HaleBopp

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  1. Bonjour à tous ! Avec du retard, je vous propose quelques clichés de l'éclipse totale qui a traversé le Chili le 2 juillet 2019. C'était un voyage génial, avec beaucoup de découvertes. Pour la première fois, j'ai vu le ciel austral, les nuages de Magellan, l'océan Pacifique, des dauphins en liberté, des manchots, et j'en oublie tant d'autres. L'éclipse était superbe, dans un ciel de rêve. Et la visite des mythiques télescopes géants que je rêve d'aller voir depuis tant d'années. Quelques photos souvernirs... La Voie Lactée devant la piscine des logements : Le Sagittaire au zénith... c'est pas rien ! Les nuages de Magellan : La totalité au grand angle : Et au téléobjectif : La Silla, vue depuis la coupole du 3,6 m : Le VLT, vu d'en bas : et vu d'en haut : Un petit miroir de 8,2 m : ALMA : D'autres photos sur mon site : http://www.astrosurf.com/agerard/photo.html Et pour les amateurs d'animaux et de plantes comme moi, je vous laisse découvrir --> http://a.gerard4.free.fr Prochaine étape, retourner là-bas avec du matériel plus conséquent et s'attaquer au ciel profond... J'espère que ça vous donnera envie de visiter ce pays, ça vaut vraiment le détour ! Amitiés Alain
  2. Merci pour tous vos commentaires. L'astro, c'est l'école de la patience et de la déception. Heureusement de temps en temps, on se fait plaisir !
  3. Bonjour à tous ! Comme tout le monde l'éclipse de Lune d'hier m'a motivé à lever un peu le nez vers le ciel. J'avais prévu de la photographier en plein Toulouse, basse sur l'horizon avec la ville en premier plan. Pas de chance, la météo, à la botte de Murphy, n'était pas favorable et une perturbation s'est profilée dans l'après-midi après plusieurs jours de grand beau temps. En attendant une éventuelle éclaircie, je passe le temps à regarder les monuments de Toulouse. À 2,5 km Ouest, le dôme de l'hôpital La Grave avec la grande roue sur les berges juste à côté. À 1 km Sud, la paroisse St Joseph indique déjà 22h10. Et au Sud-Est, un ciel toujours bouché masquant les deux boules rouges. 23 h... un petit morceau de Lune se profile entre 2 voiles... 23h11... il était temps ! Je finirai par regarder la fin de la phase partielle aux jumelles 15x50. C'est beau ! Avec un petit cliché à plus fort grossissement manière d'avoir un souvenir. Voilà, c'était ma modeste contribution au phénomène. Dommage pour les nuages...
  4. Éclipse 2017 Grand Teton

    Merci pour tous vos messages ! christian viladrich > OK, tu étais donc dans l'autre bus du chasseur d'éclipse. On était vraiment à coté alors ! BobSaintClar > Konichiwa Bobsan ! Tu seras bienvenu avec moi pour le voyage lors de la prochaine éclipse. Le Grand Teton, c'est la montagne la plus haute sur la droite du panorama, celle qui est au soleil, avec la neige. Ça témoigne de l'imagination des premiers pionniers à l'esprit distordu par l'ivresse de l'altitude et le manque d'intromission pénienne (les bestioles de là-bas ne sont pas aussi dociles que les brebis du Restefond...).
  5. Éclipse 2017 Grand Teton

    Ah oui !? où ça sur le pano ? On était voisin à l'autre bout du monde sans le savoir ! La version full est téléchargeable ici (11135 × 3277 - 9.2 Mo) Sinon, merci pour toutes vos réactions. Et que ça vous donne envie d'aller au Chili, pour la prochaine !
