Bruno-

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Tout ce qui a été posté par Bruno-

  1. Mise en station (grand débutant)

    Pour M31, j'utilise exactement le même cheminement que Cricri. Moi aussi. Pour le pointage, je vise au chercheur une étoile brillante (par exemple la n°2 du schéma de Cricri), puis je chemine au chercheur jusqu'à l'endroit où se trouve la cible. On ne voit pas les constellations à l'oculaire, ni même au chercheur, le champ est beaucoup trop petit. On voit en permanence les étoiles dites circumpolaires : ce sont les étoiles qui ne se couchent jamais. C'est le cas par exemple des étoiles de la Grande Ourse : elles sont visibles à tout moment, à condition qu'il fasse nuit. Elles ne se couchent jamais parce qu'elles sont suffisamment proches du pôle céleste. Ensuite, il y a des étoiles qu'on peut voir à tout moment de l'année, mais pas tout moment de la nuit. Par exemple Arcturus est visible toute la nuit au printemps, mais seulement en première moitié de nuit en été, et en deuxième moitié de nuit en hiver. En automne, Arcturus se couche peu après le Soleil et se lève peu avant lui, donc on la voit, mais pas longtemps. (Tout ça à la latitude de la France métropolitaine.)
  2. Un moment, c’est 90 secondes

    Ça faisait des lustres qu'on n'en avait pas parlé. Un lustre, c'est cinq ans. Il y a sûrement plein d'autres unités de mesure désuètes de ce genre...
  3. Mise en station (grand débutant)

    Le pointage est une technique difficile au début. Mais on finit par y arriver, il ne faut pas se décourager. Justement, la première chose à faire est d'identifier les étoiles. Mais commence au chercheur (tu as un chercheur optique ?), pas directement au télescope. La technique consiste à comparer l'image au chercheur avec celle de la carte (attention à l'orientation), et ensuite seulement on pourra cheminer d'étoile en étoile.
  4. Orion xt6 ou xt8

    Quelques conseils s'inspirant de ma lecture des forums : ‒ Ne collimate pas ton télescope. Tu peux vérifier la collimation, mais ne fais pas comme certains débutants qui croient qu'il faut collimater le télescope pour sa première lumière (et, du coup, le dérèglent) parce qu'on leut a dit que la collimation, c'est important, sans préciser le contexte. (Il faut juste vérifier que les éléments optiques sont bien en place. Après, c'est sûr que si le miroir secondaire tourne le dos au porte-oculaire, il faut commencer par le mettre en face...) ‒ Si le télescope est muni d'un chercheur optique, il faut toujours vérifier son alignement, et le re-aligner si ça bougé. Et il faut être très précis (on peut s'entraîner en plein jour dans un premier temps ‒ en évitant de pointer le Soleil pour ne pas devenir aveugle). J'ai un proverbe : « Chercheur pas réglé, autant aller se coucher. » Ce proverbe est issu de mes déboires de débutant. C'est que le pointage manuel est difficile, donc si on s'y prend avec un chercheur déréglé, c'est comme se tirer une balle dans le pied. ‒ Si tu rencontres un problème, sois méthodique : identifie le problème d'abord, et ensuite seulement corrige-le. Et ne crois pas que la solution à un problème est d'acheter un accessoire (genre : zut, Andromède est floue, est-ce que j'ai besoin d'un filtre ? <-- absolument pas !). ‒ Les planètes sont toujours plus petites que prévues. Nan, encore plus petites ! Si tu vises une planète et ne vois qu'une toute petite boule lumineuse, eh bien si : c'est elle. Le défi consiste à détecter des détails dessus, et c'est possible ! ‒ Le pointage est difficile, pour y arriver il faut être méthodique. Il y a une règle absolue qu'il faut que tu admettes (au début tu n'y croiras pas) : à l'oculaire du télescope (ou du chercheur), le ciel n'est jamais orienté comme on le croit. Beaucoup de débutants, aussi, sont trompés par la petitesse du champ : au chercheur, on ne voit pas les constellations en entier, on en voit juste un tout petit bout, et à l'oculaire du télescope c'est encore pire. C'est pour ça que la technique courante de pointage, c'est le saut d'étoile (ou : cheminement) : on part d'une étoile brillante (genre Véga), on vérifie l'orientation du ciel (jamais orienté comme prévu) puis on suit un certain chemin, étoile par étoile, jusqu'à arriver à la cible. J'ai déjà vu des débutants croire qu'on pointe en disant : la nébuleuse est en-dessous de Véga, OK, on descend le tube, on devrait y être. Non : déjà, elle n'est pas en-dessous de Véga, et de plus, bouger le tube est trop imprécis par rapport à la petitesse du champ.
  5. Mars une opposition exceptionnelle pour 2018

