
A&A 462, 731-741 (2007)
DOI: 10.1051/0004-6361:20054159
Analysis of broad-band Hα coronagraphic observations D. Romeuf1, 2, N. Meunier3, J.-C. Noëns3, S. Koutchmy4, R. Jimenez3, O. Wurmser2, S. Rochain2, and "Observateurs Associés" Team2
1 Centre de Ressources Informatiques, Université Lyon I, 8 avenue Rockfeller, 69373 Lyon Cedex 08, France
e-mail: David.Romeuf@recherche.univ-lyon1.fr
2 Observateurs associés/FIDUCIAL, Team of observers at the Pic du Midi coronagraph,
e-mail: Odile.Wurmser@wanadoo.fr; s.rochain@aliceadsl.fr
3 Laboratoire d'Astrophysique de l'Observatoire Midi-Pyrénées, 57 avenue d'Azereix, BP 826, 65008 Tarbes Cedex, France
e-mail: [noens;meunier]@ast.obs-mip.fr
4 Institut d'Astrophysique de Paris, CNRS and UPMC, 98 bis boulevard Arago, 75014 Paris, France
e-mail: koutchmy@iap.fr
(Received 6 September 2005 / Accepted 23 September 2006)
Abstract
Context.Daily broad-band full-limb Hα images of the inner corona were obtained during solar cycle 23 (1994-2005) using the 15 cm Pic-du-Midi coronagraph.
Aims.We want to automatically extract the properties and evolutions of the observed cool HI coronal structures over a wide range of sizes and light fluxes, from small jets and/or spikes to large prominences.
Methods.A tool was developed to process the complete set of stored images. This paper describes the recognition techniques implemented in our software and discusses its use. It includes the removal of the parasitic diffraction ring produced by the set of different occulting disks used throughout the year.
Results.We present and discuss selected results from a statistical analysis of the occurrence of parameters characterizing the observed structures applied to a large sample of observations. It illustrates the capabilities of this software when applied to our database. Strong asymmetries of the activity level over the solar poles become evident, confirming similar results from previous works. We also discuss the distribution of relative light fluxes of these structures over a wide range of sizes.
Conclusions.The complete series of FITS and calibrated images, the list of the detected structures, and their geometric and luminosity evolutions are stored in the BASS2000 solar database catalogue (http://bass2000.bagn.obs-mip.fr) and are made publicly available. The Hα HI structures observed over the limb of the sun present statistical properties of great interest for understanding its eruptive activity.
Key words: Sun: activity -- Sun: corona -- Sun: prominences -- Sun: coronal mass ejections (CMEs)
Communication présentée dans le cadre du Symposium 233 de l'Union Astronomique Internationale au Caire du 31/03 au 04/04/2006.

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Poster présenté dans le cadre du Symposium 223 de l'Union Astronomique Internationale à Saint-Pétersbourg, du 14 au 19 juin 2004. Ce travail d'exploitation est une comparaison entre les images obtenues par HACO (observation de l'hydrogène) et les images obtenues par le satellite SOHO/EIT304 (observation de l'hélium pollué par une autre raie) lors d'une grande éjection de matière (le 14/06/1999 13:19 UT). Le but était de mettre en évidence les corrélations entre les émissions de l'hydrogène et de l'hélium.
Par coïncidence, les deux instruments avaient obtenus simultanément une image à quelques secondes d'intervalle. Pour montrer visuellement la corrélation, nous avons réalisé la synthèse additive des couleurs (canal rouge = image HACO, canal vert = image EIT304) et un corrélogramme. Ces deux représentations montrent des zones plus émissives en hydrogène qu'en hélium et inversement. Il y a corrélation et non corrélation sur certaines zones actives. La répartition des éléments présents dans les protubérances est considérée normalement comme homogène mais nous ne pouvons pas encore conclure. Il y a matière à recherche. Des programmes informatiques ont été mis au point pour détecter les protubérances, estimer une image du fond de ciel pour le soustraire, remettre les images à la même échelle et les superposer parfaitement, réaliser la synthèse additive et le corrélogramme.
