Joël Cambre

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Everything posted by Joël Cambre

  1. climatoogue vs climatoseptique

    quote:Pour les paresseux. L'idée maîtresse est là : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-oceans-modulent-ralentissement-rechauffement-climatique-48602/ Le climatologue Kevin Trenberth pointait du doigt que si l’atmosphère ne s’est pas réchauffée aussi rapidement que prévu, la température des couches profondes des océans a nettement grimpé depuis 2004. Cf ma remarque qui faisait marrer JD. Si la température atmosphérique fait une pause, c'est que la chaleur est utilisée ailleurs. Donc si ce n'est l'atmosphère, l'eau chauffe, et si l'eau chauffe, ça fout le bordel ! Tournesol, j'ai lu attentivement ton lien avec un titre choc en 2° partie: "La Nina modifie le réchauffement climatique". Je constate que comme le dit joliment le site futura-sciences, à présent que "la pause dans l'accélération du réchauffement" (MDR) est là, on invoque des facteurs naturels pour l'expliquer, et notamment le cycle de Schwabe du Soleil, les La Nina et les aérosols qui sont cités. Comme quoi, chassez le Naturel en répétant comme on l'a fait longtemps que désormais le RCA a pris le dessus sur lui et il revient au galop, mais trêve de plaisanterie. A présent ma remarque sur tout ça: Est-ce honnête de chercher des excuses avec les La Nina fréquents du présent, sans jamais avoir évoqué à l'époque les El Ninos fréquents du passé? En somme quand la variabilité naturelle jouait pour le réchauffement c'était normal, on n'en parlait pas, mais à présent qu'elle joue contre, on l'invoque en guise d'excuse. Si c'est cela l'honnêteté intellectuelle version Giec alors je dis bravo... Que ce genre d'attitude ne choque pas me stupéfie littéralement. Je me faisais tout de même une plus haute idée de la science...
  2. climatoogue vs climatoseptique

    Williams, puisqu'on te dit qu'il n'y a pas de pause dans le réchauffement... Merci pour l'info en tout cas, je n'avais pas vu ça, cela finit quand même par sortir dans les journaux français. C'est bien, ils se réveillent finalement, après tous les autres. Je crois moi aussi que sur le long terme les océans jouent un grand rôle, non pris en compte par les modèles, comme le dit le professeur Hendrik Tennekes, ancien directeur de recherche de l’Institut de Recherche Météorologique Royal des Pays-Bas. C’est un expert de l’étude de l’atmosphère. Voici ce qu'il dit sur les océans et les modèles informatiques: « Les océans constituent un composant lent et décisif du système climatique. Décisif, parce que c’est là qu’est stockée la majorité de la chaleur accessible du système. (…) quelques mètres d’eau contiennent autant de chaleur que l’atmosphère entière. De plus, les océans sont la principale source de vapeur d’eau qui fait que la dynamique atmosphérique de notre planète est à la fois intéressante et excessivement complexe. A cause de cela et d’autres raisons, une représentation explicite des océans devrait constituer le noyau de tout modèle climatique qui se respecte. » Et de poursuivre : « Or les systèmes d’observation des océans sont primitifs en comparaison de leurs homologues atmosphériques. (…) Selon moi, il est plutôt alarmant que l’actuelle génération de modèles climatiques ne puisse pas simuler un phénomène aussi fondamental que l’Oscillation Pacifique Décennale [PDO]. Je ne ferai confiance à aucun modèle climatique jusqu’à ce qu’il puisse correctement représenter la PDO et les autres particularités lentes de la circulation océanique planétaire. » Ceci dit et pour le court terme, l'explication de la chaleur perdue de l'effet de serre par les océans est pour le moins discutable, puisque le contenu thermique des océans stagne depuis 2003-2004 (et ça fait déjà 9-10 ans quand même...) et ce d'après la NOAA: http://oceans.pmel.noaa.gov/ Tiens je viens de relire la théorie de l'effet de serre constamment saturé du physicien hongrois Ferenc Miskolczi (un ex de la NASA), et on peut la considérer comme une théorie globale de l'effet de serre. La théorie du Giec n'est donc pas la seule à être globale... Voir ici: http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html#Miskolczi Moi aussi je vais faire comme les températures une pause, mais elle sera moins longue. [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 01-09-2013).]
  3. climatoogue vs climatoseptique

    JLD quand je dis que c'est "la seule explication globale" ça ne signifie pas qu'elle est juste ni qu'elle me convainc. Moi j'essaye d'être honnête dans mes positions et je reconnais certains choses en faveur de la théorie des GES. Tu vois cela n'a rien d'inaudible cela s'appelle un effort d'HONNETETE. Les autres explications, PDO, thèse solariste, etc, ne sont que partielles, pas globales. Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont fausses. Pour moi la théorie climatique qui explique tout de façon crédible n'existe pas loin s'en faut. J'ai dit: "J'ajoute que si on s'amuse à retirer des fluctuations naturelles que les modèles ont "oublié" de prendre en compte et qu'on pense retrouver le bon résultat, on démontre ainsi que les modèles sont faux !" Tu me dis pose la question à un climatologue. Cette question je l'ai posée à un physicien qui sait très bien ce qu'est un modèle et travaille sur le sujet climatique depuis des années. C'est sa réponse que je cite. Mais tu vas me dire qu'il n'y connaît rien... Et hop... Tu dis: "Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant de constater qu'un modèle ne prend pas en compte des facteurs secondaires irrégulier et imprévisibles." Pour toi l'ENSO et la PDO seraient des facteurs secondaires? Alors pourquoi ça ne monte plus depuis 16 ans, puisque le CO2 que nous relâchons sans arrêt est capital, lui? Hein? La hausse passée des températures du dernier siècle ne s'est pas produite parce que les GES l'expliquent, ça ce n'est pas prouvé, sinon il n'y aurait pas débat. A partir de là on peut avoir des avis. Mon avis c'est que ça monte parce que tout bêtement après un Petit âge glaciaire de plusieurs siècles on peut s'attendre à un bon rattrapage. C'est mon hypothèse. Selon quel mécanisme? On n'en sait rien et on ferait mieux de l'avouer.A titre info, on a dépassé les 400ppm de CO2. Mais il n'en reste pas moins que l'on rejette annuellement seulement 3% du CO2 émis dont 1,5% vont dans l'atmosphère et le reste au sol... Tout ça pour ça... "Cela n'a jamais varié aussi vite depuis 1000 ans." Vraiment? C'est la courbe en forme de crosse de hockey qui te permet de dire ça??? Aucune des reconstructions des températures passées à base de proxys n'est acceptée telle quelle par l'ensemble des climatologues. Cela prête trop aux magouilles. On en vient à nier l'Optimum du Moyen Age, à minorer le Petit âge glaciaire etc. A faire des crosses de hockey, puis des courbes en spaghettis, la dernière..."Et il faut que tu expliques par quel miracle le CO2, le méthane et tous les autre gaz à effet de serre n'ont pas d'effet sur Terre." Ah non, c'est au Giec d'apporter des preuves, car c'est lui qui dit que le danger est là et qu'il faut réduire les émissions de CO2 sinon on court à la catastrophe... Sans oublier que tout cela n'est pas que des spéculations de blouses blanches en folie dans des labos, cela a un coût économique considérable. Pour le moins dans ces cas là on doit prouver ce que l'on avance. Moi je dis qu'il n'y a aucun danger à laisser le climat tourner tout seul, du reste au temps des dinosaures on avait 5 x plus de Co2 dans l'atmosphère et la vie grouillait sur Terre. Pas de serre chaude comme on nous l'annonce pour faire peur... "C'est une ficelle habituelle de pensée unique de mettre les bornes aux courbes là où ça va dans le sens de ce que l'on a envie de raconter en ignorant le reste quand il va dans le sens contraire." Je t'ai déjà dit que les reconstruction de courbes du passé à base de proxys étaient bidonnées la plupart du temps, ou au moins contestées. Le thermomètre lui n'est pas contestable, surtout quand ce sont les mesures satellites indépendantes de l'effet de chaleur urbain. Le projet de prochain rapport N°5 du Giec, qui doit sortir en 2014 a fuité. Certaines personnes semble-t-il en ont assez des travaux en petits comités et veulent plus de transparence... Le climatologue (sceptique) John Christy, dans son rapport devant le Sénat US en août 2012 a montré ce graphique, qui montre les projections des nouveaux modèles du Giec (un peu plus raisonnables que les anciens) et les observations. C'est une comparaison incluant les mesures satellitaires des températures (les ronds bleus et rouges) et les résultats des modèles les plus récents. Le gros trait noir indique "la moyenne d'ensemble" des résultats des modèles. Les tiretés noirs indiquent les marges d'erreur. Y a encore du boulot avec ces nouveaux modèles... On verra le rapport définitif. [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 31-08-2013).]
  4. climatoogue vs climatoseptique