  6. Bonjour ! Ça faisait longtemps que je n'étais pas venu et je trouve un tout nouveau site. Cool ! Comme beaucoup d'autres ici, je suis allé aux USA pour l'éclipse. 15 jours de bonheur dans les montagnes Rocheuses. Il a fait beau, les paysages étaient grandioses, y avait plein d'animaux et de plantes que je n'avais jamais vus, et surtout... l'éclipse ! Les conditions étaient top, à 2000 m d'altitude, sur une colline au pied de la chaîne du Grand Teton, pas un nuage, royal ! On a pu suivre toutes les étapes, on a vu les ombres volantes au sol (une première pour moi), pendant la phase partielle on pouvait faire une petite parenthèse pour observer des Antilopes d'Amérique ou des Urubus à tête rouge qui passaient dans le coin. Bref, c'était génial. J'ai fait plus de 6000 photos sur les 2 semaines, alors forcément ça prend du temps à trier, mais après 1 mois j'ai déjà atteint la moitié, dont celles de l'éclipse. En voici quelques unes... Ici la chaîne humaine qui s'aligne sur des kilomètres le long de la ligne de centralité : --> Lien vers la full J'ai fait une photo durant la phase partielle toutes les 10 minutes. Pour la totalité, J'ai coupé la poire en 2. Une minute de visuel (oeil nu et jumelles stabilisées 15x50), puis une minute de photo (téléobjectif et grand champ). J'ai commencé par le visuel parce que je sais qu'en photo on se fait vite avoir à faire un autre test par-ci par là et toute la totalité y passe... Le chapelet : --> Lien vers la full Au 300 mm, courte pose : --> Lien vers la full Au 300 mm plus longue pose : --> Lien vers la full Au 12 mm (j'ai un peu foiré le timing, c'était au diamant de sortie au lieu de la totalité, ça explique le reflet, mais ça donne un genre...). Regardez dans le coin en bas à gauche de la full, on voit l'image de l'éclipse sur l'écran de l'appareil photo du gars devant moi, cool ! --> Lien vers la full Voilà, j'espère que les photos s'afficheront bien, ce sont des liens vers Google image. Et pis j'espère que ça vous plaira, en tout cas c'est un voyage que je n'ai pas regretté !
  7. Réduction automatique bruit vs. Dark

    OK ! Ben merci pour vos nombreuses réponses, du coup pour ce genre de photo où je veux enchaîner les prises sans intervalle je supprimerai la fonction de réduction automatique, et j'enlèverai ce que je pourrai avec 1 dark et du traitement. Mais pour les photos simples genre Voile Lactée, je laisserai faire l'APN, c'est plus vite fait. La qualité des jpeg délivrée par l'APN est largement suffisante à mon niveau d'exigences, pour quil me soit inutile de m'embarrasser avec des raw. J'ai déjà comparé et le gain est plutôt négligeable.bboulant > la médiane ? ben tu charges tes darks dans une pile et tu convertis les calques en objet dynamique. Après dans le menu calques > objet dynamique, tu as un sous-menu dont je n'ai plus le nom en tête, peut-être "mode d'empilement" et tu choisis "médiane". Ça prend 10 secondes.[Ce message a été modifié par HaleBopp (Édité le 07-12-2016).]
  8. Réduction automatique bruit vs. Dark

    C'est du JPG. Ce que tu dis Nicolas est logique.Je suis juste surpris de l'efficacité du traitement de réduction de l'APN, qui avec 1 seul dark en JPG, donne de bien meilleurs résultats.
  9. Réduction automatique bruit vs. Dark

    Ah mais j'y pense, s'il faut l'APN soustrait le bruit avec un seul flat, mais ajoute peut-être ensuite un post-traitement style filtre "réduction du bruit", tout bêtement. Faudrait que j'essaye et que je compare les 2 APN sur la même cible.
  10. Réduction automatique bruit vs. Dark

    bboulant > ah oui pardon, quel boulet je suis ! Je mélange tout, j'ai pas très l'habitude de manier ces barbarismes. J'ai édité mon message.Je fais tout dans Photoshop, empilement des brutes, soustraction des darks, médianes.
  11. Réduction automatique bruit vs. Dark

    Merci pour vos réponses !J'ai retesté la chose ce soir sur vos conseils. Illustration sur un crop d'une l'image composée d'une succession de poses de 30 secondes sur 15 minutes (on reconnaît un bout d'Orion).Cas 1 : Aucune réduction de bruit Cas 2 : Soustraction d'un seul dark, c'est moins bruité, mais peut faire mieux... Cas 3 : Soustraction d'une médiane de 5 darks, quasiment identique à 1 seul dark, et même légèrement plus bruité lorsqu'on compare de très près. C'est l'inverse de ce que j'imaginais ! Cas 4 : Réduction automatique du bruit par l'APN, c'est vraiment moins bruité, mais à cause du dark automatique entre chaque pose l'empreinte des étoiles est discontinue. Moralité, avec un dark manuel j'ai des pointillés serrés mais du bruit (et 5 darks n'ont pas changé grand chose), et avec les darks automatiques, j'ai pas de bruit mais du morse...C'est drôle, c'est que mon petit Canon compact S120 avec son mode "traînées d'étoiles" donnait des résultats très bons, sans bruit et avec quasiment aucune discontinuité, exemple sur ce crop avec des poses successives aussi de 30s : à suivre...[Ce message a été modifié par HaleBopp (Édité le 07-12-2016).]
