vincent

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Posts posted by vincent


  1. Il faut en effet préciser que la la courbure de champ de l'oculaire se combine à l'ouverture du télescope (le F/D): plus le télescope a un F/D grand, plus on peut tolérer une grande courbure de champ de l'oculaire: c'est comme la tolérance sur la précision de la mise au point (Map). Et il faut aussi prendre en compte l'age du capitaine: plus on est jeune, plus l’œil a une capacité d’accommodation forte.


  2. La courbure de champ d'un oculaire simple (Ortho, Plössl, Erfle) est beaucoup plus prononcée que la courbure de champ de l'instrument.

    La courbure de champ du télescope ne contribue que fort peu au besoin d’accommodation de l’œil: pour l'essentiel, c'est du à la courbure de champ de l'oculaire.

     

    Exemple:

    Courbure de champ d'un C8 = 200 mm environ

    Courbure de champ d'une lunette (Doublet ou triplet) = 1/3 de la focale environ

    Courbure de champ d'un oculaire type TMB supermono focale de 5mm = 2.6/2.7 mm environ

     

    Voilà


  3. Bonjour,

     

    Il n'y pas de mystère.

     

    1- La courbure de champ du télescope, (réfracteur ou réflecteur peu importe) n'a que très peu d'influence sur les performances de l’oculaire. Donc un Petzval à champ plan n'apporte rien de ce côté.

    2- Peu importe le télescope, a F/D égal, les oculaires vont avoir les mêmes performances à 98%. Un Erfle ou similaire à F/D=5 ou 6, c'est pas terrible sur les bords, surtout quand on pousse la formule en augmentant le champ apparent.

    3- Conséquence, on peut obtenir des résultats intéressants avec une barlow. C'est grosso-modo le principe de fonctionnement des oculaires de type Nagler et similaires.

     

    Voili voilà

    • Like 1

  4. Bonjour,

    Je me permet d'intervenir, car je pense que l'utilisation d'un disque en aluminium, me semble une fausse bonne idée.

    En général pour un entrainement par friction, si on veut quelque chose qui dure, on utilise au contraire des matériaux ferreux. Pour vous en convaincre, regardez en quels alliages sont fabriqués les bagues des roulements à billes ainsi que leurs billes. Bref tout cela se calcule (Regarder sur Google les mots clés Pression de Hertz et Matage), et en fonction de la pression qui est nécessaire pour assurer l'entrainement, on choisira le matériau le plus approprié, mais utiliser de l'aluminium ne me semble pas une bonne idée. Dans le domaine astronomique, je vous conseille de regarder quel matériau est utilisé pour un porte-oculaire à entrainement par friction Feather Touch, car le même type de problème se pose.

    A mon humble avis, l'entrainement par galet friction d'une monture EQ est une idée séduisante sur le papier qui devient en fait rapidement très coûteuse, du fait de la précision des usinages demandés.

    Il existe une solution bien meilleure et beaucoup plus simple à mettre en œuvre, à savoir l’entrainement par courroie. On pourra alors utiliser soit une courroie Kevlar, voir même une courroie en acier inox. Avec ce type d'entrainement, les roues pourront être en alliage d'alu sans problème, sans risquer des problèmes de matage. Une courroie en acier inox 316 de 1 mm² de section va pouvoir encaisser une contrainte de 150 Mpa en traction sans problème.


  5. Rolf, pourrais-tu m'expliquer s'il y a une "tradition" allemande de l'astro amateur pour la construction du matos? Je n'ai pas vu grand chose de publié en anglais sur la construction de télescope amateurs venant d'Allemagne. Ces 80-90 dernières années, c'est essentiellement Porter, Ingalls, puis Texereau, et plus recemment Lecleire qui me semblent faire autorité.

    J'ai bien vu des trucs intéressants venir d'Allemagne et traduits en anglais, mais c'était quand même pour du matos très pointus, comme des triplets semi-Apos (W Busch) ou les medial par Schupmann. Aux vu des réactions dans les divers forums, les américains me semblent plus ouverts sur l'évolution des dobsons que les allemands.


