Bruno-

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Everything posted by Bruno-

  1. Mewlon 210 ou newton 300/1200

    Oui, il lui faudrait une monture Dobson : c'est stable, et c'est relativement léger à transporter. Je possède un Dobson 300/1200 et j'apprécie sa facilité de manipulation. Au début il était monté sur EQ6, argh, c'était pénible... Bien sûr, ce serait juste pour l'observation visuelle. Mais si le but est de faire des observations rapides, ce sera de toute façon du visuel.
  2. Première acquisition

    Stop à la fièvre acheteuse ! Maintenant il faut observer, observer, observer... et alors des besoins se feront sentir. Est-ce que tu sais quoi observer ? Si non, tu as peut-être besoin de documentation (c'est nécessaire pour la motivation).
  3. Pour la photo, oui, je comprends qu'il soit nécessaire d'avoir une monture plus robuste. Comme d'habitude, dès qu'on envisage la photo, on complique considérablement le choix... Concernant la focale, par contre, je ne suis pas convaincu. Déjà, ça dépend de la taille des pixels du capteur. Ensuite, il suffit de choisir une Barlow x3 plutôt que x2, ou x4 plutôt que x3, si on a besoin de focale : tout ce matériel existe (ou pas de Barlow si on a des pixels minuscules, ça aussi ça existe).
  4. Quelques remarques : − Pour l'observation visuelle planétaire, ce n'est pas le F/D ou la focale qu'il faut regarder, c'est le diamètre et la qualité optique. La focale du télescope n'a pas d'importance car on peut toujours adapter celle des oculaires (en planétaire − en grand champ stellaire c'est moins évident). − Si la monture supporter 8 kg et si le tube fait 5,9 kg, ça m'a l'air bon : ça laisse plus de 2 kg de marge pour le renvoi coudé et l'oculaire. Même avec une tête binoculaire ça devrait passer, non ? Le risque de partir sur une monture plus lourde, c'est que ce sera au détriment du diamètre, donc des images. − Si je voulais vraiment me spécialiser en planétaire avec un matériel pas trop lourd, j'opterais pour un Dobson 200/1200 (pas cher) que je ferais retoucher plus tard par un artisan (je crois qu'il y en a encore qui font ça, non ?) Plus tard aussi, j'attendrais une bonne occasion pour acheter une EQ6 et mettre le Newton dessus les soirs où je suis courageux.
  5. Bonsoir ! Les considérations sur le F/D du genre que tu cites, c'est bidon. Exemple : Non : pour privilégier l'observation des planètes, il faut la meilleure qualité optique possible et le plus grand diamètre possible (compte tenu de ses contraintes : budget, encombrement, etc.) De plus, l'observation visuelle et l'observation du ciel profond obéissent aux mêmes lois de l'optique. Un instrument adapté à l'observation planétaire est aussi adapté à l'observation du ciel profond, et vice versa. En fait le F/D est important pour l'astrophoto, mais si tu ne comptes pas en faire, peu importe. (Il est important aussi pour les lunettes achromatiques : un F/D court engendre plus de chromatisme qu'un F/D long.) Comme j'aime bien la formule Dobson, je serais tenté de te recommander le modèle 200 mm : plus de diamètre + facilité d'installation (on pose, on observe). Mais un petit Newton sur monture équatoriale n'est pas compliqué non plus à utiliser, et coûte un peu moins cher (je parle du 130 mm). Le mieux serait de profiter de la Nuit des Étoiles pour voir de près du matériel et essayer. Ah, zut, c'est passé... (Si tu habites près de chez moi, on fait la Nuit des Étoiles samedi.)
  6. Conseil avant achat

    Bonsoir ! Vu le long F/D de l'instrument, la mise au point ne devrait pas être très difficile. Ce serait moi, j'attendrais de voir à l'usage avant de m'en inquiéter. (Remarque : un Crayford aussi s'utilise avec une molette.)
  7. Lightsail