  12. Réduction automatique bruit vs. Dark

    D'accord, donc avec un seul dark comme je l'ai fait c'est insuffisant.Mais pourtant, l'APN ne fait qu'une seule pose obturateur fermé. Comment arrive t'il à produire une image aussi lissée ?Autre question, c'est mieux de faire les darks après les poses ? Pour une question de température peut-être ? Parce que souvent sur mes longs filés d'étoiles j'ai des problèmes d'autonomie de batteries sur la fin et ça me semble mieux d'assurer les darks d'abord et de laisser les étoiles filer avec l'intervallomètre allumé jusqu'à épuisement de la batterie et tant pis si je n'ai pas la durée initialement prévue.
  13. Salut à tous !Les APN actuels peuvent pour les longues poses faire une réduction automatique du bruit. Si je comprends bien, il font un dark, c'est-à-dire après une pose de x secondes, il font tout de suite après une deuxième pose de x secondes avec l'obturateur fermé et soustraient automatiquement le bruit.Pour ne pas avoir des filets d'étoiles en pointillés mais en lignes continues, je cherche une méthode pour soustraire ce bruit manuellement mais mes essais ne sont pas concluants.Exemple d'hier soir, un crop de 15 secondes sur le ciel : A = image avec réduction automatique du bruit telle que la livre l'APN C = image avec exactement les mêmes réglages mais sans la réduction en fin de pose B = j'ai fait une 3ème photo avec les mêmes réglages mais avec le bouchon sur l'objectif, donc un dark, et je l'ai soustrait dans photoshop à la photo C.On voit clairement que le bruit est réduit, mais c'est loin d'être aussi efficace que la réduction automatique de l'APN : tout le bruit n'est pas viré et des pixels sombres sont introduits.Donc ma question... Savez-vous ce que font les APN comme bidouille pour avoir un résultat aussi propre, comparé à la soustraction manuelle d'un dark ?Merci !
  14. La plus belle nuit de ma vie, le CROA

    Merci pour vos messages. Maïcé > oui bien sûr on peut dessiner, après c'est sûr qu'à fort grossissement c'est moins confortable parce qu'il faut recentrer tout le temps. Mais c'est faisable. Je suis sur une piste actuellement pour voir si c'est possible d'adapter une monture motorisée, parce que malgré tout un suivi c'est royal. Je ne suis pas dans une phase dessin pour l'instant, mais ça viendra...
  15. Salut tous les amateurs !Voici le récit de la nuit d'hier, qui deviendra par une succession de délectations la plus belle nuit de ma vie. Je tenais à vous la raconter…Mardi 10 novembre, demain c'est férié, les prévisions météo sont optimistes depuis plusieurs jours et tout cela me donne une furieuse envie d'observer. Je retournerais volontiers au plateau de Beille dans l'Ariège, petite station de ski qui culmine à 1800 m d'altitude, à 1h30 de Toulouse. L'hiver approche et c'est l'occasion d'en profiter avant que la neige ne déloge les amateurs habitués du site. Toute la journée, je subis passivement la dégradation des images satellites sur Sat24 avec une montée progressive de nuages d'altitude, tandis que les prévisions de MétéoFrance restent imperturbablement bonnes, me jetant dans l'incertitude la plus complète… J'y vais, j'y vais pas ? La journée de travail s'achève, c'est l'occasion de faire le point et de se décider. Je scrute le ciel dans le jardin tout en avalant mon jambon-beurre astronomique habituel. On voit des étoiles mais c'est voilé, la transparence est médiocre, ça sent mauvais pour ce soir… Retour à l'intérieur pour examiner à la loupe les images infra-rouges de Sat24 : il y a des cirrus d'altitude dans la vallée de la Garonne jusqu'aus Pyrénées espagnoles mais ça a l'air de se déplacer dans le bon sens. Allez, soyons fous, j'y vais ! Je charge le matériel, ce qui ne me prend, à ma plus grande satisfaction, que 10 minutes avec mon nouvel instrument. Décollage 20h.Arrivée comme prévue à 21h30. J'investis les lieux, chaise longue, table de camping, cartes du ciel. Les jumelles 130 sont déjà dans leur berceau prêtes à avaler du photon. Inspection du ciel : bonne transparence, belle transparence, la lumière zodiacale au SO est en train de se coucher. Le pied. Première cible, Blue