Bruno-

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    astrosurfeur

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  1. Il y a un tas d'objets dont on ne connaît pas la distance. Rien que pour Deneb, par exemple, on connaît juste un ordre de grandeur.
  2. Besoin avis/conseils achat Mak

    Je pense que la différence n'est pas entre 95 % et 99 % mais entre nettement moins et 95 %, quelque chose comme ça. Les ménisques des Maksutov sont épais, et il y a trois surfaces réfléchissantes : le ménisque, le miroir, et à nouveau le ménisque, donc trois fois une perte de réflexion. Si la transmission est de 90 % (c'est déjà bien), les trois passages la ramènent à guère plus de 70 %. De plus le taux de transmission dépend de la longueur d'onde, celui qui est donné est en général le maximum de la courbe. Pour peu que la transmission descende de part et d'autre de ce maximum, ça peut accentuer les pertes. Ce n'est pas un bon raisonnement. D'ailleurs on perd toujours en magnitude en utilisant le grossissement équipupillaire (je dirais de l'ordre d'une magnitude par rapport au grossissement résolvant). Peu importe que la pupille de sortie soit de 1 mm ou de 6 mm : du moment que ça rentre dans notre pupille, on capte toute la lumière.
  3. Tâches solaires

    Ce que tu dis (l'origine des mots) est vrai pour « coût », mais pas pour « tache » : il est a priori impossible de confondre « tache » et « tâche » puisqu'ils se prononcent comme ils s'écrivent (contrairement à « coût » et « coup »). C'est pour ça que je n'ai jamais compris pourquoi cette faute est si fréquente. Ou alors les gens ont un drôle d'accent...
  4. 11 février

    Entièrement d'accord ! Qu'il y ait plus d'hommes que de femmes dans certaines filières, ou plus de femmes que d'hommes dans d'autres, ce n'est pas un problème du moment que l'accès aux études soit, lui, le même pour les hommes et les femmes. C'est s'il y avait plus ou moins d'étudiantes que d'étudiants que l'on devrait s'inquiéter.
  5. Débuter en astrodessin

    Le gain entre un 300 mm et un 400 mm, c'est 0,6 magnitude. C'est le gain entre un bon ciel de campagne et un ciel de montagne. C'est le gain entre un ciel clair normal et un ciel clair particulièrement transparent. C'est le gain entre un observateur qui a une vue normal et un autre qui a une vue particulièrement sensible. (J'ai vu des gens qui voyaient 1 magnitude de plus que moi (et le commun des mortels).) C'est le gain entre une observation rapide et une observation attentive durant de longues minutes. En gros. Bref, il n'y a peut-être pas que le diamètre... ------ Anthony59 : le gain de diamètre, je trouve qu'il est plus facilement visible lorsqu'on descend que lorsqu'on monte. Passer de 300 mm à 200 mm se voit immédiatement.
  6. Débuter en astrodessin

    L'un des gros points forts du livre Astrodessin, c'est tout ce qui concerne les techniques d'observation visuelle, indépendamment du dessin. Et le passage qui m'a le plus épaté, c'est le chapitre qui explique les objets du ciel profond (en particulier tout ce qui concerne les nébuleuses planétaires !). (Du coup je suis presque en train de dire que le point faible, c'est le sujet du livre... )
  7. 11 février

    On pourrait dire que c'est parce que, dans notre société, les femmes ont moins le temps que les hommes d'avoir des loisirs. Mais c'est vrai aussi chez les jeunes : il y a plus de garçons que de filles qui s'intéressent à l'astro (à moins que ça ait changé ?). Du coup je crois que l'explication est ailleurs. J'aurais tendance à faire l'hypothèse qu'il s'agit là aussi des effets d'un conditionnement invisible. Et je suis d'accord avec AlSvartr.
  8. Maksutov 90/1250 - Que puis-je voir ?

    Ah si, on peut voir bien des choses en ciel profond avec un Maksutov de 90 mm ! (Certes moins qu'avec un 150 mm qui se laissera distancer par un 250 mm et ainsi de suite.) C'est juste que le champ est limité, ce qui empêche d'avoir en entier une petite poignée d'objets étendus comme les Pléiades. Si le ciel est transparent, on pourra admirer de nombreux amas ouverts. Ce sont les amas ouverts qui sont bien adaptés à ce petit diamètre, et pas seulement les Messier : n'oubliez pas le Double Amas de Persée (avec mon ancien 115/900 − vu ses oculaires horribles, je pense qu'il n'en montrait pas plus qu'un 90 mm actuel − le Double Amas était le plus bel objet à égalité avec la nébuleuse d'Orion) ! N'oubliez pas NGC 2244, NGC 1528, NGC 457, NGC 663... Ce sont des cibles faciles et bien adaptées à ce diamètre (sous un ciel transparent). Et puis même si les galaxies resteront des taches floues, c'est toujours intéressant de pouvoir les repérer. Mais l'essentiel, c'est de comprendre que les objets adaptés, ce sont les amas ouverts. (Si j'en crois mes lectures des forums, ces objets semblent de plus en plus négligés, peut-être par un effet de mode dû à la contemplation des belles photos en couleur de nébuleuses, c'est pour ça que j'insiste...)
  9. Que penser de notre belle beltegeuse

    Alpha Orionis, c'est quand même plus facile à prononcer. Ou bien SAO 113271, mais je me demande si ce n'est pas un numéro de téléphone.
  10. Ah oui, ça a l'air bien pratique. J'ai du mal à m'imaginer utiliser un tel appareil sur le terrain mais je pense que ça peut rendre service. Comme avantage que j'imagine par rapport à la prise de note sur papier, il y aurait la possibilité d'effacer une erreur (pas besoin de gommer ou raturer) et, peut-être, la possibilité d'afficher une carte du ciel sur l'écran avec juste la position des étoiles et rajouter avec le stylet les nébulosités, inscrire des remarques, etc. (ce qu'on fait parfois avec des cartes pré-imprimées).
  11. comète , objet celeste entré dans ....

