BobSaintClar

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Tout ce qui a été posté par BobSaintClar

  1. Première lumière

    Intéressé par la remarque de MS sur les filtres à bande large, j'ai pris le temps de faire une petite comparaison éclairante. Ce soir, avec mes Vixen 16x80, j'ai pu observer M42, les Pléiades et M31 - pour couvrir un maximum de cas de figures en peu de temps - avec deux filtres assez différents : le Fujinon super nebula d'une part, conçu pour les jumelles éponymes de la série FMT-SX (je n'ai pas trouvé leur courbe de réponse), et le Kenko LPR type 1, dédié à l'astrophotographie sous ciel pollué. Je possède un duo de filtres Fujinon depuis quelques mois, acheté d'occasion pour une vingtaine d'euros sur un site de PA japonais. Ils sont installés sur les jumelles Vixen, moyennant une petite adaptation (ses oculaires n'ont pas de filetage prévu pour). Quant au filtre Kenko, je l'ai acquis l'année dernière, d'occasion également, en 77mm ; j'entends l'associer avec mon objectif Samyang 135 F2, lorsque je reviendrai à l'astrophotographie... Il m'a donc été facile de l'installer sur un fût des Vixen, de même diamètre. Ces deux filtres - le Fujinon et le Kenko - sont "à large bande". Ils se comportent pourtant très différemment sur le ciel. Voici mes impressions : - Globalement : le Fujinon est nettement plus sélectif que le Kenko. L'image est plus sombre, le fond de ciel plus atténué. - Sur M31 : L'image sans filtre est très décevante, les deux filtres l'améliorent un peu. Le Fujinon propose un contraste supérieur, suffisant pour que la galaxie s'étende un peu plus qu'avec le Kenko. Ceci étant, le résultat demeure assez médiocre... - Sur les Pléiades : Le Kenko montre un peu plus d'étoiles, au prix d'un contraste inférieur. S'il s'agit d'aller débusquer les astres faibles, il sera plus tolérant que le Fujinon. Ce dernier propose pourtant une image un peu plus esthétique, avec un fond de ciel bien moins lavasse. - Sur la grande nébuleuse d'Orion : il n'y a pas de match ! Le Fujinon m'offre une image qui s'approche de ce que j'attends d'un tel filtre : une relative extinction du fond de ciel, pas de la nébuleuse. Cette dernière est franchement mise en valeur, elle présente des détails et des extensions que le Kenko me refuse. - Sur le rendu des couleurs : étonnamment, le Super Nebula présente une dominante verte mieux contenue que celle du LPR, qui tire sur le cyan/turquoise. Bételgeuse m'apparaît blanche au LPR (!) quand le Fujinon laisse passer beaucoup de rouge (qui souligne d'ailleurs le défaut de chromatisme de mes jumelles : net en bleu ou net en rouge, il faut choisir !). La courbe de réponse du filtre Kenko est pourtant généreuse, dans la partie rouge du spectre ; je ne comprends pas vraiment ce que j'observe, mais le résultat est là ! Ce constat ne se limite pas à Bételgeuse : le fond de ciel lui-même est globalement plus vert avec le LPR, comparé au SN Fujinon. Bilan : fort logiquement, le filtre prévu pour un usage visuel se comporte mieux que celui conçu pour l'astrophotographie. La "bande large" du Fujinon est apparemment plus resserrée que celle du Kenko, au bénéfice du contraste. Dans la mesure où le filtre LPR bloque les raies d'émissions typiques (mercure, sodium...) de la pollution urbaine nocturne, sa performance somme toute assez faible me surprend : je m'attendais à mieux... Pourquoi n'assombrit-il pas davantage le fond de ciel ? Est-ce lié à l'usage de plus en plus répandu des diodes dans l'éclairage public (les lampadaires qui éclairent mon quartier ont tous été équipés en LEDs l'an dernier) ? Si tel est le cas, ça ne risque pas de s'arranger... Voilà ! En guise de conclusion provisoire : sous un ciel de mauvaise qualité et concernant les nébuleuses diffuses, il me semble qu'il vaut mieux choisir un filtre à bande étroite : dans la mesure où votre instrument supporte la perte de lumière induite, le bond en contraste est spectaculaire. Un filtre à large bande dédié au visuel, comme le Fujinon SN, permet d'étendre ce constat aux amas ouverts et aux galaxies. Attention cependant : s'il améliore l'esthétique des images, il efface aussi les étoiles faibles. On ne peut pas tout avoir... Le filtre LPR, conçu pour l'astrophotographie, n'apporte pas grand-chose à l'observation : le contraste est à peine rehaussé, au prix d'une dérive chromatique inattendue. Par curiosité : quelqu'un l'a-t-il déjà employé ? A bientôt pour notre prochain comparatif : pour contrer l'usage croissant des diodes dans l'éclairage public, quel lance-pierre choisir ?
  2. Première lumière

