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La nouvelle coupole des coronographes - Crédit :
Les OA
HACO, à été
construit par l'équipe responsable du service d'observation
de la couronne solaire (R. Jimenez et J.C. Noëns) qui en assure
le suivi, les développements techniques, et la mise à
la disposition de la communauté scientifique des données
d'observation.

HACO sur la table équatoriale - Crédit : Les OA

Les deux coronographes en parallèles - Crédit
: Les OA
Un coronographe permet
d'obtenir artificiellement une éclipse du soleil, afin d'observer
la couronne solaire avec un contraste suffisant. La principale
difficulté de ce type d'observation consiste à minimiser la
lumière parasite diffusée par l'instrument lui-même. La couronne
solaire dans sa partie la plus basse est environ un million
de fois moins brillante que le soleil c'est à dire moins brillante
que la luminosité d'un ciel pur a 3000 metres d'altitude. Son
observation en dehors des éclipses ne peut se faire que dans
les raies d'émission qui permettent d'augmenter le contraste
des structures observées par rapport au fond de ciel. Le principe
du coronographe permet une correction de la lumière diffusée
par l'instrument.

Crédit de toutes les images de synthèse - Bernard
Dalstein -OA
HACO est doté
d'une ouverture de 150 mm. Il réalise ses observations
dans la raie H-Alpha de l'hydrogène.
Le tube optique est
associé à deux caméras : une caméra
de surveillance reliée à un moniteur vidéo,
et une autre caméra CCD d'instrumentation à haute
résolution reliée à un dispositif d'acquisition
numérique.
L'objectif du coronographe
est en général une lentille simple peu diffusante. L'image primaire
du soleil est formée par l'objectif sur un disque occulteur,
très légérement plus grand que la taille de l'image du soleil.
Le facteur de sur-occultation dépend de l'agitation des images
et de la longueur d'onde.


Le disque occulteur
est protégé par un cône (en bleu sur le
dessin) de la chaleur provoquée par la convergence des
rayons solaires à cet endroit. Disque et cône sont
séparés par trois rondelles de mica. L'ensemble,
vissé sur la lentille de champ, occulte ainsi la lumière
émise par la surface du Soleil et ne laisse apparaître
que celle de la couronne.
Le diaphragme de Lyot est repéré par la flèche
sur la figure ci-dessus.
Une lentille de champ,
située à l'arrière du dispositif d'occultation,
forme une image de la pupille d'entrée dans le plan du
diaphragme de Lyot.
Le principe de ce diaphragme, inventé par Bernard Lyot
en 1930, permet de corriger la pupille :
- d'une part de
la lumière diffractée par les bords de l'objectif
;
- d'autre part de
l'image du Soleil réfléchie dans le verre même
de l'objectif.
A partir du plan
du diaphragme de Lyot, la lumière traitée par
la suite du système optique a ainsi été
corrigée de deux sources principales de production de
lumière parasite par l'entrée de l'instrument.
L'image du disque occulteur est ensuite reprise par une troisième
lentille, dite de transport, afin de la rendre utilisable par
les systèmes d'analyse.

A ce stade, l'image
de la couronne est encore fortement polluée par le rayonnement
de la photosphère et le fond de ciel. La lumière
émise les protubérances est alors isolée
à l'aide d'un filtre H-Alpha.
Il s'agit d'un filtre
interférentiel particulièrement sélectif
(3,5 nm), qui ne laisse passer que la raie H-Alpha de l'hydrogène
(à 656 nm de longueur d'onde, elle est émise dans
le rouge).
Les protubérances
solaires apparaissent enfin, finement détaillées
(images ci-contre et ci-dessus).
Elles sont captées
par une caméra CCD à haute résolution.
Sa définition est de 1024 pixels de coté, ce qui
correspond à un total de plus d'un million de pixels
!
Les images brutes acquises dans la journée sont stockées
sur ordinateur puis calibrées en intensité et
en position angulaire. Ensuite elles sont archivées dans
une base de données solaires BASS2000.
Durant la journée d'observation, les images les plus
représentatives sont envoyées sur BASS2000 via
une liaison Internet.
Entre le filtre H-Alpha et la caméra CCD, un séparateur
optique dévie une fraction du faisceau lumineux en direction
d'une caméra vidéo de contrôle.
C'est à partir
des images obtenues avec cette caméra que les opérateurs
pourront effectuer le centrage du soleil sur le disque occulteur
en début de journée, ainsi que les corrections
de suivi pendant l'observation.
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