    Eric, Valérie Masson-Delmotte c'est bien elle qui disait qu'après 1998 il n'y avait pas eu de nouveaux El Nino? JLD tu fais semblant de confondre masse et surface de glace. Ton reproche tombe à plat. Toujours ces manipulations, cette façon de jouer sur les mots... Discuter avec un militant c'est fatiguant. Pour l'Antarctique, GRACE dit que la masse se réduit (très faiblement et c'est à confirmer) mais la surface de glace s'étend clairement, voilà ce qu'on peut dire. C'est tout. Tout ça bien entendu ne nous dit rien des CAUSES du changement climatique.La PDO je préfère la montrer sur le dernier siècle, et pas depuis mille ans, avec des courbes à base de proxys qui sont peu exactes, quand elles ne sont pas bidonnées. Voici ce que ça donne, la PDO superposée avec la courbe des températures globales, là où on a des mesures fiables par thermomètres. La voici, faite par la statisticien Paul Clark. Cela commence en 1940 et se termine en 2013. Moi je vois une corrélation et je ne suis pas le seul :La courbe du haut ce sont les températures, celle du bas l'indice de la PDO. Ses sources: Pour les températures le Met Office Hadley Center britannique: http://www.metoffice.gov.uk/hadobs/hadcrut3/diagnostics/global/nh+sh/ Pour la PDO le JISAO de Washington : http://jisao.washington.edu/pdo/PDO.latest Nous avons bien basculé depuis en gros 2005 dans une PDO négative, donc froide: Mais pour en revenir à l'essentiel, la théorie du Giec sur le changement climatique, on a eu une hausse de 0,74°C sur 100 ans, qui a fait suite à plusieurs siècles de Petit âge glaciaire où il a fait très froid. La belle affaire! Pour moi c'est un rattrapage naturel tout bête et pas besoin d'aller chercher une action des misérables quantités de CO2 que nous relâchons dans l'atmosphère tous les ans, 3% du total (le reste est naturel) dont seulement 1,5% monte en altitude (la moitié est absorbé par le sol et les plantes). Le Giec contourne le problème en supposant une forte rétroaction positive par la vapeur d'eau (x3) qui tel Zorro viendrait sauver le soldat CO2. Il ne manque vraiment pas d'air car il avoue dans son rapport sa compréhension "faible" du rôle de cette même vapeur d'eau et des nuages dans le climat, sans oublier d'ailleurs aussi le rôle indirect du Soleil. Aveu qu'il ne peut éviter, puisqu'il est de notoriété publique que le rôle de la vapeur d'eau et des nuages est mal compris par la science du climat actuelle. J'ajoute que l'eau contenue dans l'atmosphère représente l'immense majorité des molécules présentes et l'on sait bien que H20 joue un rôle tout à fait primordial pour l'effet de serre. Selon les propres chiffres du GIEC, l’eau (vapeur d’eau et nuages) compte pour 72% de l’effet de serre global, et le CO2 avec les autres gaz, pour 28%, c'est dans le rapport du Giec. Pour les sceptiques c'est davantage. Autre Réf wikipedia qui reprend les chiffres du Giec: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_%C3%A0_effet_de_serre Voir ici les composantes du forçage radiatif version Giec (le degré de compréhension des phénomènes c'est la colonne de droite marquée LOSU): Bref tout ça est branlant. D'autant plus qu'il n'y a pas de preuve mesurée de l'action des GES sur le climat, ce qui clôturerait le débat, puisque les valeurs de forçage en jeu (1,6W/m² pour l'homme depuis 1750, chiffre en bas à droite du tableau) sont trop faibles pour être mises en évidence. Il y a juste des coïncidences de courbes qui ont fait long feu depuis 16 ans. Ceci explique que les fameux modèles soient incapables de prévoir les températures futures et notamment la pause actuelle depuis 16 ans dans le réchauffement. La pause est une observation universellement reconnue et acceptée, sauf par certains ici. Il paraît actuellement pratiquement au moins un ou deux articles par semaine pour essayer de l'expliquer d'après Jacques Duran qui suit l'affaire de très près... Pour la pause des températures il existe d'après lui 5 explications avancées. Toutes décrivent soit une erreur des modèles, soit une surestimation de la sensibilité (rétroaction positive de la vapeur d'eau excessive notamment), soit une "fuite" de la chaleur au fond des océans, soit l'effet des fluctuations naturelles (les La Ninas notamment). Mais dans ce dernier cas pourquoi ne pas expliquer le réchauffement précédent par les El Nino particulièrement fréquents de 1979 à 2000 ? Hein? Pourquoi? J'ai déjà posé la question et pas de réponse...J'ajoute que si on s'amuse à retirer des fluctuations naturelles que les modèles ont "oublié" de prendre en compte et qu'on pense retrouver le bon résultat, on démontre ainsi que les modèles sont faux ! Cela c'est pour ceux qui préfèrent les courbes sans ENSO (trafiquées) aux courbes des températures mesurées... Cela va baisser encore combien de temps au niveau des températures mesurées sans que ça sème le bazar dans la presse mondiale? Déjà 16 ans et les premiers craquements se font jour... Les temps à venir vont être intéressants. Ps: Jld ton graphique sur les années les plus chaudes, qui reprend les méthodes de la grande presse est pathétique. Quand on a monté un escalier et que l'on marche ensuite dans un couloir plat, on peut toujours répéter "je n'ai jamais été aussi haut", il n'en reste pas moins qu'on est sur du plat... [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 31-08-2013).]
  5. climatoogue vs climatoseptique