    C'est peut-etre une carte d'astrologue (ils représentent parfois la voûte céleste « vue de l'extérieur ») ? Ma plus belle opposition, et de loin, était celle de 2005. C'est donc celle de 2020 que j'attends avec impatience. Surtout vu ma latitude (je suis à 49°). Car la visibilité de Mars dépend du diamètre, mais aussi de sa déclinaison. Au point que je ne serais pas surpris de voir plus de choses en 2022 que cette année. (En 2020 elle sera à peine plus petite qu'en 2018, mais à l'équateur céleste, et en 2022 elle sera sensiblement plus petite, mais culminera au sommet de l'écliptique, on pourra donc la suivre de nombreuses heures.)
  6. Conseil sur matos (débutant)

    Je pense que, dans un premier temps, tu devrais surtout observer. Les achats d'accessoires supplémentaires, c'est pour plus tard, quand tu auras plus d'expérience et que tu sauras répondre à toutes ces questions. Allez, quelques réponses : ‒ La Barlow : pareil que Xavier2. ‒ Un oculaire de 5 mm ? Ça va grossir 300 fois, ce n'est pas un peu excessif ? Et sur quels astres ? Mars et Saturne sont très basses, Jupiter guère mieux lotie. Pour la Lune ? Oui, c'est vrai. Mais ce n'est pas forcément urgent. Tu as quoi, pour l'instant, comme grossissements ? ‒ Une Barlow + un oculaire de longue focale : oui, c'est un intéressant, mais pour une raison subtile. Certains oculaires de conception simples, comme les orthoscopiques ou les Plössl, peuvent être d'excellents oculaires (pas parce qu'ils sont orthoscopiques, mais parce que ce sont d'excellents orthoscopiques), mais ils ont un gros défaut : leur tirage d'anneau (distance entre la lentille de sortie et l'endroit où l'on place l'œil) est proportionnel à leur focale, de sorte qu'un orthoscopique ou un Plössl de courte focale (donnant un fort grossissement) sera très inconfortable à utiliser. À la place d'un 5 mm, on peut employer un 15 mm + Barlow x3, qui aura le tirage d'anneau d'un 15 mm, donc sera confortable. En fait, c'est le principe utilisé par un grand nombre d'oculaires à courte focale : ils ont une ou deux lentilles supplémentaires jouant le rôle de « Barlow intégrée », justement afin d'avoir un tirage d'anneau pas trop petit. ‒ L'ouverture de champ, ça n'existe pas. Si tu parles du champ de l'oculaire, il y a deux choses : le champ apparent, qui est l'angle réel par lequel on voit la totalité du champ de l'oculaire, et le champ sur le ciel, qui est l'angle correspondant sur le ciel après avoir tenu compte du grossissement. Le champ apparent est une donnée de l'oculaire, le champ sur le ciel se calcule en divisant le champ apparent par le grossissement. Par exemple un oculaire ayant un champ apparent de 60°, utilisé à x30, donnera un champ sur le ciel de 2° : 30 fois plus petit qu'à l'œil nu puisqu'on grossit 30 fois. ‒ Les orthoscopiques ? La qualité des oculaires, comme celle des télescopes, dépend avant tout de la qualité de fabrication, pas du système optique. Il existe de bons et de mauvais Maksutov, de bons et de mauvais Newton, etc. De même, il existe de bons et de mauvais orthoscopiques, de bons et de mauvais Plössl, etc. Bon, tout ça est intéressant mais ne te concerne pas : pour l'instant tu dois observer, ce n'est pas (encore) le moment d'acheter des oculaires.
  7. Orion xt6 ou xt8

