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Deuxième réunion de travail pour le projet Aurora 9 juin 2003
La deuxième réunion du groupe de travail Aurora s'est tenue à Paris du 14 au 15 mai 2003. L'objectif était de faire le point sur les activités en cours et de préparer la suite. Les représentant des quatre contractants (EADS, Alenia Spazio, Astrium et Alcatel) ont donné un aperçu sur les travaux d'analyse paramétrique d'une mission habitée vers Mars en cours, et sur les études déjà menées par d'autres agences spatiales. En combinant l'expertise en technologie spatiale de ces sociétés avec des architectures de missions habitées antérieures ainsi que d'autres études, l'ESA pense être capable d'identifier les principaux compromis entre masse, taille de l'équipage, durée de mission etc. pour une telle expédition, avant de commencer les premières études préliminaires d'une architecture de mission. Une des contraintes majeures est le coût et donc la masse à placer en orbite terrestre. La durée de la mission et la taille de l'équipage sont aussi des facteurs importants qui affectent les consommables et la puissance requise. Ces deux facteurs ont à leur tour un effet sur la masse du vaisseau spatial. Jean-Pierre Haigneré est ensuite intervenu pour expliquer l'importance des vols habités dans l'exploration du système solaire. Cette intervention a été suivie d'une discussion animée sur les objectifs de la première mission habitée sur Mars. Franco Ongaro, le chef du projet Aurora déclara : "Nous essayons d'avoir une idée claire sur ce qui sera nécessaire et à quoi nous pourrons contribuer dans un projet international de vol habité vers Mars. Pour y arriver nous devons trouver jusqu'à quel point l'engagement européen actuel dans les vols habités peut être étendu afin d'apporter des contributions significatives dans les missions internationales vers la Lune et Mars des décennies à venir." Etudes paramétriques Il y a actuellement 16 études paramétriques en cours chez les quatre contractants :
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Des opportunités pour l'industrie européenne. 25 février 2003
Près de 80 représentants de l'industrie européenne et canadienne ont suivi avec attention les présentations sur les opportunités qu'ouvrent le programme Aurora au monde industriel ainsi que les défis à relever. "Notre deuxième journée de l'industrie pour Aurora a été très bien accueillie", déclara Franco Ongaro. "Nous étions heureux de voir qu'autant d'industriels et d'organismes de recherche étaient intéressés par nos missions d'exploration robotique et par le développement de technologies d'exploration." "Les études industrielles pour les quatre missions approuvées du programme Aurora vont débuter dans quelques semaines. Les participants de l'industrie ont ainsi apprécié d'apprendre à connaître les grandes lignes du programme Aurora et à être informés rapidement sur son évolution." "Ils ont également exprimé leur satisfaction, sur le fait que le programme affiche clairement les objectifs et les stratégies sur le court et le long terme, ainsi que sur le plan de développement technologique. Cette information est importante car elle permet aux industriels de décider comment ils pensent pouvoir le mieux contribuer à cette fabuleuse vision du futur." Le séminaire commença par une présentation générale du programme Aurora, qui est actuellement dans une phase préparatoire de trois ans. Vers fin 2004, lorsque cette phase sera terminée, les responsables du programme présenteront un plan à long terme pour l'exploration robotique et humaine du système solaire, ainsi qu'une proposition de programme pour la période 2005-2009. Ce dernier, pour se concrétiser, devra faire l'objet de décisions de financement de la part des états participants. Une série de présentations ont alors résumé l'état des activités en cours. Alain Pradier, responsable technique d'Aurora, a expliqué que de nouvelles technologies innovatrices devront être développées pour réaliser les missions robotiques et pour préparer la route vers l'exploration humaine. L'agence est en particulier à la recherche de technologies génériques qui pourraient être utilisées et adaptées à de nombreuses missions pour les décennies à venir. "Notre intention est d'augmenter la sécurité, réduire les coûts et améliorer les performances" ajouta Alain Pradier. Une attention particulière a été accordée aux résultats des études préliminaires de l'ESA sur la définition des quatre premières missions robotiques. Deux missions principales (ou Flagship = porte étendard) et deux missions de support technologique (ou Arrow = flèche (rapide et petit)). Ces missions robotiques et technologiques ainsi qu'un plan de développement technologique cohérent et des simulations au sol, seront les premières pierres pour construire des missions plus ambitieuses qui nous amèneront éventuellement à une mission habitée sur Mars.
Les essais de techniques de rendez-vous en orbite martienne menés avec ExoMars prépareront la deuxième mission Flagship, une mission de forage et de retour d'échantillons sur Terre pour analyse détaillée. Cette mission pourrait être lancée en 2011. Des démonstrations en vol de technologies critiques pour les missions phares seront réalisées par les missions de type Arrow. Le véhicule de rentrée atmosphérique, dont le lancement est prévu en 2007, sera conçu pour survire à une rentrée atmosphérique terrestre à grande vitesse. La mission Arrow de 2009 servira de test à la technique d'aérocapture et devra valider un bouclier thermique gonflable. Le programme Aurora a été approuvé par le conseil de l'ESA en automne 2001 avec un budget, certes limité, mais permettant de mener à bien la phase préparatoire. L'objectif est de préparer un plan européen à long terme pour l'exploration robotique et humaine du système solaire. Le but final étant une expédition humaine sur Mars vers 2030. Des invitations à soumettre des offres pour les études de phase A ou pré-phase A pour ces missions précurseurs seront lancées dans quelques semaines. Deux contrats parallèles pour chaque mission sont prévus. Pour les missions technologiques Arrows, un des contrats d'étude de pré-phase A sera accessible à des sociétés plus petites qui n'ont pas vocation à devenir contractant principal. (*) Citation de George Washington |