    Il serait à quelle magnitude (environ) ? Visible à l'œil nu ?
  8. Lightsail

    Je crois que c'est jouable... Notons C le centre de la Terre et O l'observateur. Lorsque le satellite est au plus nord, à la verticale du parallèle 24° de latitude, et qu'il passe au méridien, il est en S. S'il est vu au ras de l'horizon, le triangle COS est rectangle. À quelle latitude ça se produit ? À la latitude λ telle que : cos(λ-24°) = R / (R+h) puisque OC = R et OS = R+h (où R est le rayon polaire et h, la hauteur du satellite). Ici, R = 6356,75 km et h = 720 km, ce qui donne : cos(λ-24°) = 0,898258 d'où λ = 50,1°. Aux latitudes inférieures à cette valeur, l'engin sera visible au-dessus de l'horizon, du moins lorsqu'il sera à la verticale des 24° de latitude. (50,1°, ça exclut juste les Ch'tis, une poignée de Picards et quelques Ardennais.)
  9. Je viens de lire ton CROA, bonne idée d'avoir gardé les planètes pour la fin, souvent le ciel a eu le temps de se stabiliser. (Mais commencer par les planètes est intéressant aussi, notamment pour la vision des couleurs.) Je note que tu as donné des explications et posé des questions, je pense que c'est en effet très important.
  10. Est-ce la turbulence ?

    Ce que tu décris évoque bien, en effet, la turbulence. Pour estimer la turbulence, je pointe une étoile brillante et je le défocalise à fond. On voit alors un grand disque blanc avec l'ombre du miroir secondaire au centre. Si ce disque bouillonne, ça turbule. Si ce disque est figé, c'est calme. Cette manipe ne permet pas de savoir si la turbulence est atmosphérique ou instrumentale, mais elle permet d'estimer la turbulence, surtout si on procède ainsi à chaque soirée.
  11. Objectif Lune : pour qu'y faire ?

    Je sens qu'il y a pas mal d'ironie dans cette réponse... Du genre : « t'es con, y'a pas besoin de s'entraîner sur la Lune pour envoyer des robots sur Mars, on l'a déjà fait ». Certes, mais après l'avoir fait sur la Lune. Car mon message ne signifiait pas qu'il faut aller sur la Lune pour s'entraîner avant d'aller plus loin, mais que la seule justification éventuelle que je vois à aller sur la Lune, ce serait pour s'entraîner avant d'aller plus loin. Mais je ne dis pas que j'y crois. Si mon message commence par « je dirais », c'est justement parce que je ne savais pas trop quoi répondre.
  12. Objectif Lune : pour qu'y faire ?

    Je dirais que la Lune peut servir d'étape, de répétition, pour une mission plus ambitieuse. Mettons par exemple qu'on envisage d'envoyer un robot perfectionné sur un des satellites de Jupiter. Eh bien on peut d'abord envoyer un robot similaire sur la Lune pour valider la technique, disons.
  13. Objectif Lune : pour qu'y faire ?

    renvoi coudé ? Ritchey-Chrétien ? Il y a un engin chinois qui va effectivement bientôt aller là-bas, mais son abréviation est CE-5. Donc je sais pas. Je demande l'avis du public.
  14. Pour les luniens (ce soir sur Arte)

    Il me semble que le documentaire avait précisé que les Soviétiques avaient fourni le plan de vol de Luna 15 justement pour éviter ce genre de mésaventure.
  15. Très belle Éclipse du Cinquantenaire, surtout sur la fin quand la Lune s'est dégagée des nuages, et une soirée sympa en effet ! En effet c'est confirmé depuis quelques heures : je vais retourner à Nancy, une ville où j'ai plein de souvenirs astro mémorables. Mais je serai encore en Moselle jusqu'à la fin de l'année pour les week-ends.
  16. Je pense qu'il ne faut pas chercher à faire un marathon Messier mais juste montrer quelques objets vraiment spectaculaires. (À moins qu'il soit vraiment curieux ?) Je reprends ce qui a été dit en le mettant dans l'ordre d'observation : − regarder les planètes au crépuscule ; − visiter quelques étoiles colorées pendant que la nuit commence à tomber : Ras Algethi, Albiréo, une étoile carbonée (T Lyrae par exemple) − ne pas oublier de parler de ces étoiles, par exemple pour les comparer au Soleil ; − maintenant qu'il fait nuit, les vedettes du ciel profond : M17 (nébuleuse où des étoiles sont en train de se former), M11 (étoiles qui viennent de se former : le gaz a disparu mais elles sont encore ensemble), M13 (un autre amas, mais très ancien), M57 (une étoile qui est en train de mourir tranquillement, vue de haut), M27 (idem vue de profil), éventuellement les Dentelles si le ciel est bon et avec un filtre adéquat (restes d'une étoile qui a explosé) ; − et on termine avec la galaxie d'Andromède, bien que pas tellement spectaculaire. S'il est tard, on peut ajouter en effet le Double Amas.
  17. Première acquisition

