Seuls douze hommes en tout sont allés sur la Lune.
La Lune est un astre figé.
Une face visible...
En observant l'astre lunaire depuis la Terre, on peut remarquer, à l'oeil nu, des zones grises et des zones plus claires.
C'est l'Italien Galilée qui, en 1609, grâce à une lunette astronomique, fut le permier à distinguer les montagnes et les cratères de la Lune. Ensuite, à l'aide de télescopes de plus en plus puissants, on a réussi à tablir des cartes de plus en plus précises du relief lunaire. Mais, jusqu'à la seconde moitié du XXème siècle, même les plus grands astronomes ne connurent jamais que l'un des deux visages de la Lune...
La face que nous voyons est couverte de plaines de lave sombres appelées "mers". Ces "mers" se formèrent lorsque de gros astéroïdes et des comètes entrèrent en collision avec la Lune. De la lave se répandit dans ces plaines.
Et une face cachée
Tout en tournant autour de notre planète, la Lune tourne aussi légèrement sur elle-même, comme si elle ne voulait pas nous "quitter des yeux". Ainsi, quand elle est à mi-parcours de son orbite, elle a, dans le même temps, fait un demi-tour sur elle-même : nous voyons toujours la même face. Il a donc fallu attendre que des sondes spatiales puissent aller photographier l'aute côté pour savoir à quoi ressemblait la "face cachée" de la Lune. C'est le satellite artificiel soviétique Lunik 3 qui, en 1959, nous en donna les premières images. Enfin, en juillet 1969, lors de l'expédition américaine Apollo 11, des hommes ont marché pour la première fois sur la Lune : ils ont découvert un paysage impressionnant...
Depuis lors, la face cachée a été photographiée de nombreuses fois en particulier par la sonde Lunar Orbiter.
Caractéristiques de notre satellite
L'étude de la surface de la Lune s'est améliorée depuis l'invention du télescope par Galilée en 1610 jusqu'en 1969 lorsque les premiers humains ont mis le pied sur le sol du satellite. Les caractéristiques physiques et la surface de la Lune ont été étudiées grâce au télescope, à la photographie et plus récemment grâce à des instruments placés dans des sondes spatiales.
La Lune est un corps désolé de 3476 km de diamètre, dépourvu d'atmosphère. A la surface de la Lune, la gravitation est d'environ 1/6ème de la gravitation terrestre
Les températures y sont extrêmes : de -170°C à l'ombre à +130°C au soleil.
Distante en moyenne de 384 400 km de la Terre, elle accomplit sa révolution en 27,3 jours autour de la Terre. Mais, dans le même temps, la Terre se déplace sur son orbite, si bien qu'en réalité il s'écoule 29,5 jours pour que la Lune reprenne la même position par rapport à l'astre du jour. Autrement dit, 29,5 jours séparent deux mêmes phases lunaires.
"Mers", montagnes et cratères
Les grandes étendues qu'on prenait autrefois pour des "mers" sont de vastes plaines et des bassins pouvant s'allonger sur près de 1500 km.
On trouve aussi sur la Lune des montagnes.

Mais la Lune est surtout couverte de cratères de toutes les tailles: de quelques millimètres jusqu'à 200 km de diamètre !
Voici comment se sont formés tous ces cratères. Il y a plus de 4 milliards d'années, la Lune a été "bombardée" par une "pluie" de blocs rocheux de toutes tailles. Ces blocs rocheux, les météorites qui circulent à grande vitesse autour du Soleil, ont été attirés ves le centre de la Lune sous l'effet de la pesanteur. En se fracassant sur le sol, ils ont creusé les innombrables cratères dont les plus larges mesurent 200 km de diamètre avec des bords presque aussi hauts que l'Himalaya. Depuis environ 3,8 milliards d'années, il n'y a pratiquement plus de météorites qui s'écrasent sur la Lune. En effet, toutes les météorites qui avaient des orbites voisines de celle de la Terre et la Lune ont été "attrapées" par celle-ci.
La surface de la Lune, figée depuis des centaines de millions d'années, a conservé la mémoire des grands événements de son histoire.