    Une lunette en visuel « ciel profond grand champs » sous un ciel pollué, est-ce bien raisonnable ? Ce soir, même si le froid mordant et un vent à décorner les bœufs auront sérieusement limité mes ambitions, le ciel s'est montré bien transparent : j'ai pu essayer pour la première fois ma dernière acquisition, une Televue NP127, équipée de quelques oculaires et de trois filtres dédiés à l'observation des nébuleuses. Pour situer le problème, « mon » ciel est de qualité médiocre : je suis en zone rurale, mais proche de plusieurs villages et d'une ligne de train urbanisée sur plusieurs kilomètres de part et d'autre de son tracé. Il en résulte une pollution lumineuse marquée, avec une voix lactée à peine devinée au-dessus de 45° d'élévation. En hiver, cette pollution est un zeste moins dommageable parce que que les travaux agricoles - pourvoyeurs d'aérosols variés - tournent au ralenti. J'ai donc installé la belle sur mon balcon – aux grossissements employés, je me moque de la turbulence – et j'ai ciblé essentiellement la constellation d'Orion, facile compte tenu de l'orientation de la maison. L'objectif de la séance était simple : voir si cette lunette pouvait me servir, chez moi, autrement qu'en visant le soleil, la lune ou les planètes... Version courte : Oui, je suis assez satisfait du résultat. Vive les filtres ! Sans eux, dans ma situation ? Point de salut ! Version longue : Je dispose des oculaires et accessoires optiques suivants : Nagler 31 – Meade MWA 21 – Explore Scientific 6,7 - Barlow Orion 2x Filtre Lumicon UHC – filtre Thousand Optics OIII – filtre Orion H-Beta J'ai d'abord visé M42, songeant qu'une vision médiocre de cette nébuleuse majeure sonnerait le glas de mes espoirs en matière d'observation locale non-planétaire... - Au Nagler 31 sans filtre : une horreur. Ah pour sûr, j'ai du champs, environs 4° ! Mais le fond de ciel pollué ruine l'image, sans parler de mon astigmatisme qui s'en donne à cœur joie en crucifiant toutes les étoiles, avec une pupille de 6mm (je n'ai pas mis mes lunettes). Je distingue la nébulosité qui entoure le trapèze comme une lueur sans détails notables, sans extensions. La forme usuelle en ailes d'oiseau n'est même pas perceptible. Mes Vixen 16x80, sorties en guise d'instrument "de référence", m'en montrent davantage. - Au Nagler 31 + TO OIII : je me dis qu'un filtre bien sélectif va améliorer les choses... J'ai raison, mais l'image assombrie ne suscite guère l'enthousiasme : les ailes sont désormais perceptibles, le cœur est devenu granuleux, c'est mieux sans être transcendant, loin s'en faut. Le résultat est comparable à ce que me montrent les Vixen, équipées en filtres Fujinon pour nébuleuses. Je compterais bien les étoiles du trapèze pour estimer la magnitude perçue, mais le vent violent rend l'opération pénible (je dispose d'une simple rotule photo, solide mais en souffrance). - Au MWA 21 + UHC : Ah ben voilà, fallait grossir ! Cette fois l'image est belle, parce que la nébuleuse occupe une partie notable du champs. Les jumelles sont désormais larguées, avec ou sans filtres. La région du trapèze est riche de nodosités variées, les ailes sont marquées et un peu plus loin, « l'homme qui court » se devine (sans détails). Le fond de ciel, assombri par le grossissement moyen et par le filtre, améliore le contraste perçu. L'astigmatisme est réduit, merci à la pupille de sortie plus modeste : même si les étoiles sont vertes, elles ressemblent plus à des points qu'à des croix ! Cette seule vision me rassure : il y a moyen de se faire plaisir, même de chez moi ! - Au MWA 21 + H-Beta : Surprise, le résultat est plutôt bon. Par rapport à l'UHC, la nébuleuse est plus douce, moins contrastée, mais étonnamment plus étendue : les ailes d'oiseau s'épaississent et s'arrondissent, l'homme qui court est plus évident. Pour le fun, je vise la région de la tête de cheval : que dalle, faut pas pousser non plus ! A retenter en montagne, pas dans la soupe blafarde qui me sert de toit ! - Au ES 6,7 + UHC : c'est la meilleure formule. Le contraste est un poil meilleur qu'avec le 21, la nébuleuse occupe tout le champs et dévoile davantage de détails. Si l'image ne dansait pas la gigue au gré des rafales de vent, j'en profiterais vraiment ! J'ai la flemme de vérifier, j'ai l'information que j'étais venu chercher, mais je songe qu'un oculaire de focale 10-15mm (valeur accessible si j'utilise la barlow) serait parfait. Bilan : la pioche est bonne ! Sur les nébuleuses brillantes, je sais désormais que cette lunette – grâce à mon jeu de filtres - me montrera des images sympas. Ce n'était pas du tout gagné ! Je m'attends également à de bons résultats sur les amas (j'ai pointé les Pléïades vite fait : c'est joli quel que soit l'oculaire. Même au Nagler 31, avec un fond de ciel jaunasse et des étoiles cruciformes, ça passe bien). Coté galaxies, euh... j'aurais pu cibler M31, quasiment au zénith, mais à quoi bon ? Ce sera moche, ou quelconque. Le fond de ciel pourri délavera l'image et les filtres ne me seront d'aucune aide. Inutile de tenter le diable : pour ce genre de cible, la montagne, ça vous gagne ! Voilà ! Au plaisir de revenir plus tard, avec un vrai CROA, voire un dessin, lorsque j'aurai traîné mon nouveau tube sous un beau ciel...
  3. optimisation doublet par filtrage pour le visuel lunaire