    Choisir un télescope pour un jeune enfant n'est vraiment pas facile. Je trouve que l'enfant devrait pouvoir être autonome (pointer lui même les astres), ce qui exclut probablement une monture équatoriale. Mais surtout, j'interviens pour mettre en garde : les lunettes 60/700 bas de gamme sont parfois (peut-être même : assez souvent) inutilisables. J'ai vu des horreurs. On offre à un enfant une de ces lunettes, il ne peut pas l'utiliser (parce que, réellement, elle n'est pas utilisable), mais comme c'est un cadeau il ne peut rien dire. Son rêve de découvrir l'astronomie est brisé (ou remis à beaucoup plus tard). Le souci de ces lunettes, c'est que la monture est tellement mal fichue qu'il est très difficile de viser un astre et qu'il est impossible de changer de grossissement. J'en ai vue une que j'ai un peu manipulée : il m'a fallu plusieurs minutes avant de pointer Arcturus au plus faible grossissement (alors que le pointage est mon point fort), et bien sûr, dès qu'on veut remplacer l'oculaire pour changer de grossissement, le pointage est à refaire (impossible à fort grossissement). Et ce n'est pas tout : j'avais pointé au hasard dans la Voie Lactée d'été et on voyait très peu d'étoiles. Mon premier réflexe avait donc été d'inspecter le renvoi coudé, peut-être qu'il manquait un élément, ou qu'il y avait de la buée. La lentille d'ouverture ? RAS. L'oculaire ? Rien non plus. Après inspection de tous les éléments, il fallait se rendre à l'évidence : l'optique était très mauvaise. (Rater une petite lunette, il faut le faire.) D'après ce que j'ai lu dans le forums, la Skywatcher 60/700 azimutale serait correcte. À confirmer. (En tout cas c'est la seule dont j'ai lu qu'elle était correcte.) Pour un enfant plus grand (disons au moins dix ans), je pense que le plus adapté est un petit Dobson, par exemple un 115/900 ou même un 200/1200 si le budget est suffisant. Je sais que les enfants n'ont pas de mal à manipuler ce genre de bête (j'en ai vu un qui a pointé la Lune puis Saturne alors qu'il n'avait jamais utilisé de télescope jusqu'alors). (Je suis moins favorable aux "mini-Dobson" qu'on pose sur une table mais c'est peut-être un préjugé − je les connais mal.) Peut-être qu'il vaudrait mieux commencer par profiter de la prochaine Nuit des Étoiles pour rencontrer un club d'astronomie et regarder dans divers instruments ?
  18. Juste une petite remarque : en ce moment la Lune est pleine, donc il ne faudra pas être étonné si on ne voit pas les cratères et les montagnes. Éclairée de face, elle donnera l'impression d'être floue. Du coup, pour savoir si le souci est réglé, il faudra essayer de faire la mise au point sur une étoile. Avec un télescope non motorisé, on peut utiliser la Polaire, qui ne bouge pas (pratique). On la pointe, on la met au centre, et on essaie de faire la mise au point, c'est-à-dire d'obtenir un minuscule disque quasi ponctuel. Au départ, évidemment, on voit un gros disque blanc. En tournant les molettes, le disque va se dilater ou au contraire se réduire. Il faut tourner les molettes dans le sens qui réduit. Si, après avoir réduit le disque sans l'avoir rendu ponctuel, il y a un blocage, il faut regarder si ça bloque côté rentrant ou côté sortant. Côté rentrant, on doit rapprocher encore plus l'oculaire, donc il y a probablement une bague en trop à enlever (c'est un grand classique avec ce type de télescope). Côté sortant, on doit éloigner encore plus l'oculaire, donc il y a probablement une bague à ajouter (rare).
  19. Je dirais plutôt : si l'appareil n'a pas été démonté. Car il me semble que la « carte » du vignettage dépend de l'orientation de l'appareil par rapport à l'optique.
  20. magnitude limite des instruments

    Et je suis entièrement d'accord ! Puisque l'étoile faible conserve sa luminosité et que le fond du ciel s'assombrit, elle peut alors émerger et devenir visible, alors qu'elle était invisible à faible grossissement. C'est pour ça que la magnitude des plus faibles étoiles vues à (assez) fort grossissement est supérieure à la magnitude des plus faibles étoiles vues à faible grossissement, comme on le constate sur les amas globulaires.
  21. magnitude limite des instruments