    Entre ces deux options : ‒ j'achète le télescope seul, sans accessoires ; ‒ j'achète le télescope et les accessoires, donc le télescope est moins performant (à budget égal) ; je préfère la première. En effet, on peut toujours acheter les accessoires plus tard (et ça permet de redonner une seconde jeunesse au télescope). Par contre, il n'existe pas d'accessoire qui augmente les performances optiques du télescope (donc le diamètre et la qualité optique). Les lentilles de Barlow doublent la focale, mais pas le diamètre... De toute façon si beaucoup d'accessoires sont utiles, très peu sont indispensables. Dans le matériel chinois, par exemple, il y a en général un oculaire de longue focale et un oculaire de moyenne focale, il manque donc juste l'oculaire de faible focale. Rien d'autre n'est indispensable.
  8. Ah c'est intéressant, je n'avais pas entendu parler de ça. Merci pour le lien !
  9. Je comprends bien pour le notre, mais pour l'objet situé à 13 milliards d'années-lumières, on arrive à mesurer les vitesses de ses étoiles ?
  10. Comment est-on sûr qu'il s'agit d'un trou noir ? On a mesuré la vitesse des étoiles autour de l'objet pour en déduire la masse de l'objet ? Et pour son diamètre, on a utilisé une estimation précise de sa distance ?
  11. MICROSCOPE et le principe d'équivalence

    À propos de l'importance de vérifier le principe d'équivalence, il me semble qu'il y a en sciences physiques quatre choses fondamentales concernant notre univers. 1) Je crois que c'est Carl Sagan, dans Cosmos, qui imagine trois types d'univers : un univers où les dieux font la loi (quand la foudre tombe, c'est Jupiter qui est en colère) ; un univers chaotique où tout se passe sans raison (on imagine mal l'apparition de la vie, qui nécessite une chimie très organisée, dans un tel univers) ; un univers régi par des lois universelles. On a mis du temps à comprendre qu'on vivait dans le troisième type. L'observation de la Lune qui tombe comme la pomme a été décisive pour s'en convaincre. 2) Tout est en mouvement par rapport à tout, mais n'est-il pas possible de définir un repos absolu ? La théorie de Newton ne tranche pas, et pourtant les deux possibilités engendrent de grandes différences, comme l'a constaté Einstein : si le repos absolu n'existe pas, il existe une vitesse maximale et la lumière n'est pas instantanée, ce qui limite nos observations. L'expérience de Mickelson et Morley a montré qu'on vivait dans un univers où le repos absolu n'existe pas (ce qui est assez déroutant, je trouve, mais c'est comme ça). 3) La masse grave est-elle égale à la masse inertielle, autrement dit la gravitation n'est-elle qu'une sorte d'accélération ? On pourrait très bien vivre dans un univers où les deux masses sont différentes, puisqu'elles sont issues de phénomènes a priori différents, d'ailleurs là encore la théorie de Newton ne permet pas de trancher. Mais si la gravitation est une sorte d'accélération, alors même les photons y sont affectés, leurs trajectoires sont courbées et c'est en fait l'espace-temps qui est courbe. Le principe d'équivalence semble un truc évident, mais s'il est vrai, l'univers est celui décrit par la théorie de la relativité, et là c'est encore plus déroutant. 4) Dernière alternative : les phénomènes microscopiques semblent avoir une nature aléatoire. Est-ce une illusion due à notre ignorance des lois de l'infiniment petit (Einstein) ou bien le monde atomique a-t-il vraiment une nature aléatoire (Bohr) ? Les expériences d'A. Aspect ont prouvé qu'on vivait dans un univers dont le monde atomique est soumis aux probabilités. Encore un truc très déroutant... À chaque fois on avait le choix, en quelque sorte, entre plusieurs types d'univers possibles. On pouvait préférer des univers plus simples, par exemple avec un repos absolu (mais la présence d'éther) ou avec des lois parfaitement déterminées pour l'infiniment petit. Mais l'univers est ce qu'il est, il se fiche de nos préférences. N'empêche, il me semble que ces quatre points sont vraiment fondamentaux, d'où la nécessité de s'assurer que les expériences qui permettent de trancher sont les plus précises possibles. J'ai lu il y a longtemps que la vérification du principe d'équivalence faite au 20ème siècle est une des plus précises de l'histoire des sciences, mais ce principe est tellement important (s'il est vrai alors on a la théorie de la relativité générale, et si celle-ci est vraie, alors on a le modèle cosmologique standard (“big bang”)) que je ne suis pas choqué qu'on cherche à améliorer la précision. Mais j'avoue que je serais très surpris qu'on découvre une divergence. Pour le coup, Dieu serait plus malveillant que subtil (pour reprendre une expression d'Einstein)...
  12. HELP : éphémérides des planètes