    Je rappelle juste que l'on parle de la CAUSE du réchauffement. Faire comme si toute augmentation de quoique ce soit ici et là était la preuve que la Terre est en plein réchauffement ET QUE DONC c'est le RCA qui en est forcément la cause c'est sauter à la conclusion de façon malhonnête. Mon chat qui se gratte c'est le RCA, ça va bien un moment... Pour l'Antarctique et sa masse de glace, examinons un peu la chose. C'est un fait, la courbe mesurée montre une baisse de masse, ok. Il faut tout d'abord voir si nous avons affaire à une baisse cyclique qui sera suivie d'une hausse, ou bien à une tendance lourde. Je ne pense que l'on puisse tirer de conclusions définitives sur 8 années. De plus, les marges d’erreur liées à cette nouvelle méthode de mesure sont importantes, non pas dues aux instruments de mesure, qui travaillent à 10 micromètres près ce qui est excellent. Elles proviennent des variations de la gravité à un niveau local qui sont influencées par un grand nombre de facteurs d'autant plus importants dans leur influence que la mesure est précise d'ailleurs: la pression atmosphérique locale, la délimitation exacte du champ observé, le rebond isostatique post-glaciaire (phénomène spécifique qui désigne l’ajustement de la croûte terrestre à l’évolution des glaces en surface dans les périodes interglaciaires) etc. De plus les unités de mesure utilisées par l'étude sont des gigatonnes, ce qui pour l'Antarctique est fort peu. 500 gigatonnes de plus ou de moins sur la masse totale de glace qui recouvre le continent antarctique c'est absolument pinuts. Bref, l’expérience GRACE étant très récente, attendons de voir pour tirer des conclusions dans un sens ou dans un autre. Ici des mesures plus récentes de GRACE, tirées du site de la NASA: Pour les températures de surface par contre il est clair qu'on est dans la manipulation des esprits pure et simple, et scandaleuse, en gardant l'ENSO quand il jouait à la hausse et voulant le virer quand il joue à la baisse... Je m'explique: En effet, la PDO* qui était positive durant les 20 glorieuses du RCA (de 1977 à 2000 en gros) et redevenue négative depuis. Ce qui veut dire que ça va baisser durant 25 à 30 ans en gros côté températures... Embêtant, et les gens du Giec le savent, c'est bien pourquoi leur modélisateur du climat Mojib Latif, avait déclaré en 2009 que nous pourrions être proches d’entrer dans « une ou deux décennies de refroidissement climatique ». On voit ci-dessous comment les variations de la PDO épousent de façon étonnante les fluctuations à moyen terme des températures globales. Comme je le répète sans arrêt, ça monte un peu jusqu'en 1945, ça baisse ensuite jusqu'en 1977 (on craint le refroidissement global), puis ça monte en provoquant l'hystérie du réchauffement, et depuis environ 2005 on passe en régime de PDO froid. Du coup comme par hasard, on nous propose de virer l'ENSO donc la PDO en trafiquant les courbes de températures... Pour la remettre dans 30 ans? C'est absolument passionnant d'honnêteté intellectuelle je dirais... En prime, si on s'amuse à retirer des fluctuations naturelles que les modèles ont "oublié" de prendre en compte et qu'on pense retrouver le bon résultat, on démontre ainsi que les modèles sont faux ! Une autre image qui dit la même chose: * La PDO : En 1996 le Scientifique Steven Hare a montré l’existence d’une oscillation dans le Pacifique appelée l’Oscillation Décennale du Pacifique (P.D.O.). Cette dernière est une variation de l’anomalie de la température de surface du Pacifique de 40 à 50 ans, avec deux phases d’environ 20 à 30 ans. A l'intérieur de la PDO il y a l'ENSO, qui est l'alternance tous les deux ans en gros des El Nino (chaud) et La Nina (froid). En phase chaude de la PDO les El Nnino sont plus nombreuses et en phase froide de la PDO ce sont les La Nina qui le sont. [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 30-08-2013).]
  6. climatoogue vs climatoseptique

    quote:Content de te l'entendre dire ! Merci plus haut aussi d'avoir admis que personne n'a d'autre explication valable. Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas d'autres explications valables, la théorie des GES est juste la seule explication GLOBALE disponible. Ce qui ne prouve en rien sa véracité. Hé oui, ma démarche n'étant pas idéologique, j'admets certains faits contraires à mon opinion générale sur le sujet, même s'ils ne contrebalancent pas dans mon esprit les nombreuses raisons fortes de douter. Toi tu réfutes tout en bloc, même ce que dit le Giec, même ce que tout le monde d'honnête admet, même les courbes tirées des mesures, auxquelles tu préfères les courbes fabriquées en labo. Tu es dans la crispation idéologique. Franchement balaye un peu devant ta porte... C'est usant de discuter avec un mur qui n'admet rien de ce qui va dans le sens opposé à son opinion. Et à présent que je vois le point de vue militant pointer derrière, malgré ta tentative de dénégation, je comprends mieux pourquoi... Tu t'es trahi et un tantinet déconsidéré là! Tu as BESOIN de croire que le RCA existe car ça sert ta posture politique. A quoi bon discuter dans ce cas là? Bye. http://www.astrosurf.com/astrocdf67/dossier_divers/climatJC.pdf [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 30-08-2013).]
  7. NUIT DE L'ASTRONOMIE AU CDF SAMEDI 07/09/2013

    J'avoue que le dobson de notre barde est une fenêtre ouverte vers les cieux infinis! Mais je mettrais un bémol toutefois. Se hisser vers l'oculaire est une entreprise pleine de périls en effet, car le risque de crier un énorme OPLV et de tomber à la renverse est fort grand... Du moins quand le télescope est collimaté, car il se murmure dans les hautes forêts vosg... Aïe pas la tête!
  8. climatoogue vs climatoseptique

    Wouaw, Jean-Luc... Le lien que tu donnes pointe vers un site de militants politiques d'extrême-gauche, anticapitalistes et écolos, adeptes de la théorie du complot tous azimuts, et à sa lecture je l'avoue, j'ai été bouleversé! C'est quand même autre chose que le blog d'un ex-physicien du CNRS, ex collaborateur du prix Nobel Pierre-Gilles de Gennes, qui lui ne parle que de climat! Et qui donne tous les liens des études qu'il cite, qui sont pour leur immense majorité publiées dans des revues à comité de lecture. Là tu marques un sacré point, vraiment! Du coup je comprends mieux ta position jusqu'au-boutiste de militant, qui te pousses à nier même ce que le Giec et la plupart des spécialistes admettent. De mon côté je n'ai pas de cause à défendre autre que la vérité des faits dans ce dossier puisque je suis passé de l'adhésion totale aux thèses du Giec au scepticisme, et ce après m'être tout simplement documenté. Je préfère séparer la politique et la science, comme l'on doit séparer la science et la religion. Sinon on va vers du grand n'importe quoi. Voici d'ailleurs ce que j'admets volontiers et qui va dans le sens du Giec: - La théorie des GES est la seule explication globale existante qui rende compte de la hausse des températures du XX° siècle. - La glace arctique connaît une certaine tendance à la fonte et idem pour les glaciers du Groenland. - La majorité des glaciers de la planète a connu une fonte au XX° siècle. - Le niveau des océans monte depuis la fin du XIX° siècle. Cela fait 18cm en un siècle exactement. - La courbe des températures globales a monté de +0,74°C au XX° siècle, et sur deux périodes (1910-1945 et 1977-1998), cela a coïncidé exactement avec la courbe de nos rejets de CO2. Voilà en gros. Bien entendu cela ne constitue pas une preuve que le RCA soit pertinent pour expliquer le changement climatique. Les raisons de se poser des questions sont nombreuses et pour faire court, j'ai mon pdf mis à jour très régulièrement, qui résume toutes les raisons de douter en 72 diapos: http://www.astrosurf.com/astrocdf67/dossier_divers/climatJC.pdf
  9. climatoogue vs climatoseptique

