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Sapoiens embarqués pour le meilleur et le pire sur le vaisseau des Etoiles)
L’idée première était d’utiliser le transit de Vénus pour faire profiter un certain nombre de personnes de la SAPO d’un séjour de 24h au Pic. Premier challenge
accompli malgré quelques petits soucis de détail que j’ai pu régler, grâce à la compréhension d'Olivier GUYONNEAU .
Nous voilà donc partis ce lundi 7 juin, rendez-vous était donné au parking de l’autoroute à 14h (nous étions attendus à 17h30 à La Mongie…). Bizarrement, tout le monde était à l’heure (pas de ¼ d’heure béarnais ou autre retard, l’affaire ne démarrait pas trop mal…) Le covoiturage s’est organisé dans une ambiance bon enfant, et finalement tout le monde a trouvé sa place et casé son matos dans 6 voitures.

Arrivés à La Mongie , un grand doute nous envahit, en effet les nuages tournent, et l’orage se fait un peu pressant, allons-nous pouvoir monter ? Devant
une mousse au’’ Yéti’’ que nous avons fait rouvrir pour la circonstance, nous envisagions même l’éventualité d’un transit en plaine …
Mais comme en France tout finit par s’arranger, nous embarquons tous dans la benne à l’heure prévue, enfin presque tous : Gros Ziboune et son papa
devront prendre la benne suivante…

Le voyage nous réserve ses surprises, plus on monte, plus les visages se figent, non par peur du vide, mais par l’angoisse de se faire piéger au pic sous les
orages et de rater un évènement astro exceptionnel (moi le premier, car en plus je m’en serais voulu de les avoir emmenés dans une telle galère…)
pour couronner le tout un petit arrêt de la cabine au dessus du vide pour cause de foudre, contribuera a entretenir la faiblesse de notre moral déjà défaillant.
L’arrivée au Pic se passera finalement sans encombre. Nous sommes accueillis par Christophe (dit ‘’Super nova’’…) qui nous dirige vers nos appartements
(la chambre de confinement…) et là, (pour ceux qui ne connaissaient pas..) nous faisons la connaissance de Jean-Jacques. Là, le moral des troupes finit d’être ache vé : achevé pour cause d’orage, nous sommes enfermés dans le vaisseau des étoiles sans possibilité de mettre le nez dehors (en clair, on est très mal…)
Nous profitons de cette claustration forcée pour gonfler nos matelas (à défaut de nous regonfler le moral…) et nous installer pour une nuit que nous imaginons
longue et ennuyeuse…

de se poser trop de questions sur notre avenir météorologique. Un grand merci à Jacques-Clair, Jimmy et Odile de nous avoir reçus…

Enfin le risque d’orage se dissipe, les terrasses nous sont accessibles et les visages retrouvent le sourire, mais ce n’est pas encore gagné, nous espérons
pour le transit, mais …pas trop pour la nuit (enfin, on est au Pic, on n’aura pas tout perdu…)
Pour le repas, c’est un peu la foire, beaucoup de monde (personnel, techniciens, scientifiques, journalistes et les 15 de la SAPO…sur le Pic pour l’évènement)
dans le bow-window. Nous finirons par manger en ayant attendu dehors que des places se libèrent.

Nous voilà repartis sur les terrasses pour scruter le ciel nuageux, avec le regret de ne pouvoir admirer le coucher de soleil…Qu’à cela ne tienne ! Notre bonne
étoile veille sur nous en la personne (entre autres) de ‘’Super Nova’’ qui nous ouvrira la porte extérieure du musée pour accéder à la terrasse ouest. Et là, un
superbe coucher de soleil à travers diverses couches nuageuses n’attend que nous pour se donner en spectacle.