Snowball (NGC 7662), qui m'attend sagement au zénith. Je la repère aux jumelles stabilisées 15x50, comme à mon habitude pour chaque objet. Ah, voilà la petite étoile qui "blinke". Je passe aux grosses jumelles. Avec les 2° de champ des Nagler 20, j'ai vite faite de la trouver. Mais à 40X elle est encore très petite. Ethos 10, c'est mieux. Ethos 6, c'est toujours mieux, et qu'est-ce que c'est stable ! Ethos 3,7 mm, pffiou c'est toujours très propre, incroyable. Les étoiles du champ montrent des disques d'Airy hyper propres. Il y a des Neptunes partout dans l'oculaire. La boule de neige est bleue, eh oui ! Elle est belle, on ne voit pas sa centrale mais elle montre sa structure interne qui forme un C composé de 2 petites parenthèses accolées. Le C est ouvert vers le Nord-Ouest. Les filtres UHC ou mieux encore OIII le font bien ressortir sans que ça n'apporte de détail supplémentaire. La turbulence est exceptionnellement bonne. C'est dingue, il semble que le grossissement n'ait pas de limite par cette stabilité. Même les Nagler 2,5 donnent un rendu très agréable bien qu'il n'y reste plus grand chose comme lumière. Il y a une étoile de mag 8 à moins de 10' E. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu une tache d'Airy comme ça, avec un premier anneau de diffraction complètement immobile. Je fais un petit dessin des étoiles au voisinage immédiat de la nébuleuse. La plus proche de la nébuleuse, à moins d'1' ENE se voyait facilement. StarryNight lui donne une magnitude de 13,85. J'ai même dessiné une autre étoile à une demi-minute juste au Nord de celle-ci que j'ai noté "4+" en niveau de difficulté (dont par intermittence en vision décalée) et StarryNight la donne à 15,3 mais je ne pense pas que ce soit fiable pour ces étoiles USNO aussi faiblardes. Il faudra attendre que les données du satellite Gaia soient disponibles pour les amateurs pour se faire une idée fiable de avec ce genre d'exercice. Bref j'estime que la magnitude limite visuelle dans ces très bonnes conditions (1800 m, SQM 21,3, turbulence excellente) se situe un peu au dessus de 14, et je suis surpris de ne pas voir la centrale de NGC 7662, de magnitude donnée à 13,2, mais sur un fond nébuleux c'est pas la même chose que sur un fond noir…La température est assez agréable, 10°C, la soirée commence très bien. Je passe à l'objet suivant actuellement au zénith : M31. Aux J15x50 la galaxie est splendide et offre déjà un luxe de détails. Elle forme un grand ovale aplati dont le bord NO (côté M110) est amputé légèrement de biais, sans qu'il y ait de bande sombre visible. Elle a un noyau ponctuel en plein centre. M32 et M110 y sont également visibles. M110 est la plus facile à identifier, formant un ovale allongé N-S, avec un centre plus brillant mais sans noyau. M32 est bien plus petite, elle a un noyau ponctuel bien visible. Elle n'est d'ailleurs pas évidente à différencier d'une étoile à ce grossissement. Aux Binoptic 130, l'image est renversante de beauté. La galaxie remplit les 2° de champ des Nagler 20, et va même au-delà en vision décalée. Elle a un noyau central bien ponctuel et ses 2 bandes sombres sont visibles en vision décalée, un peu en biais par rapport au grand axe de la galaxie. À plus fort grossissement on les voit même en vison directe. La bande externe est plus longue que l'interne. On voit également, mais c'est délicat, NGC 206 comme un petit nuage plus clair et ovale aux frontières mal définies, se logeant dans le virage de la galaxie du côté de M32. Par cette stabilité exceptionnelle, j'ai voulu tenter de voir Mayall II, le plus brillant amas globulaire de M31. J'ai une carte détaillée pour ça. J'y ai passé du temps, j'ai trouvé la zone, et on ne peut pas dire que je le vois, mais presque. En fait l'amas globulaire se situe entre 2 étoiles sérrées de mag 14, je vois ce paquet, on sent qu'il y a un "truc triple" à l'intérieur sans pouvoir identifier qui est qui, malgré le grossissement le plus élevé que j'avais (310X). Ça manque un peu de résolution et de lumière pour taquiner ce genre d'objet, mais c'est intéressant de s'y frotter.Avant de passer à l'objet suivant au zénith, NGC 891, je