  6. Il y avait des trucs dans les reactions d'un des intervenants allemand et que Rolf n'a pas traduites, qui me semblaient pas très sympathiques dans le fond comme dans la forme. Je ne suis pas grand clerc en allemand, mais il m'a semblé (je laisse Rolf confirmer) qu'on était limite pris pour un attardé si on faisait un barillet avec des leviers astatiques par exemple.

  7. C'est le problème avec les tudesques: ils sont d'une culture explicite et donc ils ont tendance à prendre au pied de la lettre ce qui est dit. En France, on est vachement implicite (Le sens dépend du contexte): ça créé des problèmes de com... David, je me demande comment notre collègue teuton avec son gros miroir feuille de papier à cigarette va prendre le terme de "bouse".

    Personnellement, j'ai bien aimé "suie" suivi de "cochon", mais je ne sais vraiment pas si c'était volontaire.

    Sinon, y'avait pas un truc dans Suiter sur une évaluation quantitative de la rugosité avec des courbes de FTM? Si oui, c'était pour du millimétrique ou du micrométrique?


  8. N'hésite surtout pas à monter en hauteur en cas de brouillard l'hiver: c'est dans ces conditions que tu auras le moins de PL. De bons points de chute existent dans la Côte vers 600m d'altitude, ou plus au nord au dessus des Tilles. Sur le plateau entre Sombernon et Vitteaux, c'est sympa aussi, sinon y'a le Haut Folin et le mont Beuvray et d'autres sommets du Morvan.

    Enfin, la tuerie, c'est effectivement -20°C sur une hauteur du Jura, avec mer de brouillard sur la plaie Suisse d'un côté, et sur la plaine de Saône de l'autre. Les couches de brouillards sont parfois très épaisses (plus de 1000m d'épaisseur) et très étendues (sur les centaines de km²) ce qui en font des pièges à PL redoutables. Dans ces conditions météo, sauf si tu es un lendemain de grosse chute de neige, tu n'as quasi rien dans les basses couche pour intercepter la lumière rayonnée, et l'influence de l'éclairage des patelins voisins n'est alors vraiment plus un problème.

    Enfin tu dispose désormais d'un excellent moyen de juger de la transparence du ciel: si tu peux distinguer les Grandes Jorasses, la Dent du Géant, et tout le reste de la chaine du Mont Blanc depuis Dijon, sors vite ton entonnoir à photon pour le ciel profond; la turbu ne sera généralement pas très bonne toutefois, et dans les 24 heures, c'est la pluie...


  9. quote:
    Pour ceux qui sont costauds en conception optique, ca vaudrait le coup de creuser un peu plus l'idée d'un chromacor sur mesure pour de grosses lulu achros, quitte à le placer un peu moins proche du foyer et a avoir des lentilles plus grosses, pour certaines grandes lulu d'observatoire, ca pourrait leur redonner une seconde jeunesse.

    Y'a plein de correcteurs qui ont été calculés, mais à ma connaissance, ils ont tous les même problèmes:

    1- Chromatisme latéral allant de conséquent à hénaurme.
    2- Alignement problématique.

    Celui qui voudrait se faire une grosse APO (style 300-500mm) aurait plutôt intérêt à se diriger vers un Super Schupmann. Voilà de quoi donner des idées à David:
    http://stellafane.org/history/modern/Schupmann-construction-1.html

    Une page de Roger Ceragioli (costaud en optique) sur les correcteurs pour objectifs achromatiques (entres autres) http://rohr.aiax.de/Chapter%205.htm

    Du même auteur, sur les Schupmann: http://rohr.aiax.de/Chapter%206.htm


  10. Ce qui serait intéressant, ce serait de connaitre le temps de pose sans autoguidage, par 1000mm de focale. (Exemple: 3 minutes pour une focale de 1000mm), avec une mise en station par viseur polaire standard. J'imagine que cette monture est bien sûr prévue pour aussi être aussi utilisée avec un autoguidage.