    Concernant les filtres destinés à limiter les effets perturbants de l'aberration chromatique des lunettes, je me souviens de ce rapport synthétique (en anglais) sur 9 produits de différentes marques disponibles sur le marché il y a quatre ans. Depuis, d'autres sont peut-être sortis ? En espérant que ça te soit utile
  4. Première lumière

    Oui, Bruno ! Avec, pour les petits diamètres, un avantage certain de l'UHC sur l'OIII. Même le H-Beta donne de bons résultats, au moins sur M42. Comme prévu, ce soir, je suis sorti pour une modeste session (une heure et demie d'observation) : j'ai de nouveau pointé la nébuleuse d'Orion, la Rosette, les Pléïades, le double amas de Persée et la galaxie d'Andromède. Les impressions ressenties lors de la première lumière se confirment. Sous mon ciel blafard, il ne faut pas hésiter à grossir, avec ou sans filtre. Le meilleur de l'instrument, sur presque toutes les cibles susnommées, s'obtient avec un grossissement de 0,5 à 1D. - Sur les Pléiades (sans filtre), l'oculaire virtuel de 12mm (MWA 21 + barlow 2x) m'offre le meilleur compromis : plus de champs ? Le fond de ciel pollue la scène. Moins de champs ? Je perds les étoiles périphériques. C'est d'ailleurs à ce grossissement que je perçois le mieux la couleur des étoiles, notamment celles de la double qui enjolive le cœur de l'amas. - Sur la nébuleuse d'Orion (filtrée), même constat : les oculaires de 6,7mm et 11mm sont à leur avantage, lorsque le 21mm et le 31mm sont à la peine. Coté filtres, en efficacité décroissante, je placerai l'UHC devant le H-beta et l'OIII : ce dernier est trop sélectif, pour mon petit instrument. - Sur la Rosette (filtrée) : tout est mauvais, finalement ! Le fond de ciel est sans pitié, sur un objet de faible luminosité surfacique. l'UHC permet de deviner une vague nébulosité, superposée comme un résidu de buée sur les étoiles les plus brillantes de l'amas... - Sur M31 : je pensais être déçu. J'avais foutrement raison... Ca parait difficile à croire, mais je n'ai même pas vu M110 ! - Sur le double amas de Persée : il est très haut, j'essaye d'abord le Nagler 31, dans l'espoir qu... ahhh non, mauvaise idée ! Même à proximité du zénith, à ce grossissement misérable, la pâleur ambiante saccage la scène. L'image devient sympathique à partir de 43x (Nagler 31+barlow), l'objet demandant un peu plus de champs que les Pléiades pour s'exprimer. La couleur rouge marquée de l'étoile brillante intermédiaire ressort bien mieux, sur un arrière-plan assombri. En fin de séance, je suis revenu à M42. Histoire de partir sur une bonne impression
  5. La frustration étant source de créativité, je vous propose de venir ici déposer les petites annonces les plus alléchantes que l'on puisse trouver dans son environnement, réel (le vide-grenier en bas de chez vous) ou virtuel (les sites de petites annonces ou les rassemblements astro japonais, dans mon cas), puis de désespérer en cœur. Ergo, j'entame le bal avec cette offre, dénichée sur l'équivalent nippon des enchères Yahoo : A vendre, jumelles Nikon 20x120 III, bon état général, optiques très propres : 2246 euros Vous avez 24 heures pour vous décider
  6. Le deal du jour !