    OK. Donc il ne reste plus qu'à s'occuper de la Lune, je regarderai ça un de ces jours parce que ça m'intéresse. Une question : quand tu parles d'instant t-T, T est la durée qu'il faut à la lumière pour faire le trajet entre la planète et la Terre, c'est bien ça ?
  13. HELP : éphémérides des planètes

    Et ça aussi c'est une erreur d'affichage : « heliocentrique R1 : 0.7242975917764743 » ? On dirait la distance de Vénus, justement.
  14. HELP : éphémérides des planètes

    Voilà ce que j'obtiens avec cette valeur du jour julien (ce sont des coordonnées moyennes, je n'ai pas tenu compte de la nutation et de l'aberration) : Coordonnées cartésiennes héliocentriques : planète 3 : X0 = 0.282964 Y0 = 0.943927 Z0 = 0.000000 planète 4 : Xh = -1.647849 Yh = -0.058225 Zh = 0.039370 Coordonnées écliptiques héliocentriques : planète 4 : λ = 182.023638° β = 1.367782° ρ = 1.649347 Coordonnées cartésiennes relatives 4 / 3 : planète 4 : X = -1.930813 Y = -1.002152 Z = 0.039370 Coordonnées écliptiques relatives 4 / 3 : planète 4 : l = 207.430714° b = 1.036807° r = 2.175752 Coordonnées équatoriales moyennes pour l'équinoxe : α = 205.842131° δ = -9.589192° (planète 3, c'est la Terre, et planète 4, c'est Mars) Reste à comparer... Ah, j'ai relevé un truc bizarre dans ton message précédent : C'est Vénus ou Mars ? Du coup R1 devient celui de Vénus, alors qu'au début c'était celui de Mars (et j'avais le même : 1,649 et quelques). Par contre les longitude et latitude sont toujours celles de Mars (182 et quelques et 1,36 et quelques). Tu devrais revoir ça... Je n'arrive pas à comparer la suite car tu ne dis pas explicitement ce que sont X1, Y2 et Z3, puis « longitude en deg », « latitude en deg », c'est un peu le fouillis...
  15. HELP : éphémérides des planètes

    Cherche encore les problèmes d'atan2, peut-être qu'il y a encore des endroits où tu as utilisé un arc tangente ou un arc sinus au lieu de la fonction atan2. Ça se trouve Vénus et Saturne sont dans des portions d'orbite où le problème de tangente n'intervient pas (genre : leur longitude est inférieure à 180°) contrairement aux autres planètes. Sinon, tu peux indiquer les résultats des calculs intermédiaires, je pourrai comparer avec mes calculs et ainsi on pourra identifier l'endroit où il y a une erreur.
  16. Le projet SPHERE

    Ça voudrait dire que l'image originale aurait été prise avec un échantillonnage raisonnable, genre 0,007" (ce qui donnerait 80/90 pixels), et qu'elle aurait été zoomée pour la présentation aux médias avec un traitement pour que ça ne se voie pas ? Si c'est ça, il faudrait comparer avec l'image originale pour voir ce que le traitement a rajouté (et il faudrait surtout montrer l'image originale !).
  17. Conseil sur matos (débutant)

    Ben oui mais un Dobson n'est pas adapté à l'observation de la nature. Justement, j'ai l'impression que le souci est là : en voulant faire à la fois de l'astronomie et de l'observation terrestre avec le même télescope, on sacrifie un peu l'astronomie. Quand on a la chance d'avoir un bon ciel, dommage de ne pas choisir un plus gros diamètre. Le choix d'un duo télescope + jumelles (ou longue-vue) me paraît moins limitatif. Mais c'est juste mon opinion. (Cela dit on peut faire du ciel profond avec un Maksutov. C'est juste qu'il y aura moins à voir que dans un 200 mm par exemple.)
  18. Conseil sur matos (débutant)

