeux sur différents courants philosophiques, de Platon jusqu'à Karl Marx, en passant par Aristote, Diogène, Pyrrhon, Epicure, Lucrèce, Sextus Empiricus, Descartes, Leibniz, Hume, Kant, Nietzsche et Sartre, pour ne citer que les plus importants (avec la notable exception des philosophes stoïciens (et chrétiens) dont les idées se trouvent être complètement étrangères aux miennes), et d'entamer une démarche de réflexion sur la relativité des idées évangéliques et, plus généralement, chrétiennes, ainsi que, à mon sens, sur leur faible valeur éthique. Mon intérêt pour les idées philosophiques date de là.


Au niveau universitaire, mes études en mathématiques et physique, puis en astrophysique, m'ont permis de préciser ma pensée, suite à une longue réflexion, et de rejeter toute croyance en une quelconque religion ou secte comme étant un leurre, voire une ineptie. La lecture de nombreux ouvrages philosophiques n'a fait que conforter mon opinion...


J'ai donc fini, il y a déjà bien longtemps, par atteindre la position philosophique que je revendique actuellement, c'est-à-dire l'agnosticisme très proche de l'athéisme. Je ne peux pas démontrer qu'une divinité existe ou non, mais cela m'indiffère. Cependant, j'aurais plutôt tendance à penser qu'il n'y a pas de dieu et que nous sommes livrés à nous-mêmes, pour le meilleur ou pour le pire... Ni Dieu, ni Diable, seulement l'être humain, avec ses qualités et ses défauts, avec sa bonté et sa méchanceté...



Quelle divinité choisir, dans ce cas ? Toutes ? Aucune ?


Et l'homme préhistorique dit "Que les dieux préhistoriques soient !", et les dieux préhistoriques furent...


Et l'homme préhistorique pilla, viola, tua et massacra au nom des dieux préhistoriques...


Et les anciens égyptiens dirent "Qu'Amon-Râ, Seth, Osiris, Isis, Horus, Ptah, Sekhmet, Bast et les autres dieux soient !", et Amon-Râ, Seth, Osiris, Isis, Horus, Ptah, Sekhmet, Bast et les autres dieux furent...


Et les anciens égyptiens pillèrent, violèrent, tuèrent et massacrèrent au nom d'Amon-Râ, de Seth, d'Osiris, d'Isis, d'Horus, de Ptah, de Sekhmet, de Bast et des autres dieux...


Et Akhenaton dit "Que Aton soit !", et Aton fût...


Et Akhenaton n'eut pas le temps de piller, violer, tuer et massacrer au nom d'Aton, car il mourut jeune...


Et les anciens hindous dirent "Que Brahma, Vishnou, Shiva, Kali, Krishna, Ganesh et les autres dieux soient !", et Brahma, Vishnou, Shiva, Kali, Krishna, Ganesh et les autres dieux furent...


Et les anciens hindous pillèrent, violèrent, tuèrent et massacrèrent au nom de Brahma, de Vishnou, de Shiva, de Kali, de Krishna, de Ganesh et des autres dieux...


Et les anciens grecs dirent "Que Zeus, Poséïdon, Arès, Apollon, Athéna, Aphrodite, Héraklès et les autres dieux soient !", et Zeus, Poséïdon, Arès, Apollon, Athéna, Aphrodite, Héraklès et les autres dieux furent...


Et les anciens grecs pillèrent, violèrent, tuèrent et massacrèrent au nom de Zeus, de Poséïdon, d'Arès, d'Apollon, d'Athéna, d'Aphrodite, d'Héraklès et des autres dieux...


Et les anciens romains dirent "Que Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Mars, Vénus, Mercure, Hercule et les autres dieux soient !", et Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Mars, Vénus, Mercure, Hercule et les autres dieux furent...


Et les anciens romains pillèrent, violèrent, tuèrent et massacrèrent au nom de Jupiter, de Saturne, d'Uranus, de Neptune, de Mars, de Vénus, de Mercure, d'Hercule et des autres dieux...