    Ca fait longtemps qu'elles ne sont plus en vente, je dirais au moins quinze ans... même la marque a disparu ! A l'époque, sauf erreur de ma part, elles s'échangeaient aux alentours de 1.000 euros. Ce qui veut dire qu'elles seraient plus chères aujourd'hui, sans doute vers les 1.500. Le dumping chinois a eu raison de ce matériel... pour le meilleur (coté consommateurs) et pour le pire (coté emplois) !
  7. Le deal du jour !

    Encore une rareté sur les PA japonaises : des Miyauchi Saturn II, objectifs 71mm, rapport F/D de 8 ! Elles sont quasi neuves (utilisées une seule fois, selon le proprio), fournies avec oculaires 22x et 115x, pour... 770 euros. L'annonce est encore valable trois jours et pour le moment, personne n'a enchéri. Je ne serais pas déjà équipé d'une lunette, franchement, je craquerais...
  8. Première lumière

    Vous êtes bien urbains ! MS, que signifie l'acronyme CLC ? Depuis ce premier essai, je n'ai pas eu l'occasion de ressortir ma lunette. J'en ai profité pour bricoler : fabrication d'un support pour filtre astrosolar, adaptation d'un ressort de rappel sur la rotule photo (pour compenser le porte-à-faux). J'espère bien que ce WE m'offrira l'opportunité d'une nouvelle observation, la prévision météo pour Samedi soir est optimiste. En semaine, j'ai un peu de temps libre les débuts d'après-midi ; j'en profiterais bien pour viser le soleil mais si j'en crois ce que montrent les jumelles, il est dépourvu de taches... Je vais poursuivre mes essais, ne fut-ce que pour tenter d'apporter plus d'éléments de réponses à la question posée en préliminaire : que peut-on vraiment faire, en visuel, avec un instrument de diamètre modeste et sous un ciel quelconque ? Ca semble trivial, mais ça pourrait intéresser du monde, à l'heure où désormais, mes nuits ne sont guère plus belles que vos jours A suivre
  9. optimisation doublet par filtrage pour le visuel lunaire

    Frogg, j'ajoute aux commentaires pertinents de Frédéric sur l'usage d'un filtre jaune des considérations esthétiques : la lune jaune, c'est la "moins pire" des lunes colorées. En vert, à mon humble avis, c'est franchement moins joli...
  10. Tête binoculaire

    Tu es peut-être le premier ? Perso, je n'en ai jamais possédé (et je n'ai eu qu'une ou deux occasions d'en utiliser, le temps d'une observation). J'attends également avec intérêt qu'on vienne te renseigner
  11. Tête binoculaire