    C'est vrai que c'est pratique d'avoir le télescope déjà monté, mais si c'est dans une pièce où des gens passent, inévitablement quelqu'un va le bousculer, et puis ça va gêner quand on passera l'aspirateur, et puis la lame va prendre la poussière, etc. Ce qu'on peut faire, à la limite, c'est de laisser le pied déplié et de ne ranger que le tube, ainsi le montage sera plus rapide. Concernant la mise en température, on peut très bien commencer les observations avant qu'elle soit réalisée, mais pas à fort grossissement. Mais bon, mieux vaut quand même avoir stocké le télescope dans une pièce non chauffée (ou pas trop).
  19. Conseil sur matos (débutant)

    Pourquoi un Maksutov, tu as des contraintes de transport ou de poids ? C'est quoi cette histoire de place dans le salon ? Tu vas l'exposer dans le salon ? Tu ferais mieux de le ranger dans son carton et de stocker le carton dans un endroit pas chauffé. Si tu peux aller jusqu'à 665 €, pourquoi ne pas en consacrer 500 € pour l'astronomie (par exemple avec un Dobson de 200 mm voire plus) et 165 € pour observer la nature (avec des jumelles haut de gamme par exemple) ? (Mais ce Maksutov est en effet un bon choix. Il coûte cher pour son diamètre, mais c'est le prix de la compacité.)
  20. NGC 253, une sculpture à ausculter...

    Ah, du coup là je dis bravo ! Car les confusions entre magnitudes B et V sont fréquentes et je n'ai pas l'habitude de tomber sur quelqu'un qui fait attention à ça ! (J'aurais probablement pris un différentiel de 0,8 mais tu es plus prudent).
  21. Conseil sur matos (débutant)

    Attention, cette phrase est souvent mal comprise. Si on compare un 200 mm et un 400 mm, normalement le 400 mm doit montrer des détails deux fois plus fins. À cause de la turbulence, il montrera, disons (ça dépend des jours), des détails une fois et demi plus fins. Mais il montrera quand même des détails plus fins ! Concernant la pollution lumineuse, je trouve que c'est trompeur de prétendre qu'un grand diamètre est plus sensible. Le 400 mm reçoit en effet quatre fois plus de lumière parasite que le 200 mm, mais il reçoit aussi quatre fois plus de lumière céleste que le 200 mm. Le rapport signal/bruit est donc identique. En réalité, tous les instruments sont affectés de la même façon par la pollution lumineuse : celle-ci cause une perte de magnitude qui est exactement la même pour tout le monde. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- En effet, le ciel profond, en visuel, est essentiellement fait de tache grises. Tu peux t'en rendre compte en regardant les dessins présentés dans le sous-forum sur l'observation visuelle. Les galaxies ne montrent pas facilement leurs bras spiraux. L'une des plus faciles est M51. Pour moi, en plaine : je ne vois pas de bras au 200 mm, juste la silhouette générale ; au 250 mm je vois les portions des deux bras principaux, comme deux parenthèses décalées ; au 300 mm je vois la structure complète. Je trouve que c'est une bonne idée de commencer petit pour découvrir l'astronomie, et de repousser à un peu plus tard le télescope ultime. Bonne question, mais pas facile de répondre en quelques mots... 1) En photo, on accumule les photons. L'œil travaille en instantané, en gros il fait des poses de 1/25è de seconde. En photo, les poses sont longues, voire très longues. Si on pose 10 minutes, mine de rien ça fait 600 secondes, donc 15.000 fois 1/25è de seconde : on capte 15.000 fois plus de lumière qu'en visuel. Or des poses de plusieurs heures ne sont pas rares. Voilà pourquoi l'astrophoto donne de bons résultats même à petit diamètre. 2) Il faut expliquer maintenant pourquoi un plus grand diamètre n'apporte pas toujours, et là c'est compliqué. Il y a le problème de l'échantillonnage : imaginons qu'avec un 200/1000 j'utilise un capteur qui donne des pixels de 1" sur le ciel. J'achète un 400/2000 : un télescope avec un diamètre 2 fois plus grand et le même rapport F/D, donc une focale 2 fois plus grande. Eh bien le même capteur donnera des pixels de 0,5" sur le ciel. De sorte que, certes, je capterais 4 fois plus de lumière, mais celle-ci sera distribuée dans des zones 4 fois plus petite (un carré de 0,5" de côté est 4 fois plus petit qu'un carré de 1" de côté). L'un dans l'autre, ça se compense : si je garde le même capteur, la détectivité sera identique. En fait, si je veux gagner, il faut utiliser un capteur qui a de plus gros pixels. Or ça coûte bien plus cher (la mode est d'ailleurs aux pixels riquiquis, ainsi le constructeur peut annoncer une floppée de mégapixels). Et il y a le problème du suivi. Un télescope de 200 mm a un pouvoir séparateur théorique de 0,6". Mais en longue pose, ce pouvoir séparateur n'est jamais atteint car, pendant les dizaines de minutes de pose, le suivi ne peut être aussi parfait : un coup de vent, la turbulence, une légère erreur de suivi vite corrigée... tout ça fait que, en pratique (et surtout à cause de la turbulence) on aura, mettons, 2" de résolution. Ceci avec le 200 mm. Et maintenant, si je passe au 400 mm ? Eh bien si je garde la même monture, comme celle-ci sera surchargée, les erreurs de suivi vont être amplifiées, donc la résolution sera plus mauvaise. Et donc la lumière des étoiles va s'étaler encore plus que ce que je disais au paragraphe précédent. En fait, l'astrophoto à gros diamètre (300 mm ou 400 mm, par exemple) donne de meilleurs résultats que l'astrophoto à diamètre moyen seulement si 1° on utilise un capteur à gros pixels, 2° on utilise une monture la plus précise possible pour ce gros diamètre. Le point 2° est possible, mais c'est hors de prix. Compte tenu de l'offre en matière de capteurs et de montures, les astrophotographes qui ne roulent pas sur l'or (dont le budget est un nombre à 4 chiffres, disons) utilisent avec bonheur des diamètres modérés. D'autant que ça suffit pour obtenir de bons résultats. Les petites lunettes apochromatiques sont bien adaptées car elles sont relativement légères, donc le suivi précis est possible avec des montures « normales », et elles ont des qualités optiques qui permettent la photo à grand champ. Avec elles, on peut exploiter tout le potentiel de l'instrument. Alors qu'avec un 400 mm, par exemple, c'est très difficile et très cher.
  22. croas d'été (austères mais illustrés)