Ce poster présenté dans le cadre des ateliers du Programme National Soleil-Terre (PNST/INSU) à Autrans présente l'exploitation informatique de masse des images obtenues par le coronographe HACO :
Depuis dix ans, la campagne d’observation systématique de la matière froide de la basse couronne (en hα) menée au Pic du Midi a produit une masse considérable d’informations sous forme d’images CCD et de films d’évolutions. Nous avons développé un outil de reconnaissance automatique des protubérances et de calcul de leurs propriétés appelé SCANPROTU. Les résultats sont stockés dans une base de données SQL. Des outils paramétrables d’analyse et d’exploitation sont accessibles en ligne sur le réseau et seront bientôt accessibles sur BASS2000. SCANPROTU génère dans le même temps une vidéo MPEG et la somme des images journalières normalisées. Dans ce poster sont montrés les résultats préliminaires obtenus sur l’ensemble des observations de l’année 2000. Au cours de l’année 2004, nous allons associer à HACO l'instrument HACO2 pour des images du disque entier en hα pour donner aux images HACO une échelle absolue des altitudes.
Cette observation
a été obtenue le 29 juin 1994 de 6:00 à
15:30 UT. Une évolution spectaculaire a été
observée au même moment sur les deux limbes opposés
Est et Ouest. Les deux protubérances qui sont apparues
le 28 juin aux angles au pôle respectif 75° et 255°,
ont eu la même évolution le 29, avec une phase
d'augmentation suivie d'une "disparition".
De 06:35 à
12:23 UT les deux protubèrances sont dans une phase de
croissance en intensité et en volume. Après 12:23
UT la protubèrance du limbe Ouest commence à décroitre
et sa croissance s'accélere à 13:13 UT. La protubèrance
du limbe Ouest a totalement disparue à 13:53 UT et ne
réapparaitra pas par la suite. L'évolution sur
le limbe Est est identique mais la phase de croissance se termine
à 13:13 UT. Elle disparait totalement à 15:00
UT.
Avec une procédure
de calcul numérique, il est possible de déterminer
l'émission totale en h-alpha dans une région sélectionnée.
La figure ci-dessous compare l'évolution de l'émission
totale en h-alpha dans les régions 60-85° et 240-265°
aux altitudes de 238000 à 346000 km, région correspondant
aux deux protubèrances :

Cette figure montre
qu'il y a une grande similitude dans l'évolution générale
des deux protubèrances. Nous pouvons considérer
qu'il y a 3 phases :
1 - Une phase de
pré-évenement où l'on note une instabilité
de la valeur totale de l'émissivité. On peut aussi
noter que durant cette phase il y a une croissance du volume
de matière dans la protubérance. Cette phase a
été étudiée en détail par
Mouradian & al (1981, Proceedings of the Japan-France seminar
on Solar Physics, page 195) sur beaucoup de filaments du disque
solaire ;
2 - La phase 1 est
suivie d'une rapide croissance de l'émission totale en
h-alpha. La phase 2 dure deux heures pour les deux protubérances
et elle démarre au même moment. La phase 2 se termine
lorsque l'émission totale est maximale. On peut noter
que l'évolution du limbe Ouest durant la phase 2 est
une demie heure en avance que le limbe Est ;
3 - A la fin de la
phase 2, il y a une rapide décroissance de l'émission
totale des deux régions. C'est la phase de "disparition
brusque". Pour la phase 3, nous pouvons noter quelques
différences entre l'évolution des deux protubèrances.
Cette phase est plus courte pour le limbe Ouest : en 70 minutes
l'émission totale de cette région devient nulle.
La durée de la phase 3 pour le limbe Est est de 120 minutes.