m'accorde une petite pause photo. Je choisis de faire un petit filé sur 90', orienté NO avec la voie lactée du Cygne qui se couche. Je peaufine mes réglages quand soudain, quelque chose attire mon regard vers les pattes de la Grand Ourse. Le temps de tourner la temps et une énorme étoile filante m'extirpe un cri de stupéfaction et de ravissement. Whaouuu !!! J'en suis littéralement tombé le cul par terre (OK, j'étais accroupis, c'est pas du jeu). Un éclat vert se surexposant progressivement en une lueur blanche vient de zébrer le ciel avec une rare intensité. Quel bolide ! Encore sonné, je lance ma photo : Je retourne à mes jumelles car NGC 891, bien sagement positionnée au zénith, m'attend de pied ferme. Elle ne sera pas visible aux J15x50 malgré mes efforts mais elle apparaît facilement dans le champ des J130 à 40X, toujours aussi délicate cependant. À ce grosissement, à part la localiser et dire son d'allongement, on ne voit pas grand chose mais avec 2 Ethos 10 la belle montre sa forme renflée au milieu avec des pointes éffilées. Un brin de bande sombre est devinée à l'arrache dans la région centrale en vision décalée. C'est clair qu'on est loin de l'image que j'avais au T500, mais c'est une autre façon d'observer.NGC 1535, OK, je la vois aux J15x50, une petite étoile avec effet blink. Aux J130, elle est belle. Sa centrale est visible à l'Ethos 3,7 mm, avec la zone interne et la périphérie plus claire lui donnant son aspect habituel en cocarde. OIII, UHC, et tous les grossissements se succèdent. J'y passe une bonne heure, avec cette stabilité, c'est un régal ! Tiens, en parlent de stabilité, Orion est déjà bien haut, si j'allais lui rendre une petite visite. Ahh M42, quelle beauté à tous les grossissements. Le trapèze est magnifique à 200X, 6 petites billes d'intensités différentes posées sur un champ de moutons. La vision binoculaire apporte une confort, une esthétique indescriptible et dans des oculaires Ethos, l'expérience immersive est absolument extatique ! C'est pas demain la veille que je retournerai dans des Plossl en monoculaire… Sirius est là aussi, ça turbule très peu… et si j'osais ? Sans toucher aux Nagler 2,5 (310X) qui venaient de voir M42, je dirige les jumelles vers Sirius, dubitatif. Je regarde… boudu on voit Sirus B !!!! Pendant des années je l'ai tenté au T300 sans succès et là bingo. Sirius B aux jumelles, j'y crois pas !! La seule explication qui me vient à l'esprit c'est qu'au T300 je ne l'avais jamais vu avant, alors qu'entre temps je l'ai vu au T500, donc je sais ce qu'il faut chercher, ça aide. Je le tente à 210X, non on ne le voit plus. Je retourne à 310X, ouiiii il est là, juste derrière la brillante dans son déplacement vers l'Ouest. Moralité, pour voir Sirius B, ce n'est pas une question de diamètre, c'est une question de grossissement et de stabilité. Galvanisé par cette expérience je me lance dans une petite série de doubles serrées, comme celle à côté de Procyon (STF 1126) qui me sert de test de turbulence. Spectacle garanti, mais c'est dommage de ne pas profiter de ce ciel noir, je me réserve ça pour les soirées en ville.Retour donc au ciel profond avec M79. C'est un bel amas globulaire. De nombreuses étoiles de l'amas sont résolues à 300X, notamment une plus brillante en bordure Nord. Je cherche une étoile brillante pas trop loin pour peaufiner la mise au point. Tiens, en voilà une à environ 30" SO. Une double large. Ah non, c'est une triple ! La brillante étoile est en fait un superbe couple étroit ! Je vois aujourd'hui que c'est HJ 3752 (mag 5,4 + 6,5 ; sep. 3,5").Ensuite, je tente d'observer le spirographe, une NP dans le Lièvre. Je la cherche dans le SkyAtlas, OK. Je la cherche dans le ciel… rien. Je la recherche… ben elle est où ?? Et au bout de 3/4 d'heure, après avoir quadrillé à tous les grossissements avec et sans filtre la zone précise où elle est censée se trouver, je me rends compte que je suis en train de chercher IC 438, et pas IC 418 ! Purée quel goliot, j'ai pas bien regardé, c'est un autre truc dans le Lièvre. Donc IC 438 est une galaxie qui n'est PAS visible aux J130, et je peux affirmer cela avec certitude… En