Avec Henri, nous commençons à penser que tout compte fait…cela ne démarre pas trop mal…
Les yeux rivés vers le ciel, nous nous remontons le moral en disant ’’ tiens, ça se dégage’’ ou des ‘’ peut être que ça va le faire’’ jusqu’au ‘’ mais, c’est
Jupiter que l’on aperçoit…’’. Laurent décide de monter Gros Ziboune et le reste de la troupe suivra son exemple, et là, nous sommes partis pour une ‘’ nuit
magique’’ et surtout inespérée quelques heures plus tôt (je laisse à Henri le privilège du CR de la nuit, il fait ça tellement bien…)
Nous passerons une bonne partie de la nuit sur la terrasse et pour certains même toute la nuit …

Nous en sommes à 3 sur 4 avec Henri, notre pari semble presque gagné, nous croisons les doigts pour le transit…
En fin de nuit, nous basculons tout notre matos sur la terrasse nord pour être en place pour le début de l’évènement qui a motivé notre déplacement.

5h45 : le réveil d’Henri se déclenche, Vincent (qui faisait partie des courageux qui n’ont pas dormi…) fait irruption dans la salle de confinement et finit de nous
réveiller en annonçant un lever de soleil imminent. A partir de ce moment-là, tout va très vite, après avoir bondi des sacs de couchage et sauté dans les
chaussures, nous faisons irruption sur la terrasse pour mettre en œuvre nos matériels respectifs, après un coup d’œil ‘’ appréciatif sur un lever de soleil qui
n’avait pas grand-chose à envier au coucher de la veille.


.
Les sacs poubelle de protection sont retirés et les photographes et autres camiens ont déjà la tête dans les cartons. Les animateurs quant à eux peuvent jouir
du spectacle, dans l’attente d’un public qui n’arrivera qu’après 9h. Certains mettent ce temps à profit pour répondre aux questions des journalistes

9h : Le public arrive, les animateurs exécutent à merveille leur double mission d’information du public et de ’’ canaliseur du flux pédestre’’, et grâce à eux
les photographes ont pu travailler. Et du travail, ils en ont eu, les terrasses étant noires de monde, écoles, anciens combattants, 3ème age, astronomes d’un jour
et autres touristes en tous genres, sans compter le personnel du Pic.


Photos Luc LE-THIEN
Avec Henri, nous sommes aux anges : 4 sur 4, nous faisons le carton plein…
Un petit relais pour le repas de midi en deux équipes, et nous voilà de nouveau opérationnels pour la fin de ce transit historique. Mais les nuages sont de plus
en plus menaçants : irons-nous jusqu’au bout de ce rêve astro ???
13h20 : la fin approche et les nuages aussi ; nous serons privés de dessert, le 4ème contact nous a échappé (mais pas la goutte d’eau)

Voilà, c’est terminé, enfin presque, nous rangeons notre matos, et nous nous retrouvons tous assis par terre derrière le resto du Pic. Nous sommes tous très
fatigués, mais nous trouvons la force de déboucher les bouteilles de Jurançon qui avaient attendu la fin du transit sagement rangées à l’ombre dans le névé de
l’ancienne tour météo. Pour les personnes n’étant jamais montées au Pic une petite visite du TBL est organisée ; puis c’est la redescente vers la civilisation en
2 bennes, programmées cette fois, et sans encombre . Nous rechargeons les voitures et rentrons sur Pau, crevés, mais des images plein la tête.



Ce matin, j’ai eu un peu de mal à me lever (pas vous ???...) Mais, que de souvenirs et de satisfactions pour moi.
Je m’étais fixé un but, celui de faire passer une nuit d’observation au pic pour les personnes de la SAPO qui n’ont pas l’occasion d’y monter
(j’espère que d’autres occasions se présenteront pour tous ceux qui n’ont pas pu en profiter…). J’ai profité de l’évènement ‘’ transit ‘’ pour
mener a bien ce pari et ça a marché…
Donc ce matin je suis un homme heureux…
Un grand merci à Henri pour son aide à la préparation de cette mini expédition.
Et un grand merci aux 13 mercenaires qui nous ont suivi dans cette aventure, au risque de ne pas voir un évènement astro rare, pour des
questions de météo locale, pour leur comportement, leur bonne humeur
et leur bon humour…
