JANVIER - FEVRIER 2004 |
25 Janvier 2004 Premières images de Jupiter avec le mode RAW NB (voir la page d'Etienne Bonduelle). Le RAW provoque une augmentation impressionante du rapport signal / bruit des images brutes, à condition de se régler en cadence 5 images par seconde. Les brutes sont si peu bruitées que le faible nombre d'image obtenu n'est absolument pas gênant... La nuit est très stable, malheureusement il y a des passages de brumes qui handicapent grandement la prise de vue. Seule l'image infrarouge (ici à gauche) est épargnée, et montre un bon niveau de détails. J'ai également pu faire mes première tentatives d'utilisation du mode longue-pose de l'ATK-1HS pour obtenir des images UV de meilleure qualité. L'idée était de faire des poses très courtes (0,5 à 1 seconde), puisqu'il n'y a pas assez de lumière pour utiliser la webcam en mode normal (ce qui pour du planétaire, et avec un télescope de 355 mm, donne une idée de l'ampleur de la difficulté technique !). La brume a exigé des poses un peu plus longues que prévues (1,5 seconde par brute !) et la netteté des deux images ultraviolettes s'en ressent. Elles sont cependant tout à fait viables, avec un bon rapport s/b. |
| 27 et 29 Janvier
2004 Deux planches réalisées dans de très mauvaises conditions. Le 27 il avait même neigé une heure auparavant, la première fois depuis des années à Rennes !! Dans ces conditions évidemment l'infrarouge s'en tire correctement. Images réalisées avec le 180 et une très courte focale plutôt que le C14 de Miranda qui aurait été inopérant par une telle turbulence. |
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30 Janvier 2004 Les conditions sont correctes, et j'utilise ici le C14 avec un réducteur de focale (en plus de la barlow 2x), ce qui permet de diminuer le temps de pose en ultraviolet à une demi-seconde "seulement", mais aussi de limiter la casse dans les autres longueurs d'onde (sans réducteur il y aurait trop de turbulence). Les trois images ici sont, de gauche à droit : couleur, UV, IR. Les différences d'aspect de la planète d'un bout à l'autre du spectre lumineux accessible en imagerie numérique sont flagrantes. Dans l'ultraviolet la Grand tache rouge est l'objet le plus sombre du globe (absorbant fortement la lumière), alors qu'elle est quasiment blanche dans l'infrarouge. L'UV révèle également une "Bande équatoriale" juste au sud de l'équateur, pas franchement discernable sur l'image couleur. |
| 5 et 10 Février
2004 Les images du 5 sont prises avec le newton de 400 mm de Gino Farroni (à une courte focale si bien que même dans l'UV l'ATK était en mode normal !!), et celles du 10 avec le C14, dont l'image UV reproduite ici à droite atteint un niveau de qualité tout à fait satisfaisant pour cette longueur d'onde. Ces planches montrent la région assez intéressante de BA et de la région du Courant tempéré sud (STC) qui le suit. L'anticyclone semble suivi d'un segment sombre et large du Courant, assez intriguant. Les graphiques de dérive démontre qu'une série de formations nuageuses de la STB présentes depuis quelques années se dirigeaient ces dernières semaines en direction de BA alors que celui-ci se mouvait bien plus lentement. Une sorte "d'embouteillage" se crée alors, formant un très long segment de bande donnant l'impression d'une reformation de la STB à ces longitudes. |
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14 Février 2004 Encore une nuit correcte avec le C14, mais je suis de plus en plus déçu des performances de ce télescope. Sur ces images montrant l'hémisphère de la Grand tache rouge le détail le plus intéressant est sans doute le spot sombre de la STB juste au sud-est de la Tache. Cette structure cyclonique, très contrasté en lumière visible (couleur) disparaît presque complètement dans l'infrarouge, comme noté sur les images du 16 décembre 2003. Un rift est en formation dans la NEB, les volutes blanches élevées sont bien visibles dans l'ultraviolet, se projetant au-dessus du voile UV-absorbant. |
29 Février 2004 J'ai décidé de recommencer à observer avec le newton de 180 mm qui a largement fait ces preuves en 2003 sur Mars et sur Jupiter. Le ciel est assez stable, et tout de suite la qualité dépasse ce que j'obtenais en moyenne avec le C14 ! L'UV reste accessible avec une focale nettement plus courte (barlow 2,8x et bague de tirage). Ici, une image IR et une violette montrant la TR et BA. Io et son ombre sont visibles sur beaucoup d'images. Il est intéressant de noter l'albédo changeant de Io en fonction de la longueur d'onde : vif éclat dans l'infrarouge, plus terne dans le visible, et très sombre dans l'ultraviolet. |