Né le 31 Mars 1596 / Décédé le 11 Février 1650



    René Descartes fut un philosophe dont l'oeuvre, "La géométrie", inclut son application de l'algèbre à la géométrie dont nous avons, de nos jours, extrait la géométrie cartésienne.

    Descartes fut éduqué au collège jésuite de La Flèche en Anjou. Il entra au collège à l'âge de 8 ans, juste quelques mois après l'ouverture du collège en Janvier 1604. Il y étudia jusqu'en 1612, étudiant les classiques, la logique et la philosophie d'Aristote. Il apprit également les mathématiques dans les livres de Clavius. Alors qu'il était à l'école, sa santé était mauvaise et il fut autorisé à rester au lit jusqu'à 11 heures du matin, une habitude qu'il garda jusqu'à l'année de sa mort.

    L'école fit comprendre à Descartes combien il savait peu de chose, la seule matière qui le satisfaisait était les mathématiques. L'idée qu'il savait peu de chose devint le fondement de sa manière de penser et devait former la base de tous ses ouvrages.

    Descartes resta un moment à Paris, puis étudia à l'Université de Poitiers. Il réussit son examen de droit à Poitiers en 1616 puis s'inscrit à l'école militaire à Breda.

    En 1618, il commença à étudier les mathématiques et la mécanique sous la direction du scientifique Hollandais Isaac Beeckman ; il commença ainsi à chercher une science unifiée de la nature. Après deux ans en Hollande, il voyagea à travers l'Europe.

    En 1619, il s'enrôla dans l'armée bavaroise.

    En 1623, il passa du temps à Paris où il rencontra Mersenne qui lui fit garder le contact avec le monde scientifique pendant de nombreuses années. De Paris, il alla en Italie où il passa du temps à Venise, puis il revint en France en 1625.

    En 1628, Descartes décida de s'établir. Il réfléchit longtemps pour choisir le pays qui conviendrait à sa nature et choisit la Hollande. C'était une bonne décision qu'il ne sembla pas regretter pendant 20 ans.

    Peu après s'être établit en Hollande, Descartes commença à travailler sur son premier grand traité de physique, "Le Monde, ou Traité de la Lumière". Cet ouvrage était presque fini quand il reçu la nouvelle que Galilée avait été mis aux arrêts. Il décida de ne pas risquer la publication de son oeuvre qui fut finalement publiée, en partie, après sa mort. Il expliqua plus tard son changement d'opinion en disant :
    "...afin d'exprimer mon jugement plus librement, sans être convoqué pour confirmer ou réfuter l'opinion des érudits, j'ai résolu de leur laisser ce monde et de parler seulement de ce qui arriverait dans un nouveau monde, si Dieu devait le créer maintenant... et de lui permettre d'agir en concordance avec les lois qu'Il avait établit.



    En Hollande, Descartes avait de nombreux amis scientifiques et il continuait à correspondre avec Mersenne.

    Descartes fut pressé par ses amis de publier ses idées et, bien qu'il désirait ne pas publier "Le Monde", il écrivit un traité de science sous le titre de "Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences". 3 appendices, "La Dioptrique", "Les Météores", et "La Géométrie", furent ajoutés. Le traité fut publié à Leiden en 1637 et Descartes écrivit à Mersenne en disant :
    "J'ai essayé dans ma "Dioptrique" et mes "Météores" de montrer que ma méthode est meilleure que la vulgarisation, et dans ma "Géométrie", je l'ai démontré.

    L'ouvrage décrivait ce que Descartes considérait comme un moyen satisfaisant d'acquérir la connaissance plutôt que celle présentée par la logique d'Aristote. Seules les mathématiques sont certaines, donc tout doit être basé sur les mathématiques, telles sont les pensées de Descartes.

    "La Dioptrique" est un ouvrage sur l'optique. Son approche par l'expérimentation fut une avancée importante dans le domaine de l'optique.

    "Les Météores" est un ouvrage sur la météorologie et est important par le fait qu'il est le premier ouvrage que essaye d'étudier la météo d'un point de vue scientifique.

    "La Géométrie" est de loin la partie la plus importante de l'ouvrage.
    Quelques idées dans "La Géométrie" pourraient venir d'ouvrages antérieurs d'Oresme, mais dans l'oeuvre d'Oresme, on ne trouve pas la preuve qui fait le lien entre l'algèbre et la géométrie.

    "Les Méditations sur la Première Philosophie" de Descartes, furent publiées en 1641 ; l'ouvrage était destiné aux philosophes et aux théologiens. Il contenait 6 méditations :

- Des choses dont on pourrait douter,
- De la Nature et de l'Esprit Humain,
- De Dieu : qu'il existe,
- De la Vérité et de l'Erreur,
- De l'essence des Choses Matérielles,
- De l'Existence des Choses Matérielles et
- De la Vraie Distinction entre l'Esprit et le Corps de l'Homme.


    Cependant, de nombreux scientifiques s'opposèrent aux idées de Descartes.

    L'oeuvre de Descartes, "Principia Philosophiae" fut publiée à Amsterdam en 1644. Elle comportait 4 parties :

- Les Principes de la Connaissance Humaine,
- Les Principes des Choses Matérielles,
- Du Monde Visible et
- La Terre
    et tentait de mettre tout l'univers sur un plan mathématique réduisant son étude à la mécanique.

    Descartes ne croyait pas au mouvement à distance. Donc, si l'on considère ceci, il ne pouvait pas y avoir de vide autour de la Terre, sinon il y avait possibilité que des forces puissent être transferrées. Sur de nombreux points, la théorie de Descartes, où des forces fonctionnent par contact, est plus satisfaisante que le mystérieux effet de gravité fonctionnant à distance.

     Cependant, la mécanique de Descartes laisse encore à désirer. Il affirme que l'Univers est rempli de matière qui, grâce à un mouvement initial, s'est établit dans un système de vortex qui portent le Soleil, les étoiles, les planètes et les comètes dans leur chemin. Malgré les problèmes véhiculés par la théorie du vortex, il fut utilisé en France pendant presque un siècle, même après que Newton a montré l'impossibilité d'un système dynamique.

    Bien que la théorie de Descartes fut attirante, des supporters de la philosophie naturelle, tel que le théologien métaphysique de Cambridge Henry More, trouvèrent des objections. Il est certain que More admirait Descartes, il écrivit :
    "Je devrais considérer Descartes comme un homme plus inspiré par la connaissance de la Nature, que n'importe qui ayant professé ces 1600 dernières années."

    Entre 1648 et 1649, ils échangèrent de nombreuses lettres dans lesquelles More fit quelques objections, mais Descartes, dans ses réponses, ne fit aucune concession aux points soulevés par More. More demanda :
    "Pourquoi vos vortex n'ont-ils pas la forme de colonnes ou de cylindres plutôt que d'éllipses ? ...Qui fait que toutes les planètes ne tournent pas dans un plan (le plan de l'écliptique) ? ...Et que la Lune, elle-même ne tourne pas dans le plan de l'équateur terrestre ou dans un plan parallèle ?

    En 1644, l'année ou ses "Méditations" furent publiées, Descartes visita la France. Il y retourna à nouveau en 1647 et rencontra Pascal pour discuter avec lui du fait qu'un vide ne pouvait pas exister.

    En 1649, la Reine Christine de Suède persuada Descartes de se rendre à Stockholm. Après seulement quelques mois du froid climat nordique, Descartes mourut de pneumonie.




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