    Je suis tout à fait d'accord ! Je disais juste que l'objet dont tu parles n'est pas différent de toutes ces comètes qui passent à l'intérieur du Système Solaire chaque année, donc qu'il n'y a pas lieu d'être inquiet cette fois et pas les autres fois. (De toute façon il y a Bételgeuse qui va bientôt exploser, et vu sa distance, il y a de quoi flipper... Ben quoi ?)
  12. 1983 : l'année où j'ai découvert le ciel avec ma toute première lunette de 60/700... Merci pour cette vidéo « historique » ! Elle nous montre les tout débuts du numérique en astro amateur, c'est drôlement émouvant. Comme beaucoup de gens de ma génération, je pense, j'ai entendu parler de l'astronomie numérique pour la première fois avec l'article de Ciel et Espace posté page précédente par Telespock. Il me semble que la caméra CCD présentée utilisait encore une barette (et non une matrice). Je dois dire que ça ne m'avait pas trop impressionné : les images de la Lune étaient assez moches (des sorties noir et blanc sur imprimante − quand je dis noir et blanc, c'était vraiment noir et blanc, sans les niveaux de gris intermédiaires). Mais l'article avait été évoqué lors d'une réunion de mon club astro, et j'avais été étonné d'apprendre que c'était l'avenir. Des astrams bien plus expérimentés que moi avaient compris... C'est un article de Serge Brunier, paru dans Ciel et Espace vers 1988 je dirais, qui m'a convaincu : on y voyait de belles images cette fois, et du ciel profond, et prises non plus au T60 du Pic, mais dans un petit Newton 150 mm en pleine ville. Surtout : Ch. Buil avait détecté des amas globulaires autour de M87. Ça, ça m'avait scié ! Dès sa sortie, j'ai commandé le livre Astronomie CCD pour en savoir plus. Wahou ! Deux choses m'avaient frappé : 1° il y avait les bases de la théorie du traitement d'image, et moi qui commençait des études de maths, je trouvais ça passionnant (et plus tard, ça m'a servi − notamment pour un T.P. sur la transformée de Fourier rapide) ; 2° Ch. Buil ne parlait pas que de faire des images, mais de faire des mesures, en fait de faire de l'astronomie ! À l'époque je ne me reconnaissais pas dans l'astrophoto telle qu'elle était présentée dans Ciel et Espace (on regardait les photos, mais pas les astres) et Ch. Buil nous encourageait, lui, à regarder les astres, les analyser, les mesurer, les surveiller, etc. C'était drôlement stimulant ! (Depuis la démocratisation de l'imagerie, on regarde de nouveau les photos et pas les astres. J'ai des preuves. ) Après, dans les années 1990, j'ai fait un peu d'imagerie, mais c'était trop contraignant, et je n'observais pas assez souvent pour progresser, du coup j'ai fini par laisser tomber. Mais je ne regrette pas d'avoir connu ça. Je me souviens notamment d'une nuit où j'avais une liste de comètes qu'un copain ayant accès à Usenet m'avait envoyé. Je les ai « imagées » une par une : celle de magnitude 10, puis celle de magnitude 11, puis celle de 12, et même celle de 13... trop facile ! (La dernière était quand même toute petite, en plus il y avait pas mal de galaxies dans le champ, ça n'aidait pas...) Le brouillard m'a interrompu, dommage, la liste n'était pas terminée.... Ce qui est génial, c'est qu'à partir du travail de pionnier de Ch. Buil on soit arrivé à être capable de détecter des planètes extra-solaires par photométrie (comme dans la vidéo) avec une lunette de 80 mm. C'est une des choses qui m'ont le plus épaté dans l'astro de l'an 2000. Voilà ce que m'évoque cette vidéo « historique »...
  13. Une tablette graphique, je trouve que ça peut être une bonne idée pour la mise au propre. Mais c'est vraiment nomade ? Il me semblait qu'il fallait la relier à un ordinateur. (Bon, la dernière fois que je m'y suis intéressé, c'était il y a plus de dix ans...)
  14. comète , objet celeste entré dans ....

    Ce n'est pas par rapport à l'échelle cosmique qu'il faut comparer les 300 millions de kilomètres, mais par rapport à la taille de la Terre : 12.800 km de diamètre. Encore une fois, qu'une comète lointaine rentre dans le Système Solaire et s'approche de Mars n'est pas plus dangereux (ni moins) que les dizaines de comètes qui s'approchent de Mars chaque année. Qu'elle vienne du nuage d'Oort ou des confins de Jupiter n'y change rien.
  15. comète , objet celeste entré dans ....

    On est bien d'accord que si j'écris ceci, par exemple, ça ne change strictement rien à la dangerosité de la comète : j ai vu sur le net qu un Objet venu du nuage d'Oort est entré dans notre systeme solaire, et doit passer près de Mars, les boules quand même, la terre n est pas loin...... Ou bien : j ai vu sur le net qu un Objet venu des confins de notre Système Solaire doit passer près de Mars, les boules quand même, la terre n est pas loin...... Ce qui se produit un certaine nombre de fois chaque année. (Au fait : actuellement la Terre n'est franchement pas proche de Mars, elle est à un peu plus de 300 millions de km, de l'autre côté du Soleil.)