    Le rapport des surfaces objectif/œil est égal au rapport de la quantité de lumière collectée. Si le diamètre est x fois plus grand, la quantité de lumière est x² fois plus grande, et ceci ne dépend pas du grossissement. Mais cette quantité de lumière inclut aussi le fond du ciel. Or pour voir une étoile faible, il faut que celle-ci émerge du fond du ciel, dont la clarté dépend, elle, du grossissement. Exemple : une lunette de 60 mm est 10 fois plus grande que l'œil (6 mm), donc reçoit 100 fois plus de lumière. C'est le cas pour une faible étoile comme pour le fond du ciel. Si le fond du ciel a la même clarté qu'à l'œil nu, donc si on observe à même pupille de sortie, on verra en effet des étoiles 100 fois plus faibles. Mais si le fond du ciel a une clarté inférieure, donc si on observe à un grossissement supérieur au grossissement équipupillaire, on verra des étoiles encore plus faibles puisque leur clarté est fixe tandis que celle du fond du ciel a diminué. (Quand on utilise la formule m - m_œil = 5 log D/6, on fait l'approximation que l'œil nu se comporte comme un instrument de 6 mm dont le grossissement est bloqué à ×1. Un tel instrument atteint la magnitude limite 6 à ce grossissement de ×1, mais il atteindrait une magnitude plus élevée avec un grossissement plus fort. La magnitude 6 qui permet d'obtenir la formule simplifiée est donc une magnitude limite au grossissement ×1, pas une magnitude limite tout court. En quelque sorte, la magnitude limite tout court de l'œil est probablement de l'ordre de 7, sauf qu'on ne peut pas en profiter faute de pouvoir grossir à l'œil nu.)
  22. magnitude limite des instruments

    Attention qu'il y a deux choses : − la formule utilise D1 = 6 mm : c'est l'ouverture de l'instrument 1 (l'œil nu) ; − par ailleurs elle suppose que l'on grossit une fois, donc que l'on utilise une pupille de sortie (= diamètre du faisceau capté) égale au diamètre de la pupille, donc égale à 6 mm. Je parle d'un écart d'au moins 1 magnitude. Sur les points 1) et 2), nous sommes totalement en désaccord et nous avons tous les deux la certitude d'avoir raison. Je persiste à penser que ton erreur est d'appliquer ce que tu appelles la formule de base comme si c'était un postulat et comme s'il s'agissait simplement de remplacer D1 par le diamètre de l'œil.
  23. magnitude limite des instruments

    J'ai un gros doute sur cette valeur de 6,8. Les catalogues de nébuleuse n'indiquent pas de magnitude, et je doute que les professionnels s'amusent à mesurer leurs magnitudes puisque c'est beaucoup trop compliqué et probablement inutile. Lorsque des magnitudes sont données, il s'agit juste des magnitudes des nébuleuses vedettes, et elles sont données à une magnitude près, donc je soupçonne que ce sont des estimations visuelles. Enfin, si 6,8 était la magnitude de quelque chose, ce serait celle de IC 434, plutôt, non ? (En utilisant la même adresse mais avec ngc+2024 à la place de tete+de+cheval, je vois que NGC 2024 est donnée à la magnitude 2. Mouais...)
  24. magnitude limite des instruments