revanche IC 418, finalement pas si difficile puisqu'on la trouve déjà aux J15x50, est belle. Aux J130, elle est petite, mais facile à différencier d'une étoile à 40X. À l'Ethos 6, on voit la centrale en vision directe tandis que la nébuleuse est quasiment éteinte. En vision décalée, elle a un aspect annulaire avec un fin liseré périphérique plus brillant et un centre plus sombre. Elle a une couleur bleutée. Elle réagit bien à l'OIII ou l'UHC, mais ça n'apporte pas plus de détail. Au contraire, ça lui fait perdre son annularité, elle devient une boule uniforme, et la centrale disparaît.Le ciel bleuit, la lumière zodiacale que j'ai vue se coucher tout à l'heure à l'Ouest, se lève maitenant à l'Est. Je vais arrêter le ciel profond. Les planètes vont prendre le relais. Je pointe Vénus… excellent Vénus a un satellite ! Par coincidence la planète se trouve à 1' d'une étoile de mag 7 ou 8. C'est insolite. La turbulence est toujours très bonne malgré sa hauteur. Elle est en premier quartier, toute blanche, superbe ! Mars, un peu plus haut, est minuscule. On voit quand même un semblant de calote polaire et la forme gibbeuse. Et voyons cette étoile là, c'est pas Mercure ? Ah non, c'est juste une ét… mais c'est une double, et même une superbe double !!! 2 oeufs au plat avec quasiment la place pour un disque d'Airy entre les 2. Encore une magnifique double par hasard, c'est un festival. Mon atlas me dit que c'est Gamma Virginis (2 étoiles de mag 3 à 2"). Il est 5h, Jupiter a dépassé les 20-25° de hauteur. Je la pointe. Ouhh qu'elle est belle ! C'est stable. Incroyable les détails visibles pour le diamètre. Je la tenterai à tous les grossissements. Ça sera 210X (Ethos 3,7) le plus adapté. Avec les Nagler 2,5 (312X) on commençait à avoir une petite perte de contraste et le suivi était franchement plus acrobatique. Quelle image ! Elle en a vraiment sous le coffre cette jumelle. La bande Sud est divisée en 2 sur toute sa longueur par une fine bande claire, et la bande Nord est tourmentée, sa limite Sud est irrégulière et est le siège de festons bleutés qui envoient des panaches dans la zone équatoriale. 5h30, la tache rouge apparaît ! J'ai un bol incroyable ce soir ! Elle est orange-saumon, séparée du reste de la bande par un fin trait clair que surligne un trait marron foncé. Il y a comme un point plus sombre en son centre. Je remets les Nagler 20 pour changer un peu et voir ce qui est visible à 40X. Je mets bien au point. OK, bon, c'est trop lumineux, je ne m'attarde pas. Mais là (5h45), tournant la tête vers l'ouest, un point en mouvement attirre mon attention. L'ISS ? Je pointe vite, je suis déjà au point, ouiiii c'est elle ! Je la suivrai du début à la fin de son transit sur environ 3 minutes, sans la lacher d'un cil. Rhâââ, je meurs, les panneaux solaires, les détails de folie. C'est vers la moitié du ciel qu'elle est la plus grande et qu'on voit le plus de choses mais c'est aussi là qu'elle va le plus vite, c'est pas évident à suivre mais c'est une excitation incroyable que de regarder cet objet passer, et la quantité de détails visibles à faible grossissement est surprenante. Ça a fini de m'achever. Je terminerai la nuit sur Jupiter jusqu'à ce que le ciel soit trop bleu. Je lèverai le camp à 7h30, en pleine forme. C'est la première fois que je me sens aussi dynamique au petit matin après une nuit blanche. Probablement l'excitation de tout ce qui m'est tombé dessus. Quelle nuit ! Mais quelle nuit !!! J'aurais tout eu. Aucun nuage, aucune humidité, pas de vent. Bonne transparence, mais surtout la turbulence était excellente. Les planètes, les étoiles filantes, les doubles, l'ISS, quel pied !Une dernière photo souvenir avant de partir, les montagnes à l'Est, dont une pointe projette son ombre avant le lever du Soleil. Voilà, c'était le récit d'une magnifique nuit sous les étoiles. Une nuit que je n'aurais probablement pas vécu avec le T500, parce que j'aurais été trop frilleux des mauvaises conditions météo initiales. Une nuit de celle qui donnent envie de recommencer bien vite. Et j'espère vous avoir donné l'envie d'être chamboulés à votre tour… Bonnes observations à tous ! Alain