La disparition de la protubèrance du limbe Ouest est
trés rapide entre 13:13 et 13:53 UT. Au contraire, la
protubèrance du limbe Est disparait progressivement,
avec une phase d'extension en altitude qui se termine vers 15:05
UT. Ce qui apparait être une disparition thermique comme
notifié par Mouradian & Soru-Escaut (1989, Astronomy
& Astrophysic, 210, 410).
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Nous avons observé
deux disparitions brusques simultanées, situées
sur des limbes opposés du Soleil. Nous n'avons pas la
possibilité d'affirmer que ces deux phénomènes
sont dus à la même perturbation magnétique
produite dans la partie interne du Soleil. Mais la similitude
des différentes phases de l'évolution suggère
qu'il s'agit d'un phénomène global. A confirmer
!
Un
nouvel indicateur de l'activité Solaire ?
I.
Exploitation du programme d'observation de la basse couronne
solaire mené à l'Observatoire du Pic-du-Midi par l'équipe des
Observateurs Associés.
Les pôles du Soleil
:
Les pôles du Soleil
sont, d'un point de vue magnétique, des régions différentes
du reste du Soleil. En effet, le champ magnétique y est unipolaire
et les lignes de champ sont ouvertes. C'est à ce niveau que
le vent solaire est accéléré et projeté vers l'espace extérieur.
On observe aux pôles des régions que l'on appelle les trous
coronaux. La densité et la température de ces régions sont inférieures
à celles des autres parties de la couronne. On y remarque régulièrement
des phénomènes éruptifs rapides appelés des macro-spicules,
des surges (éjections rectilignes de matière s'élevant avec
des vitesses qui peuvent atteindre 700 km/s) et des petits jets.
La composante " froide" de ces événements (T= 10 à 20.000 K)
peut être détectée grâce à son émission en H alpha. Du fait
de la faible densité de ces régions, ces phénomènes éruptifs,
même de petite grandeur, prennent une part importante dans les
échanges de masse et d'énergie entre le Soleil et son atmosphère.
Les pôles du Soleil
sont des régions particulières et donc intéressantes à étudier.
De plus, il était en 1994 lors du début de ce programme, généralement
admis par les spécialistes, qu'en période de minimum d'activité
solaire, les pôles représentent des zones très calmes, sans
activité. Or, sur les images réalisées au Pic, il n'était pas
rare d'apercevoir régulièrement de petits jets, ou des points
brillants par moments. Ceci nous a intrigués et il a été décidé
de faire une étude et une surveillance plus spécifiques aux
pôles du Soleil. Pour étudier avec plus de précision l'activité
aux pôles, un dénombrement systématique des phénomènes ou événements
apparaissant entre 340° et 20° au Nord, et 160° et 200° au Sud
a été entrepris.
Le terme "événement"
représente soit un point, un jet , soit encore un phénomène
petit ou grand, large ou diffus, le plus souvent de courte durée.
Mais il peut arriver, rarement certes, que le phénomène dure
plusieurs heures.
Ces événements sont des éjections éphémères de matière, directement
en relation avec l'activité magnétique.
Ainsi, 9200 images
prises par les "Observateurs Associés" à l'Observatoire du Pic-du-Midi
au cours des années 1997 et 1998 ont été étudiées et analysées,
dans le but de répertorier et dénombrer tous les événements
apparus aux pôles du Soleil.
II. RESULTATS
SCIENTIFIQUES DE L'ETUDE AUX POLES DU SOLEIL.
a) Histogramme
des événements polaires et courbe 2(N-S)/(N+S).
Les résultats de
l'analyse détaillée des images figurent sur l'histogramme présenté
ci-dessous :

Crédit image : Les OA
On remarque que du
mois de janvier 1997 au mois de juin 97, les phénomènes au pôle
Nord sont nettement majoritaires, entre deux voire trois fois
plus nombreux qu'au pôle Sud. A partir du mois de juillet 97,
se produit un renversement brutal de la situation, et c'est
alors le pôle Sud qui devient majoritaire. Malheureusement,
l'interruption due aux travaux de rénovation de juillet 97 à
mars 98, ne nous permet pas de suivre l'allure de l'histogramme
pendant cette période. A la reprise des observations en mars
98, on constate que le pôle Sud est toujours majoritaire et
ce, jusqu'en juillet 98.