    En tout cas, je ne peux qu'approuver le choix du "direct drive" au moins pour virer ces m**** de roues et vis. On a une comparaison entre les deux techno (entre deux montures de même dimensions environ) au niveau consommation électrique?


  11. Y'a un énorme avantage avec un miroir mobile sur un SC ou un Mewlon:

    Tu peux effectivement mettre un paquet d'accessoire sur ton PO sans que les performances optiques soient fondamentalement impactées, si tu restes dans les limites du raisonnable.

    Et rien n'empêche de concevoir un système de translation de miroir sans shifting ou presque. Celestron le faisait dans les années 60 sur ses SC "bleus": 1 courroie crantée pilotant 3 vis à 120° et donc 3 écrous se translatant. Celestron a ensuite vu qu'on pouvait faire beaucoup moins cher (les SC actuels) et ne perdre quasiment rien en qualité optique. Rien n'empêche d'ajouter un système de blocage du primaire si on a besoin de cette fonctionnalité: ce sera beaucoup moins cher que de concevoir un système de translation du miroir primaire sans shifting, même si c'est un tel système sans shifting est beaucoup plus élégant, nous sommes d'accord.

    PS: Je crois que les miroirs baladeurs, c'est en fait assez courant dans le monde pro. DU fait des dimensions et des masses mises en jeu, c'est plus généralement les secondaires.


  12. quote:

    Je réagis à ce sujet car il est évident que ce problème pourrait être résolu en gardant des miroirs fixes soigneusement positionnés selon les calculs minimisant les aberrations et en faisant la mise au point à l'aide d'un porte oculaire correctement positionné et ayant un débattement convenable. C'est ce que j'ai fait pour mon Mewlon 210.

    Ceci dit, de manière imagée, les concepteurs de ce type de réglage préfèrent changer de vitesse en déplaçant le moteur plutôt que les pignons de la boite de vitesse. Je n'ai jamais vu un télescope professionnel dont on déplaçait le miroir principal ou secondaire, il y a certainement une bonne raison à cela!
    Pourquoi faire simple si l'on peut faire compliqué?



    Des petits calculs ont été faits de façon indépendante par plusieurs personnes, et voici le consensus.
    En gros, en visuel, le shifiting sur un C8 (à moins d'être monstrueux) est insiginifiant sur la qualité de l'image final. Tu peux avoir 1' de Shifting au foyer, c'est à dire que ton image se balade de 1' d'arc dans le champ de ton oculaire, et l'influence sur la qualité de l'image ne devrait pas être sensible, à moins d'avoir un interfero à la place de l'oeil et une atmosphère tip top. En visuel, le shifting est le dernier des problèmes à résoudre sur un C8.

    Par contre un miroir baladeur est plutôt ennuyeux en photo, d'où le blocage des miroirs une fois la mise au point faite, et l'installation de PO à faible course pour une MAP fine.

    Je n'ai pas de calculs pour un Dall Kirkham comme ton Mewlon 210, mais il y a de fortes chances pour que cela soit pareil.


  13. Si tu veux, tu peux pousser encore plus loin la désolidarisation:

    - Tu fais une colonne non solidaire de la chape en béton.
    - Tu pose un parquet sur silentblocs sur la chape en béton.

    -> Avec ça, je crois qu'il n'y a vraiment que peu de risques de voir les vibrations du parquet transmises à la colonne.

    -> Pour les amateurs d'observatoire avec coupoles avec rotation automatique, il serait intéressant de monter des silentblocs là où cela pourrait être utile.

    Allez voir chez Paulstra.


  14. quote:
    Je peux jouer sur l'orientation du primaire. Le miroir repose sur 3 touches réglables depuis l'extérieur du tube. Cela peut me permettre de faire coïncider le foyer du M1 avec l'axe du PO mais le centre du secondaire lui restera décalé de 1.7mm puisque je ne peux pas le centrer avec la lame!?!