    Cela vaut-il la peine de répondre? Non. Car que tu en viennes à nier même ce que reconnaît le Giec en dit long sur ton déni de la réalité. [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 30-08-2013).]
  10. climatoogue vs climatoseptique

    quote:Valérie Masson-Delmotte [...] « Le dernier record de chaleur est en effet survenu en 1997 lors du dernier “ El Niño ” [une anomalie thermique dans le Pacifique Sud caractérisée par une température élevée des eaux de surface, ndlr]. On a depuis ce qu’on appelle un plateau : sur toute cette période, on n’a pas eu de nouveau El Niño, mais plusieurs “ La Niña ”, un phénomène inverse qui a eu tendance à rafraîchir l’atmosphère. » En réalité, les températures évoluent par paliers (plateaux), ce qui explique une certaine stabilité pendant des périodes variables avant une élévation brutale.[...][b][...]le dioxyde de soufre relâché en haute atmosphère par les éruptions volcaniques depuis 2000 aurait en effet endigué de 25% le réchauffement provoqué par les gaz à effet de serre. [...]l’océan, dont la chaleur des 700 mètres supérieurs est passée de 3x10^22 joules en 1997 à 10x10^22 joules en 2010. La dame admet que depuis 1998 il y a un plateau de températures. C'est déjà ça. Mais pour le reste, les El Nino absents depuis lors il faudrait l'encadrer celle là... Tiens tu peux compter les El Nino depuis 1998 ici, moi j'en vois au moins 4 ou 5, ils sont en rouge et les La Nina en bleu: Mais peut-être la dame voulait-elle dire qu'il n'y a pas eu de El Nino aussi forts que celui de 1998 depuis lors? Je suis gentil, tu vois... La dame ajoute : "Il faudrait un plateau de 30 à 40 ans au moins avant de pouvoir dire que le réchauffement climatique s’est arrêté." Ah bon? Pourquoi a-t-il fallu seulement 10 ans, de 1978 à 1988 pour lancer des cris d'alarme tous azimuts avec un arrêt en 1997 soit seulement 19 ans après? Quand ça monte 10 ans suffisent mais quand ça descend il faudrait 30 à 40 ans? Là je me gausse carrément... Pour l'Antarctique tu es décidément pathétique dans tes tentatives de nier la réalité. Ton étude a été faite (évidemment comme par hasard) dans le seul coin où la glace fond, c'est-à-dire dans la péninsule antarctique (plus exactement dans l'île James Ross). La péninsule représente 10% du continent antarctique, et comme par hasard, c'est là où toutes les expéditions des réchauffistes vont pour prouver l'improuvable en manipulant les faits et tromper le bon peuple... Pris la main dans le sac ici chef... J'ajoute que l'on explique ce réchauffement local de la péninsule, en contradiction avec tout le reste, par un volcanisme réel et intense, et aussi peut-être l'action de courants marins. Mais c'est encore mal connu et y a du boulot encore. L'Antarctique c'est ça avec sa péninsule en haut à gauche: Ton satellite Grace est très prudent et dit qu'il constate une perte de glace dans l'antarctique ouest (la péninsule encore? Il ne le dit pas) mais pas à l'est où la glace semble stagner ou même augmenter. A la fin il « suggère » (j’aime beaucoup ce terme...) je cite "que l'Antarctique de l'Est est en train de perdre de la masse, surtout dans les régions côtières, (comme par hasard...) à un taux de -57 ± 52 Gt par an-1, apparemment (apparemment j’aime aussi...) causé par une augmentation des pertes de glace depuis l'année 2006. Bref si c'est ça les études qui cherchent à prouver que l' Antarctique se réchauffe et perd de la glace alors que c'est exactement le contraire, tu repasseras... Un fait que le Giec lui-même admet dans son dernier rapport page 5 et 6, résumé pour les décideurs je cite; "Il est probable que tous les continents, à l’exception de l’Antarctique, ont généralement subi un réchauffement anthropique marqué depuis cinquante ans." Bref la vérité exacte c'est ceci: l'Antarctique se refroidit sur 90% de sa surface sauf sa péninsule. Tu es vraiment acharné à prouver même l'improuvable, quelle mauvaise foi, c'est hallucinant! Continuons car c'est marrant... Tu dis quote:Tu as un principe de base expérimentalement bien établi qui montre que le CO2 ça fait effet de serre. On met du CO2 (entre autre) à gogo dans le système Terre, et ça chauffe comme ça n'a jamais chauffé depuis 1000 ans. Personne n'a la moindre explication alternative valable, y compris dans le camp des corrompus. A croire que Exxon n'a pas payé assez. Il n'y a pas de preuve, juste 99% de chance que ce soit ça, et c'est la meilleure explication que l'on a vu qu'elle est logique, ... et que personne n'en a d'autre. Le principe de base de l'effet de serre sent la naphtaline, car il date du XIX° siècle et il est contesté dans son fondement même par plusieurs chercheurs: effet de serre constamment saturé de Ferenc Miskolczi et effet de serre violant des principes physiques par Gehrard Gerlich et Ralf. D. Tscheuschner. Mais passons, moi je ne prends pas en compte ceci pour l'instant, je le signale seulement... Donc contestation fondamentale il y a, et d'un. Tu dis "Cela chauffe comme ça a jamais chauffé depuis 1000 ans". Non au Moyen Age il faisait au moins aussi chaud, sauf si on regarde la courbe en crosse de hockey bien entendu... Et l'augmentation de tout le XX° siècle c'est un pauvre +0,74°C (période 1905-2005 d'après le Giec). S'en serait-on aperçu sans toute cette hystérie au sujet du réchauffement? J'en doute fort... "Le RCA est la meilleure preuve que l'on ait trouvé pour expliquer le réchauffement passé?" Non, ce n'est ni la meilleure ni la plus pertinente, c'était juste dans les années 80 celle que l'on a trouvé, ce qui ne prouve rien et la science avance comme tu le dis. Sa pertinence n'a reposé que sur la hausse des températures de 20 ans de 1978 à 1997, concomitante avec la hausse du taux de CO2. "Personne n'en a d'autre?" C'est vrai et faux. Il y a des morceaux d'explications, mais pas d'explication globale certes, et l'état de la science climatique est encore balbutiant voilà pourquoi. Si le RCA est vrai parce qu'il paraît logique alors là je m'incline... Arrête de parler de camp des corrompus pour évoquer les climatosceptiques, on croirait lire un politicien... Pour la haute atmosphère je parlais de 10 à 15 km là où l'effet de serre a lieu. On ne parlait donc pas de la même chose.Pour les océans leur hausse du niveau obéit à des causes multiples et pas toutes attribuables au réchauffement, n'oublions pas "l'ajustement glaciaire isostatique" dont j'ai parlé plus haut. Voici la courbe de montée du niveau des océans faite par le PMSL britannique, qui a l'avantage de couvrir la fin du XIX° siècle. Les courbes satellitaires Jason, Topex/Poseidon, Envisat etc. ne remontent pas plus haut dans le temps que 1992, je les ai donc laissée de côté. C'est une courbe fine, bien moins grossière et approximative que celle que tu cites, et si tu y vois une accélération de la montée du niveau des eaux à partir de 1870 c'est vraiment que tu as besoin de lunettes. J'ajoute que ce sont des mesures et pas des simulations par ordinateurs...: http://www.pol.ac.uk/psmsl [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 30-08-2013).]
  11. NUIT DE L'ASTRONOMIE AU CDF SAMEDI 07/09/2013