    Quels sont la marque et le modèle de ta tête binoculaire ? Je vais suivre ce sujet avec attention, dans l'idée d'en acquérir une, plus tard...
  12. Merci pour vos messages sympa. Je suis désormais convalescent, ce qui est une façon victimaire d'écrire "guéri" ! Pareil, l'observation avec des lunettes m'a toujours prodigieusement gavé, je m'en suis toujours séparé face à l'oculaire... Mais ça, c'était avant l'astigmatisme qui m'afflige désormais sur les deux yeux. Le droit n'a finalement pas bougé suite à mon infection, il est bien revenu à son état initial (pas génial, mais acceptable). Le gauche, lui, s'est dégradé : les trois semaines de conjonctivite purulente - vous n'êtes pas à table ? J'aurais du demander avant de poster - l'ont plombé de deux dixièmes. Pour mon malheur, ces deux dixièmes sont surtout liés à l'astigmatisme. Coté NP127, je n'ai pour l'instant fait que des essais de jour : suffisants pour noter l'absence de chromatisme coté objectif (mais tous les oculaires ne sont pas à la même enseigne), insuffisant pour juger de la collimation ou du piqué à fort grossissement (la turbulence de chaleur ruine toute tentative au-delà de 1D). J'espère pouvoir sortir la bête ce WE, si la météo l'autorise ! En attendant, pour m'occuper maintenant que mes yeux vont mieux, j'ai bricolé une monture altaz à base de bois et de contacts teflon, plus solide que ma grosse rotule qui supporte désormais ma petite lunette Perl 60 (je vous mettrai une photo mais je préviens : c'est fonctionnel... et moche). Je surveille les PA japonaises, histoire de voir quelles montures équatoriales sont usuellement disponibles et abordables sur le marché local de l'occasion... ben y'a de quoi faire ! Les Taka sont en vedette, notamment les EM200. Il y a aussi du gros, des NPJ, des Vixen AXD. Le matériel japonais domine, évidemment, au point que je n'ai encore jamais vu passer une EQ5 ou EQ6 : à croire que SW ne vend rien, ici. Je vous tiens au courant des prochains développements
  13. Je vous épargne le pourquoi du comment, mais disons qu'A toute chose malheur est bon : un petit malheur, qui m'oblige à revendre un bien personnel, est contrebalancé par le grand bonheur de m'offrir sous peu des jumelles géantes ! Des gros binos, au cours de ma vie d'astram, j'en ai possédé deux : Les Miyauchi 20x100 à oculaires fixes et les Vixen 30x125 (idem). Sinon, j'ai eu la chance de regarder - de nuit, s'entend - dans des Fujinon 25x150, des 20x100 chinois variés (mais tous clonés sur un même modèle, le modèle Miyauchi), des binious de 150mm, eux aussi chinois, et les jumelles coudées à verres ED de 100mm et oculaires interchangeables vendus par APM. J'ai vu, sans pouvoir les essayer, des Nikon 20x120 et des Miyauchi Galaxy de 141mm. Bref, je ne suis pas à plaindre et sans être un spécialiste de ces engins bien particuliers, je sais à peu près ce que l'on peut en attendre. Ou pas. De tout ce que j'ai pu voir avec, le souvenir le plus marquant est la vision de M31, pratiquement au zenith, au col de la Bonnette, dans les Fujinon 30x150. Ca m'a foutu un torticoli, mais quel pied ! Une autre vision d'anthologie fut celle de la comète Hyakutake dans les Miyauchi 20x100 : ça débordait de partout, elle était d'une taille apparente monstrueuse ! Sur des objets étendus et diffus (grosses nébuleuses et voie lactée), les binos géantes offrent des images qu'aucun autre instrument ne peut concurrencer, et ce dans un confort d'observation royal. Quand on y a goûté, on a parfois du mal à s'en passer. C'est mon cas... Après mûre réflexion, j'ai décidé de replonger. J'aurais pu opter pour un bon dobson équipé d'une tête bino, mais le champs proposé et l'agrément d'usage n'ont pas grand-chose à voir. J'ai eu un T500, que j'ai revendu : le sortir, le transporter, l'installer, tout cela prenait du temps et demandait une certaine motivation. Résultat ? L'instrument était sous-employé. Les jumelles, même géantes, c'est 5 minutes d'installation, clefs en main. Pour peu qu'elles soient équipées d'objectifs pas trop dégueulasses, on peut même faire du planétaire (modeste), du lunaire et du solaire avec. Sans parler d'observer en diurne, si vous bénéficiez d'un joli site en pleine nature. Mes précédentes grosses jumelles (Miyauchi et Vixen) offraient de superbes images du ciel profond, se débrouillaient pas mal en plein jour, pouvaient s'envisager dans l'observation du soleil et de la lune, mais séchaient sur les planètes : il n'y avait pas moyen d'en changer le grossissement et quand bien même, leurs objectifs achromatiques auraient vite déclaré forfait ! Sauf qu'aujourd'hui, on trouve sur le marché des binos géantes équipées d'objectifs à verre ED, pour lesquels le changement d'oculaires prend tout son sens. Je pense notamment aux modèles 100mm et 