Un désert sans atmosphère
La lune est plus petite que la Terre ; sa force d'attraction est donc aussi beaucoup plus faible. C'est pour cela que, à la différence de la Terre, elle n'est pas capable de maintenir à sa surface les petites particules de gaz qui forment notre atmosphère. Quand les météorites se précipitent sur la Lune, il n'y a rien pour les freiner.
Comme il n'y a pas d'air sur la Lune, il n'y a pas non plus la moindre trace de vie : notre satellite est un désert.
Du premier au dernier croissant
La Lune ne brille pas par elle-même : c'est parce que le Soleil l'éclaire que nous pouvons la voir dans le ciel.
Le Soleil, comme un immense et lointain projecteur, n'éclaire pas toujours la Lune de la même façon.
Les éclipes
La Lune est beaucoup plus petite que le Soleil... mais elle est aussi beaucoup plus proche de la Terre, juste assez pour que le disque doré du jour et le disque argenté de la nuit aient le même diamètre apparent. Si la Lune passe exactement entre nous et le Soleil, son disque peut donc cacher entièrement le disque solaire à nos yeux : c'est l'éclipse de Soleil.
Mais ce rendez-vous dans le ciel est très rare ; car le "tourniquet" que fait la Lune autour de la Terre est penché par rapport à la grande "piste" où la Terre tourne autour du Soleil. La Lune passe donc le plus souvent au-dessus ou en-dessous de l'astre solaire.
Les éclipes de Lune, en revanche, sont plus fréquentes. Elles ont lieu quand notre planète, en cachant la lumière solaire, fait de l'ombre à la Lune.
On passe alors de la nuit de pleine lune à la nuit noire !
La petite soeur de la Terre
On sait que la Lune et notre planète ont environ le même âge. Mais comme elles se sont toutes deux formées il y a 4,55 milliards d'années, on ne peut pas raconter les conditions de leur naissance avec certitude.
On a d'abord pensé que la Lune se serait "détachée" de la Terre alors que celle-ci, encore très chaude, tournait très vite sur elle-même : dépourvue de croûte solide, notre planète se serait déformée et aurait laissé s'échapper une petite boule qui serait devenue le "satellite" de notre planète. Mais l'étude des matériaux que les missions Apollo ont recueillis sur la Lune, différents de ceux de la Terre, a prouvé que ce scénario n'était pas possible.
Selon une autre hypothèse, la Lune se serait formée dans une autre région du système solaire, puis, passant au voisinage de la Terre, elle se serait mise en orbite autour d'elle.
Aujourd'hui, on pense plutôt que la Lune s'est formé de manière suivante : Pendant que la Terre était en train de se former, une autre planète, de la taille de Mars, serait venue, avec une vitesse très grande, la percuter.
Certains débris, restés en orbite autour de la Terre, se seraient peu à peu agglomérés, avant de devenir...la Lune.
Lors de sa formation, la croûte, épaisse de 60 à 80 km selon les régions, a formé les continents lunaires.
Les chutes de météorites qui se poursuivis par la suite ont largement abîmé cette croûte, imprimant dans ses roches de larges cicatrices telles que le cirque Clavius. Simultanément, de très gros bolides météoritiques ont creusé d'immenses bassins circulaires. Il y a 3,7 milliards d'années, ces cuvettes géantes se sont remplies de basalte en fusion remonté des entrailles de la Lune pour former ces étendues sombres que l'on nomme les "mers". Cette phase n'a duré que 500 millions d'années, puis l'activité volcanique de la Lune a presque totalement cessé il y a 3,2 milliards d'années.
C'est pour cette raison qu'il n'existe sur la Lune aucun relief de taille similaire à ceux de la Terre. Les seules montagnes existantes, comme la chaîne des Apennins en bordure de la mer des Pluies, ne sont en réalité que les remparts des énormes cratères que constituent les mers. Celles-ci occupent 31,2% de la surface de l'hémisphère visible de la Terre, mais ne couvrent que 2,6% de l'hémisphère caché. L'attraction terrestre a probablement joué un rôle dans cette dichotomie, en favorisant l'écoulement des laves sur la face tournée vers notre planète.