    Il me semble que tu sais d'où vient cette formule. Là, tu en parles comme si c'était un postulat de départ. Du coup, si on postule que cette formule donne la magnitude limite d'un instrument, il est en effet difficile de comprendre pourquoi ce n'est pas le cas sauf en tant qu'ordre de grandeur très approximatif. --------------------------------------------------------------------- Bon, comme on est dimanche et que ces notions sont très intéressantes (illustration de l'intérêt de la théorie pour comprendre la pratique), je vais détailler. 1) Définitions Dans cet texte, j'appelle : − magnitude limite du télescope la magnitude des plus faibles étoiles que ce télescope peut montrer (pour un observateur et un site donnés) ; − magnitude limite du grossissement (du télescope) la magnitude des plus faibles étoiles que ce télescope peut montrer à un grossissement donné (idem). 2) La magnitude limite du télescope (comme du grossissement) dépend du taux de transmission. Par définition de la magnitude : m2 - m1 = -2,5 log (E2 / E1) où E sont les éclats (ou éclairements) correspondant aux magnitudes m. Si on compare un instrument n°1 ayant 100 % de transmission à un instrument n°2 en ayant seulement 80 %, on trouve : m2 - m1 = 0.24 Avec une transmission de 80 %, on perd donc 0,24 magnitude. 3) La magnitude limite du grossissement augmente avec le grossissement. Tout le monde l'a constaté en pratique : pour voir le plus d'étoiles possible dans les amas globulaires, il faut grossir. Ça ne dépend pas de la qualité du ciel : c'est vrai aussi bien en ville qu'en rase campagne. Et cet effet n'est pas négligeable : on gagne au moins 1 magnitude entre le grossissement équipupillaire et le grossissement « optimal » (celui qui permet d'atteindre la magnitude limite de l'instrument). C'est parce que la clarté des objets ponctuels est fixe, tandis que celle des objets étendus diminue avec le grossissement. Ainsi, tant que les étoiles s'apparentent à des objets ponctuels, il suffit d'augmenter le grossissement pour qu'elles émergent du fond du ciel. En théorie, ce phénomène doit s'arrêter lorsqu'on atteint le grossissement résolvant (pas le G.R. théorique, mais le G.R. effectif, lié à l'observateur, au seeing, etc.) puisque, au-delà, les étoiles deviennent des objets étendus. 4) La formule m = 5 log D + 2,1 ne donne pas la magnitude limite de l'instrument Cette formule se base sur celle que j'ai rappelée plus haut en remplaçant le rapport E2/E1 par le rapport (D2/D1)² (l'éclat est proportionnel au carré du diamètre), ce qui donne : m2 = m1 + 5 log (D2 / D1) Cette formule permet de comparer la magnitude limite de deux instruments qui diffèrent uniquement par le diamètre. Dans ces conditions, elle convient pour comparer les magnitudes limites des instruments, mais aussi les magnitudes limites des grossissements si, par ailleurs, les grossissements en question sont équivalents, c'est-à-dire donnent la même pupille de sortie (car alors la clarté du fond du ciel est la même). Lorsqu'on l'utilise pour comparer un instrument avec l'œil nu, on commet une approximation car l'œil diffère d'un télescope par bien des points. Prenons la transmission. L'œil a un certain taux de transmission. Lorsqu'on observe à l'œil nu, la transmission totale est celle de l'œil. Lorsqu'on observe au télescope, elle est celle de l'œil multipliée par celle des optiques. La formule ci-dessus suppose donc que la transmission du télescope est de 100 % : alors les taux de transmission sont identiques dans les deux situations. Mais si le taux des optiques est de 80 %, on va surestimer la magnitude limite d'environ 0,2. L'œil nu ne dispose pas d'une gamme de grossissements. Il pourrait voir des étoiles plus faibles s'il était capable de grossir (en affaiblissant la clarté du fond du ciel) mais il ne peut pas grossir. Si m1 est la magnitude limite de l'œil nu, c'est donc la magnitude limite pour le grossissement ×1. La formule ci-dessus va donc servir à comparer des magnitudes limite du grossissement. m1 sera celle de l'œil nu à ×1, et m2 sera celle du télescope à un grossissement équivalent, c'est-à-dire à même pupille de sortie. La pupille de sortie de l'œil nu à ×1 est bien sûr égale au diamètre de la pupille de l'œil, donc on ne peut appliquer cette formule que pour un télescope utilisé au grossissement équipupillaire. Ainsi, la formule m = 5 log D + 2,1 (obtenue en faisant D1 = 6 mm et m1 = 6) donne la magnitude limite d'un instrument ayant un taux de transmission de 100 % et utilisé au grossissement équipupillaire (ce n'est donc pas la magnitude limite de l'instrument). Mais est-ce que ces effets sont négligeables ? Pour la transmission, on surestime de 0,2 magnitude, c'est peu. Mais l'effet du grossissement ne peut pas être négligé puisqu'il mène à une sous-estimation (cette fois) d'au moins 1 magnitude. Alors que la formule donne 13,5 pour un télescope de 200 mm ( avec une magnitude limite de 6), la pratique montre qu'on est plutôt à 14,5. Elle donne 14,5 pour un 300 mm, je suis plutôt à 15,5. Et ainsi de suite. Lorsqu'on comprend l'influence du grossissement, on comprend ces écarts.
  25. magnitude limite des instruments

    J'ai compris ce que tu avais expliqué et j'ai expliqué tes erreurs. Mais bon, pas grave, tant pis. (Dialogue de sourd.)