120mm de chez APM : J'ai regardé, lors d'une star-party, dans les APM 100ED coudées à 90° équipées d'oculaires LVW. Ben c'est pas mal, pas mal du tout ! Je me souviens d'une pointe de chromatisme à grossissement moyen-faible, certes, mais très contenu comparativement à mes précédents bouzins. Je n'ai pas pu pousser plus loin (y'avait du monde qui voulait regarder dedans), mais leur proprio m'a assuré qu'on pouvait monter à plus de 100x sans problème, ni de parallélisme, ni de chromatisme insupportable. Ca laisse espérer un usage assez polyvalent, si l'on peut viser les principales planètes sans verser dans le psychédélisme ! Bon, j'imagine bien qu'à 120mm de diamètre, avec un FD court et des verres "ED", je n'aurai pas la vision de Saturne que m'offrirait une FS128... mais c'est pas le but, nan : c'est un bonus, sur un instrument plutôt fait pour le ciel profond grand champs ! Reste à faire un choix : Je peux me décider pour les APM 100ED et, avec le budget restant, m'offrir les meilleurs accessoires, de la monture spécialisée en passant par les duos d'oculaires et les filtres de compétition qui vont bien, Ou, Je peux opter pour les 120ED mais là, je devrai me démerder avec mon pied photo et me contenter des deux paires d'oculaires fournis avec : tout le budget sera bouffé par l'instrument ! Ensuite, petit à petit, je pourrai étoffer la chose, mais ça prendra du temps... et plus d'argent. Vous, vous feriez quoi ?
  14. Thanks dudes ! Mouarfff j'avais pas vu "Mickey" sur ma photo... vous le repérez, en bas à gauche, dans l'encadrement du rideau du hall d'entrée ? Remarquez les reflets diaboliques dans ses yeux de serial killer... La lune est bien visible ce soir, mais j'hésite à tout sortir compte tenu de l'état de ma vue : j'ai peur d'être déçu ! Je vais plutôt attendre d'aller vraiment mieux.
  15. Epilogue provisoire, en deux nouvelles : une bonne et une mauvaise... Commençons par la bonne La lunette est arrivée, enfin ! Elle était très bien empaquetée et m'est parvenue en parfait état. Je vous laisse découvrir la chose en image, que je vais commenter : Il s'agit d'une Televue NP127, choisie en raison de son prix en occasion (490.000 yens, ça fait environs 3.800 euros), de la garantie du vendeur (un magasin spécialisé d'Osaka), de son bon entretien et bien sûr, de ses caractéristiques, idéales pour du très grand champs, du planétaire - dans cette gamme de diamètre - et à terme, de l'astrophoto. Vous noterez la monture Vixen avec extension de plombier (ça fait un peu cheap, je m'offrirai le tube réhausseur Vixen quand j'investirai dans une vraie monture équatoriale) et rotule Gitzo 1590 : suffisant pour un usage visuel, sans trop pousser le grossissement (ça viendra plus tard). En attendant l'instrument, j'ai eu tout le temps de lui constituer une gamme d'oculaires, tous acquis d'occasion, à l'exception du renvoi coudé : Nagler 31 / Meade MWA 21 / Explore Scientific 6,7 (82°) / Barlow Orion 4 lentilles x2 / Renvoi coudé WO diélectrique Ce qui me fait un ensemble de focales 31/21/15/10/6,7/3,3. Plus tard, je pense m'offrir un oculaire plus dédié aux planètes, sans doute un Pentax XW 5. Ils ne sont pas chers, en occasion, au Japon... En accessoires annexes, j'ai la mallette Televue d'origine, un sac de transport plus léger et tout ce qu'il faut pour voyager, en voiture ou en train. Le trolley qui empaquette l'ensemble intègre un siège : pratique ! Bon, ben j'ai hâte... première lumière ce WE, peut-être ? Passons à la mauvaise nouvelle Je me suis fait discret, ces dernières semaines, parce que je souffre d'une méchante conjonctivite, aux deux yeux, consécutive à une attaque bactérienne. C'est très, très pénible : je vois flou la moitié du temps, je ressens des picotements et une sensation de brûlure quasi-permanente, j'ai des yeux de lapin russe, rouges, enflés et trop secs, avec des sécrétions de pus (top glamour) qui me collent les paupières toutes les nuits. Un vrai bonheur. Je dois régulièrement me laver les yeux avec des compresses spéciales, prendre des gouttes avec antibiotiques et des pilules. Depuis quatre jours, mon état s'améliore, avec une réduction des symptômes ci-dessus décrits. Ce n'est cependant pas fini et en sus, ma vue s'est dégradée (quand les yeux sont nettoyés, évidemment) : au dernier contrôle, j'ai perdu deux 10èmes à gauche et un à droite ! Le médecin ignore s'il s'agit d'un effet définitif ou temporaire ; en attendant, mes deux paires de lunettes (je les avais changées cet été, bordel. Et comme en France, c'est très mal remboursé) sont désormais sous-corrigées, ça n'aide pas au quotidien. Cerise sur le gâteau, je suis devenu astigmate : je vais devoir observer avec mes lunettes de vue. J'espère que ma sensibilité nocturne n'a pas été amochée !!
  16. Vos instruments...