    Dommage pour nous, Bruno mais c'est une très bonne nouvelle pour toi. L'Islande, ses plages, ses collines parfumées à la lavande, ses cigales... Mais qu'est-ce que je raconte moi?
  12. climatoogue vs climatoseptique

    quote:Jean-Luc a dit: Espérer l’existence d'une hypothétique rétroaction négative alors que les glaces fondent, les eaux montent, la température de l'air monte, la température de l'eau monte, la haute atmosphère se refroidit de 2° tous les 10 ans (conséquence non intuitive mais logique du réchauffement en bas), .... je trouve ça fascinant. Un peu comme les paraplégiques qui vont à Lourdes dans l’espoir de marcher à nouveau.Les glaces fondent dans l'Arctique mais progressent largement dans l'Antarctique. Quel manque d'honnêteté de ne pas le signaler... Mais d'abord pourquoi passer tout de suite à la conclusion et dire que c'est le RCA? Il faut le prouver ça... Or ce n'est pas évident au niveau des causes... Un article, publié en 2007 dans le Geophysical Research Letters par quatre chercheurs us révèle que la masse d'eau océanique qui tournait dans le sens des aiguilles d'une montre autour du pôle Nord avant 1990 et qui s'était mise à tourner dans le sens contraire depuis 1990, s'est remise à tourner dans le sens des aiguilles d’une montre. Cela correspondent à des « oscillations multidécennales océaniques ». C’est en général provoqué par un changement de la salinité des eaux. Conclusion des chercheurs: Notre étude confirme que de nombreux changements dans la circulation supérieure de l’océan arctique dans les années 1990 étaient de nature décennale plutôt que résultant du réchauffement global. » La NASA le dit aussi : « Arctic ocean currents shown to affect polar climate more than global warming ». Source: http://www.tgdaily.com/content/view/34866/113 Pour l'Antarctique cela devient même gênant pour le Giec tellement la surface de glace progresse: Oui je sais, tu vas me dire qu'il faut refaire la courbe et Michael Mann, l'as de la crosse de hockey me paraît tout désigné... Les eaux océaniques ont commencé à monter dès 1860, à la fin du Petit âge glaciaire, et bien avant les rejets humains massif de GES et cette hausse ne s'est pas accélérée depuis, ce qui ne colle pas avec la cause RCA. La totalité de la hausse du XX° siècle est de 18cm. La cause serait multiple, dilatation due au réchauffement passé, remontée du fond océanique suite à la fin du dernier âge glaciaire qui a réduit le poids de glace pesant sur la croûte terrestre, remontée qui est très lente et dont on n'a pas assez tenu compte, etc. Cela s'appelle un « ajustement glaciaire isostatique », et ça a été très important il y a 10 000 ans, quand la Terre est sortie de la dernière grande glaciation, mais il fait encore sentir aujourd’hui ses effets car ce réajustement n’est pas immédiat. Il peut continuer plusieurs milliers d’années avant de trouver un nouvel équilibre. Cette étude démontre ainsi que l’on a jusqu’à présent sous-estimé l’importance de cet effet de rebond et de ses conséquences sur le niveau marin. Pour ses auteurs, la régression de la calotte glaciaire du Groenland et de l’ouest Antarctique aurait été surestimées d’un facteur deux. La référence de l'étude parue dans Nature Geoscience: Nature Geoscience Vol 3, 642-646, Septembre 2010. Cet article est signé par Xiaoping Wu, Michael B. Heflin, Hugo Schotman, Bert L. A. Vermeersen, Danan Dong, Richard S. Gross, Erik R. Ivins, Angelyn W. Moore and Susan E. Owen. Les organismes impliqués dans cette étude sont le Jet Propulsion Laboratory, le California Institute of Technology, USA Faculty of Aerospace Engineering, Delft University of Technolo-gy,Netherlands, Netherlands Institute for Space Research. La température de l'air a monté de 1977 à 1998 et ne monte plus depuis. Statistiquement c'est même depuis 1997 que ça ne monte plus. Parmi les chercheurs du GIEC on s'en émeut mais pas toi. Pour la haute atmosphère tu as tout faux. Elle devrait au contraire se réchauffer selon la théorie et les modèles, là tu dis une contre-vérité manifeste. Or elle se refroidit effectivement, ce qui est contraire à la théorie du RCA et le fameux hotspot tropical reste introuvable depuis toujours. le chercheur Lennart Bengtsson que j'ai cité plus haut s'en émeut aussi mais pas toi. Ce que je trouve fascinant chez toi c'est un tel déni de la réalité. Préférer une courbe trafiquée qui monte, à la courbe des mesures de températures issue des stations météo et des satellites qui stagne, je dois dire qu'on ne me l'avait jamais fait encore ce coup là... Petit rappel de l'interview du chercheur Storch du Giec: SPIEGEL: Pendant combien de temps encore sera-t-il possible de concilier une telle pause du réchauffement climatique avec les prédictions climatiques en vigueur ?Storch (expert du Giec) au Spiegel: Si les choses continuent comme elles l'ont fait, dans cinq ans, au plus tard, nous devrons reconnaître qu'il y a quelque chose de fondamentalement faux dans nos modèles climatiques. Une pause de 20 ans du réchauffement n'existe dans aucun modèle climatique. Mais même aujourd'hui, nous trouvons très difficile de réconcilier la tendance actuelle de la température avec nos prévisions.SPIEGEL: Qu'est-ce qui pourrait être faux dans les modèles ?Storch: On peut envisager deux explications -- et aucune d'entre elle n'est agréable pour nous. La première est qu'il se produit moins de réchauffement climatique que prévu parce que les gaz à effet de serre et plus spécifiquement le CO2 ont moins d'effet que nous l'avons supposé. Ceci ne signifierait pas qu'il n'y aurait pas d'effet de serre anthropique mais simplement que notre action sur le climat est moins importante que nous l'avions cru. L'autre possibilité est que, dans nos simulations, nous avons sous-estimé les fluctuations climatiques dues aux causes naturelles.Bon c'est mon dernier post pour le moment, j'en ai marre de discuter avec un type de mauvaise foi. [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 29-08-2013).]
  13. climatoogue vs climatoseptique

    Jean-Luc, ce foutu thermomètre qui refuse de monter depuis 16 ans serait-il payé par Exxon? Va savoir... Bientôt d'autres nouvelles à venir.
  14. climatoogue vs climatoseptique