La courbe représentative
du rapport 2(N-S)/(N+S) présente une allure positive entre janvier
97 et juin 97, alors qu'elle passe en-dessous de zéro de mars
98 à juillet 98.
L'occurrence des
jets éphémères à petite échelle apparaît ainsi significativement
plus grande au pôle Nord au début de la période de minimum d'activité
solaire. On assiste, vers la fin de cette période, à une diminution
du facteur d'asymétrie, puis à son inversion au moment même
où l'activité solaire montre les premiers signes d'une reprise.
Depuis ce moment le pôle Sud est le plus actif.
Le programme d'observation
décrit ici, va être poursuivi durant ces prochaines années qui
seront marquées par une forte activité du fait de la proximité
du maximum du cycle solaire. Puis nous observerons la phase
de baisse d'activité. Ainsi nous espérons constituer une banque
de données homogènes décrivant correctement les phénomènes dynamiques
dans la basse couronne solaire sur une période d'au moins un
cycle solaire. Il sera alors intéressant de vérifier jusqu'à
quel moment l'activité du pôle Sud restera plus importante que
celle du pôle Nord et si une nouvelle inversion de l'asymétrie
interviendra à la fin de la prochaine période de minimum.
b) Superposition
du phénomène d'inversion avec le cycle solaire.
L'inversion Nord/Sud
découverte se situe dans le temps au mois de juillet 1997. Il
est évidemment relativement difficile de localiser avec précision
le début d'un nouveau cycle solaire. Effectivement, ce n'est
pas du jour au lendemain ni de façon brutale qu'un nouveau cycle
s'annonce.
Cependant, on peut
dire que le nouveau cycle du Soleil, le cycle numéro 23, a commencé
à se manifester pratiquement au même moment, au courant du printemps
97. Pour témoin, l'évolution du nombre de Wolf dans le temps
:

Le nombre
de Wolf, indicateur de l'activité solaire, augmente à partir
de juillet 97. C'est le signe du début du nouveau cycle solaire.
Cette coïncidence
a une réelle importance. Effectivement, au cours d'un changement
de cycle, de nombreuses inversions se produisent, comme par
exemple l'inversion de polarité magnétique des taches solaires.
L'inversion Nord/Sud
des phénomènes polaires pourrait également faire partie de ce
genre de manifestations.
On pourrait alors
affirmer que :
|
Les
phénomènes polaires représentent un nouvel indicateur
de l'activité solaire
|
CONCLUSION
Le programme d'observation
systématique de la couronne solaire dans la raie h-alpha de
l'hydrogène, qui est mené grâce à une collaboration entre l'Observatoire
du Pic-du-Midi et l'équipe des Observateurs Associés sous la
direction de Jacques-Clair Noëns, a permis de mettre en évidence
une asymétrie très marquée de l'activité des pôles du Soleil
dans la période du long minimum du cycle d'activité solaire.
Cette découverte,
qui désignerait les phénomènes polaires comme de nouveaux indicateurs
de l'activité solaire, demande bien sûr à être confirmée par
une analyse suivie tout au long du prochain cycle.
Cette étude a été
menée au niveau des pôles du Soleil, mais il va sans dire qu'il
est parfaitement possible, à l'aide de la banque de données
homogènes ainsi obtenue, de mener des études similaires au niveau
de toute autre région du Soleil. Une étude au niveau des bords
Est et Ouest du Soleil est actuellement en cours.
L'observation du
Soleil a toujours été le fleuron de l'Observatoire du Pic-du-Midi
et par leur travail, les " Observateurs Associés " entendent
bien qu'elle le reste encore pour de nombreuses années.
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