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BEAGLE 2 VA RECEVOIR SON BRAS |
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Une étape significative vient d'être franchie dans la préparation de Beagle 2, l'atterrisseur britannique qui va prendre place à bord de Mars Express, la première sonde martienne européenne. Les équipes de l'université de Leicester viennent d'annoncer la fin des essais du " bras " de la petite sonde. Ce bras, appelé " PAW " (Position Adjustable Workbench, porte-outils repositionnable), constitue la pièce maîtresse de l'engin. Il porte en effet les instruments d'investigation, auxquels il confère la mobilité. Réalisé autour d'une structure porteuse en aluminium, il comporte sa propre électronique de commande et pas moins de six appareils :
Inutile de souligner les difficultés qu'ont dû présenter l'intégration et les essais d'un tel ensemble, compte tenu de sa complexité et de la miniaturisation des composants, qui proviennent du Royaume-Uni, mais aussi d'Allemagne et même de Chine. Et ceci sous la pression des délais, car il est impossible pour Mars Express d'attendre son passager ! Si le " PAW " représente quatre ans d'efforts de conception et de développement, les équipes de Leicester n'auront mis que cinq mois pour en assurer l'assemblage, le contrôle et les essais. Ces derniers comportaient en particulier des essais thermiques, de choc et de vibration destinés à vérifier la capacité du précieux organe à supporter les avanies du lancement et de l'atterrissage sous airbags, forcément quelque peu mouvementé ! La fin de ces essais a autorisé l'expédition du " PAW " vers " l'Open University ", où a démarré son intégration à la sonde, sachant que l'ensemble doit être livré aux équipes de Mars Express avant fin janvier (lancement fin mai). Les jours sont comptés ! Nous devons l'existence de Beagle 2 à l'initiative et à la ténacité de promoteurs extérieurs aux agences spatiales, même si l'Agence Spatiale Européenne est venue soutenir cette aventure au bon moment, d'abord en acceptant le précieux passager à bord de Mars Express, mais aussi en secourant ses promoteurs par un apport financier complémentaire. Une raison de plus de lui souhaiter un heureux destin, au-delà de l'immense intérêt de sa mission vouée à l'exobiologie. Rappelons que le président de son équipe scientifique n'est autre que le professeur André Brack, du Centre de Biophysique Moléculaire d'Orléans, qui nous avait fait l'honneur d'une présentation à notre congrès de septembre 2001 au Palais de la découverte.
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