    Jean-Luc, voilà que tu retombes dans la théorie du complot et les attaques ad hominem. Cela faisait longtemps... Tu pourrais discuter sur le fond des deux études mais non, c'est plus facile le procès d'intention... Je pourrais te répondre que le président du GIEC, Monsieur Pachauri, est membre de l’Advisory Board du Chicago Climate Exchange (CCX), la bourse américaine des crédits carbone. Qu'il est également directeur général du groupe TERI (The Energy Resource Institute), spécialisé dans le développement durable, qu'il est conseiller du gouvernement indien, ainsi que de nombreuses compagnies. Que le Président du GIEC est donc en plein conflit d'intérêt. Que TERI délivre aussi un prix d’excellence à des sociétés qui agissent pour l’environnement. Que selon le très sérieux journal anglais The Times, une société gazière et pétrolière, « Reliance Industries », est proche de TERI et a reçu un prix d’excellence. Que toujours selon The Times, la société pétrolière BP est un gros sponsor de TERI. Que TERI ne rend pas ses comptes publics, etc. Je pourrais dire tout ça, mais je ne le ferai pas... Et puis comme ça n'apporte rien au débat de fond, je préfère considérer que les gens qui s'opposent sur le climat sont tous honnêtes et sincères des deux côtés. Une remarque: l'impact du El Nino sur les températures est nul en 1997, quand on regarde la courbe des températures mesurées. Les années impactées sont 1998 et 1999. C'est clair pourtant. Tu n'as pas répondu à ma question, ce faisant. Pourquoi durant tout le XX° siècle on s'en moquait de l'effet de l'ENSO et pourquoi depuis que ça ne monte plus dans les mesures on nous travaille les courbes pour virer l'ENSO? Le thermomètre ne montre pas ce qu'on attend, alors on le trafique en bâtissant une courbe ad hoc en somme. Tiens ça me rappelle quelque chose sur l'Optimum climatique du Moyen Age qu'il fallait aussi virer, ça... Bref, on tourne en rond là. Cela vaut-il la peine de continuer? Attendons d'avoir du nouveau. La fin de l'année approche et cela fera bientôt 17 ans que les températures globales ne monteront pas. Cela commence à craquer côté Giec parmi les gens sincères du moins, comme Bengtsson et Torch. Affaire à suivre... [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 27-08-2013).]
  15. climatoogue vs climatoseptique

    Jean-Luc ma référence, pour ce qui est de la la stagnation actuelle des températures globales, et au risque de me répéter, c'est 1997! M'aurais-tu bien lu, dis-moi? La courbe que tu montres est comme la précédente une construction, et pas le résultat d'une mesure. Je t'ai déjà dit que ce genre de construction était problématique et qu'on ne pouvait pas ôter comme ça, facilement, et sans impact sur l'honnêteté du résultat le phénomène ENSO régional des courbes des températures globales. J'ai cité la critique qui a été faite de ce genre de courbes très travaillées. Avec les mesures de températures, qui sont pourtant incontestables car l'ENSO joue à la hausse comme à la baisse, et se moyenne sur la durée, on a de 1997 à 2013 une montée des températures de 0,1°C. Bref que dalle. Cela c'est de la mesure, du solide donc. Mais au fait, on s'accommodait fort bien de l'ENSO de 1978 à 1997, période qui justement a vu naître l'alarmisme climatique (notamment par James Hansen du GISS), et le GIEC (en décembre 1988). Pour nous dire que ça montait trop... Alors dis-moi, pourquoi chercher aujourd'hui à le virer? Ne serait-ce pas parce que justement aujourd'hui ça ne monte plus, que ça commence à se savoir et qu'il faut trouver des astuces pour masquer le marasme des températures?
  16. NUIT DE L'ASTRONOMIE AU CDF SAMEDI 07/09/2013

    Ah non pas lui... La dernière fois il a fait foirer le truc!
  17. climatoogue vs climatoseptique

    Jean-Luc, dans mon post précédent je parle juste de hausse brute de températures sur la période 1978-1998 car j'évoque l'intervalle de temps de la hausse sans évoquer la stagnation. Dans ce dernier cas j'aurais dit 1997... C'est du visuel pur, ce qu'on voit en regardant le graphique. Mon livre dit d'ailleurs ceci: "le pic de températures de 1998 est dû à un très puissant phénomène El Nino dans l'océan Pacifique". A titre info il y en a eu un bien gros encore en 2010... D'ailleurs, pour moi c'est bien plus parlant de dire 1997 car c'est avant le El Nino et ça rajoute un an... Et ce n'est pas un artifice de ma part, puisque l'augmentation des températures globales de la Terre de 1997 à 2013 est en ce moment de + 0,1°C... Storch, du Giec parle lui de + 0.06°C sur 15 ans, soit depuis 1998. C'est largement dans la marge d'erreur des mesures par thermomètres ou satellites, et encore sans parler de l'effet de chaleur urbain mal corrigé que l'on ne citera pas ici. Bref, c'est pour ça que je parle de 16 ans et pas de 15, pour moi la référence c'est 1997 quand je veux évoquer le problème de la stagnation des températures et 1998 quand je donne la fin de la hausse sur la période 1978-1998. L'Allemand interviewé par le Spiegel parle lui de 1998-2013, et j'imagine que c'est pour minimiser la stagnation en lui retirant 1 an et en incorporant ce El Nino exceptionnel qui relativise -un peu- la stagnation. Les El Nino réchauffent et le La Nina refroidissent l'atmosphère, les rejets de poussières des volcans refroidissent les températures durant 2 ans environ, pas plus. Tout ça se moyenne très probablement avec un impact nul (sauf si on tient compte de la PDO qui change tous les 20 à 30 ans...) et vouloir ôter les effets de ces phénomènes régionaux en les appliquant à la planète entière n'est pas une opération triviale du tout! C'est pourquoi c'est critiqué au niveau méthodologique par les deux personnes que j'ai citées. D'ailleurs les courbes qui font référence pour la communauté climatique et qui sont publiées et mises à jour régulièrement par les différents instituts sont celles des températures moyennes de la Terre sans retouche, où l'on voit les pics et les creux des El Nino et La Nina (durée 2 ans) se succéder et être moyennés par exemple par la courbe noire à 3 ans sur le graphique que j'ai cité plus haut, d'autres graphiques préférant les moyennes à 5 ans.
  18. NUIT DE L'ASTRONOMIE AU CDF SAMEDI 07/09/2013

    Fabien, on pourrait prendre le Herr Martini à côté de nous non? Je baragouine quelques mots d'allemand, mais y a probablement de vrais germanisants dans le club non? Monsieur le gourou des dobsons teutons, c'est bien dommage que tu ne sois pas là, mais pas de souci, tu auras de la visite dans ton bel hôpital alsacien... [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 26-08-2013).]
  19. climatoogue vs climatoseptique