    Passionnant ! C'est plein d'objets faibles mais ça peut donner des idées d'observations qui sortent du commun.
  23. Conseil sur matos (débutant)

    C'est quand même rude ! Mais si tu tiens à avoir une lunette (notamment pour observer la nature ─ et là en effet un télescope est moins adapté), je trouve que les deux choix indiqués sont bons (un long F/D permet de ne pas être embêté par le chromatisme). Maintenant, attention que le diamètre ne sera « que » de 100 mm, ce n'est pas folichon pour les planètes notamment. En ciel profond ça me paraît moins handicapant car il existe des objets adaptés aux petits diamètres, notamment les amas ouverts. D'ailleurs je pense que tu devrais t'intéresser un peu plus au ciel profond vu la qualité de ton ciel. Non, ce qui est top en planétaire, c'est le diamètre et la qualité optique. La configuration optique n'a pas d'importance sinon d'ordre pratique (les Maksutov ont comme qualité d'être bien plus compacts que les lunettes). Si tu peux te permettre d'acheter une lunette 127/1200, j'ai déjà regardé dedans, j'ai été agréablement surpris en ciel profond où elle rivaliserait presque avec un Dobson 200 mm. Elle se sentirait bien sous ton ciel de campagne... Mon avis personnel mais subjectif : en demandant d'observer la nature, tu compliques le choix. Ce serait moi, la nature s'observerait avec des jumelles, quitte à choisir des jumelles assez puissantes.
  24. NGC 253, une sculpture à ausculter...

    Fabrice : ce sont vraiment des magnitudes V, pas des magnitudes B ? (C'est étonnant qu'on puisse les trouver sur des galaxies si faibles.) Comment ça ?
  25. NGC 253, une sculpture à ausculter...

    Quelle PGC est à magnitude 16,7 ? Attention que les magnitudes des faibles galaxies sont rarement connues en V, en général il s'agit de magnitude B, et il y a quasiment une magnitude d'écart entre les deux. Avec B=16,7, une galaxie « normale » sera probablement à V=15,8 ou 15,9 (ce qui est déjà extrêmement faible !). (PGC 198197 est à B=16,3 d'après Simbad. Je ne sais pas si c'est la magnitude globale du couple ou juste de la galaxie principale, d'ailleurs.)