    Yep, bienvenue dans la famille ! On accepte même le matos du cousin germain !
  17. Bon ben v'là, j'ai une gamme d'oculaires à peu près complète (manque juste un pour le planétaire à fort grossissement, ça viendra plus tard, avec une monture équatoriale), j'ai le trépied et la grosse tête (hihi)... mais j'ai pas la lunette, pas encore : elle est coincée au bureau de Poste de ma préfecture, en attendant le calcul des taxes. Un truc à savoir, si vous allez au Japon : d'une préfecture à l'autre, les taxes peuvent changer et s'appliquer au passage d'une marchandise, fut-elle d'occasion ! Je vais devoir m'acquitter d'un surcoût de 50 euros environs, ok, et attendre une semaine de plus... Le coté positif de la chose, c'est que j'ai tout le temps de me bricoler une mallette oculaire sur mesure
  18. Quel oculaire pour un dobson

    Pour les SSW, il y a un compte-rendu très complet sur stargazerslounge. Pour résumer : bien conçus, très bon contraste et transmission, relief d'oeil court, positionnement de l’œil délicat (ombres volantes en cas de mauvais centrage), 90% du champs excellent, 10% en marge affectés de chromatisme, d'astigmatisme et de déformation en barillet. Globalement pas mal, mais un peu chers pour ce qu'ils offrent compte tenu de la concurrence.
  19. Quel oculaire pour un dobson

    Juste une précision par rapport à tout ce qui a été (bien) dit au sujet de l’intérêt d'une pupille de sortie "limitée" à 5, plutôt qu'à viser 6 ou plus : j'y mettrais un bémol dès lors qu'on utilise un filtre UHC, à fortiori OIII. Dans ce cas, le très grand champs à grande pupille redevient sympathique. On n'est plus vraiment gêné par le fond de ciel. Au Restefond, je montais sans problème à 6,1 de pupille avec un filtre OIII, et ça dépotait...
  20. Yep, la capacité de charge maximale recommandée de cet ensemble trépied-tête vidéo est de 30 kilos... les 8 kilos du tube, devenus 10 au pire avec gros renvoi et oculaire à champs large, devraient passer tranquilles ! J'ai déjà, en solution de nomadisme léger, un trépied et une bonne tête photo capables d'encaisser 10 kilos sans broncher. Avec ces deux embases, je serai paré pour des séances d'observation visuelle - et photos poses courtes, par exemple lunaire et solaire - à domicile, en ballades voitures et même en voyages train/avion
  21. J'ai un trépied et une tête vidéo en vue aux enchères japonaises, pour ma future lunette : de la monture altaz bien lourde à pas cher... exactement ce que je cherche pour l'année à venir ! Le prix va monter d'ici l'échéance mais pour l'instant, on est à 1000 fois en-dessous de l'achat neuf
  22. Omegon 20x110 / 28x110

    Yep Amaury, tu n'es pas loin ! Je viens de m'acheter une grosse rotule Gitzo d'occaze à 100 euros, pour ce prix je ne vais pas bricoler finalement... En attendant une équatoriale, l'an prochain sans doute Je cracherai bientôt le morceau !
  23. Omegon 20x110 / 28x110

    Ah j'irais bien observer avec vous, mais ce ne sont pas mes horaires de boulot qui coincent, plutôt le coût et le temps de transport... Bon, demain je vais passer une paire d'heures dans un magasin de bricolage de bonne taille : je commence à réfléchir à me "construire" une monture altaz costaude pour ma future lunette. Elle pèse 8kg, autant dire quasiment une dizaine une fois équipée d'un viseur et d'un gros oculaire (vaut mieux viser large), sans même parler d'une tête bino. L'offre du marché ne me convient pas !
  24. Omegon 20x110 / 28x110

