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Nouvelles des sondes martiennes |
(Etat au 6 juillet 2003)
Le lancement de la sonde américaine a été reporté à nouveau. Ce nouveau report de 24 heures est cette fois-ci du à une panne de la batterie d'un composant du système contrôlant la fin du lancement. La batterie doit être remplacée. La date du tir est désormais fixée à la nuit de lundi à mardi au plus tôt. Les prévisions météorologiques sont favorables à 70%. Le problème avec l'isolant des propulseurs d'appoint, qui avait causé les reports précédents, est maintenu sous une attention constante. Ainsi, suite au remplissage des réservoirs, l'isolant s'était décollé dans certaines zones. Ces endroits ont été réparés la nuit dernière en utilisant un adhésif plus performant. Il reste 8 jours pour lancer Opportunity, sans quoi, les positions orbitales de la Terre et de Mars ne permettront plus à la sonde de faire le départ jusqu'en novembre 2004.
La sonde européenne a perdu 30% de son système de génération d'électricité. Cela est dû à un problème d'interconnexion entre les panneaux solaires et l'unité de gestion d'électricité. L'ESA annonçait mercredi que cela risquait de mettre une limitation à l'utilisation des instruments scientifique lorsqu'à partir de décembre la sonde entrera en orbite martienne.
Entre temps, le contrôle des instruments se déroule comme prévu. Le statut de chacun des sept instruments de Mars Express a été vérifié. Le problème initial rencontré avec la mémoire de masse à état solide (SSMM) est en passe d'être résolu. Elle sert de stockage pour les données avant que celles-ci soient transmises vers la Terre. Cette unité de mémoire renvoyait des données erronées en provenance des instruments lors des tests. Ces erreurs ont disparu spontanément, mais les ingénieurs veulent en déterminer les causes. Le test de bon fonctionnement de Beagle2 doit intervenir à la suite.
Encore un problème sur le dos de la sonde japonaise. Lancée le 4 juillet 1998 de la base de Kagoshima pour aller étudier l'interaction de la haute atmosphère martienne avec le vent solaire, elle a depuis subit de nombreuses péripéties. Au tout début de son voyage, un problème de propulseur l'a empêchée d'atteindre une vitesse suffisante pour s'élancer vers Mars ; les équipes ont alors du reprogrammer une trajectoire de secours. Par la suite, une éruption solaire a endommagé sont système de chauffage et causé une perte de communication avec la Terre. Des réparations à distance ont pu être effectuées. Le 19 juin dernier, elle venait de passer une autre étape importante avec une manoeuvre de fronde gravitationnelle autour de la Terre pour s'accélérer suffisamment pour partir vers la planète rouge. Arrivée prévue en décembre de cette année. Les ingénieurs essaient en sus en ce moment de trouver une solution à de nouveaux problèmes électriques : des coupures intempestives interdisent actuellement toute remontée de données depuis les instruments scientifiques.
Cette fois-ci, ce dernier problème soulève un débat qui n'est plus limité à la sonde. Un souci constant dans les missions interplanétaire est d'éviter toute contamination des autres planètes par des germes qui viendraient de la Terre. La sonde a passé de nombreux tests en ce sens avant d'être envoyée dans l'espace. De plus, Nozomi a passé des années exposée aux radiations sans la protection de la Terre. Enfin, dans le cas où la sonde devrait plonger directement dans l'atmosphère martienne, la chute devrait lui faire atteindre des températures telles que tout vie microbienne serait éliminée. Néanmoins, dans le cas où aucune données scientifiques ne peut être remontée à cause des problèmes électriques, certaines personnes s'interrogent sur l'utilité de la mettre sur orbite martienne et de prendre ce risque même minime.
La nouvelle agence japonaise (Japan Aerospace Exploration Agency) donnera ses conclusions sur ce dossier le 1er octobre.
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