    Jean-Luc, pour Rahmstorf, bien connu pour ses prédictions catastrophes sur la hausse du niveau des mers 3 fois supérieure à celle du GIEC, et sa courbe très curieuse, voici des commentaires très critiques sur sa méthode: Celle de Steve MacIntyre, un statisticien connu pour ses travaux sur la courbe de hockey, qui tient le très couru et très technique blog Climate Audit. Il intitule son papier "The Secret of the Rahmstorf "Non-Linear Trend Line" : http://climateaudit.org/2009/07/03/the-secret-of-the-rahmstorf-non-linear-trend/ Une autre critique bien plus abordable (en tout cas pour moi) d'Anthony Watts, un météorologue connu pour ses travaux sur l'effet de chaleur urbain aux USA: http://wattsupwiththat.com/2012/11/28/mythbusting-rahmstorf-and-foster/ Pour le reste, si tu avais lu mon livre tu aurais vu que je laisse de la place pour les réponses du GIEC aux objections des sceptiques à plusieurs reprises, du moins quand ils y répondent. En 2007 je croyais à ce que je lisais dans la presse sur le RCA, impressionné je pense par la convergence des avis dans la presse et par l'argument d'autorité: GIEC = ONU etc. Puis je me suis documenté longtemps et à fond, et je porte à présent un regard très critique sur le RCA. Pour moi le RCA version GIEC c'est de la science politique qui a juste pour elle d'avoir gagné pour l'instant la bataille médiatico-politique. Mais ça commence à craquer de ce côté là aussi, voir ici la partie sur les médias (y a même quelques journaux français tiens...) : http://www.pensee-unique.fr/news.html#back Tu parles de posture, c'est comme cela que tu vois les choses, ok c'est ton droit. Mais moi je ne me reconnais pas dans cette opinion. Tout d'abord je rappelle que nos instruments de mesure sont de toutes façons incapables de clore le débat en quantifiant le RCA. C'est trop faible comme valeur. Sinon il n'y aurait pas débat. La seule "preuve" pour le RCA a été la concomitance de 1978 à 1998 entre la courbe des rejets humains de CO2 et celle des températures globales, qui montaient de concert. Preuve qui a disparu depuis 16 ans. Plus le fait, souvent avancé par les pro-GIEC qu'ils n'avaient pas à l'époque de théorie de rechange pour expliquer cette hausse du thermomètre. Ce qui ne prouve rien, bien sûr...Je rappelle que de 1945 à 1977 ça stagnait et qu'on craignait même une glaciation. Et qu'avant 1945 il y a eu la petite hausse de 1910 à 1945 mais peut-on l'attribuer au RCA à cette époque (le GIEC ne le fait pas clairement) ou à un rattrapage bien compréhensible après la fin du très long Petit âge glaciaire ? La courbe du Hadley Center : http://www.metoffice.gov.uk/hadobs/hadcrut3/diagnostics/global/nh+sh/ Bref,pourquoi aurais-je changé d'avis dis-moi, depuis 2008? A cause du scandale des mails piratés du CRU qui révélèrent en 2009 des scientifiques pro-GIEC militants et sectaires? Storch (pro-GIEC) le rappelle dans son interview au Spiegel: "Malheureusement, certains scientifiques se comportent comme des prêcheurs qui délivrent des sermons au peuple." A cause de la stabilisation des températures qui dure, et de l'inquiétude qui gagne les experts du GIEC, qui en viennent à se répandre en propos critiques dans la grande presse, fait sans précédent? http://www.pensee-unique.fr/news.html#beng Sinon je suis un peu surpris de voir que tu parles de consensus en matière de sciences. Le consensus est une notion issue tout droit du monde politique, je dirais. La plupart des découvertes en sciences étaient contraire aux théories du moment non? Tu tournes en rond avec le créationnisme, franchement... [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 26-08-2013).]
  20. climatoogue vs climatoseptique

    Jean-Luc, montre donc ta courbe issue d'un think tank politique aux gens du GIEC, de plus en plus nombreux, qui s'interrogent. Cela devrait les rassurer. A titre info, les différents instituts climatiques sérieux sont représentés ici, leurs noms sont en bas à droite de la figure : Superimposed plot of all five global monthly temperature estimates shown above. As the base period differs for the different temperature estimates, they have all been normalised by comparing to the average value of their initial 120 months (10 years) from January 1979 to December 1988. The heavy black line represents the simple running 37 month (c. 3 year) mean of the average of all five temperature records. The numbers shown in the lower right corner represent the temperature anomaly relative to the above average. See also the diagram below. Values are rounded off to the nearest two decimals, even though some of the original data series come with more than two decimals. The above air temperature estimates may be compared with variations in the global oceanographic heat content above 700 m depth. Last month shown: June 2013. Last diagram update: 30 July 2013.[Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 26-08-2013).]
  21. climatoogue vs climatoseptique

    Je comprends ton point de vue Tournesol, et je le respecte. Je suis comme toi sans aucun intérêt personnel dans cette affaire, et dans une démarche sincère. Le Temps, qui est un grand maître, le plus grand je crois, nous dira le fin mot sur cette affaire de climat, qui n'est pas qu'un débat scientifique éthéré, car il y a derrière de très lourdes implications sociétales et économiques. Tchao,
  22. climatoogue vs climatoseptique

    Tournesol, tu fais semblant de croire que climatoscepticisme égale charlatanisme scientifique. J'ai pourtant évoqué ici bien des noms de scientifiques distingués qui n'ont rien à envier à ce qui se fait à l'université de Haute-Saône...: Richard Lindzen professeur, titulaire de la chaire Alfred P. Sloan du MIT, inventeur de "l'effet Iris" en climatologie. Une autorité mondiale sur le climat, qui a d'ailleurs été auditionné par l'Académie des sciences françaises il y a quelques années. Son blog: http://www-eaps.mit.edu/faculty/lindzen.htm Judith Curry professeur, titulaire de chaire à l'Ecole de sciences de l'atmosphère et de la Terre de l'Institut de Technologie de Géorgie. Son blog: http://judithcurry.com/2011/10/08/usgcrp-draft-strategic-plan/ Roger Pielke Sr, professeur de climatologie et directeur d'un groupe de recherche du Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences de l'Université du Colorado, Marcel Leroux (décédé), ex professeur émérite de climatologie à l'Université Jean-Moulin (Lyon), il était directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS, John Christy, professeur de classe exceptionnelle des sciences de l'atmosphère, climatologue de l'état de l'Alabama et directeur du Centre des Sciences du Système Terrestre à l'Université d'Alabama, récompensé de la médaille pour réussite scientifique exceptionnelle par la NASA en 2002, pour ses résultats sur les mesures de températures satellitaires, etc., auditionné par le Sénat US récemment. etc.Tous des climatologues distingués, dont trois (Lindzen, Curry, Christy) ont démissionné du GIEC pour protester contre ses méthodes. Voilà ce que l'on découvre, quand on prend la peine de se renseigner...[Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 26-08-2013).]
  23. climatoogue vs climatoseptique

    PascalD, modèles climatiques qui sont dans les choux, et ce depuis 15 à 16 ans de l'aveu même des pro-GIEC. Ces modèles n'ont dans leur prévisions coïncidé avec la courbe des températures observée que durant la période 1978-1997. Entre 1945 et 1977 il n'y avait pas de modèles déjà, et d'ailleurs cela avait stagné voire baissé côté températures, à tel point que les journaux titraient vers 1977 sur une menace de refroidissement catastrophique (cf. Newsweek, Time etc). Or le début de l'alarmisme climatique c'est 1988 avec la création du GIEC en décembre. Bref il aura suffi de 10 ans pour faire peur à tout le monde au sujet non pas d'un refroidissement mais d'un réchauffement avec le RCA... A présent que le fossé grandit entre modèles et observations, combien de temps faudra-t-il pour revoir la copie?Tournesol tu es vraiment limite sur ton dernier post, preuve que je dérange une croyance, car sinon tu serais bien plus serein. Au fait, la science n'avance pas par consensus mais par preuves. [Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 25-08-2013).]
  24. climatoogue vs climatoseptique