    C'est vrai. On peut parfois outrepasser cette limite, dans une modeste mesure, via deux techniques complémentaires : - Le filtre interférentiel, qui ne rendra pas la nébuleuse plus brillante, mais assombrira le fond de ciel et donc, améliorera son contraste. Toujours au Restefond, avec ma lunette, j'ai pu voir Californie. Juste une pâleur, mais présente, et complètement invisible sans filtre H-beta. - Les jumelles : deux, c'est mieux qu'un
  25. Omegon 20x110 / 28x110

    Vous dormez quand, vous autres ?? A votre débauche de messages plus pertinents les uns que les autres, j'ajoute une précision qui peut plaider la cause des grands diamètres, y compris dans le cas de nébuleuses diffuses : Lorsque la plupart des gens raisonnent en terme de luminosité surfacique et donc, fort logiquement, arguent qu'une augmentation de diamètre n'apportera pas grand-chose à pupille de sortie équivalente, ils partent du principe théorique que la plupart sinon toutes les nébuleuses diffuses présentent un aspect homogène. Autrement dit, que leur luminosité surfacique est supposée identique, quelle que soit la portion de ladite nébuleuse observée. Mais c'est inexact. Presque toutes les nébuleuses diffuses présentent des nodosités marquées et pour certaines d'entre elles, elles sont même extrêmement marquées ! Dans une telle situation, de fait majoritaire, l'apport du diamètre est essentiel. Prenons le cas de M42 : si nous voyons tant de choses à l'intérieur de cette nébuleuse en augmentant le diamètre du télescope utilisé, alors même que nous parlons d'une nébuleuse diffuse, c'est parce que les écarts de luminosité à l'intérieur même de l'objet sont violents, d'une part, et multiscalaires (ils se produisent à toutes les échelles), d'autre part. Plus l'on grossit, plus l'on voit de détails dans des zones de luminosité surfacique équivalente mais surtout, plus on découvre de nouvelles nodosités brillantes : de fins filaments de gaz lumineux mais à peine discernables - voire indiscernables - dans une lunette deviennent des veines fluorescentes dans un tube moyen, des veines elles-mêmes striées si l'on poursuit l'observation dans un grands dobson. Et ainsi de suite... Si M42 était parfaitement homogène, le gain en diamètre n'influencerait - à pupille de sortie constante - que sa taille apparente. Le fait est qu'elle ne l'est pas et même, qu'aucune nébuleuse ne l'est vraiment (et c'est heureux). Dès lors, raisonner comme si la luminosité surfacique était une donnée absolue et non une moyenne conduit à un résultat théorique - monter en diamètre n'apporte pas grand-chose - que n'importe quel observateur visuel peut légitimement contester sur le terrain. A contrario de mon discours, je confirme néanmoins la validité du raisonnement théorique sur la luminosité surfacique, au moins dans un cas : en 2002, lors d'une nuit mémorable au col de Restefond, j'ai pu observer la tête de cheval dans ma lunette Kepler de 150mm, avec un oculaire Zeiss équipé d'un filtre H-Beta. Ce soir-là, j'ai vu cet objet dans plusieurs instruments, de diamètres 150, 300 et 600mm. A aucun moment, ladite tête de cheval ne m'aura semblé plus contrastée dans un tube que dans un autre, parce qu'en effet, dans ce cas, la luminosité surfacique de son environnement immédiat - le fond rouge que l'on reconnaît tous sur ses photos - est à peu près homogène. Là, j'aurai beau grossir davantage et monter en diamètre, la tête de cheval ne sera jamais qu'une échancrure noire sur fond gris pâle. Mais bien sûr, c'est au 600 que j'en ai eu la meilleure vision, puisque sa taille apparente démultipliée m'a permis d'en cerner la forme au premier coup d’œil (quand, dans ma lunette, ce n'était guère plus qu'une vague virgule). Bref, pour résumer : il ne faut pas trop se polariser sur cette histoire de luminosité surfacique, parce que les nébuleuses réelles sont d'aspect très hétérogène. Et ces hétérogénéités, elles sont pleines d'informations qui vous seront d'autant plus accessibles que vous disposerez d'un gros télescope. Dans certains cas, sur certaines nébuleuses diffuses de structure fractale, grossir et monter en diamètre (toujours pour conserver une pupille de sortie intéressante) apporte tellement de détails et d'informations nouvelles qu'on a l'impression de redécouvrir sa cible. Les Dentelles en sont un bon exemple.