    Effectivement, tu t'es compliqué la vie. Rassures-toi, j'aurai fait le même genre de solutions bien sophistiquée voici quelques temps. Mais depuis que j'ai fais deux trois calculs avec les logiciels qui vont bien, je suis convaincu que le seul réglage du secondaire permet de rattraper très bien tous ces petits défauts d'alignement d'un Schmidt Cassegrain bien classique (c'est même le très gros avantage de ce type de télescope). Ce qu'il faut pour parvenir au meilleur réglage possible, c'est une mécanique la plus fine possible au niveau du secondaire: à ce niveau, rien n'est trop beau, et plus le Schmidt-Cassegrain est de gros diamètre, plus c'est important.

    Donc tu mets tes optiques comme tu peux, et tu verras que le fait de régler ton secondaire finement te permettra de virer tous les défauts optiques.


  15. quote:
    Il est pas à moi, mais je connais le proprio, très sympa, chuis sûr qu'il peut te le louer, ou te le vendre, d'autant qu'il en a quatre.

    Super, il accepterait les paiements en bouteilles de "Vieux Pontarlier" à raison d'une bouteille par nuit d'utilisation?


  16. Bonjour,

    Je ne sais pas si tu as regardé ici: http://www.wolfgangbusch.eu/Seiten/images/Roger%20Ceragioli,%20Chapter%204b.%20%20Survey%20of%20Apochromats%20(Triplet%20Systems).pdf

    Mais je crois que tu trouvera une description complète de ton objectif (en anglais)

    Si tu veux plus de détails sur la fabrication de ton triplet et que tu sais l'anglais, essaye de rentrer en contact avec Roger Ceragioli qui connaît très bien le domaine des réfracteurs achros et Apo, tant au niveau calcul que realisation. Il est l'auteur du PDF dont j'ai donné le lien. Il intervenait sur Cloudy nights, et peut-être qu'un message sur ce forum américain te permettrait de rentrer en contact avec lui?

    PS pour Chonum: Roger Ceragioli avait écrit toute une étude extensives concernant les doublets, triplets et quadruplets, et aussi sur les "Medial" qui est une mine d'information sur les performances théoriques de ces instruments. Si cela t'intéresse, et que tu ne trouves pas les focs sur le net, fais le moi savoir, et je te les enverrai sur ton email de Airylab.


  17. @Chonum

    Voilà pour un 200mm f/2 f/10

    Épaisseur lame de Schmidt 10mm
    Terme du second ordre: -5.6503e-6
    Terme du quatrième ordre: 6.7827e-10

    Distance lame au primaire: 530.3483 (nominal 300mm pour la version compacte)

    Rayon de courbure primaire -800mm
    Rayon de courbure secondaire -247.6213mm

    Distance Primaire secondaire 300.0322mm (300mm nominal pour la version compacte)

    Back focus (depuis la surface du primaire) 194.7564mm

    Rayon de courbure "plan" focal -240.6478

    Strehl ratio (sur foyer courbe)

    Au centre du champ:
    Bleu: 0.9687
    Vert: 0.9577
    Rouge: 0.8550

    0.3 degré hors axe
    Bleu: 0.9042
    Vert: 0.9076
    Rouge: 0.8233

    Note bien que ça a été calculé à l'arrache et la lame de Schmidt a été optimisée pour le bleu, mais cela te donne une bonne idée des performances que l'on peut atteindre avec un simple déplacement de la lame de Schmidt.

    @Patry : chercher à asphériser le secondaire d'un SC, cela n'a de sens que si on cherche à produire un truc avec les perf d'un Ritchey Chrétien et compact, sinon c'est vraiment une complication inutile. Quant à expliquer pourquoi on arrive à rattraper les aberrations optiques produites par deux miroirs sphériques, soit avec une lame de Schmidt aspherique, soit avec un ménisque de Maksutov possédant deux surfaces sphériques, cela dépasse largement le cadre d'un simple message sur un forum. Il y a d'excellents sites web sur le net qui expliquent très bien pourquoi, mais il va te falloir manger des maths.