Et les lévites, prêtres des anciens hébreux, dirent "Que Jéhovah, dieu d'Israël, soit !", et Jéhovah, dieu d'Israël, fût...


Et les anciens hébreux, conduits par leurs prêtres, pillèrent, violèrent, tuèrent et massacrèrent au nom de Jéhovah, dieu d'Israël...


Et les premiers chrétiens dirent "Que Dieu le Père, Jésus-Christ et le Saint Esprit soient !", et Dieu le Père, Jésus-Christ et le Saint Esprit furent...


Variante: Et Jésus dit "Je suis le messie attendu qui vient de la part du Père pour sauver les pauvres pécheurs que vous êtes, etc.". Et Jésus termina crucifié sur une croix parce qu'il était en fait un petit agitateur religieux sans importance d'une province perdue de l'empire romain...


Et les chrétiens pillèrent, violèrent, torturèrent (spécificité bien chrétienne), tuèrent et massacrèrent à grande échelle durant de nombreux siècles au nom de (l'amour de) Dieu, de son fils Jésus et du Saint Esprit, voire en celui de la Vierge Marie ou en ceux des nombreux saints supposés peupler le Paradis...


Et Mahomet dit "Que Allah soit !", et Allah fût...


Et les musulmans pillèrent, violèrent, tuèrent et massacrèrent au nom d'Allah (mais tout de même un tout petit peu moins que les chrétiens, lesquels détiennent sans aucune ambiguïté la palme en la matière, très probablement par pure charité chrétienne !!!), mais ils n'oublièrent tout de même pas complètement de torturer avec délectation quelques chiens d'infidèles au passage...


Et l'autorité surprême de la Sainte Eglise dit "Que la Sainte Inquisition soit !", et la Sainte Inquisition fût...


Et la Sainte Inquisition organisa de nombreux procès en hérésie et fit torturer et brûler vifs des centaines de milliers d'hérétiques et d'innocents pour le salut de leurs âmes pécheresses et pour la plus grande gloire de Dieu...


Et les oligarques, les dominants, les prêtres de toutes les nations virent de tout temps que les dieux étaient très utiles pour créer des religions oppressives et inhumaines, ainsi que pour asservir les peuples et pour transformer les êtres humains dominés en bétail obéissant et soumis, en réduisant à néant toute velléité d'indépendance et en annihilant l'esprit critique de chaque individu...


Et il y eut de nombreuses guerres de religions, pour la plus grande gloire des dieux concernés...


Et les fanatiques de tout poil et autres inquisiteurs patentés, plus spécialement chez les catholiques, mais également chez les chrétiens en général, voire chez les musulmans, brûlèrent allégrement les livres et autres ouvrages de tous ceux qui pouvaient émettre un quelconque doute sur la véracité absolue des dogmes religieux dominants, en de gigantesques autodafés purificatoires, tels des sacrifices expiatoires adressés à un dieu de colère et de haine. Et ce rite de pure intolérance fut repris par de nombreuses dictatures fascistes et par les nazis au plus fort de leur délire...


Et de nombreux fanatiques religieux, d'abord chez les chrétiens, puis chez les musulmans, montrèrent au monde leur intolérance flagrante et inacceptable en menaçant de mort les quelques personnes animées de suffisamment d'esprit critique pour oser dénoncer les méfaits des religions monothéistes et de leurs adeptes...


Et Raël dit "Que les Elohim soient !", et les Elohim furent...


Et les raëliens devinrent pédophiles, ne pouvant pas, en plein XXème siècle, faire comme leurs ainés, piller, violer, tuer, massacrer, voire torturer, au nom des Elohim...


Et Ron Hubbard dit "Que la Scientologie soit !", et la Scientologie fût...


Et la Scientologie devint la pire et la plus dangereuse des sectes et les scientologues ne reculèrent pas devant le crime pour éliminer leurs opposants...


Et j'en passe, et des meilleures...


Quelle divinité peut, alors, rester un tant soit peu vraisemblable face à tant de haine et de hargne des êtres humains ?




Pour en savoir plus sur ce thème : Scepticisme, agnosticisme et athéisme

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Ce document a été réalisé par Christian Nitschelm