    Tournesol, certains experts du GIEC s'inquiètent eux, et disent que 5 ans encore de "fluctuation locale" comme celle-là et ils bouffent leur chapeau, "processus dynamique non linéaire" ou pas, mais toi pas... D'ailleurs le RCA est un processus en logarithme, cf. la formule de l'effet de serre ci-après, et ce qui ne l'est pas ce sont les rétroactions qu'il provoque et les influences naturelles qui viennent l'influencer. PascalD, je ne confonds rien du tout, la courbe plus récente de la NOAA que je cite montre un plateau de température de 9 ans pour les océans, qui coïncide -avec un petit décalage temporel bien compréhensible- avec celle de la surface qui elle fait 16 ans, 15 ans pour certains, mais statistiquement ça ne monte plus depuis 1997. Le petit calcul du sieur Eschenbach est juste rigolo, je l'ai mis pour le fun. Je me doute bien que la quantité de chaleur qu'il faut pour faire monter d'une certaine valeur la température des océans pourrait faire bien plus lâchée dans l'atmosphère. J'ajoute que la pertinence de la notion même de température moyenne à l’échelle du globe est contestée par certains climatologues qui rappellent qu’il est loisible de faire des moyennes de masses, d’énergie, mais pas des moyennes de variables intensives. Or la température est une variable intensive. Pour eux il existe des climats régionaux mais pas de climat global et faire la moyenne des températures moyennes de Brasilia, Moscou et Reykjavik n’a pas de sens d’autant que si certaines régions se réchauffent, d’autres comme l’Antarctique se refroidissent. Les pro-GIEC disent que si. Bref.Sinon Pascal, si tu savais... Comment fait-on à ton avis pour convertir des W/m² donc de la chaleur, en degrés Celsius donc en température, du côté du GIEC? Dis-moi? Petite explication:La formule de l'effet de serre est : F = A ln (C/C0) où F= forçage radiatif en watts/m², A est une constante qui vaut 5,35, ln est le logarithme népérien, C = taux de CO2 final, C0 = taux de CO2 initial. Cette loi indique que pour un doublement du taux de CO2, la variation de température est proportionnelle à ln2, puisque le rapport C/C0 vaut 2. Bref avec un doublement de CO2 on a ln2 = 0,693, ce qui donne: F = 5,35 x 0,693 soit F = 3,7 watts/m². C'est d'ailleurs la valeur retenue par le GIEC dans son rapport de 2007. Comment les climatologues du GIEC passent-ils des 3,7 W/m² de forçage radiatif (provoqués par un doublement hypothétique du taux de CO2) à la température de 1,2°C (sans l'effet additionnel de la vapeur d'eau à ce stade) indiquée dans le Quatrième rapport ? Ils utilisent la formule dite de Stefan-Boltzmann qui relie l’énergie F en W/m² à la température T :F = σ T4 (où σ est la constante de Boltzmann : 5,674 10-8), formule relative à la physique des « corps noirs » parfaits tels que définis par Kirchhoff. Voici ce qu’en pense un physi­cien, Tomas Milanovic : « En fait, la causalité de la relation de Stefan-Boltzmann différen­tielle va de T vers F. Si nous changeons la température de dT, la radiation émise change de dF. Mais ce que nous voulons savoir, c’est comment la température T change quand la radiation incidente change de dF. Et ceci est beaucoup moins trivial. Il s’agit d’une question de dynamique dont la réponse ne peut être donnée en appliquant la loi de Stefan-Boltzmann seule. Il faut aussi utiliser les équations de Navier-Stokes (pour la convection), les équations du transfert de chaleur (pour la conduction) et la thermo­dynamique pour les changements de phase (l’évaporation de l’eau) et l’énergie biochimique. Le paramètre dTmoyenne/dFmoyenne (c’est à dire la sensibilité) est une absurdité. Il peut seulement avoir un sens limité pour des corps noirs, lorsqu’il n’y a aucun autre mode de transfert d’énergie. La Terre ne satisfait à aucune de ces conditions. » C'est bien pourtant ce que l'on fait... Bref le débat porte sur une multitude de choses, et pas seulement sur la forte rétroaction positive via la vapeur d'eau ou l'absence de hotspot sous les Tropiques, ou sur certaines estimations des effets de serre respectifs du CO2 et de l’eau. Le rôle du CO2 serait en effet surestimé selon certains experts, lesquels font remarquer qu’il y a recouvrement des absorptions par l’eau et le CO2 autour de 15 μm de longueur d’onde de l’infrarouge (valeur où l’absorption par le CO2 est optimale), l’eau « mangeant » en quelque sorte une bonne partie des photons infrarouges à la place du CO2. Etc, etc.[Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 25-08-2013).]
  25. climatoogue vs climatoseptique

    Bon, je reviens (provisoirement) car je ne peux laisser passer certaines choses sur les océans: Ce que je vois sur la courbe des températures des océans de 0-700m de Jean-Luc, c'est une hausse qui démarre en 1975. Avant 1975 ça stagne. Logique, après la stagnation-baisse de 1945 à 1977, je rappelle que les températures de surface elles, étaient reparties à la hausse (rapide) en 1978. Voir les océans anticiper un chouïa n'est pas illogique, même si on ignore pourquoi. Mais passons... Cette courbe, plus récente, (elle va jusqu'en 2012 au lieu de 2009), et plus centrée sur les 19 dernières années, puisqu'elle débute en 1993, vient elle aussi de la NOAA, comme celle de Jean-Luc. Pas de souci donc pour la source de l'info, la NOAA ne pouvant certes pas être suspectée de climato-scepticisme.Le lien: http://oceans.pmel.noaa.gov/ Le lien de la NOAA ne marchant pas pour l'image, (c'est un pdf) je donne un autre lien, mais c'est la même courbe. Ceci dit ce site reproduit un article de Willis Eschenbach, un sceptique, qui s'est amusé à convertir les zeta-joules du graphique de la NOAA en degrés Celsius, plus parlants. Cela permet de savoir que la hausse de 1998 à 2003 serait de 0,1° Celsius. Il explique comment sur le site. Je ne sais pas si le calcul est correct, faudrait voir. Pour ceux qui veulent vérifier c'est ici: http://www.thegwpf.org/ocean-temperature-heat-content/ Bref laissons de côté la valeur semble-t-il très faible de ce réchauffement océanique passé quand on le convertit en degrés Celsius, et regardons cette courbe plus zoomée sur les derniers 19 ans. Elle montre quoi? Une stagnation des températures depuis 2003. Pour la surface ça stagne depuis 1997. Les océans seraient-ils plus lents dans leur réponse que l'atmosphère? C'est probable. Je constate aussi une grosse marge d'erreur entre les années 1995 et 2002, qui se réduit vers 2005. Gênant tout de même.Bref il faut que l'on nous explique pourquoi ça stagne en surface et dans les profondeurs des océans alors que nous rejetons année après année des flots de CO2 dans l'atmosphère. Enfin quand je dis "des flots" c'est 1,5% du CO2 rejeté annuellement, le reste étant des rejets naturels. Plus exactement c'est 3% mais la moitié est absorbé par le sol et les plantes, le CO2 étant un gaz plus lourd que l'air.[Ce message a été modifié par Joël Cambre (Édité le 25-08-2013).]